Alita Battle Angel, manga culte, production de James Cameron, réalisation de Robert Rodriguez. Avec sa dose d'action et son héroïne cyborg plus vraie que nature, le blockbuster va essayer de conjurer le mauvais sort fait aux adaptations hollywoodiennes des mangas japonais.



Alita: Battle Angel
All Inclusive
Comme un seul homme
Dans la terrible jungle
Deux fils
Happy Birthdead 2 You
L'illusion verte
Le silence des autres
Les drapeaux de papier
Long Way Home
Moi, maman, ma mère et moi
Ralph 2.0
Regarde ailleurs
The Raft
Un ange
Vice



Une affaire de famille
Spider-Man: New Generation
Roma
Les invisibles
Glass
The Front Runner
Green Book: sur les routes du sud
Le château de Cagliostro
Un grand voyage vers la nuit
Sorry to Bother You
Tout ce qu'il me reste de la révolution
Une intime conviction
La Favorite



Asako I & II
Aquaman
Mirai, ma petite soeur
Le retour de Mary Poppins
Premières vacances
Border
Creed 2
Edmond
L'ange
L'heure de la sortie
Ayka
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Colette
L'incroyable histoire du facteur Cheval
Holy Lands
Une jeunesse dorée
Doubles vies
Another Day of Life
La Mule
The Hate U Give, La haine qu'on donne
Un berger et deux perchés à l'Elysée
Si Beale Street pouvait parler
Pearl
Minuscule 2 - les mandibules du bout du monde
Les estivants
L'amour debout
Mango
La cabane aux oiseaux
Dragons 3: Le monde caché
My Beautiful Boy
Nicki Larson et le parfum de Cupidon






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Glass


/ 2018

16.01.2019
 



FIN DE PARTIE





« Il y a toujours un plan caché. »

Deux ans après Split, M. Night Shyamalan est de retour sur le grand écran pour conclure sa trilogie d’auteur consacrée aux super-héros et entamée en 2000 avec Incassable. Ce dernier volet, méthodique et profond, pourrait en dérouter certains. Explications.

Trio de choc

David Dunn, l’homme « incassable », est toujours à la recherche de « la Bête », l’alter ego surhumain de Kevin Wendell Crumb. Placés dans le même hôpital psychiatrique qu’Elijah Price, le misanthrope atteint de la maladie des os de verre, ils finissent par s’associer. Mais leurs intérêts demeurent complètement divergents.

On le sait depuis Sixième Sens, M. Night Shyamalan aime les twists de dernière minute, les rebondissements et les situations impensables. Avec Glass, le réalisateur de Signes et Phénomènes se fait plaisir malgré un budget presque quatre fois inférieur à celui d’Incassable. Car ici, au-delà de présenter des personnages aux capacités surhumaines, il est avant tout question de notre rapport aux super-héros et de notre rapport au réel.

Pour élever son récit et permettre au spectateur de se retrouver parmi ce trio d’acteurs formidables (Bruce Willis, Samuel L. Jackson, James McAvoy), M. Night Shyamalan a eu la bonne idée d’intégrer le personnage du Dr Ellie Staple, spécialiste des mégalomanes et des individus persuadés d’être des super-héros. Parfaitement campée par Sarah Paulson, le personnage apporte certains indices et certaines clés au spectateur ainsi qu’aux personnages sur ce qui leur arrivé. Sont-ils vraiment uniques ou légèrement fous ? Glass se laisse 132 précieuses minutes pour y répondre.

Grand manitou

Si Incassable faisait la part belle à David Dunn, Split mettait en avant les multiples personnalités de Kevin Wendell Crumb. Dans Glass, c’est au tour de Samuel L. Jackson de connaître son heure de gloire. Complètement mutique durant la première heure, son personnage finit par briller et tout faire sauter (!) dans la seconde. L’occasion pour son interprète de rappeler à ceux qui en douteraient qu’il est la figure majeure des films de super-héros que nous avons consommés sans modération au cours de cette décennie.

Coincé dans sa chaise roulante (os fragiles obligent), Elijah Price prend des airs de Professeur Xavier, la star des X-Men. A la différence près qu’Elijah est loin d’être aussi bien intentionné. En effet, en plus d’avoir causé l’accident de train par lequel Incassable débute, le spectateur comprend au fil de l’intrigue que ses motivations n’ont aucunement pour but mettre hors d’état de nuire « La Bête ». Un détail qui rend le personnage aussi charismatique que son interprète et absolument vital au récit.

Un western solide

Basé sur la même opposition que Le Bon, La Brute et le Truand , Glass empreinte au film de Sergio Leone l’alternance de points de vue. Les rôles sont savamment répartis (bien que Bruce Willis soit moins visible à l’écran que ses co-stars) et le spectateur a la possibilité de choisir son camp. Et cela, notamment parce que M. Night Shyamalan a pensé à faire appel aux rôles secondaires qui nous avaient attendris dans les deux précédents volets.

On retrouve ainsi avec plaisir Spencer Treat Clark, le fils de David Dunn qui lui prête désormais mains forte dans ses opérations musclées de sauvetage. Charlayne Woodard est toujours aussi craquante en mère ultra-protectrice d’Elijah. Enfin, Anya Taylor-Joy offre une belle continuité au duo formé par Kevin Wendell Crumb et son personnage, Casey Cooke.

Avec ses accents hitchockiens et sa mise en scène réflexive (M. Night Shyamalan enchaîne panoramiques vertigineux et séquences violentes en caméra portée), Glass est la conclusion que nous attendions. Solide comme un roc, Bruce Willis s’impose comme la force tranquille de cet épisode tandis que James McAvoy, dont la musculature va faire craquer les Internets, est encore plus impressionnant que dans Split.

Vous l’aurez compris, en plus d’être un événement dans la filmographie d’un réalisateur phénoménal, Glass est un must-see.
 
wyzman

 
 
 
 

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