L’empire Disney, le jedi Scorsese et la guerre des toiles

Posté par vincy, le 14 novembre 2019

Les années se suivent et se ressemblent. Depuis 2010, Disney a dominé le box office nord américain annuel sept fois dont les trois dernières années grâce à Pixar, Star Wars et Marvel. Cette année, on prend peu de risques à se dire que l'année terminera sur le triomphe de La Reine des neiges 2, Star Wars épisode IX ou le dernier Avengers qui surclasse tout le monde pour le moment. La domination en 2019 est indéniable: les quatre premières places du box office avec Avengers:Endgame, Le Roi Lion, Toy Story 4, Captain Marvel (et un peu plus loin Aladdin dans le Top 10. Toutes les licences du groupe cartonnent. Disney c'est 40% des recettes en salles en Amérique du nord.

Dans le monde, sept films ont dépassé le milliard de dollars de recettes, dont cinq sont distribués par le groupe. La domination est totale. Maléfique 2 s'offre même une place dans le Top 15, effaçant le semi-échec de Dumbo. Moins de sorties, mais elles cartonnent toutes ou presque.

Une entrée sur cinq est pour Disney en France

La France ne fait pas exception. Le groupe s'arroge une part de marché de 22%. Une entrée sur cinq est pour Disney. Le plus gros succès de l'année c'est Le Roi Lion. Trois des cinq plus gros succès sont des films du groupe. Ils sont 8 dans le Top 20 (tous au dessus de 2 millions d'entrées).

Ce n'est pas terminé puisque, aux USA, Star Wars est déjà le film le plus demandé pour les fêtes si on prend en compte les achats de tickets pré-réservés. Et La Reine des Neige 2 est deuxième, battant tous les records, déjà détenus par les films d'animation de Disney (remakes en "prises de vues réelles" inclus).

En rachetant Pixar, Marvel et Star Wars au prix fort, puis la Fox en début d'année, Disney n'a quasiment plus de concurrents. Enfin presque. Warner Bros a prouvé qu'elle pouvait jouer à jeu égal côté comics avec le Joker. Universal peut compter sur la franchise Jurassic Park/Jurassic World. Et Sony a Spider-Man. Mais aucun groupe n'a la panoplie de blockbusters/franchises de Disney.

10 millions d'abonnés à Disney +

En se lançant la semaine dernière sur le marché du streaming avec Disney +, elle affronte désormais Netflix sur un créneau plus familial et en voulant séduire les fans des sagas propriétaires. Fort de son catalogue et de quelques nouveautés, Disney + a annoncé hier avoir eu déjà 10 millions d'abonnés aux USA (ça reste six fois moins que Netflix sur les Etats-Unis). Le réchauffement climatique a pris cher avec une demande plus forte que prévue, qui a même provoqué un bug paralysant le système. Disney + vise de 60 à 90 millions d'abonnés d'ici cinq ans aux USA. La plateforme sera lancée en Europe fin mars.

D'un côté, on peut être admiratif de cette industrialisation du divertissement, qui conquiert toute la planète (hormis la Chine, puisque le plus gros succès n'est que 14e du box office annuel). De l'autre, on peut s'agacer d'une telle emprise de l'empire sur le cinéma.

Scorsese attaque

On a beaucoup glosé sur les propos de Martin Scorsese à propos des films Marvel. "J’ai dit que j’avais essayé d’en regarder quelques uns et qu’ils n’étaient pas pour moi, qu’ils me semblaient plus proches des parcs d’attraction que des films tels que je les ai connu et aimé au cours de ma vie, et qu’au final je ne pensais pas que c’était du cinéma." A-t-il vraiment tort? Bien sûr qu'il y a de bons films dans l'écurie Marvel (Thor: Ragnarok, Black Panther...). Or, ce qu'il dit est ceci : "Le fait que les films eux-mêmes ne m’intéressent pas relève du goût personnel et du tempérament. Je sais que si j’étais plus jeune, si j’avais grandi plus tard, je serais sans doute excité par ces films, et peut-être que j’aurais envie d’en réaliser un moi-même. Mais j’ai grandi quand j’ai grandi et j’ai développé un sens des films (ce qu’ils étaient et ce qu’ils pouvaient être) aussi éloignés de l’univers Marvel que ne peut l’être la Terre par rapport à Alpha du Centaure."

Notre culture du cinéma se forge avec les films que l'on va voir. Dans les années 1980, on pouvait mettre Le dernier empereur de Bernardo Bertolucci ou L'Ours de Jean-Jacques Annaud en couverture des magazines de cinéma. Des films comme Le nom de la rose, Out of Africa, Amadeus attiraient près de 5 millions de spectateurs (ce que peu d'adaptations de comics réussissent). Hormis Indiana Jones, les Belmondo et Star Wars, il n'y avait aucune franchises qui dépassaient les 4 millions d'entrées. Les années 1990 ont sensiblement connu le même faste pour la diversité du cinéma (y compris américain). Les cinéastes étaient les stars, voire des marques, à l'instar d'Hitchcock.

Les auteurs en perdition

Ces cinéastes n'ont pas disparu. Prenons la définition de Scorsese: "le cinéma était une histoire de révélation (révélation esthétique, émotionnelle et spirituelle). Il s’agissait de personnages, de la complexité des gens et leurs contradictions, et parfois leurs natures paradoxales, la façon dont ils peuvent se blesser et s’aimer les uns les autres et se retrouver soudainement face à eux-mêmes." On peut coller à cette définition des noms comme Pedro Almodovar, Ken Loach, Bennett Miller, Paul Thomas Anderson, Steve McQueen, Wes Anderson, Hirokazu Kore-eda, Bong Joon-ho... Mais force est de constater, qu'ils dépassent rarement les deux millions d'entrées en France et les 30M$ de recettes aux USA.

