Venise 2019: le Lion d’or pour le Joker

Posté par redaction, le 7 septembre 2019

Roman Polanski, Lion d'argent (Grand prix du jury) avec J'accuse, Ariane Ascaride, Coupe Volpi (la douzième pour une actrice française), Sami Bouajila, le trio Jessica Palud, Philippe Lioret, Diastème dans la section Orrizonti: le cinéma français a été honoré à la Mostra de Venise cette année. Mais c'est bien le Joker qui rafle le Lion d'or dans un palmarès éclaté... Même les super-héros peuvent gagner un grand prix prestigieux international, en plus de triompher au box office.

Palmarès Compétition
Lion d'or: Joker de Todd Phillips
Grand prix du jury: J'accuse de Roman Polanski
Meilleur réalisateur: Roy Andersson pour About Endlessness
Meilleure actrice: Ariane Ascaride pour Gloria Mundi de Robert Guédiguian
Meilleur acteur: Luca Marinelli pour Martin Eden de Pietro Marcello
Meilleur scénario: Yonfan pour Ji yuan tai qi hao (No. 7 Cherry Lane)
Prix spécial du jury: La mafia non è più quella di una volta de Franco Maresco
Prix Marcello Mastroianni (espoir): Toby Wallace dans Babyteeth

Palmarès Orrizonti
Meilleur film : Atlantis de Valentyn Vasyanovych
Meilleur réalisateur : Théo Court pour Blanco en Blanco
Prix spécial du jury: Verdict de Raymund Ribay Gutierrez
Meilleure actrice: Marta Nieto dans Madre de Rodrigo Sorogoyen
Meilleur acteur: Sami Bouajila dans Bik Eneich (Un Fils) de Mehdi M. Barsaoui
Meilleur scénario : Jessica Palud, Philippe Lioret, Diastème pour Revenir de Jessica Palud
Meilleur court-métrage: Darling de Saim Sadiq

Prix Luigi De Laurentiis du meilleur premier film (toutes sélections confondues)
You Will Die At 20 de Amjad Abu Alala

Réalité virtuelle
Grand prix du jury: The Key de Céline Tricart
Meilleur contenu interactif: A Linha de Ricardo Laganaro
Meilleure histoire: Daughters of Chibok de Joel Kachi Benson

Venezia Classici
Meilleur film restauré: Extase de Gustav Machatý
Meilleur documentaire sur le cinéma: Parou de Barbára Paz

Venice Days
Prix du public: Un divan à Tunis de Manele Labidi
Label Europa Cinemas: Boze Cialo de Jan Komasa
Prix Edipo Re Inclusion: Boze Cialo de Jan Komasa
Prix Venice Different Smile: My Brother Chases Dinosaurs de Stefano Cipani

Venise 2019 : Joker, de Todd Phillips, avec Joaquin Phoenix

Posté par kristofy, le 1 septembre 2019

Qui est le Joker ? Ce personnage de bande-dessinée Batman est d'abord apparu en 1940, avec un visage et des couleurs de costume qui sont souvent restées dans les films. Les diverses adaptations de l'univers du milliardaire qui se prend pour une chauve-souris au cinéma en ont fait un méchant particulièrement iconique : visage de clown blanc avec un inquiétant et trop large sourire rouge, parfois des cheveux verts, et un costume flamboyant. Après Cesar Romero dans le Batman de 1966 (oublié), c'est cet ennemi qui est choisi pour faire face au héros dans sa résurrection cinématographique, le Batman de Tim Burton en 1989 (qui a d'ailleurs relancé la production de films de super-héros jusqu'à la cadence industrielle que l'on connait aujourd'hui). Le Joker a donc été un gangster défiguré par de l'acide avec un excessif Jack Nicholson. Puis il est devenu un habile voleur de banque avec Heath Ledger en 2008 (The Dark Knight de Christopher Nolan), dont la subtilité et le génie formaient une combinaison parfaite. Il y eut ensuite l'outrance de Jared Leto dans Suicide Squad de David Ayer (symptomatique de la regrettable tendance au cross-over avec différents personnages en même temps). On pourrait ajouter le personnage Lego dans les films d'animation. C'est le méchant idéal qu'on adore.

Aucun de ces films n'ont fait du Joker le héros principal. Un tel personnage iconique méritait probablement d'avoir un film qui lui soit uniquement consacré. C'est ce que propose ce nouveau film de Todd Philipps, cinéaste habituellement porté sur la comédie : une nouvelle histoire du Joker, comme vous ne l'avez encore jamais vu... Un "Very Bad trip" noir et anxiogène.

Le pitch: Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique du Joker. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme méprisé par la société...

