West Side Story : Steven Spielberg choisit Rachel Zegler pour faire face à Ansel Elgort

Posté par wyzman, le 15 janvier 2019

Si l'on en croit les informations de Deadline, Steven Spielberg a enfin trouvé l'actrice qui campera Maria dans le West Side Story qu'il souhaite tourner avant le prochain Indiana Jones.

Latino-américains et Hispaniques en marche

D'après le média américain, l'équipe du film produit et réalisé par Spielberg à partir d'un scénario de Tony Kushner a eu besoin d'auditionner plus de 30.000 personnes à travers le monde avant de tomber sur Rachel Zegler, lycéenne de 17 ans vivant dans le New Jersey et qui fera ici ses premiers pas au cinéma. Pour lui faire face dans le rôle de Tony, la tâche avait d'ores et déjà été confiée à Ansel Elgort, la star de Nos étoiles contraires et Baby Driver.

C'est en janvier 2018 que Rachel Zegler a vu l'annonce de casting passer sur Twitter à destination des communautés hispanique et latino-américaine. Elle aurait alors soumis une vidéo d'elle-même reprenant "Tonight" et "Me Siento Hermosa". Déterminés à choisir des acteurs issus des deux communautés, Steven Spielberg et son équipe se sont entretenus avec des différents groupes de défense de la culture et du patrimoine hispaniques et sont allés jusqu'à rencontrer professeurs et étudiants de l'Université de Porto Rico afin d'approfondir leurs connaissances des arts scéniques propres à l'île.

Pour reprendre les rôles d'Anita et Bernardo, la production s'est tournée vers des acteurs déjà passés par Broadway : Ariana DeBose (Hamilton) et David Alvarez (Billy Elliot: The Musical). Le rôle de Chino a quant à lui été confié à Josh Andrés Rivera (Hamilton). Rachel Zegler, Ariana DeBose, David Alvarez et Josh Andrés Rivera rejoignent Rita Moreno, l'actrice oscarisée pour son interprétation d'Anita dans le film originel. Dans cette adaptation, elle interprétera Valentino, une version revisitée du personnage de Doc, le fameux propriétaire du magasin dans lequel Tony travaille. En plus de retrouver un univers qu'elle connaît bien, Rita Moreno portera également la casquette de productrice exécutive sur ce nouveau projet.

Un projet novateur ?

Ravi de son choix, Steven Spielberg n'a pas manqué d'évoquer sa décision quasi historique avec Deadline : "Lorsque nous avons entamé ce processus [de casting, NDLR], nous avons annoncé que nous choisirions des acteurs latinos et hispaniques pour les rôles de Maria, Anita, Bernardo, Chino et les Sharks. Je suis tellement heureux que nous ayons réuni un casting qui reflète l’étonnante profondeur des talents de la communauté latino-américaine aux multiples facettes. Je suis impressionné par l'immense talent de ces jeunes interprètes et je pense qu’ils apporteront une énergie nouvelle et électrisante à une magnifique comédie musicale plus pertinente que jamais."

"Je suis tout simplement impatiente de commencer à travailler avec ce groupe de jeunes acteurs. Quelle distribution et j'ai hâte de passer le flambeau à la prochaine génération de Sharks !" a déclaré Rita Moreno. De son côté, sur Twitter, Rachel Zegler a été très claire : "C'est officiel ! Je suis si reconnaissante d'avoir l'opportunité de travailler avec l'un de mes réalisateurs préférés et cet incroyable casting. Et avoir la possibilité d'apprendre de l'une des meilleures (et mon idole) Rita Moreno c'est juste AU-DESSUS. Surréaliste !"

Toujours selon Deadline, le tournage de West Side Story débutera cet été. Pour rappel, la version de 1961 réalisée par Robert Wise et Jerome Robbins racontait comment, dans le New York des années 1950, deux bandes rivales (les Jets et les Sharks) se livrent une guerre sans merci. Jusqu'à ce que Tony (ancien chef des Jets) et Maria (soeur du chef de Sharks) finissent par tomber amoureux.

Writers Guild Awards 2019 : Roma, Black Panther et A Star Is Born parmi les nommés

Posté par wyzman, le 7 janvier 2019

Quelques heures après une 76e édition des Golden Globes marquée par les sacres de Bohemian Rhapsody et Roma ainsi que ceux de The Assassination of Gianni Versace et The Kominsky Method, c’est au tour de la Writers Guild of America de dévoiler ses nommés pour l’édition 2019.

Toujours séparée en trois catégories (scénario original, scénario adapté, scénario de documentaire), la sélection cinéma de cette année est loin de créer la surprise. En effet, on y trouve des blockbusters (Black Panther, A Quiet Place, A Star Is Born) et des films amplement salués par la presse internationale (Roma, BlackKklansman, If Beale Street Could Talk). Les gagnants seront annoncés le dimanche 17 février prochain, lors de la cérémonie annuelle.