En revanche, la définition de Scorsese ne correspond en effet pas trop aux films Marvel (mais davantage à Star Wars ou aux Pixar ou même à La Reine des neiges 2), dont les relations interpersonnelles sont assez superficielles le plus souvent, toujours très chastes, et prévisibles à coup sûr. Divertir n'est pas le problème. Spielberg en a toutes les compétences. Hitchcock savait très bien le faire. Bong Joon-ho maîtrise parfaitement l'alliage entre récit, discours et formalisme sans ennuyer le spectateur.

"60 ou 70 ans plus tard, on regarde toujours ses films en s’émerveillant. Mais est-ce qu’on y retourne pour les frissons et les chocs ? Je ne le pense pas. Les décors de La Mort aux trousses sont incroyables, mais ils ne seraient qu’une succession de compositions dynamiques et élégantes et de coupes sans les émotions douloureuses qui sont au centre de l’histoire ou l’absolu perdition du personnage de Cary Grant" explique Scorsese. Ce qui pose la question: Marvel sera-t-il regardable dans vingt, trente ans? Ce n'est pas l'objectif. Disney fabrique une machine à rêves, et les réinventent au gré des époques et des technologies (confère Le Roi Lion, double triomphe à 25 ans d'intervalle dans deux formats).

Prêt à la consommation

"Beaucoup des éléments qui définissent le cinéma tel que je le connais se retrouvent dans les films Marvel. Ce qu’on n’y trouve pas, c’est la révélation, le mystère, ou un véritable danger émotionnel. Rien n’est en danger. Les films sont faits pour satisfaire des demandes bien précises, et ils sont conçus comme des variations autour d’un nombre de thèmes fini. On appelle ça des suites, mais en réalité ce sont des remake, et tout ce qu’il y a dedans a été officiellement autorisé parce qu’on ne peut pas faire autrement. C’est la nature d’un film de franchise moderne : études de marché, tests auprès du public, validations, modifications, nouvelles validations, et nouvelles modifications jusqu’à ce que ce soit prêt à être consommé" explique le réalisateur de Taxi Driver.

On est alors loin d'une expérience inattendue, d'une histoire que le cinéma va "grandir", d'un style singulier qui peut nous émerveiller. Ce que pointe Scorsese c'est l'uniformisation. "Pourquoi ne pas laisser les films de super-héros et les autres films de franchise tranquille ? La raison est simple. Dans beaucoup d’endroits dans ce pays et autour du monde, les films de franchise sont désormais le choix principal quand vous choisissez d’aller voir quelque chose sur grand écran. C’est un temps périlleux pour l’expérience cinéma, et il y a de moins en moins de salles indépendantes. L’équation s’est retournée et le streaming est devenu le premier canal de distribution. Cela dit, je ne connais pas un réalisateur qui ne veut pas créer des films pour le grand écran, qui soient projetés en salle devant un public."

La série, nouveau territoire des auteurs

Son dernier film, The Irishman, n'a été rendu possible que grâce à l'argent de Netflix. Il ne sera pas forcément vu en salles. Tous les films d'auteurs accusent une baisse de fréquentation régulière depuis des années. On parle davantage des séries que des films, à l'exception de quelques phénomènes ou dans le contexte d'une actualité chaude. Mais finalement, nos esprits, notre culture, notre vision du monde et des gens, se construisent avec des films spectaculaire, coûteux, dont on connait la fin, et avec des séries, bien plus audacieuses, plus riches, plus imprévisibles, qui, d'ailleurs, attirent de plus en plus d'auteurs et de réalisateurs.

"Certaines personnes dans ce business sont totalement indifférents à la question de l’art et à la prise en compte de l’histoire du cinéma, ce qui est à la fois dédaigneux et confiscatoire : une combinaison létale. La situation, malheureusement, c’est ce que nous avons maintenant deux champs séparés distinctement : d’un côté le divertissement audiovisuel mondial, de l’autre le cinéma. Ils se croisent encore de temps en temps, mais ça devient de plus en plus rare. Et je crains que la domination financière de l’un est utilisée pour marginaliser et même rabaisser l’existence de l’autre" rappelle le cinéaste.

La détestation du risque

Il est inquiétant que The Irishman n'ait pas trouvé de studio et de distributeur en salles, pas même la Warner capable de signer un chèque pour n'importe quel Eastwood et un chèque en blanc pour n'importe quel Nolan. The Irishman était trop long, trop cher. Difficile à rentabiliser car , "peu importe avec qui vous faites vos films, le fait est que les écrans de la plupart des multiplexes sont occupés par les films de franchise" explique Scorsese. La "disparition du risque" et celle de l'artiste devraient nous inquiéter.

Car Disney, aussi imposant soit son succès, n'est pas à l'abri des attaques. Les récents déboires sur Star Wars - les réalisateurs de Solo évincés en plein tournage, les auteurs de Game of Thrones qui quittent le navire... -, les échecs de la Fox - X-Men notamment - et les tergiversations autour de Spider-Man - le studio, trop gourmand, a failli laisser lui échapper le super-héros pour ses franchises Marvel - montrent que le Royaume n'est pas invincible. Mais aussi que la machinerie peut se gripper au contact des artistes et des visionnaires. C'est un peu la parabole de Le Mans 66 quand les cadres dirigeants de Ford veulent imposer leur système industriel à la "start-up" ingénieuse et inventive de Carroll Shelby qui sait que, sans prise de risques et sans un pilote génial, on ne gagne pas une course. (Nota bene: le film produit par la Fox est distribué par... Disney).