Dans Joker, il ne sera jamais question de Batman, qui n'existe pas encore. L'histoire semble se dérouler dans un New-York des années 70, assez familier: celui de Taxi Driver, dont les similitudes sont frappantes. Un homme habillé en clown tient une pancarte publicitaire sur un trottoir pour que des passants entrent dans une boutique de la rue. C’est un job plutôt nul, surtout quand il se fait rouer de coups par des jeunes lui ayant piqué sa pancarte. C'est ça la vie d'Arthur Fleck : se déguiser en clown pour quelques dollars, il vit avec sa mère malade dans un petit appartement ; parfois, il rigole tout seul en écrivant des trucs bizarres dans un cahier ; il s'imagine devenir comédien de stand-up à raconter des blagues mais il est seul et sans ami...

Dès ses premières images, le film scrute le visage de Arthur Fleck devant un miroir en train de se maquiller. On voit cet homme comme quelqu'un de fragile qui se donne une autre image de lui même. Il dissimule son étrangeté derrière une autre apparence. On découvrira qu'il est est marqué par le mantra de sa mère 'put on a happy face': il faut se montrer joyeux même si c’est avec un sourire de façade... Arthur Fleck va souvent voir une psychologue même si elle ne l’écoute pas vraiment. Cela lui sert pour avoir ses médicaments. Arthur est un homme dépressif depuis longtemps. Sa vie comme cette ville ne peuvent que (le) déprimer. La seule chose distrayante, c’est une émission de télévision avec un animateur dont il est fan: il s’imagine bien y être invité un jour, même si personne ne le trouve drôle. Un bien sombre tableau où l’on découvre au fur et à mesure plusieurs aspects de la personnalité de cet Arthur Fleck, toujours inquiet et instable en gardant son désespoir et sa colère en lui, tant qu’il peut... Trois hommes imbéciles avec leurs costumes de banquier vont provoquer une nouvelle humiliation qui va faire basculer Arthur Fleck avec son allure de clown dans un geste particulièrement violent. Le fait-divers fait la une des journaux et de la télévision on réprouve cet acte d’un mystérieux clown. Arthur Fleck commence alors à basculer de plus en plus vers son alter-ego de Joker… Comme une révolte "Anonymous" à l'humiliation de la finance sur le peuple. Joker est un gilet jaune à sa manière.

L'ombre de Scorsese et de Rousseau

La seule concession du film à l’univers des comics c'est Gotham, le nom de sa métropole,un hôpital du nom de Arkham, et un riche Thomas Wayne qui se présente aux élections de la mairie. Joker n’incorpore aucun élément qui relève d’un univers extravagant de super-héros. Au contraire il s’attache à montrer au plus juste une ville en crise un peu comme l’ambiance de Taxi Driver (avec Robert De Niro, ici en animateur de télé qui rappelle un autre film de Scorsese, La valse des Pantins).

La puissance de Joker est justement d’ancrer son récit dans la réalité, dans une réalité proche d’ailleurs de celle que l’on connait encore aujourd’hui dans les périphéries de New-York : beaucoup de pauvreté, un peu de violence, des coupes de budget dans les services publics, les mouvements de protestation des 99%... C’est là que réside l’impact du film: il n’a rien d’une histoire pour adolescents puisqu'il s’agit bien d’un parcours de vie proprement dramatique, une spirale infernale vers la psychose. C'est du Rousseau: "Qu’il sache que l’homme est naturellement bon, qu’il le sente, qu’il juge de son prochain par lui-même ; mais qu’il voie comment la société déprave et pervertit les hommes ; qu’il trouve dans leurs préjugés la source de tous leurs vices ; qu’il soit porté à estimer chaque individu, mais qu’il méprise la multitude ; qu’il voie que tous les hommes portent à peu près le même masque, mais qu’il sache aussi qu’il y a des visages plus beaux que le masque qui les couvre."

Arthur Fleck a un passé tragique, il va faire de son présent une farce macabre en devenant le Joker. Joaquin Phoenix utilise son corps avec une démarche tantôt claudicante ou dansante selon la tristesse ou la frénésie du moment, et surtout son visage et ses yeux qui traduisent, en plus de ses dialogues, un langage décryptant sa folie. L'acteur a confessé à Venise vouloir interpréter un personnage "indéfinissable". C'est prodigieusement réussi. Avec Joker Joaquin Phoenix a probablement déjà son siège réservé pour une prochaine nomination à un Oscar…

Joker est prévu le 9 octobre dans les salles françaises.

Quel futur pour DC Comics sur grand écran?

