Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Une affaire privée


France / 2002

30.04.02
 



RENAISSANCE





"En France, toutes les 10 minutes, une personne disparaît" .

La méthode employée par le privé François Manéri n'est pas très orthodoxe. Engagé dans une enquête qui le dépasse, il avance à tâtons en tentant de recoller un à un les morceaux du puzzle qui le conduira à Rachel sans avoir aucune vue de l'ensemble. Le personnage qui est sorti de l'esprit de Nicloux n'a rien d'un super détective. C'est un raté pointilleux qui préfère de loin filer les maris et les femmes infidèles. Il enregistre à l'aide d'un dictaphone toutes les personnes qu'il interroge et réécoute en boucle les bandes, jusque dans son sommeil, pour tenter de comprendre les clés de l'affaire (et de sa propre vie).

La photo du film reflète très bien l'évolution de l'enquête et l'ambivalence des principaux protagonistes. C'est une sorte de jeu de chaud-froid auquel se livre le cinéaste : neutre et terne quand la caméra filme des scènes de la vie de Manéri et les interrogatoires, la lumière prend des colorations chaudes et saturées à mesure qu'il avance dans son enquête.

Une affaire privée regorge de personnages hauts en couleur, interprétés par de brillants acteurs que Nicloux prend encore une fois à contre-pied. Il nous sert sur un plateau le délirant Jean-Pierre Darroussin en amateur de clubs échangistes (il y emmène sa femme), Samuel Le Bihan en gros bras écervelé et agressif qui dit aimer les femmes noires comme "Whitney Houston". Jeanne Balibar en mère de famille rangée et Frédéric Diefenthal méconnaissable en travesti qui drague Manéri dans un bar. Ce sont ces multiples rôles décalés qui gravitent autour du personnage principal et certains dialogues truculents qui donnent à ce film policier un ton très personnel en le démarquant du genre, et relèguent presque au second plan l'intrigue.

Car c'est bien là que le bas blesse. Le scénario se révèle sans grand intérêt, un peu trop manichéen, avec une conclusion légèrement "tirée par les cheveux". On finit par se demander si la pléiade d'acteurs reconnus, qui sont présents dans ce long métrage, n'ont pas aidé à susciter un quelconque désir du spectateur pour se déplacer le voir. Certes, le déplacement vaut le coup pour les comédiens, mais pas vraiment pour l'histoire...
 
vanessa

 
 
 
 

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