A cela s'ajoute des retours dubitatifs sur certaines productions. La version en prises de vues réelles de La Belle et le Clochard (pour Disney +) n'a pas séduit la critique américaine. Et la série Le Mandalorian ne les a pas plus convaincus. Mais ces deux "produits" suffisent à séduire pour attirer des millions de foyers sur la plateforme. Et Disney produit de bons films, parmi les plus attendus chaque année. Ce désir de cinéma "populaire" n'est pas négligeable, alors que jeux vidéos et séries TV prennent de plus en plus de temps dans la consommation de produits culturels. C'est ce qui explique les synergies/convergences dans les contenus (une marque déjà connue est plus facile à vendre) et une démultiplication des supports (streaming, salles, etc...). La belle facture de La Reine des Neiges 2 le prouve encore. Le savoir-faire du groupe est indéniable et ses succès démontrent qu'il a opté pour la bonne stratégie. Pour combien de temps?

[Star Wars] Les créateurs de Game of Thrones divorcent avec Disney et jurent fidélité à Netflix

Posté par vincy, le 29 octobre 2019

Après le crash durant le tournage de Solo: A Star Wars Story, qui avaient conduit au départ de Phil Lord et Chris Miller (remplacés au pied levé par Ron Howard) et un épisode IX qui a changé de réalisateur quelques mois avant le tournage, c'est au tour d'une prochaine trilogie Star Wars d'avoir quelques soucis au décollage. Disney avait recruté il y a un an et demi David Benioff et Dan Brett Weiss, créateurs de la série Game of Thrones, pour lancer un des nouveaux cycles de la Guerre des étoiles, annoncés en mai dernier pour des sorties calées en 2022, 2024 et 2026.

Dans cette bataille, c'est Netflix qui a eu le dernier mot. Les créateurs de GOT (HBO, groupe Warner) ont en effet signé en août un contrat d'exclusivité de cinq ans avec Netflix (pour 200-250M$ semble-t-il). Ce qui était incompatible avec Disney. Il aura fallu attendre deux mois pour que cette divergence/concurrence contractuelle soit officialisée. Le plus étrange est que le duo ait signé avec Netflix un tel contrat d'exclusivité alors qu'ils étaient engagé par Disney. Soit le contrat avec Disney était plus que fragile, pour ne pas dire peu contraignant, soit celui de Netflix est plus que possessif.

La nouvelle trilogie de Star Wars doit amorcer un nouveau cycle, sans la dynastie de personnages autour de Luke Skywalker et des Jedi. La fin de l'épopée sera connu le 18 décembre avec l'épisode IX, Star Wars - L'ascension de Skywalker. Cette trilogie n'en est pas à son premier souci. En 2017, Disney avait demandé à Rian Johnson de travailler dessus, avant l'échec de Solo et le recrutement des deux créateurs de GOT. Sans doute un peu échaudé, Rian Johnson, réalisateur de l'épisode VIII, avait décidé de réaliser un film perso (A couteaux tirés) en attendant. Il pourrait être rappelé puisqu'il avait déjà travaillé sur cette prochaine trilogie avant que les créateurs de GOT n'arrivent sur le projet.

Autre explication à ce cafouillage grand public, l'arrivée d'un nouveau producteur. Il y a un mois, Disney avait en effet annoncé que Kevin Feige, grand manitou de la licence Marvel, serait en charge de préparer la suite de Star Wars. On pourrait s'y perdre. C'est surtout une guerre de positions chez Disney, où, un à un, les producteurs les plus installés, se voient tous déclasser par un Kevin Feige de plus en plus incontournable. La productrice historique de Star Wars, Kathleen Kennedy, se voit ainsi mise sous la tutelle de Feige (officiellement ils sont au même niveau), qui pourrait contrôler à terme l'ensemble de l'univers Star Wars, comme il l'a fait avec Marvel. Pour l'instant il ne s'agit que d'un film. Mais Disney, avec sa plateforme Disney +, va sortir plusieurs séries: The Mandalorian, Obi-Wan Kenobi, Cassian Andor, Underworld et Detours. A part ça, Bob Iger, patron de Disney, ne voulait pas de surproduction autour de cette saga...

Cela n'empêchera pas l'épisode IX d'être un carton mondial.

Disney et Disney + misent sur Star Wars, Marvel, des classiques et le jeune public

Posté par vincy, le 26 août 2019

D23. Sous ce nom de code se cache la grande convention des fans du groupe Disney. Après l'annonce du lancement de Disney +, le Comic-con, quelques communiqués officiels, le groupe a dévoilé de nouveaux projets, bandes annonces, photos, qui complètent ainsi un programme destiné à rassurer les actionnaires, les exploitants et mobiliser les fans.

STAR WARS

- Star Wars: L'Ascension de Skywalker. Ce sera bien le dernier épisode de la troisième trilogie et sans doute le dernier opus de la saga commencée en 1977, avant de passer à d'autres combats. J.J. Abrams s'en va chez Warner de toute façon. Le producteur a révélé que ce serait une lettre d'amour à Carrie Fisher. "Le personnage de Leia est vraiment le cœur de l'histoire" a-t-il déclaré, ajoutant qu'ils avaient utilisé entre autres des scènes non utilisées lors du tournage de l'épisode VII. Prévu pour la fin de l'année, le film réunit Daisy Ridley, John Boyega, Adam Driver, Isaac, Kelly Marie Tran et signera le grand retour de Billy Dee Williams dans le rôle de Lando Calrissian.

- Obi-Wan Kenobi. le puissant Jedi reviendra dans une série pour Disney +. Et Ewan McGregor reprendra le costume après l'avoir incarné dans la deuxième triologie. Le scénario est écrit et le tournage débutera l'année prochaine. Le film autour du Jedi tombe donc à l'eau. Conséquence du semi-échec de Solo.