Posté par vincy, le 15 août 2019

On a beaucoup parler de Marvel avec l'annonce de la Phase IV du Marvel Cinematic Universe au Comic-con de San Diego. Mais qui s'est soucié de l'absence de DC Comics? Pour certains professionnels, le concurrent de Marvel ne sait plus trop bien où il en est. Après la trilogie flamboyante et sombre de Christopher Nolan autour du chevalier noir, les nouveaux films avec Batman et Superman n'ont jamais pu rivaliser avec ceux de Marvel, ni en qualité ni en dollars. Que ce soit Man of Steel, Justice League ou même le combo Batman v Superman, rien n'a égalé les éloges et le milliard de dollars de The Dark Knight et de The Dark Knight Rises.

C'est finalement avec un environnement plus pop et moins poli que DC Comics a semblé trouver la martingale. Suicide Squad puis Wonder Woman et surtout Aquaman (recordman mondial des recettes de DC Comics avec 1,15 milliard de dollars) ont prouvé que la marque avait du potentiel, avec plus de fun et moins de psychologie. Wonder Woman est même, avec les deux Dark Knight, le seul non Marvel du Top 10 historique nord-américain.

On sent que la construction d'un univers étendu des super-héros de DC a du mal à se mettre en place. L'ordre des films est moins maîtrisé que chez Disney/Marvel.  La Justice League qui aurait pu être un lien entre les différents films n'a pas su s'imposer comme Avengers. Shazam!, au succès relatif mais prometteur, est le deuxième film consécutif avec un nouveau super-héros, sans qu'il n'y ait de débouchés pour lui dans un avenir proche.

A cela s'ajoute un nombre de films qui chaque année, et une faible fidélisation des spectateurs.

DC Comics expérimentateur, précurseur

Pourtant la Warner a bien l'intention vouloir combattre Disney. Et n'a peut-être pas envie de calquer le modèle DC sur celui de Marvel. Après tout, les Dark Knight ont été encensés et ont rarement été égalés en qualité (hormis par les Spider-Man de Sam Raimi , chez Sony, et Black Panther, chez Disney), tout en étant dans un registre esthétique très différent des Marvel.

C'est aussi DC Comics qui a initié la mort tragique d'un super-héros (en l'occurrence Superman dans Batman v Superman), bien avant que Thanos n'élimine la moitié d'entre eux dans Avengers Endgame.

Et on doit également à Warner/DC le premier mélange hybride animation/super-héros avec les Légo, bien avant l'excellent Spider-Man de Sony.

Ensuite le carton de Wonder Woman a été précurseur pour Hollywood, arrivant avant ceux de Black Panther et de Captain Marvel: c'est bien la Warner qui a prouvé qu'une super-héroïne était bankable et que l'ère du super-héros masculin blanc était révolue. Le film a aussi révélé une actrice. Idem pour Aquaman, le studio a imposé un "nouveau" nom, avec succès.

Mais ces deux cartons ont aussi changé l'orientation de Warner/DC Comics. Terminé le noir: la franchise DC se met au bling-bling et aux couleurs. Bref le spectateur veut du pop-corn, on va donc lui en donner, peu importe si les scénarios sont plus simplistes voire incohérents.

Ça part un peu dans tous les sens côté récit, comme côté stratégie, en apparence. On se demande comment tout les projets du studio vont s'imbriquer. Surtout que DC Comics, contrairement à Marvel, ne parvient pas à conserver ses acteurs. Will Smith a déjà abandonné la Suicide Squad. Et on ne compte plus le nombre de Batman et de Superman, qui, à chaque fois, provoquent l'hystérie des fans pro ou contre.

Les versions alternatives et arty

Le studio promet de rationaliser tout ça. En voyant le programme, on s'interroge malgré tout. Prochaine sortie : The Joker de Todd Phillips, en compétition à Venise, avec Joaquin Phoenix. On revient à l'esprit de Nolan mais avec un spin-off déconnecté des autres films. Bref, un épisode "arty" pour les Oscars plus que pour les dollars. Ou une version alternative, à la manière du film d'animation Spider-Man sorti en décembre dernier.

Dans le même registre, Warner a dégainé The Batman, réalisé par Matt Reeves. Robert Pattinson a été choisi pour être le chevalier noir dans ce film qui doit se concentrer sur sa jeunesse. Une autre version alternative. Ou un reboot en attendant un Justice League 2 convaincant? Pour l'instant rien de tout ça. Juste un Batman de plus où on reverra sans doute ses parents tués en sortant du cinéma. Ce sera le 25 juin 2021.

Girl Power

Le 19 février prochain, c'est un autre spin-off autour de la badass girl Harley Quinn (Suicide Squad) qui va profiter de la notoriété de son actrice (Margot Robbie) qui déclenchera les hostilités avec Birds of Prey. Harley Quinn se battra aux côtés de Black Canary (Jurnee Smollett-Bell), Huntress (Mary Elizabeth Winstead), la détective Renée Montoya (Rosie Perez) pour sauver Batgirl (Ella Jay Basco, choix définitif?) des mains de Black Mask (Ewan McGregor) et le tueur Victor Zsasz (Chris Messina). Tout un programme au féminin.