Scénario original

Eighth Grade de Bo Burnham (A24)

Green Book de Nick Vallelonga & Brian Currie & Peter Farrelly; (Universal Pictures)

A Quiet Place de Bryan Woods & Scott Beck and John Krasinski, d’après une histoire de Bryan Woods & Scott Beck (Paramount Picture

Roma d’Alfonso Cuarón (Netflix)

Vice d’Adam McKay (Annapurna Pictures)

Scénario adapté

BlackKklansman de Charlie Wachtel & David Rabinowitz et Kevin Willmott & Spike Lee, d’après l’oeuvre de Ron Stallworth (Focus Features)

Black Panther de Ryan Coogler & Joe Robert Cole, d’après les comics Marvel de Stan Lee et Jack Kirby (Walt Disney Studios Motion Pictures)

Can You Ever Forgive Me? de Nicole Holofcener et Jeff Whitty, d’après l’oeuvre de Lee Israel (Fox Searchlight)

If Beale Street Could Talk de Barry Jenkins, d’après l’oeuvre de James Baldwin (Annapurna Pictures)

A Star Is Born d’Eric Roth et Bradley Cooper & Will Fetters, d’après le scénario de 1954 de Moss Hart et le scénario de 1976 de John Gregory Dunne & Joan Didion et Frank Pierson, d’après une histoire de William Wellman and Robert Carson (Warner Bros.)

Scénario de documentaire

Bathtubs Over Broadway d’Ozzy Inguanzo & Dava Whisenant (Focus Features)

Fahrenheit 11/9 de Michael Moore (Briarcliff Entertainment)

Generation Wealth de Lauren Greenfield (Amazon Studios)

In Search of Greatness de Gabe Polsky (Art of Sport)

2018 dans le rétro : des minorités de plus en plus visibles

Posté par wyzman, le 4 janvier 2019

Après vous avoir dit pourquoi 2018 était une année remplie de films LGBT plus ou moins marquants, un autre constat s’impose à nous. 2018 était une année où acteurs et réalisateurs de couleur ont pris la lumière, réalisant parfois des scores exceptionnels au box-office.

Films populaires et énormes blockbusters

Un an après l’oscarisé Moonlight, Black Panther était le grand film noir qu’il faisait bon d’avoir vu. Premier film Marvel réalisé par un homme noir (Ryan Coogler) et porté par un casting principal presque exclusivement noir, il se murmure que le plus gros carton américain de l'année (700 millions de dollars de recettes) pourrait atterrir dans la catégorie meilleur film des prochains Oscars.

Quatre ans après le succès surprise Equalizer, tonton Denzel Washington rempile dans le rôle de Robert McCall. La dynamique est la même dans Equalizer 2 mais la sensation de fraîcheur a disparu. A l’inverse, Spike Lee avait rarement été aussi inspiré que sur son BlackKklansman. L’histoire de Ron Stallworth, le premier officier Noir américain à avoir infiltré le Ku Klux Klan a fait beaucoup de bruit. Et ce, dès son passage sur la Croisette où le film porté par John David Washington, Adam Driver, Laura Harrier et Topher Grace est reparti avec le Grand prix.

Toujours à Cannes, Burning de Lee Chang-dong était présenté en sélection officielle. Lauréat du prix FIPRESCI, le film de 148 minutes a permis de découvrir Steven Yeun dans un rôle à des années-lumière de celui qu’il campe dans The Walking Dead. Et parce que la Croisette nous a offert de belles surprises cette année, impossible de ne pas mentionner Whitney de Donald MacDonald. Le documentaire centré sur la diva aux 200 millions d’albums vendus a permis de mettre en lumière l’homophobie et la misogynie propres à la communauté noire américaine. Un film qu’il faut avoir vu !

Quoi de plus logique que d’évoquer le premier gros film hollywoodien porté par un casting 100% asiatique depuis 1993 ? Crazy Rich Asians de Jon M. Chu a reboosté les carrières respectives de Constance Wu et Michelle Yeoh tandis que le grand public a fini par craquer pour le beau Henry Golding. Le film a rapporté près de 8 fois son budget, d'où l'idée d'en faire une suite !

Cinq ans après 12 Years A Slave, Steve McQueen effectuait son grand retour avec un film de braquage aux accents féministes. Sans surprise, sa collaboration avec Viola Davis, Michelle Rodriguez, Cynthia Erivo et Daniel Kaluuya a donné naissance à un nouveau grand film : Les Veuves. Enfin, notez que l'adaptation d'A tous les garçons que j'ai aimés, la comédie de Netflix qui a vu briller Lana Condor et Noah Centineo aura également droit à une suite. Eh oui, l'idylle scénarisée entre l'idole Americano-vietnamienne et le petit ami d'Internet aux origines italiennes et hollandaises en a ému plus d'un.

