Roger Michell enrôle Kate Winslet et Nick Hornby pour une web-série

Posté par wyzman, le 23 juin 2017

De passage à Paris dans le cadre du Champs-Elysées Film Festival son dernier film My Cousin Rachel faisait la clôtureRoger Michell s'est laissé aller à quelques révélations croustillantes.

L'une des plus importantes étant bien évidemment son projet de web-série. Déjà passé par la télévision et le cinéma, le réalisateur de Coup de foudre à Notting Hill entre autres a choisi le web pour sa prochaine fulgurance. En effet, entre deux expressos, le Sud-africain de 61 ans a confirmé travailler en étroite collaboration avec Nick Hornby. La raison ? Elle est toute simple. Ils ont co-écrit une mini-série de 10 épisodes centrée sur un couple “qui tente de traverser une crise en allant régulièrement voir un conseiller conjugal.”

“La télévision est le lieu où il faut être et le format série permet de raconter de vraies histoires” a-t-il reconnu avant d'ajouter que Kate Winslet et Tom Hollander tiendront les deux rôles principaux de cette web-série.

Auteur de romans à succès tels qu'A propos d'un gamin et Juliet, Naked, Nick Hornby a récemment signé les scénarios d'Une éducation et Wild. De son côté, Kate Winslet sera prochainement à l'affiche de The Mountain Between Us avec Idris Elba. Enfin, déjà aperçu dans The Riot Club et Hanna, Tom Hollander a fait sensation dans la série de FX Taboo avec Tom Hardy.

Alors que le tournage de la web-série de Roger Michell et Nick Hornby débute en septembre, le premier a tenu à préciser qu'il n'avait pas encore trouvé de plateforme pour diffuser son nouveau bébé.

Cannes 70 : Où est la diversité ?

Posté par cannes70, le 28 avril 2017

70 ans, 70 textes, 70 instantanés comme autant de fragments épars, sans chronologie mais pas au hasard, pour fêter les noces de platine des cinéphiles du monde entier avec le Festival de Cannes. En partenariat avec le site Critique-Film, nous lançons le compte à rebours : pendant les 70 jours précédant la 70e édition, nous nous replongeons quotidiennement dans ses 69 premières années.

Aujourd'hui, J-20. Et pour retrouver la totalité de la série, c'est par .

Festival de cinéma créé en France et basé en France, le festival de Cannes a souvent récompensé des films français (point sur lequel nous ne reviendrons pas), tout en s'amourachant de films occidentaux traitant de la thématique raciale. On pense à Dheepan de Jacques Audiard, à Divines de Houda Benyamina mais aussi à Loving de Jeff Nichols, pour n'en citer que des récents. Mais cette vitrine du cinéma mondial ne serait-elle pas un peu opaque ?

Calculs visibles

A l'heure où la question de la diversité raciale touche tout le cinéma occidental (on se souvient tous de la polémique #OscarsSoWhite), il ne fait aucun doute que la question sera très prochainement soulevée concernant le Festival de Cannes. Soixante-onze ans après sa création, le plus international des festivals de cinéma semble avoir du mal sinon à se renouveler, au moins à se diversifier ! Ainsi, la première chose qu'on lui reproche fréquemment, c'est son adoration pour certains noms (réalisateurs comme acteurs) qui semblent revenir de manière cyclique, empêchant les petits nouveaux de débarquer par la grande porte.

Par la suite, il y a le problème de ces pays certes non-occidentaux au sens strict, mais appartenant plutôt aux pays dits "du Nord" et qui reviennent chaque année. Parmi eux : le Japon (La Porte de l'enfer, CKagemusha, l'Ombre du guerrier, La Ballade de Narayama, L'Anguille, La Forêt de Mogari), la Turquie (Yol, la permission, Il était une fois en Anatolie, Winter Sleep) ou encore la Chine (Adieu ma concubine, Vivre !). Acteurs récurrents d'une série télévisée qui finirait par ronronner, lesdits pays trustent les sélections et par analogie les palmarès, faisant naître un sentiment de diversité calculée.