Avant que Marvel ne démarre sa phase IV, le 1er mai, avec son longtemps attendu Black Widow. Mais le 5 juin, DC Comics pourrait emporter ce match féminin avec son autre super-héroïne, Wonder Woman 1984. On se demande juste comment Patty Jenkins va ressusciter Chris Pine. Et, en même temps, il ne s'agirait pas d'une suite (on va se perdre à force). Mais il n'est pas impossible que DC gagner la guerre du box office sur Marvel en 2020 grâce à Margot Robbie et Gal Gadot.

Aquaman 2 dans trois ans

En août l'année prochaine, on retrouvera un reboot de Suicide Squad (cinq ans après l'unique film de l'équipe) par James Gunn (transfuge Marvel), avec Margot Robbie, Joel Kinnaman, Jai Courtney, Viola Davis mais pas Will Smith. Idris Elba héritera d'un nouveau personnage, avec une fille incarnée par Storm Reid. Ce qui augure peut-être d'un revirement narratif pour construire (enfin) un univers DC au cinéma, surtout si le script prend en compte le personnage d'Harley Quinn. Pour l'instant le programme s'arrête à décembre 2022 avec la suite d'Aquaman, face à un Star Wars. Pari risqué. Aucun Justice League, pas de troisième Wonder Woman, nul Superman à l'horizon. On sait juste que le super-héros Black Adam, antithèse de Shazam!, est en préparation (il devait d'ailleurs apparaître dans Shazam). Dwayne Johnson a été enrôlé pour être le super-héros et Jaume Collet-Serra devrait réaliser ce film, sans date précise pour l'instant.

Mais Warner décline différemment son partenariat avec DC Comics. D'un côté des films pop-corns pour lui assurer des grosses recettes mondiales (et consolider son statut de 2e studio hollywoodien). De l'autre des films plus dramatiques, avec des acteurs de premier niveau, à la manière de "hors-série" classieux. Et enfin des spin-offs autour de super-héros plutôt bad-ass, moins sages que ceux de Marvel en tout cas.

Cependant, à l'instar de Disney/Marvel/Fox/Lucasfilms/Pixar avec Disney +, Warner Bros va aussi envisager ses super-héros pour sa future plateforme de streaming, HBO Max. Ainsi les Watchmen débarqueront sur HBO cet automne en série, avec Jeremy Irons, Regina King et Tim Blake Nelson. La nouvelle patronne du studio, Ann Sarnoff, a d'ailleurs reçu pour mission d'étendre le partenariat avec DC Comics et de développer tout azimut les franchises du studio, tous supports confondus.

Elle va devoir faire le ménage et trier dans les cartons du studio, qui a repoussé Justice League Dark, Flashpoint et Batgirl, pourtant annoncés il y a deux ans. Et Warner n'a jamais caché son intention de donner une suite à Aquaman, un spin-off sur Deadshot (Will Smith dans Suicide Squad), ou des films dédiés à la Fosse (Aquaman) et à Nightwing. Ava DuVernay travaillerait sur New Gods. Il y a un scénariste officiellement recruté pour Supergirl, sans date de pré-production. Gotham City Sirens est un peu dans les limbes. On ne sait pas ce qu'il advient de Blackhawk par Steven Spielberg. Enfin le projet Lobo a finalement été orienté en série TV.

Il faut s'attendre à des surprises: le studio a aniticipé six créneaux dans le calendrier entre 2020 et 2022, sans mentionner le titre du film.

Superman : Henry Cavill va-t-il quitter le DC Universe de Warner Bros. ?

Posté par wyzman, le 13 septembre 2018

Depuis que le Hollywood Reporter a annoncé que Henry Cavill raccrochait la cape rouge de Superman pour voler vers de nouveaux horizons, les fans des films DC Comics ne savent plus quoi penser.

Vrai ou faux ?

Telle est la question que tout le monde se pose après lecture de l'article "Henry Cavill Out as Superman Amid Warner Bros.' DC Universe Shake-Up?" Dans celui-ci, Tatiana Siegel et Borys Kit expliquent qu'en raison de problèmes d'emplois du temps, Henry Cavill pourrait être remercié par Warner Bros. Celui qui fait actuellement un carton dans Mission : Impossible - Fallout a prêté ses traits à Superman dans Man Of Steel, Batman v Superman puis Justice League.