Entre choix subtiles et gros ratages

Le casting presque exclusivement asiatique de The Outsider s’explique par son pitch : un Américain (Jared Leto) reste au Japon après avoir été libéré d’un camp de prisonniers durant la Seconde guerre mondiale. Le film de Martin Zandvliet est disponible depuis mars sur Netflix mais n’évite pas quelques écueils et clichés sur les Yakuzas. Dommage !

Du côté de Disney, l’adaptation d’Un raccourci dans le temps était très attendue. Malheureusement, avoir Oprah Winfrey au casting et Storm Reid en tête d’affiche n’a pas empêché le film d’Ava DuVernay (Selma) de faire un bide : seulement 132 millions de dollars de recettes pour un film qui en a coûté autant si l’on inclut le marketing…

Après avoir ravi la critique et le public avec l’excellent Dernier train pour Busan, Sang-Ho Yeon était de retour en avril avec Psychokinesis. L’histoire d’un homme ordinaire qui se découvre des super-pouvoirs qu’il utilise pour défendre sa fille hyperactive n’a peut-être pas généré le buzz espéré mais les fans de films fantastiques venus du Corée du Sud étaient comblés.

Spider-Man : New Generation n’est certainement pas un film noir ou particulièrement porté sur la diversité. Mais les présences au casting (pour les voix françaises) de Stéphane Bad (Spider-Man) et du footballeur Presnel Kimpembe (Le Scorpion) étaient rafraîchissantes. Pour rappel, Shameik Moore, Mahershala Ali, Brian Tyree Henry et Luna Lauren Velez faisaient partie de l'équipe de doublage de la version originale !

De son côté, après avoir fait ses armes du côté du cinéma d’horreur (Saw, Insidious, Conjuring), James Wan s’est offert un nouveau blockbuster. Il nous avait déjà surpris sur Fast and Furious 7 mais son Aquaman vaut davantage le détour. Avec un budget de 160 millions de dollars, le réalisateur malaisien et australien s’est fait plaisir. Et ce n’est pas son acteur principal, l’Hawaïen Jason Momoa qui dira le contraire. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le film a d’ores et déjà rapporté 846 millions de dollars dans le monde.

Et les autres ?

Un peu plus discret, Kings de Deniz Gamze Ergüven aurait mérité une meilleure couverture médiatique. Porté par Halley Berry et Daniel Craig, le film raconte comment, en 1992, le procès Rodney King va avoir une incidence sur le quotidien d’une mère de famille. De son côté, David Diggs peut se vanter d’avoir participé à l’un des films les plus utiles de l’année dernière. Blindspotting de Carlos Lopez Estrada est en effet une belle incursion dans cette Amérique remplie de jeunes hommes en liberté conditionnelle constamment confrontés à des bavures policières. Un drame comme on les aime.

Et pour refermer cette liste non-exhaustive des films qui ont fait la part belle aux minorités, intéressons-nous brièvement au cas particulier de Back to School. Cette comédie portée par Kevin Hart et Tiffany Haddish aurait pu faire un carton en France si le premier ne s’était pas retrouvé au coeur d’une polémique mêlant Oscars et vieux tweets homophobes. Ne reste qu’un film de Malcolm D. Lee potache mais furieusement drôle !

Black Mirror : Netflix dégaine l’épisode interactif Bandersnatch

Posté par wyzman, le 28 décembre 2018

Après des semaines de spéculation concernant la cinquième saison de la série d’anthologie de Charlie Brooker, le géant du streaming met en ligne aujourd’hui un épisode de Noël qui pourrait bien bouleverser le monde des séries.

"Change ton passé. Ton présent. Ton futur."

Hier, Netflix a dévoilé la bande-annonce de Bandersnatch, nouvel épisode de Black Mirror — indépendant de la saison 5. Le synopsis est simple : en 1984, un jeune programmeur adapte un roman fantastique pour en faire un jeu vidéo et se met à douter de la réalité. L’histoire tentaculaire devient un labyrinthe hallucinant.

Alors que la cinquième saison de cette série qui mêle science-fiction, horreur, drame et thriller est toujours attendue, Bandersnatch devrait changer la manière dont les séries sont consommées. En effet, Charlie Brooker et Netflix vont permettre au spectateur de faire des choix en lieu et place des personnages. Cela doit faire évoluer l’histoire de manière presque unique. A chaque visionnage, le spectateur aura ainsi la possibilité de faire varier les intrigues.

