Premier film "américain" de Mélanie Laurent, Galveston est un mélo noir, où l'humanité l'emporte sur la violence, où la nature est dominante et où la justice est défaillante. Mérite le détour.



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 (c) Ecran Noir 96 - 18


  



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Justice League


USA / 2016

15.11.2017
 



LES AVENGERS N'ONT QU'A BIEN SE TENIR





"Je crois qu'on va tous mourir..." Quelques mois après la sortie de son réussi Wonder Woman, DC Comics et Warner Bros. poursuivent leur tentative de domination du blockbuster de super-héros avec le très attendu Justice League. Réalisé par Zack Snyder (qui a du abandonner le tournage en cours de route à cause du suicide tragique de sa fille) et Joss Whedon (à l'origine des Avengers), cette réunion de super-héros est un grand divertissement. Explications.

Humanité et altruisme pour tous

Tandis que le monde se remet de la mort de Superman, Bruce Wayne fait appel à Diana Prince pour mettre en place une équipe de méta-humains capable de lutter contre une nouvelle menace. Malheureusement, sans Superman, la Justice League ne parvient pas à empêcher une attaque apocalyptique.

Embarqué dans l'atmosphère particulièrement humble de Wonder Woman, Justice League propose quelque chose de nouveau: des super-héros qui revendiquent leur part d'humanité pour faire du meilleur boulot. Séparément, les personnages sont attachants voire comiques. Il est même possible d'adresser des mentions spéciales à Aquaman et Flash qui possèdent les meilleurs répliques du film. Mais c'est véritablement tous ensemble que la Justice League prend son envol et offre au spectateur le spectacle à 300 millions de dollars qu'il veut voir. Combatifs et engagés, les membres de la Justice League sont bien plus intéressants et forts que les Avengers de Marvel.

Un spectacle à couper le souffle

Qu'on se le dise, le scénario du film ne vole pas haut, il est même simpliste. Le méchant de ce blockbuster, Steppenwolf, n'est qu'un prétexte pour réunir nos super-héros préférés. Mais peu importe puisque cela fonctionne et que le spectacle est largement à la hauteur de nos attentes. Malgré un léger problème de vision (le changement du réalisateur n'y est pas étranger), l'ensemble est absolument "dingue". Le réalisateur de Sucker Punch et Watchmen nous offre ainsi quelques séquences et plans au ralenti qui marqueront à jamais sa filmographie.

Même des personnages comme Cyborg, Aquaman et Flash dont les introductions semblent bâclées trouvent ici leur place, dans ce spectacle d'effets spéciaux ahurissant qui en rebutera forcément certains. Mais les fans du DCEU le savent : Zack Snyder a la folie des grandeurs et refusera toujours de proposer un joli film quand il peut donner vie à ses rêves de gosse. Et il y a fort à parier que toute une génération de rêveurs va adorer Justice League.

A la différence des Avengers, Justice League se concentre davantage sur le futur que sur le passé. Le film essaye maladroitement de réparer certaines erreurs des scénarios précédents et d'ouvrir la voie à de nouvelles franchises. Si l'on se doute qu'elles n'auront pas tous le même succès que Man of Steel ou encore les dérivés des Avengers, le travail est ici parfaitement fait. L'humour d'Aquaman et la naïveté de Flash font même oublier le côté un peu bourru de Cyborg.

Une équipe soudée

Sans surprise, les acteurs de cette Justice League font parfaitement corps avec leur personnage respectif. Et si les critiques n'étaient pas fans d'un Batman incarné par Ben Affleck, force est de reconnaître que celui-ci semble déjà plus crédible que dans Batman v Superman. Quant à Gal Gadot, après avoir volé la vedette aux Big Two dans Batman v Superman et mis le monde à ses pieds avec Wonder Woman, elle est de nouveau la lumière de ce blockbuster avec l'aide des Amazones.

A côté, Ezra Miller s'éclate en Flash quand Jason Momoa a enfin trouvé le blockbuster capable de faire oublier (temporairement) son rôle inoubliable dans Game of Thrones. Ray Fisher fait parfaitement le boulot tandis que Jeremy Irons nous plaît de plus en plus. Résultat des courses : lorsqu'ils sont ensemble à l'écran, plus rien ne semble les arrêter et l'alchimie qui règne entre les acteurs est presque palpable.

Moins créatif que Man of Steelou encore Batman v Superman, Justice League a le mérite d'avoir une cinématographie à couper le souffle, et ce malgré un excès de "computer-generated imagery". Le scénario ne tient pas toujours la route et certains rebondissements sont hautement prévisibles mais Justice League vaut plus que le coup d'œil. Plus léger, plus drôle que B v S, il est certain que les producteurs ont compris le message. Zack Snyder et Joss Whedon signent un film fun, impressionnant, divertissant et complètement badass. Après Wonder Woman, DC Comics et Warner Bros. pourraient bien avoir trouvé leur rythme de croisière.
 
wyzman

 
 
 
 

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