Mais à l'heure où Warner Bros. ne souhaite pas voir Ben Affleck reprendre le rôle de Bruce Wayne dans The Batman de Matt Reeves afin de redynamiser cette franchise avec un acteur plus jeune, il se murmure que Henry Cavill pourrait également être remercié. En effet, nous vous annoncions récemment qu'un script autour d'une Supergirl adolescente était en écriture. Si ce projet aboutissait, cela effacerait Henry Cavill de l'équation plus que dans l'univers des deux personnages, Clark est plus jeune que Kara Danvers.

Mais si l'article du Hollywood Reporter a mis le feu aux poudres, Collider et Henry Cavill lui-même ont tenté de rassurer les fans. Le principal intéressé a ainsi posté sur Instagram une vidéo dans laquelle on le voit porter un t-shirt "KRYPTON LIFTING TEAM" tout en jouant avec une figurine Superman. La légende est simple : "Today was exciting #Superman" Bien que cela ne réponde pas précisément à la question "va-t-il continuer d'incarner Superman ?", cela a eu pour effet de calmer un peu les fans.

Des changements trop conséquents

Pour beaucoup, l'incapacité de Henry Cavill à apparaître dans le prochain film DC Comics, Shazam!, a été un élément déclencheur dans les négociations actuellement en cours entre l'équipe de l'acteur et Warner Bros. Mais ce n'est pas parce qu'aucun créneau de tournage n'a été trouvé pour l'acteur que cela signifie qu'il va claquer la porte. Loin de là ! Ben Affleck remercié et Mission : Impossible - Fallout ayant fait un carton, Henry Cavill demeure une valeur sûre pour l'entreprise qui tente encore et toujours de concurrencer Marvel. En se séparant de l'acteur de 35 ans, Warner Bros. pourrait perdre gros.

En effet, bien qu'il ne soit pas annoncé à leur casting, Henry Cavill est dans l'esprit des fans de DC Comicsle seul interprète d'un Superman qui fait partie intégrante de l'univers des prochains DC Comics qui doivent sortir : Aquaman en décembre, Shazam! au printemps 2019, Wonder Woman 1984 en novembre 2019 ou encore Cyborg au printemps 2020. Après avoir mis en scène sa résurrection dans Justice League, il devient évident que la firme américaine ne peut se débarrasser de l'acteur et du personnage juste après !

Un acteur toujours en pleine ascension

Et bien que Warner Bros. tire complètement les ficelles des films en question, Henry Cavill a acquis au fil des années énormément de poids. Alors que Ben Affleck a longtemps été raillé par les critiques et le public et que Wonder Woman a été accueilli avec quelques réticences, l'aura de Superman ainsi que celle de Henry Cavill sont restées intactes.

Plus encore, Henry Cavill vient d'être annoncé au casting de la prochaine série de Netflix, The Witcher. Dans cette adaptation du jeu vidéo lui-même adapté d'une saga littéraire, Henry Cavill incarnera Geralt de Riv, un membre d'une société de chasseurs de monstres qui ont subi des mutations afin d'être plus performants. S'il est évident que la cote de popularité de Henry Cavill ne va faire qu'exploser avec le rôle (Netflix est désormais une usine à stars planétaires), Warner Bros. devra tôt outard se rendre à l'évidence : la firme a besoin de lui plus que lui n'a besoin d'elle.

Supergirl : Le scénariste de 22 Jump Street planche sur un script

Posté par wyzman, le 7 août 2018

Alors que Marvel vient de faire un un carton en sortant à la suite Black Panther, Avengers : Infinity War et Ant-Man et la Guêpe, DC Comics tente de riposter. Malgré des projets porteurs dévoilés au Comic-Con, le salut pourrait bien venir avec une certaine kryptonienne !

Un projet plus fun

D'après les informations recueillies par Deadline, le scénariste de The Cloverfield Paradox et 22 Jump Street Oren Uziel est actuellement en pleine écriture d'un script pour un potentiel film centré sur la cousine de Superman. Comme le rappelle très justement le webzine, la possibilité d'un nouveau film centré sur Superman est en discussions depuis 2013. Sous les traits du kryptonien le plus célèbre de la planète, Henry Cavill avait essuyé pas mal de critiques émanant de la presse lors de la sortie de Man Of Steel. Néanmoins, le film a rapporté plus au box-office mondial que Justice League (!) ou encore Batman Begins.

Vivement moqué pour son désir de créer un univers particulièrement sombre dès l'intronisation de Batman, DC Comics tenterait aujourd'hui d'offrir un ton plus léger à ses films. Un changement que l'on a pu voir dans Wonder Woman, seul film de l'écurie pour le moment à disposer d'une femme à la réalisation. Bien qu'il soit encore trop tôt pour se demander qui interprétera le rôle-titre de ce Supergirl, force est de reconnaître que cela permettrait de remettre Henry Cavill sur le devant de la scène.