Tandis que Quartz précise qu’il s’agit d’une première "pour ce format de narration", IndieWire assure que 312 minutes d’épisode ont été tournées. La durée classique de Bandersnatch serait de 90 minutes. Cet épisode spécial tire par ailleurs son nom d’une créature fictive déjà présente dans le roman De l’autre côte du miroir de Lewis Carroll.

Réalisé par David Slade, déjà à l’oeuvre sur l’épisode "Metalhead" de la saison 4, Bandersnatch dispose d’un joli casting. Révélé par Dunkerque, Fionn Whitehead incarne le rôle principal et est entouré de Will Poulter, Craig Parkinson, Alice Lowe et Asim Chaudhry. Seule inconnue dans cette équation : savoir si la version interactive de l’épisode sera disponible sur tous les appareils ou seulement sur ceux compatibles (Android 6.1 et ultérieur, iPhone, iPad, PS4, ordinateurs portables et Smart TV disposant de la dernière version de Netflix).

Une grande série

A l’origine diffusée par Channel 4, Black Mirror est devenue une série Netflix en 2015. Depuis, elle a reçu 6 Emmy Awards et un International Emmy Award. Satire de notre société moderne et accro aux technologies, Black Mirror a d’ores et déjà été applaudie par la critique et le public pour sa capacité à présenter un présent alternatif se déroulant dans un futur loin d’être lointain.

Parfois définie comme "expérimentale", Black Mirror a déjà fait se croiser Rory Kinnear, Daniel Kaluuya, Jodie Whittaker, Hayley Atwell, Domhall Gleeson, Jon Hamm, Bryce Dallas Howard, Hannah John-Kamen, Gugu Mbatha-Raw, Jesse Plemons et Letitia Wright au fil des saisons.

Critics’ Choice Movie Awards 2019 : La Favorite, Black Panther et First Man en tête des nominations

Posté par wyzman, le 10 décembre 2018

C'est aujourd'hui que la Broadcast Film Critics Association (BFCA) dévoilait la liste de ses nommés côté cinéma

Blockbusters et films d'auteur

Sans surprise, c'est La Favorite qui récolte le plus de nominations puisque le film de Yorgos Lanthimos est cité pas moins de 14 fois. Plus tôt cette saison, il attirait déjà l'attentions des votants des Golden Globes, de l'AFI ou encore des British Independent Film Awards. Juste après, c'est l'incontournable Black Panther qui fait une razzia de nominations. Le blockbuster de Ryan Coogler demeure le plus gros carton de cette année aux Etats-Unis avec plus de 700 millions de dollars de recette. Il dépasse notamment Avengers: Infinity War, Les Indestructibles 2 et Jurassic World : Fallen Kingdom et devrait continuer l'awards season jusqu'aux Oscars.

Les 12 mentions de Black Panther n'empêchent pas First Man de demeurer un candidat sérieux dans les autres cérémonies de remises de prix. Le film de Damien Chazelle est nommé 10 fois. Le Retour de Mary Poppins, A Star Is Born et Vice sont nommés 9 fois, Roma 8 fois, Green Book 7 fois. Dans la catégorie meilleur film, on retrouve par ailleurs BlackKklansman et If Beale Street Could Talk. A en croire le magazine américain Variety, la catégorie phare pourrait bien être identique à celle du dimanche 24 février, jour desdits Oscars. Les Critics' Choice Movie Awards auront lieu le dimanche 13 janvier 2019.

Meilleur film

Black Panther
BlacKkKlansman
The Favourite
First Man
Green Book
If Beale Street Could Talk
Mary Poppins Returns
Roma
A Star Is Born
Vice

Meilleur acteur

Christian Bale – Vice
Bradley Cooper – A Star Is Born
Willem Dafoe – At Eternity’s Gate
Ryan Gosling – First Man
Ethan Hawke – First Reformed
Rami Malek – Bohemian Rhapsody
Viggo Mortensen – Green Book

Meilleure actrice

Yalitza Aparicio – Roma
Emily Blunt – Mary Poppins Returns
Glenn Close – The Wife
Toni Collette – Hereditary
Olivia Colman – The Favourite
Lady Gaga – A Star Is Born
Melissa McCarthy – Can You Ever Forgive Me?