- The Mandalorian. Annoncée depuis longtemps, la série qui sera réalisée par Jon Favreau, avec Pedro Pascal et Diego Luna (vus dans Rogue One) autour de Cassian Andor, sera aussi une série pour Disney +. Elle sera même la série inaugurale de la plateforme!

MARVEL

- Les éternels. Angelina Jolie, Salma Hayek, Kumail Nanjiani, Lauren Ridloff, Brian Tyree Henry, Richard Madden (dans le rôle d'Ikaris, premier personnage gay de l'univers Marvel), Gemma Chan, Barry Keoghan sont de la partie. Mais la surprise est que Kit Harrington, aka Jon Snow dans Game of Thrones, rejoint le casting de la super-production. Sortie en novembre 2020.

- Black Panther 2. C'était le rand absent des annonces du Comic-con. Normal il est prévu pour le 6 mai 2022. Quatre ans après le carton de Black Panther, la suite déferlera sans qu'on sache s'il amorcera la phase V ou s'il sera la conclusion de la phase IV du Marvel Cinematic Universe, après Thor: Love and Thunder (où Tessa Thompson aura le droit à une romance lesbienne a priori), Ryan Coogler l'affirme: "On ne prend pas notre temps, nous essayons de faire les choses bien." Chadwick Boseman sera de la partie.

- Les séries. Anthony Mackie et Sebastian Stan reprendront leur costume de super-héros dans la série Disney + Falcon and the Winter Soldier, où s'ajoute Emily VanCamp (déjà l'agent SHIELD Sharon Carter). Bisha K. Ali écrira et réalisera la série Ms Marvel. Les séries She-Hulk et Moon Knight ont aussi été confirmées.

RÉINVENTIONS

- Cruella. Une réinvention de plus? Pas vraiment. La première image dévoilée du film sur l'affreuse méchante des 101 Dalmatiens, Cruella de Vil, incarnée par Emma Stone, se déroulera dans un Londres punk des seventies. Sorte de prequel pour expliquer sa méchanceté, à la manière de Maléfique. Réalisé par Craig Gillepsie (Moi, Tonya), le film met aussi en scène Emma Thompson, Paul Walter Hauser et Joel Fry. Sortie en mai 2021.

- La Belle et le clochard. Avec les voix de Tessa Thompson et Justin Theroux. Sur le même principe que Le Roi Lion et Le Livre de la jungle, ce classique Disney, réalisé par Charlie Bean (The Lego Ninjago Movie), est prévu pour le lancement de Disney +, le 12 novembre.

- Jungle Cruise. Dwayne Johnson et Emily Blunt seront les vedettes de Jungle Cruise, adapté d'une attraction de Disneyland, à l'instar de Pirates des Caraïbes. Une sorte d'A la poursuite du diamant vert, qu'on espère moins ringard que le résumé de Johnson, qui se voit comme un mec héroïque bottant le cul des méchants et sauvant la fille (certes plus intelligente). Rappelons qu'il est l'acteur le mieux payé du monde.

FAMILLE

- Noelle. C'est la cible principale de Disney +: les enfants et la famille. Parmi les programmes originaux qui seront dès cette fin d'année, sur la plateforme, on trouvera Noelle, film sur la fille du Père Noël, avec Anna Kendrick, entourée de Shirley MacLaine et Bill Hader. A l'origine, le film devait sortir en salles.

- Les Muppets. Kermit, Piggy et compagnie sont de retour aussi sous la forme d'une série de courts épisodes pour Disney +, à partir de 2020. Histoire de conjurer le mauvais sort apr§s l'échec au cinéma de Muppets Most Wanted et à la télévision de la série The Muppets.

- Soul. Un Pixar qui sort en juin en 2020. Le nouveau film de Pete Docter a annoncé son cast vocal: Jamie Foxx, dans le rôle d'un prof de musique qui rêve de jouer au club de jazz The Blue Note, Tina Fey, Daveed Diggs, Questlove et Phylicia Rasha. Le tout avec une BOF signée Jon Batiste, Trent Reznor et Atticus Ross.
Le pitch a été précisé. L'âme du professeur se retrouve séparée de son corps. Il atterrit à un séminaire nommé "You". C'est un lieu étrange où les jeunes âmes reçoivent leur formation, acquièrent leurs passions et leurs personnalités avant d'être envoyées vers des enfants à naître. Sur place, il fera la rencontre de 22, une jeune âme piégée au séminaire depuis plusieurs années.

- Un peu avant, en mars, Pixar présentera En avant (Onward), avec les voix de Tom Holland, Chris Pratt et Julia Louis-Dreyfus, histoire de deux frères elfes adolescents s’embarquent dans une quête extraordinaire pour découvrir s’il reste un peu de magie dans le monde.

- Un peu après, ce sera Raya and the Last Dragon, qui sera en salles en novembre 2020. Réalisé par Ral Briggs et Dean Wellins, ce récit aux influences asiatiques sera centré sur l’héroïne Raya, guerrière solitaire, qui s’allie à une bande de marginaux pour trouver le dernier dragon et restaurer l’harmonie dans le royaume de Kumandra.

Disney repousse la sortie d’Avatar 2

Posté par wyzman, le 7 mai 2019

Suite à l’acquisition de la majeure partie des actifs cinématographiques de la 21st Century Fox, Disney vient d’annoncer que la suite d’Avatar ne sortira pas avant 2021.