Plus qu'applaudi pour sa performance dans Mission : Impossible - Fallout face à un Tom Cruise plus en forme que jamais, l'acteur de 35 ans demeure l'un des favoris des fans de DC Comics. Son personnage, figure majeur de la pop culture, était déjà un élément-clé de Batman v Superman et Justice League. Une apparition dans Supergirl permettrait de rassurer les fans et de déclencher officiellement le développement d'un nouveau film centré sur son personnage - si Henry Cavill est toujours sous contrat à ce moment-là.

DC Comics cherche une pépite

La société à qui l'on doit notamment Suicide Squad n'est pas prête de s'arrêter là dans son développement de films centrés sur des super-héros. Aquaman est toujours attendu pour le 19 décembre tandis que Shazam! devrait prochainement disposer d'une date de sortie. Par la suite, Todd Phillipps réalisera The Joker, avec Joaquin Phoenix dans le rôle principal et Robert De Niro comme mentor. Le tournage débute en septembre à New York et le film devrait sortir en octobre 2019.

Dans la foulée, DC Comics entamera la production de Birds Of Prey, film permettant de faire revenir Harley Quinn, le personnage campé par Margot Robbie dans Suicide Squad. Réalisé par Cathy Yan, le film verra se croiser des anti-héroïnes toutes plus remarquables les unes que les autres. Enfin, le réalisateur des deux derniers La Planète des Singes, Matt Reeves, réalisera Batman. Un projet sur lequel Ben Affleck avait jusque-là la main mise. Pour le plus grand bonheur des fans, il a été complètement écarté du projet. Le film doit désormais s'intéresser à un Batman plus jeune, permettant de reconquérir le cœur de cible de DC Comics, les jeunes fans de romans graphiques. Enfin, notez que le tournage de The Flash débutera (enfin) en février prochain avec toujours Ezra Miller en tête d'affiche

Joaquin Phoenix en Joker

Posté par vincy, le 12 juillet 2018

A la veille du Comic-Con, Warner Bros. Pictures a confirmé que Joaquin Phoenix incarnera le Joker dans un film indépendant de la franchise Batman.

Le film retracera les origines du Joker, le super-vilain le plus populaire de l'univers DC Comics. Réalisé par Todd Phillips (Very Bad Trip), le film se concentre sur l’histoire de l’ennemi juré de Batman, un homme rejeté par la société. Elle se déroulerait dans les 1980. Le réalisateur a cosigné le scénario avec Scott Silver. Il s'agirait davantage d'un drame sombre que d'un film de super-héros. Le tournage est prévu pour cet automne. Selon Variety, le budget est relativement modeste, aux alentours de 55M$.

Que Phoenix soit le Joker est une double surprise: d'une part l'acteur, primé à Cannes et à Venise, est connu pour son exigence dans ses choix. Il a été récemment à l'affiche de A Beautiful day, Don't worry He won't get far on foot et Marie-Madeleine. Il sera en salles d'ici la fin de l'année avec le nouveau film de Jacques Audiard, Les frères Sisters. C'est la première fois qu'il  porte une production aussi lourde sur son seul nom. d'autre part, le Joker, autrefois incarné par Jack Nicholson et Heath Ledger, avait été repris par Jared Leto dans le récent Suicide Squad.

Or ce nouveau film avec Joaquin Phoenix de la Warner sera apparemment un film indépendant de la franchise DC Extended Universe. Le studio préparerait un autre film autour du Joker.

Gal Gadot ne quitte plus son costume de Wonder Woman

Posté par vincy, le 7 juillet 2018

Après le carton de Wonder Woman (820M$ dans le monde), et les très bonnes critiques qui ont accompagné le blockbuster, Warner Bros a vite décidé de miser sur sa superhéroïne, alors que Marvel prépare pour mars prochain l'arrivée de Captain Marvel (Brie Larson). La suite est déjà en tournage depuis un mois. Wonder Woman 1984 se tourne entre le Royaume Uni, Washington et sa région et les Iles Canaries. Patty Jenkins a repris son rôle de réalisatrice et Gal Gadot redevient Diana Prince aka Wonder Woman.

Cette fois-ci l'histoire se déroule en 1984, en pleine Guerre froide. Le film est calé au 1er novembre 2019 aux Etats-Unis et au 30 octobre 2019 en France. Au casting, on retrouve Chris Pine, l'aviateur qui servait de faire-valoir romantique à l'amazone dans le premier fil. Kristin Wiig et Pedro Pascal (bientôt à l'affiche de Equalizer 2) complètent le générique.