Meilleur acteur dans un second rôle

Mahershala Ali – Green Book
Timothée Chalamet – Beautiful Boy
Adam Driver – BlacKkKlansman
Sam Elliott – A Star Is Born
Richard E. Grant – Can You Ever Forgive Me?
Michael B. Jordan – Black Panther

Meilleure actrice dans un second rôle

Amy Adams – Vice
Claire Foy – First Man
Nicole Kidman – Boy Erased
Regina King – If Beale Street Could Talk
Emma Stone – The Favourite
Rachel Weisz – The Favourite


Acteur.trice révélation

Elsie Fisher – Eighth Grade
Thomasin McKenzie – Leave No Trace
Ed Oxenbould – Wildlife
Millicent Simmonds – A Quiet Place
Amandla Stenberg – The Hate U Give
Sunny Suljic – Mid90s

Meilleur casting

Black Panther
Crazy Rich Asians
The Favourite
Vice
Widows

Meilleur réalisateur

Damien Chazelle – First Man
Bradley Cooper – A Star Is Born
Alfonso Cuarón – Roma
Peter Farrelly – Green Book
Yorgos Lanthimos – The Favourite
Spike Lee – BlacKkKlansman
Adam McKay – Vice

Meilleur scénario original

Bo Burnham – Eighth Grade
Alfonso Cuarón – Roma
Deborah Davis and Tony McNamara – The Favourite
Adam McKay – Vice
Paul Schrader – First Reformed
Nick Vallelonga, Brian Hayes Currie, Peter Farrelly – Green Book
Bryan Woods, Scott Beck, John Krasinski – A Quiet Place

Meilleur scénario adapté

Ryan Coogler, Joe Robert Cole – Black Panther
Nicole Holofcener, Jeff Whitty – Can You Ever Forgive Me?
Barry Jenkins – If Beale Street Could Talk
Eric Roth and Bradley Cooper & Will Fetters – A Star Is Born
Josh Singer – First Man
Charlie Wachtel & David Rabinowitz and Kevin Willmott & Spike Lee – BlacKkKlansman


Meilleure photographie

Alfonso Cuarón – Roma
James Laxton – If Beale Street Could Talk
Matthew Libatique – A Star Is Born
Rachel Morrison – Black Panther
Robbie Ryan – The Favourite
Linus Sandgren – First Man

Meilleurs décors

Hannah Beachler, Jay Hart – Black Panther
Eugenio Caballero, Barbara Enriquez – Roma
Nelson Coates, Andrew Baseman – Crazy Rich Asians
Fiona Crombie, Alice Felton – The Favourite
Nathan Crowley, Kathy Lucas – First Man
John Myhre, Gordon Sim – Mary Poppins Returns

Meilleur montage

Jay Cassidy – A Star Is Born
Hank Corwin – Vice
Tom Cross – First Man
Alfonso Cuarón, Adam Gough – Roma
Yorgos Mavropsaridis – The Favourite
Joe Walker – Widows

Meilleurs costumes

Alexandra Byrne – Mary Queen of Scots
Ruth Carter – Black Panther
Julian Day – Bohemian Rhapsody
Sandy Powell – The Favourite
Sandy Powell – Mary Poppins Returns

Meilleurs maquillage et coiffure

Black Panther
Bohemian Rhapsody
The Favourite
Mary Queen of Scots
Suspiria
Vice


Meilleurs effets spéciaux

Avengers: Infinity War
Black Panther
First Man
Mary Poppins Returns
Mission: Impossible – Fallout
Ready Player One

Meilleur film d'animation

The Grinch
Incredibles 2
Isle of Dogs
Mirai
Ralph Breaks the Internet
Spider-Man: Into the Spider-Verse

Meilleur film d'action

Avengers: Infinity War
Black Panther
Deadpool 2
Mission: Impossible – Fallout
Ready Player One
Widows

Meilleure comédie

Crazy Rich Asians
Deadpool 2
The Death of Stalin
The Favourite
Game Night
Sorry to Bother You

Meilleur acteur dans une comédie

Christian Bale – Vice
Jason Bateman – Game Night
Viggo Mortensen – Green Book
John C. Reilly – Stan & Ollie
Ryan Reynolds – Deadpool 2
Lakeith Stanfield – Sorry to Bother You


Meilleure actrice dans une comédie

Emily Blunt – Mary Poppins Returns
Olivia Colman – The Favourite
Elsie Fisher – Eighth Grade
Rachel McAdams – Game Night
Charlize Theron – Tully
Constance Wu – Crazy Rich Asians

Meilleur film d'horreur/science-fiction

Annihilation
Halloween
Hereditary
A Quiet Place
Suspiria

Meilleur film en langue étrangère

Burning
Capernaum
Cold War
Roma
Shoplifters

Meilleure chanson

"All the Stars" – Black Panther
"Girl in the Movies" – Dumplin’
"I’ll Fight" – RBG
"The Place Where Lost Things Go" – Mary Poppins Returns
"Shallow" – A Star Is Born
"Trip a Little Light Fantastic" – Mary Poppins Returns

Meilleure musique de film

Kris Bowers – Green Book
Nicholas Britell – If Beale Street Could Talk
Alexandre Desplat – Isle of Dogs
Ludwig Göransson – Black Panther
Justin Hurwitz – First Man
Marc Shaiman – Mary Poppins Returns


« A la folie » de Juliette Armanet en japonais pour la promotion d’Asako I & II

Posté par vincy, le 24 novembre 2018

À l'occasion de la sortie en salles le 2 janvier prochain de Asako I&II de Ryûsuke Hamaguchi, qui était en Compétition Officielle à Cannes en mai dernier, la chanteuse-compositrice et auteure Juliette Armanet a enregistré spécialement pour le film son succès À la folie en japonais !