Une suite plus très attendue

Malgré ses 2,8 milliards de dollars amassés, Avatar semble avoir bien du mal à laisser son empreinte dans la pop culture. Et ce n’est pas Disney qui dira le contraire. En effet, la firme qui s’est offert pour une bonne partie du catalogue cinématographique et télévisuel de la 21st Century Fox ce printemps-ci dans le cadre d’une fusion sans précédent et pour la somme de 71,3 milliards de dollars, a annoncé faire quelques changements au niveau de son agenda des sorties.

La suite d’Avatar de James Cameron n’atteindra pas les salles de cinéma avant une année supplémentaire, soit en 2021. A l’origine prévu pour une sortie le 18 décembre 2020, Avatar 2 sera normalement visible le 17 décembre 2021 aux Etats-Unis — et quelques jours plus tôt dans l’Hexagone. Résultat : Avatar 3 passe du 17 décembre 2021 au 22 décembre 2023 tandis que Avatar 4, initialement annoncé pour le 20 décembre 2024, ne tentera de battre des records au box-office américain qu’à partir du 19 décembre 2025.

Dans cette même logique d’annonces peu attendues, la firme américaine a révélé que trois nouveaux films Star Wars sortiront au cinéma en 2022, 2024 et 2026. Ces films pour l'instant sans titre viendront s'intercaler entre les Avatar.

Pour rappel, Avatar raconte comment un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant est envoyé sur la planète Pandora et recruté par un groupe industriel afin d'exploiter un minerai rarissime et destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Le film sorti en France en décembre 2009 a attiré pas moins de 14,7 millions de curieux dans les salles obscures. Au box-office mondial où il siège toujours au sommet, le film sera prochainement battu par Avengers : Endgame.

3 bonnes raisons de voir Ralph 2.0 de Rich Moore et Phil Johnston

Posté par wyzman, le 12 février 2019

Sept ans après le premier volet, le duo de réalisateur-scénariste derrière Zootopie embarque Ralph La Casse dans de nouvelles aventures virtuelles. Mais ce nouvel opus est-il vraiment à la hauteur ? Réponse pas trois !

Disney débarque dans les Internets. Le propriétaire de la salle d’arcade dans laquelle évolue Ralph La Casse décide d’installer le Wi-Fi, ce qui ouvre une nouvelle voie de train dans la gare centrale de la multiprise. Après une fâcheuse mésaventure dans son propre jeu, Vanellope convainc Ralph de s’y rendre et de s’aventurer dans l’Internet. Dès lors, nos deux acolytes découvrent un monde où tout (ou presque) est possible, où le virtuel et la réalité se confondent et où les méchants ne sont pas toujours ce qui ont des looks de bad boys.

Disney joue de son e-influence. Comme le faisait son prédécesseur, Ralph 2.0 prend un malin plaisir à jouer avec les attentes et les présupposés du spectateur. Voilà sans doute pourquoi, contre toute attente, Vanellope se retrouve à conseiller les princesses Disney qui l’ont précédée (Raiponce, Cendrillon, Ariel, Blanche-Neige, Mulan, Jasmine, Pocahontas, Vaiana, Anna, Elsa, etc.) au cours d’une séquence déjà culte. Et quand ils ne fuient pas les Stormtroopers de Star Wars, Vanellope et Ralph La Casse croisent ici et là les stars du Muppet Show ou des films Marvel. Pas peu fière de mettre en scène un univers que l'on côtoie au quotidien sans toujours le comprendre, Disney offre une réflexion métatextuelle sur la place des Amazon, Facebook, Twitter, Snapchat et consorts dans la pop culture actuelle !

Disney le rappelle : les amis c’est pour la vie. Petite perle d’animation nommée aux Oscars, Golden Globes, Criritcs’ Choice Awards et Annie Awards, Ralph 2.0 a le mérite d’être un film très orienté vers les adultes. Il y est certes question d’une simple quête pour Ralph La Casse mais le film de Rich Moore et Phil Johnston bascule très vite du côté du récit d’apprentissage pour Vanellope, un personnage extrêmement bien développé ici. A côté de son rôle de camarade du héros, elle trouve le temps de se muer en princesse des temps modernes prête à suivre sa voix. L’occasion pour les scénaristes Pamela Ribon et Phil Johnston (encore lui) de rappeler à ceux qui l’auraient déjà oublié que les liens d'amitié ne se mesurent pas à coup de likes.

Nos films les plus attendus en 2019 (3/3)

Posté par redaction, le 7 janvier 2019

Première partie
Deuxième partie

Cette année sera aussi sous le signe des femmes. De nombreuses réalisatrices seront au rendez-vous. Céline Sciamma sera-t-elle à Cannes avec son Portrait de la jeune fille en feu, avec Adèle Haenel, Valéria Golino et Noémie Merlant? Greta Gerwig, un an après sa nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur, sera parmi les favorites des palmarès de fin d'année avec sa version de Little Women, incluant Saoirse Ronan, Timothee Chalamet, Florence Pugh, Laura Dern et Meryl Streep. Dee Rees revient avec The Last Thing He Wanted et un trio chic et choc composé d'Anne Hathaway, Willem Dafoe et Ben Affleck. Il y aura aussi Joanna Hogg avec The Souvenir (et Tilda Swinton). Et on retrouvera Gia Coppola, avec Maintsream (et Andrew Garfield en tête d'affiche). On attend aussi les nouveaux films d'Alice Winocour (Proxima, avec Eva Green et Matt Dillon), Kelly Reichardt (First Cow) et le grand retour de Miranda July (avec Evan Rachel Wood). Sans oublier le nouveau Julie Delpy, My Zoe, avec Gemma Arterton, Daniel Brühl et Richard Armitage.