Warner Bros et DC Comics n'entendent pas en rester là. En terme de rentabilité, Wonder Woman a surpris. Le DC Extended Universe (qui n'a que 5 films au compteur pour l'instant) souffre souvent de mauvaises critiques et surtout n'atteint pas les scores faramineux des Marvel. Après avoir renforcé son rôle (surtout dans les campagnes marketing) de Justice League à l'automne dernier, Gal Gadot est prévu pour être dans le premier film sur Flash (2020), avec Ezra Miller, et dans la suite de Justice League.  Wonder Woman est de loin celui qui a récolté le plus de recettes aux USA, devant Batman v Superman, Suicide Squad, Man of Steel et Justice League. On comprend la stratégie de surexploiter le personnage. Le prochain test sera Aquaman (en décembre) puis Shazam! (en avril 2019).

Mais Gal Gadot aura quand même l'occasion de profiter de sa nouvelle notoriété. Elle devrait être la partenaire de Dwayne Johnson dans le thriller de braquage Red Notice, prévu pour une sortie en juin 2020. Elle est aussi en discussion pour être dans le film de guerre de Justin Kurzel, Ruin, et dans de prochain film de Kornel Mundruczo, aux côtés de Bradley Cooper, Deeper.

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Lire aussi Le carton de Wonder Woman pourrait ouvrir la voie aux super-héroïnes

Steven Spielberg s’attaque au film DC Comics Blackhawk

Posté par wyzman, le 18 avril 2018

Ce qui devait arriver arriva ! Alors que le réalisateur de Ready Player One vient tout juste de fêter les 10 milliards de dollars de recettes générés par ses films dans le monde, Variety révèle cette semaine qu'il produira par le biais de sa société Amblin Entertainment le prochain film de Warner Bros./DC Comics Blackhawk.

De ce que l'on sait pour le moment, Steven Spielberg officierait à coup sûr comme producteur et peut-être également comme réalisateur. Le scénario est écrit pas David Koepp (Jurassic Park, La Guerre des mondes). Quant au début du tournage de Blackhawk, celui-ci ne devrait pas avoir lieu avant un moment puisque comme le rappelle très justement Variety, Steven Spielberg doit en premier lieu tourner Indiana Jones 5 puis West Side Story, un projet qui lui tient à cœur. Pour rappel, le roman graphique Blackhawk raconte les péripéties du chef d'un groupe de pilotes qui ont combattu durant la Seconde guerre mondiale.

Retour de hype

Adaptation directe du roman graphique, Steven Spielberg n'a pas caché sa joie lorsque la nouvelle a été officialisée : "C'était merveilleux de travailler avec l'équipe de Warner Bros. pour porter Ready Player One à l'écran. Ils apportent un mélange de passion et de professionnalisme à tout ce qu'ils font et ont une histoire extraordinaire dans ce genre. Je suis ravi de les retrouver sur Blackhawk."

De son côté, Toby Emmerich qui est désormais à la tête de Warner Bros. Pictures ne tarit pas d'éloges sur l'auteur des Dents de la mer, E.T. et la saga Indiana Jones : "Nous sommes très fiers d'être le studio derrière le dernier succès de Steven Spielberg, et sommes ravis de travailler de nouveau avec lui sur cette nouvelle aventure d'action. Nous avons hâte de voir quel nouvelle barrière il va casser en présentant Blackhawk aux spectateurs du monde entier."

Les deux derniers films de Steven Spielberg ont été de vrais cartons. Pentagon Papers a ravi les critiques et décroché deux nominations aux Oscars tandis que Ready Player One est parvenu à rassembler plusieurs générations de geeks autour d'une oeuvre commune et intemporelle, amassant à ce jour 476 millions de dollars à travers le monde !

Ava DuVernay réalisera New Gods pour Warner Bros.

Posté par wyzman, le 16 mars 2018

The Hollywood Reporter l'a annoncé il y a quelques heures seulement : la réalisatrice d'Un raccourci dans le temps mettra en scène les comics New Gods dans un premier film lié au DC Extended Universe. Pour celles et ceux qui ne seraient pas familiers de l'affaire, New Gods est une série de comics créée par Jack Kirby au début des années 1970 et appartenant à DC Comics. Les personnages de New Gods sont issus de deux planètes jumelles, New Genesis et Apokolips, actuellement en guerre mais qui n'en formaient qu'une par le passé.

Extrêmement dense, l'univers créé par Jack Kirby est souvent confondu avec le Ragnarök de Thor. Une confusion notamment liée au fait que Jack Kirby a travaillé sur les deux univers. Bien qu'aucune date de sortie n'a été annoncée, la rumeur d'un film New Gods porté par Ava DuVernay enflait depuis que la réalisatrice de 45 ans a révélé que Big Barda était son personnage préféré sur Twitter.