Cette version nippone d'À la folie, l'un des tubes de son premier album, est divulguée dans la nouvelle bande annonce du film aujourd'hui.

Asako I & II commence avec une rupture: Lorsque son premier grand amour disparaît mystérieusement, la jeune Asako est désemparée. Deux ans plus tard, elle rencontre le double parfait de son ex. Troublée par cette étrange ressemblance, elle se laisse séduire mais découvre peu à peu un jeune homme avec une toute autre personnalité. Bien plus tard, quand leur amour s'est installé, son ancien compagnon réapparait.

Le réalisateur de Senses, maîtrise parfaitement cette empathie pour ses personnages, fondamentale dans son cinéma, et qui "transcende l’apparente simplicité de son sujet".

En ce sens, les paroles de la chanson de Juliette Armanet, et sa délicate mélodie, vont très bien avec le récit qui ne finit ni avec une défaite ni avec une fête, dans cette impossible danse entre deux amours.

3 bonnes raisons de voir ou revoir Le Départ de Jerzy Skolimowski

Posté par wyzman, le 21 novembre 2018

A nouveau visible dans les salles obscures en version restaurée, Le Départ est un film qui mérite que l’on s’y attarde. Voici pourquoi.

  1. L’histoire est géniale. Le spectateur suit les péripéties de Marc, un garçon coiffeur de 19 ans. Fan de voitures et désireux de participer au départ d’un rallye qui a lieu dans deux jours, il fait de son mieux pour trouver une solution à son énorme problème : il n’a pas de voiture. Présenté au dernier Festival de Cannes côté Cannes Classics, Le Départ ravit par la quête à laquelle on assiste. Car ici, peu importe de savoir si Marc finira la course premier. Ce qui passionne c’est bien évidemment tous les efforts et stratagèmes qu’il met en place pendant deux jours pour se dénicher une voiture ou gagner l’argent qui lui permettra de s’en acheter une. En somme, Le Départ illustre parfaitement la phrase de Penelope Riley : « Le plus important, ce n’est pas la destination, mais les mésaventures et les souvenirs que l’on crée le long du chemin. »
  2. La jeunesse est célébrée. Film belge réalisé par un cinéaste polonais avec une équipe majoritairement française, Le Départ aurait pu finir sa course dans l’esprit de quelques cinéphiles l’ayant vu au moment de sortie, en 1967. Mais c’était sans compter sur la ténacité de l’éditeur Malavida qui a redonné toute sa superbe au film. Plus qu’associé à la Nouvelle vague française, Le Départ impressionne par la fougue de ses deux personnages principaux (Marc et Michèle) qui forment un duo explosif. Le premier est obsédé par son rallye, impulsif et arrogant quand la seconde a le sens du sacrifice et n’hésite pas à se mettre nue pour lui. A la fois opposés et complémentaires, les deux personnages semblent représenter deux aspects importants de la jeunesse : l’envie d’aller vite et de tout faire pour ceux que l’on aime.
  3. Jean-Pierre Léaud est magnifique. Figure majeure de la Nouvelle vague, l’acteur passé par Les Quatre Cents Coups, Pierrot le fou, Masculin féminin et Baisers volés ne lâche rien dans Le Départ. Son regard est magnétique, ses poses puériles et ses injonctions hilarantes. Agaçant et touchant à la fois, le personnage de Marc lui va comme un gant. Outre un coup de poing qui, lui, est resté dans les annales, Jean-Pierre Léaud nous offre tout au long du Départ de véritables fous rires. Entre un travestissement, un goût prononcé pour les dérapages contrôlés et une gouaille sans pareille, on comprend mieux comment l’acteur aujourd’hui âgé de 74 ans pouvait faire chavire les coeurs.

3 bonnes raisons d’aller voir RBG de Betsy West et Julie Cohen

Posté par wyzman, le 10 octobre 2018

A l'heure où l'Amérique se remet à peine de la nomination de Brett Kavanaugh au poste de juge assesseur de la Cour suprême, Betsy West et Julie Cohen dévoilent leur documentaire enflammé sur la désormais légendaire Ruth Bader Ginsburg. Le lien ? A 85 ans, elle siège encore à la Cour suprême !