Des acteurs derrière la caméra, il y en aura quelques-uns, et notamment le retour prometteur d'Edward Norton avec Motherless Brooklyn (en compagnie de Bruce Willis, Willem Dafoe et Gugu Mbatha-Raw), les premiers pas de Chiwetel Ejiofor avec The Boy Who Harnessed The Wind ou de Jonah Hill avec 90's avec Lucas Hedges (24 avril).

Parmi les cinéastes hype de ces dernières années, on a hâte de voir le nouveau film d'Ira Sachs, Frankie (25 septembre), avec Isabelle Huppert, Greg Kinnear, Marisa Tomei et Jérémie Renier. On attend aussi les frères Safdie avec Uncut Gems (et Adam Sandler), J.C. Chandor avec Triple Frontier (et Ben Affleck, encore, Oscar Isaac, Charlie Hunnam; Garret Hedlund). Charlie Hunnam qu'on retrouvera aussi dans le film de Justin Kurzel, True History Of The Kelly Gang, aux côtés de Russell Crowe et Nicholas Hoult. Le réalisateur de Victoria, Sebastian Schipper, revient avec Roads (et un duo inattendu: Stéphane Bak et Fionn Whitehead). Tobias Lindholm réunit Jessica Chastain et Eddie Redmayne dans The Good Nurse (Redmayne qu'on verra aussi dans The Trial Of The Chicago 7, le nouveau film du scénariste Aaron Sorkin). Taiki Waititi sort des blockbusters de super-héros pour l'insolite Jojo Rabbit avec Scarlett Johansson. On est aussi impatient de découvrir ce que nous réserve le réalisateur des Bêtes du sud sauvage, qui n'a rien tourné depuis 7 ans et revient avec le mystérieux Wendy. Et enfin, que va nous proposer Jordan Peele, deux ans après Get Out, en enrôlant Lupita Nyong’o pour Us (20 mars).

Si Ben Whishaw devrait passer l'hiver sur le tournage de James Bond, on le verra aussi dans deux films: The Personal History of David Copperfield d'Armando Ianucci, avec Dev Patel et Tilda Swinton (elle est partout) et Little Joe de l'autrichienne Jessica Hausner. Autre doublé du côté de Steven Soderbergh avec High Flying Bird ET The Laundromat (et un cast rêveur: Zachary Quinto, Kyle MacLachlan, Meryl Streep, Gary Oldman, Antonio Banderas, David Schwimmer, Matthias Schoenaerts...). Autre doublé potentiel, celui de Richard Linlater, avec le certain Where’d You Go Bernadette? (Cate Blanchett en tête) et un projet en cours de tournage dont on ne sait pas grand chose hormis qu'il se déroule en 1969.

Si Will Smith ne sera pas un reboot de Men in Black dans la suite MIB:International (avec Chris Hemsworth, Tessa Thompson et Liam Neeson, le 12 juin), il sera la star de Gemini Man, SF signée Ang Lee (9 octobre). Sans aller aussi loin, on sera déjà pleinement satisfaits si les films de cinéastes que l'on aime bien sont réussis: Ema de Pablo Larrain (avec Gael Garcia Bernal), le musical de Danny Boyle (avec Richard Curtis au scénario), La chute de l'empire américain de Denys Arcand (sorti en 2018 au Québec), Marino Llias (le quatre volets intrigants de La flor), About Endlessness de Roy Andersson ou Sorry We Missed You de Ken Loach (avec Paul Laverty au scénario).

Hollywood fera diversion avec des blockbusters divers. On surveillera Chaos Walking de Doug Liman (avec Tom Holland et Daisy Ridley), Velvet Buzzsaw de Dan Gilroy (avecJake Gyllenhaal et Toni Collette), The Devil All The Time de Antonio Campos (avec encore Tom Holland, mais aussi Chris Evans, Robert Pattinson et Mia Wasikowska) et bien entendu Joker de Todd Phillips avec Joaquin Phoenix et Robert De Niro.

L'année 2019 sera l'occasion de découvertes, de révélations, de déceptions, d'emballements, de surprises. Elle se finira avec Star Wars: Episode IX le 18 décembre. De quoi faire rebondir la franchise après le semi-échec de Solo. J.J. Abrams sera aux manettes de cette production réécrite et reprise en mains. Il remplace Rian Johnson, qui fera l'événement à la même période avec Knives Out et son générique sans fin : Daniel Craig, Chris Evans, Michael Shannon, Jamie Lee Curtis, Toni Collette, Christopher Plummer, Don Johnson et Lakeith Stanfield.

Première partie
Deuxième partie

Des séries Star Wars, Marvel et Pixar pour vendre la plateforme Disney +

Posté par vincy, le 11 novembre 2018

Disney lancera fin 2019 sa plateforme de streaming Disney+. Ce nouveau venu dans l'univers déjà chargé du streaming (Amazon, Netflix, Apple, etc...) va devoir convaincre qu'il est plus intéressant que les autres. Car les portefeuilles ne sont pas extensibles. Difficile pour un foyer de s'abonner à plus de deux services de streaming. Or, avec les plateformes nationales (en France celle de Canal + et celle à venir Salto), le marché se sature tout seul...

Mais Disney a de bons arguments. Disney + sera la marque familiale du groupe en SVàD, fédérant ainsi les contenus estampillés Disney, Star Wars, Marvel, Pixar et National Geographic (que Disney récupère en fusionnant avec la Fox). Cela comprendra aussi bien du contenu des catalogues de ces marques que des créations liées à ces labels.

Dès le début 2019, le groupe lancera la production d'une série tirée du long métrage Rogue One: A Star Wars Story. Dans ce prequel, le comédien Diego Luna reprendra son personnage de Cassian Andor. Une autre série issue de l'univers Star Wars, The Mandalorian, sera réalisée par Jon Favreau. La série aura pour héros un guerrier solitaire, un Mandalorien, appartenant à un clan de combattants ancestral (Boba Fett et Jango Fett portent une armure mandalorienne, et se déroulera entre les Épisodes VI et VII.