Première femme de couleur à réaliser un film au budget supérieur à 100 millions de dollars avec Un raccourci dans le temps, Ava DuVernay va avoir du pain sur la planche. Si ses deux premiers longs métrages, le drame historique Selma et le documentaire 13th, ont tous deux atterri aux Oscars, les choses semblent plus compliquées avec Un raccourci dans le temps, adaptation largement critiquée du roman de Madeleine L'Engle. Sorti le week-end dernier, le film n'a pour l'heure rapporté "que" 42 millions de dollars aux Etats-Unis.

Comme le rapporte très justement Variety, la mise en chantier d'un film New Gods est une excellente nouvelle pour les fans de DC Comics et Warner Bros. qui souhaitait agrandir son champ des possibles après le semi-échec de Justice League. Sorti en novembre dernier, le film réalisé par Zack Snyder et Joss Whedon est le volet du DC Extended Universe qui a le moins bien fonctioné. En effet, quand Batman v Superman et Wonder Woman amassaient respectivement 873 et 821 millions de dollars de recettes dans le monde, Justice League peinait à dépasser les 650 millions de dollars.

Tandis qu'Aquaman est attendu pour décembre 2018, Warner Bros. a déjà commencé à plancher sur Wonder Woman 2, annonçant au passage le retour de Patty Jenkins à la réalisation et sa sortie le 1er novembre 2019 aux Etats-Unis.

Le Musée Art Ludique proche de la fermeture

Posté par vincy, le 3 décembre 2017

Cruel. Alors que le Salon des formations artistiques (le START) se déroule avec succès ce week-end à Paris, aux Docks - Cité de la mode et du design, le Musée Art Ludique, installé au même endroit, risque l'expulsion.

Après 4 ans d'expos consacrées à l'animation et à la bande dessinée/mangas/comics, la fermeture de cet espace de 1200m2 risque d'être effective en janvier 2018. Le Tribunal de grande instance de Paris a validé l'expulsion la semaine dernière. Cela mettrait 13 salariés sur le carreau.

La fréquentation est en chute (580000 pendant les 18 premiers mois, 350000 visites durant les deux années et demi suivantes) et les recettes ont diminué d'autant. Les restaurants aux alentours ont fermé. La Cité ressemble à un navire fantôme où les parisiens ne vont pas, préférant les péniches sur les quais d'en face ou plus en aval près de la Bibliothèque nationale. Le musée accuse aussi l'arrivée d'un camp de migrants qui aurait découragé les visiteurs et on peut y ajouter la désertification touristique liée aux attentats entre 2015 et début 2017.

Le musée voulait réviser son bail (34000€ de loyer). La suspension des loyers avait d'ailleurs été actée dans un premier temps, en attendant un nouvel accord. Mais depuis le début de l'été, le bailleur, la très riche Caisse des dépôts et consignations a réclamé ses arriérés de loyers (soit 600000€), rejeté toute discussion et finalement porté la décision en justice. Pour Jean-Jacques Launier, le créateur du musée, "la suspension du paiement est liée au non-respect du contrat par leur propriétaire". Il a assigné le propriétaire des murs.

L'art de DC: l'aube des superhéros, prolongée jusqu'au 7 mai, sera sans doute la dernière exposition. On vous conseille d'aller la voir tant elle est riche et passionnante. Le Musée Art Ludique avait mis en lumière Pixar, Marvel, Ghibli, le jeu vidéo français et Walt Disney. Si les expositions étaient de très bonne qualité, l'entrée restait très chère (16,5€).

Une Cité boudée par les Parisiens

Tout n'est pas perdu même si le calendrier est serré. Si la prochaine exposition est stoppée, les fondateurs du musée espère un redressement des comptes grâce aux développements de ses tournées internationales. Mais il est nécessaire que les pouvoirs publics interviennent aussi. Pour l'instant c'est un musée complètement privé, ne bénéficiant d'aucune aide publique. Le couple Launier a investit 2M€ dans leur passion.

Là où le bailleur a une part de responsabilité c'est dans le concept même de cette Cité de la mode et du design qui ne séduit pas les parisiens. Mal desservie, mal indiquée, elle n'a jamais trouvé sa place dans les lieux "hype" de la Capitale alors que son architecture est assez marquante. Les boutiques ont fermé. les animations sont inexistantes.

Dans Le Parisien, le maire socialiste de l'arrondissement, a salué "le travail formidable de ce musée qui fait des expos géniales et ne demande de subventions à personne." L’élu a interpellé le nouveau PDG de la Caisse des dépôts, Eric Lombard, pour trouver un médiateur et faire en sorte que ce musée continue.

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