1. C'est un film nécessaire. Si Ruth Bader Ginsburg est aujourd'hui une figure majeur de la pop culture, cela n'a pas toujours été le cas. Avant de devenir juge à la Cour suprême des Etats-Unis, elle s'est battue pour l'égalité hommes-femmes et toutes formes de discrimination. Véritable force de la nature, Betsy West et Julie Cohen rappellent à travers leur documentaire comment celle que l'on nomme désormais "Notorious RBG" (en référence au rappeur The Notorious B.I.G.) a construit un précieux et incroyable héritage juridique rempli de cas de de jurisprudence. Plus qu'un témoignage sur le passé d'une figure importante de la justice américaine, RBG fait la part belle à l'intelligence et la timidité d'une femme qui s'est battue pour que les femmes puissent accéder à toutes les institutions, soient payées autant que leurs collègues masculins ou encore que les hommes puissent également toucher une pension en cas de décès de leur épouse pour éduquer leur(s) enfant(s). Alors que Cour suprême se fait de plus en plus conservatrice, Ruth Bader Ginsburg est désormais perçue comme "le dernier rempart anti-Trump".

2. C'est extrêmement instructif. Si pour certains Ruth Bader Ginsburg est la "Simone Veil américaine", force est de constater que RBG ne fait pas que se consacrer à l'incroyable destin de cette femme. RBG présente également les changements qui ont touché voire complètement bouleversé le visage de l'Amérique. Comme le rappelle Betsy West, celle qui a été nommée à la Cour suprême par Bill Clinton est souvent comparée à Thurgood Marshall, l'avocat qui a plaidé pour la cause noire dans l'affaire Brown v. Board of Education, qui a notamment permis la déségrégation dans les écoles publiques. Pendant 98 minutes donc, Ruth Bader Ginsburg mais aussi ses proches et ses supporteurs défendent une idée simple : la Constitution doit tous nous défendre. Et si ce n'est pas le cas, c'est qu'il faut la changer ! Des années d'études de la future juge à Cornell, Harvard puis Columbia jusqu'à ses apparitions "surprises" dans quelques opéras, RBG rend hommage au travail des juristes et démontre le manque d'intelligibilité de certaines lois.

3. C'est rempli d'amour. Figure aujourd'hui adorée par des millions d'Américains qui ne manquent pas d'acheter et de partager mugs, t-shirts et carnets à son effigie, le parcours de Ruth Bader Ginsburg aurait été bien différent si elle n'avait pas croisé la route de Martin G. Ginsburg (Marty pour les intimes). Progressiste et féministe à une époque où c'était à la femme de suivre l'homme au gré de ses promotions, Marty a fait passer sa carrière (voire sa vie) après la carrière brillante de son épouse. Voilà sans doute pourquoi Betsy West et Julie Cohen ont tenu à donner un coup de projecteur à leurs plus de 50 ans de mariage. Naissances, déménagements, promotions, ascension, cancers... RBG ne laisse rien de côté et présente les Ginsburg pour ce qu'ils étaient : un #PowerCouple moderne dont l'Amérique elle-même ne savait pas qu'elle avait besoin.

Bonus : c'est extrêmement drôle ! Des petites phrases de Marty au sketchs du Saturday Night Live consacrés à Ruth Bader Ginsburg en passant par les confessions de ses enfants ainsi que de ses anciennes camarades de classe, RBG nous ferait presque oublier le sérieux de son personnage principal ou le fait que cela fasse plus de 25 ans qu'elle siège à la Coup suprême !

3 bonnes raisons d’aller voir Miracle à Santa-Anna de Spike Lee

Posté par wyzman, le 30 août 2018

Enfin disponible en salle, Miracle à Santa-Anna de Spike Lee vaut le détour. Une semaine après la sortie de BlackKklansman, le réalisateur prouve une fois de plus qu'il est l'un des meilleurs portraitistes que l'Amérique ait connus.

1. C'est un Spike Lee inédit. Tourné à l'automne 2007, Miracle à Santa-Anna n'est sorti qu'hier dans les cinémas français. La raison ? Un désaccord financier entre TF1, Spike Lee et la société de production italienne On My Own. En dépit de leur accord contractuel, TF1 aurait refusé de distribuer le film sur les marchés internationaux, affirmant que Spike Lee a réalisé une oeuvre qui n'était pas celle promise. Il aura fallu plusieurs années et le coup de poker de Splendor Films pour pouvoir enfin savourer cette pépite au cinéma.