Loki, le frère de Thor chez Marvel, aura sa série. Tom Hiddleston reprendra son rôle (même s'il est officiellement décédé dans le dernier Avengers). Idem pour les héros Pixar de  Monstres et Cie qui auront le droit à leur série animée, après deux longs métrages, en 2001 et 2013.

Burt Reynolds, populaire et séducteur, nous quitte (1936-2018)

Posté par vincy, le 6 septembre 2018

C’est un des acteurs les plus populaires du cinéma américain qui vient de s’éteindre. Burt Reynolds est décédé à Jupiter (ça ne s’invente pas) en Floride ce 6 septembre à l’âge de 82 ans. Il était né le 11 février 1936.

Alors qu’il a été le champion du box office américain dans les années 1970, il n’a été nommé qu’une seule fois aux Oscars, en 1998, pour son rôle secondaire de réalisateur et producteur de film X dans Boogie Nights de Paul Thomas Anderson. Les Golden Globes l’avait sacré en second rôle pour ce même film, après l’avoir nommé deux autres fois pour The Longest Yard en 1974 et pour Starting Over en 1979 (à chaque fois en meilleur acteur de comédie).

Merci Brando

C’est peu dire qu’il fut respecté pour les recettes qu’il accumulait et beaucoup moins pour son talent. Le public ne s’en souciait pas. Il fut cinq fois récompensé par les People’s Choice Award comme acteur favori de l’année. Il a aligné d’énormes cartons en salles : Delivrance, The Longest Yard, Silent Movie, Hooper, The Cannonball run, The Best Little Whorehouse in Texas, avant de voir le public se désintéresser de lui dès 1983.

Une décennie flamboyante pour ce sportif qui rêvait de devenir footballeur professionnel, destin contrarié par une blessure. Il s’oriente vers la police quand, à l’Université, Watson B.Duncan III, professeur de théâtre, croit en son talent et lui offre un rôle dans une pièce.

Parallèlement à une riche décennie en séries télévisées, notamment en incarnant un amérindien dans Gunsmoke, ses premières armes au cinéma sont des films modestes, westerns spaghettis et autres séries B. C’est John Boorman qui l’expose en pleine lumière et fait de lui une star en lui offrant l’un des rôles principaux de Delivrance, aux côtés de Jon Voight. Boorman avait proposé le personnage de Reynolds à Marlon Brando, qui se trouvait trop vieux pour le rôle. Le film étant assez fauché, les comédiens durent faire leurs propres cascades. Et Reynolds y prendra goût pour ses films suivants. Film culte, la brutalité et la sauvagerie de ce « survival » en ont fait l’in des grands classiques du cinéma américain.

L'acteur le plus populaire des seventies

On est en 1972. Sa belle gueule, son corps athlétique (dont il savait s'amuser) font vite des étincelles. Par contraste. Les cinéastes émergents – Scorsese, Coppola, Spielberg… - ont peu d’affinités avec les bourreaux des cœurs. Redford et Newman choisissent essentiellement des grands drames populaires de qualité. Burt Reynolds a cet avantage d’occuper un créneau assez disponible : la comédie et l’aventure. Il tourne pourtant des films très variés, avec quelques grands noms du cinéma. The Longest Yard de Robert Aldrich n’est pas loin d’un film avec Pierre Richard. Aldrich le redirige dans La cité des dangers (Hustle), film noir et sensuel avec Catherine Deneuve. On le voit ensuite chez Peter Bogdanovich (At Long Last Love), Stanley Donen (Lucky Lady), Mel Brooks (Silent Movie), ou encore Alan J. Pakula (Starting Over). De la pure comédie ou de la comédie de mœurs, tout lui va. Il réalise même deux films (Gator, 1976, et la comédie noire The End, 1978).

Son plus gros hit reste Smokey and the Bandit (Cours après moi shérif !) qui eut le droit à deux suites médiocres, sorte d’équipée sauvage et burlesque, un peu crétine, où les « contrebandiers » sont les héros et les shérifs de sombres abrutis. Le film fut la 2e plus grosse recette aux Etats-Unis en 1977, derrière La Guerre des étoiles. Il recruta une fois de plus sa compagne de l’époque, l’actrice oscarisée Sally Field (avec qui il tourna trois autres films).

Le long déclin

Sa réputation de tombeur est accentuée par le choix de ses partenaires féminines, parmi les actrices les plus courtisées d’Hollywood, de Jill Clayburgh à Julie Andrews. Mais il manque tous les grands cinéastes et passe à côté de la mutation d’Hollywood et l’arrivée de l’ère des blockbusters. Le comédien n’a pas encore dit son dernier mot avec les années Reagan. Don Siegel s’essaie à la comédie policière (Rough Cut). En tête d’un casting quatre étoiles, de Roger Moore à Jackie Chan en passant par Farrah Fawcett, il devient pilote de course dans la distrayante Équipée du Cannonball (et sa suite, moins intéressante). Avec Dolly Parton, en mère maquerelle, il joue les shérifs au grand cœur dans La Cage aux poules (The Best Little Whorehouse…), où la chanteuse country inaugure I Will Always Love You. Blake Edwards en fait son Homme à femmes. Et puis de polars en comédies mal écrites (sauf peut-être Scoop, un peu au dessus du lot), sa carrière décline jusqu’à toucher le fond en 1996, avec Demi Moore, dans Striptease qui leurs valent une razzia de Razzie Awards. Il valait un million de dollars par film dans les 70s et 20 ans plus tard on pouvait l’avoir pour 100000$.

L'homme qui a refusé Star Wars et James Bond

Malgré Boogie Nights, qui prouva s’il le fallait, qu’il était un bon comédien, avec une certaine audace, il ne retrouva aucun rôle majeur par la suite, même s’il n’a cessé de travailler (avec Renny Harlin et Mike Figgis, en apparaissant dans des caméos, ou pour le petit écran). On ne voyait en lui qu’une espèce disparue d’un cinéma un peu honteux. On le cantonnait inconsciemment dans le registre des vedettes has-been, avec ou sans moustache (et sur le tard avec barbe). Il a aussi refusé des rôles qui auraient pu donner un tout autre visage à sa carrière comme Tendres passions, qui valu finalement un Oscar à Jack Nicholson. Mais il a aussi refusé Han Solo et James Bond.

Tarantino, épilogue manqué

Burt Reynolds vieillissait pourtant bien. Il avait ouvert un théâtre dans sa ville de Jupiter. Certes, il jouait dans des films qui passent rapidement en salles comme Shadow Fighter, dans le milieu de la boxe, sorti en mars aux USA. Il continuait de tourner. Il a terminé la comédie de Stephen Wallis, Defining Moment, prévue pour Noël. Mais ironiquement, il avait enfin trouvé un grand cinéaste avec Quentin Tarantino qui devait lui offrir un rôle dans Once Upon a Time in Hollywood, aux côtés de DiCaprio et Pitt. Malheureusement, les scènes n'avaient pas été tournées.

Le dernier film où il était à l’affiche était celui d’Adam Rifkin (en salles le 30 mars derniers aux USA). Il incarnait une ancienne star de cinéma qui devait faire face à sa réalité : une gloire déclinante et le temps qui passe. Presque autobiographique ? Ironiquement, ce film s’intitule The Last Movie Star. Personne ne l’a vu. Mais on sent que Burt Reynolds n’a pas fait les choses au hasard pour clore sa longue filmographie. Hormis cet acte manqué avec Tarantino qui aurait couronné une longue carrière à Hollywood.

En attendant James Bond, Daniel Craig tournera le polar de Rian Johnson

Posté par vincy, le 5 septembre 2018

Faute de réalisateur pour le prochain 007 - Yann Demange et le duo Bart Layton/S.J. Clarkson tiendraient la corde - dont le tournage est, pour l'instant confirmé pour cet hiver, Daniel Craig a décidé de ne pas se tourner les pouces. Le comédien s'est engagé sur le prochain film de Rian Johnson, le polar Knives Out.

Le tournage doit avoir lieu en novembre, ce qui permet à Craig d'enchaîner avec le 25e James Bond, s'il a toujours lieu. Pour Johnson, c'est aussi le calendrier idéal avant qu'il ne retourne à Star Wars, puisqu'il a été confirmé pour achever la nouvelle trilogie.

Daniel Craig interprétera un détective dans ce scénario écrit par Rian Johnson, réalisateur de Star Wars, épisode VIII, Looper et Une arnaque presque parfaite. Récemment, il a été à l'affiche de Logan Lucky de Steven Soderbergh et de Kings de Deniz Gamze Ergüven. On l'attend aussi dans la série "Purity".

Star Wars : Matt Smith rejoint le casting de l’Episode IX

Posté par wyzman, le 29 août 2018

Cette semaine encore, tous les yeux sont tournés vers l'écurie Disney. Eh oui, le très sérieux magazine Variety vient d'annoncer que Matt Smith allait jouer dans l'Episode IX de Star Wars, le dernier volet de la trilogie initiée par J. J. Abrams.

Toujours plus grand

L'information est loin d'être passée inaperçue. En effet, Matt Smith jouit depuis quelques mois d'une popularité remarquable. Si pour beaucoup il est l'acteur qui a incarné avec brio le fameux Doctor Who durant les saisons 5, 6 et 7, faisant deux apparitions dans la saison 8, pour les autres, il est surtout l'interprète de Philip Mountbatten. Mais si, vous le reconnaissez forcément, le mari frustré de la reine Elisabeth II dans la série de Netflix The Crown. Présent dans les saisons 1 et 2, Matt Smith a été remplacé par Tobias Menzies pour permettre aux scénaristes de s'offrir un bond dans le temps.

Si l'on en croit les informations du média américain, Matt Smith rejoindrait directement le tournage de ce nouveau volet qui a lieu actuellement au Royaume-Uni. Bien que l'on ne sache pas de quel côté de la Force son personnage se trouvera, il se murmure que celui-ci sera essentiel à l'intrigue de ce volet au nom toujours inconnu.

Pour rappel, le casting actuel de l'Episode IX compte en son sein Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac et Adam Driver. Parmi les nouveaux, il faudra compter sur Keri Russell, Richard E. Grant, Dominic Monaghan et Naomi Ackie. Tandis que du côté des revenants, nous pourrons compter sur Billy Dee Williams (Lando Calrissian), Carrie Fisher (Leia Organa), Mark Hamill (Luke Skywalker) et Anthony Daniels (C-3PO).

Bien que l'Episode IX ait été à l'origine confié à Colin Trevorrow, c'est finalement J. J. Abrams qui se chargera de le réaliser, achevant ainsi la trilogie qu'il a lancée en 2015 avec Le Réveil de la Force. A l'instar de Danny Boyle sur James Bond 25, Colin Trevorrow a quitté le navire Star Wars en raisons de désaccords artistiques. Les quatre films Star Wars déjà dévoilés (Le Réveil de la Force, Rogue One, Les Derniers Jedi et Solo : A Star Wars Story) ont rapporté plus de 4,848 milliards de dollars au box-office mondial !