2. L'histoire est géniale. De nos jours, aux Etats-Unis, un Noir américain à la veille de sa retraite abat un autre homme avec un pistolet allemand. Durant la fouille de son appartement, la police découvre la tête d'une statue italienne d'une très grande valeur, perdue à Florence durant la Seconde guerre mondiale. Enfermé dans un asile, l'homme en question finit par raconter à un journaliste l'histoire de cette tête ainsi que la sienne. Complexe et profonde, l'histoire de Miracle à Santa-Anna doit toute sa richesse à l'oeuvre dont elle est adaptée, le roman éponyme de James McBride.

3. Le casting est impressionnant. Film de guerre certes, Miracle à Santa-Anna raconte en outre le désespoir qui a gagné des milliers d'hommes lors de la Seconde guerre mondiale. Les historiens ne sont pas d'accord sur certains aspects du film (y avait-il vraiment des collaborateurs à Santa Anna, village de Toscane ?) et au moment de sa sortie américaine, le public a boudé le film car les films de guerre devenaient trop nombreux. Mais par chance, Spike Lee a fait appel à toute une brochette de stars pour porter son projet. De John Turturro, à Joseph Gordon-Levitt en passant par Kerry Washington, Derek Luke et Walton Goggins, tous semblent avoir un rôle à la mesure de leur talent !

5 bonnes raisons d’aller voir Equalizer 2

Posté par wyzman, le 17 août 2018

Quatre ans après le premier Equalizer qui avait ravit la presse et le public, Antoine Fuqua et Denzel Washington rempilent pour une nouvelle et périlleuse mission de Robert McCall. Voici 5 bonnes raisons d'aller voir cette suite sombre et spectaculaire.

1. C'est un bon divertissement d'été. Quatre ans après les événements du premier film, Robert McCall est toujours un agent des services secrets américains à la retraite. Reconverti en chauffeur Lyft (le concurrent d'Uber), McCall est contraint de reprendre les armes après que sa "seule amie" Susan Plummer a été retrouvée morte dan un hôtel de Bruxelles. Elle était sur la piste d'une organisation particulièrement douée pour camoufler des meurtres. Si le pitch ne révolutionne pas le genre du film d'action, force est de reconnaître que l'on apprécie fortement ce récit où les méchants finissent par être punis.

2. Denzel Washington est parfait en chauffeur le jour, justicier la nuit. Les plus réticents diront que notre papy cinématographique préféré tourne en rond dans cette suite mais il n'en est rien. Cette décennie, il a simplement décidé d'enchaîner les blockbusters où il joue les action hero (Le Livre d'Eli, Sécurité rapprochée, Equalizer) et les drames à Oscars (Fences, Flight, L'Affaire Roman J.) Ces contrastes lui réussissent et dans Equalizer 2, il s'avère encore plus convaincant que dans le premier volet. Son personnage pleure toujours la mort de sa femme et le décès de sa vieille amie pourrait bien le faire avancer plus qu'on le pense !

3. Les scènes de combat valent le détour. On ne le dira jamais assez mais une scène de combat n'a d'intérêt que si elle est bien chorégraphiée, utile à l'intrigue globale et parfaitement interprétée. Avec Denzel Washington et la réalisation d'Antoine Fuqua, tous ces critères sont ici réunis. Qu'il s'agisse de venger une amie assassinée de sang froid ou une jeune stagiaire violée, Denzel Washington donne de sa personne et on ne peut qu'apprécier cela. A 63 ans, l'acteur oscarisé pour Glory et Training Day ne saute peut-être pas en parachute comme Tom Cruise dans le dernier Mission : Impossible mais il n'a clairement rien à lui envier.

4. Ashton Sanders est de la partie. A seulement 22 ans, cet acteur américain est déjà une star. On l'a découvert l'an dernier dans le sublime Moonlight et depuis, son visage ne cesse de nous hanter. Absolument parfait en adolescent noir qui tente d'apprivoiser ses désirs et son homosexualité, il nous a plus qu'émus. Dans Equalizer 2, il campe un adolescent aux mauvaises fréquentations mais à la créativité certaine. Un rôle en forme de continuité. En plus d'avoir fait une apparition dans Straight Outta Compton, il sera prochainement à l'affiche de Captive State de Rupert Wyatt, Native Son de Rachid Johnson et All Day and a Night de Joe Robert Cole !

5. L'humour nous donne envie d'un troisième volet. Interviewé par Le Parisien, Denzel Washington a préféré calmer les ardeurs des journalistes concernant une suite. Mais c'est sans doute parce que ce second volet alterne à merveille les moments de réflexion brumeuse et les piques comiques que l'on ne peut s'empêcher d'imaginer un ultime chapitre qui nous montrerait Robert McCall heureux et pas simplement serein après avoir réglé leurs comptes aux méchants. On ne spoilera personne en affirmant que notre réplique préférée demeure : "- Putain mais t'es qui ? - Ton père. Ta mère te l'a juste pas dit !"