Des palmarès visibles

Au sein de la sélection officielle, il est important de constater que le monde entier est représenté (voir notamment notre texte sur l'Afrique à Cannes), mais globalement ce monde est essentiellement occidental, une constatation encore plus forte si l'on s'arrête au palmarès du jury officiel des longs-métrages et que l'on consulte la liste les réalisateurs et comédiens issus des minorités visibles qui remportent les trophées.

Chez les acteurs et actrices, citons les Afro-américains John Kitzmiller pour La Vallée de la paix de France Stiglic (1957) et Forest Whitaker pour Bird de Clint Eastwood (1988), de nombreux Asiatiques dont Ge You pour Vivre ! de Zhang Yimou (1994), Tony Leung Chiu-wai pour In the Mood for Love de Wong Kar-wai (2000), Maggie Cheung pour Clean d'Olivier Assayas (2004), ou encore Jeon Do-yeon pour Secret Sunshine de Lee Chang-dong (2007),  Shahab Hosseini pour Le Client de Asghar Farhadi et Jaclyn Jose pour Ma' Rosa de Brillante Mendoza (2016).

N'oublions pas les Français Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem et Sami Bouajila pour Indigènes de Rachid Bouchareb (2006), ainsi que le Portoricain Benicio del Toro pour Che de Steven Soderbergh (2008). Chez leurs collègues féminines, on retrouve, venues d'Amérique latine, Norma Aleandro pour L'histoire officielle (1985), Fernanda Torres pour Parle-moi d'amour d'Arnaldo Jabor (1986), Sandra Corveloni pour Une famille brésilienne de Walter Salles et Daniela Thomas (2008) ainsi que la Sud-africaine Linda Mvusi pour Un monde à part de Chris Menges en 1988 ex-aequo avec ses partenaires Barbara Hershey et Jodhi May.

Les prix de mise en scène ont notamment honoré Glauber Rocha pour Antonio Das Mortes (1969), Nagisa Oshima pour L'Empire de la passion (1978), Fernando Solanas pour Le Sud (1988), Wong Kar-wai pour Happy Together (1997), Edward Yang pour Yi Yi (2000), Im Kwon-taek pour Ivre de femmes et de peinture (2002), Tony Gatlif pour Exils (2004), Alejandro González Iñárritu pour Babel (2006), Brillante Mendoza pour Kinatay (2009), Carlos Reygadas pour Post Tenebras Lux (2012), Amat Escalante pour Heli (2013) ou Hou Hsiao-hsien pour The Assassin (2015). Les Grands Prix et autres prix du jury sont revenus eux aussi régulièrement à des artistes «non occidentaux».

Ceci n'est pas un coup marketing

Bien que les films portés par des acteurs de couleur et sacrés par les différents jurys ne soient pas majoritaires, tout n'est pas perdu. La nécessité de diversité passe par des jurés issus de tous horizons, ce qui aide, au moins indirectement, à trouver une plus grande variété d'origines parmi les artistes primés. La vraie diversité se trouve au sein du jury, la direction d'un festival étant libre de pouvoir pallier à des manques constatés dans la production mondiale. Ainsi Katayoun Shahabi en 2016, Rokia Troaré et Guillermo del Toro en 2015, Jeon Do-yeon, Gael Garcia Bernal, Leila Hatami et Jia Zhangke en 2014, etc. Les figures incontournables du cinéma mondial répondent tous les ans présents pour délivrer le Graal des Graals, la Palme d'or.

Artistes - car il s'agit avant tout d'art -, ils font des choix avant tout esthétiques et sentimentaux, même si la politique n'est, on l'imagine aisément, jamais totalement absente des délibérations si  secrètes des jurys.

De fait, tous ces artistes et professionnels du 7e art n'ont ainsi eu de cesse de contribuer au rayonnement du festival de Cannes à travers le monde. Et cette année, il y a un acteur qui pourrait bien devenir le MVP dont les organisateurs ne pensaient pas avoir besoin. Relayée par le New York Times, le Daily Mail, Business Insider, le HuffPost et Slate (pour ne citer qu'eux), la présence de Will Smith à Cannes (en tant que membre du jury) est vite devenue un l'événement. Acteur ultra-bankable (il a rapporté 3,2 milliards de dollars au box-office américain), Will Smith c'est aussi cet homme à la cote de popularité indéboulonnable, nommé deux fois aux Oscars, cinq fois aux Golden Globes et qui n'a jamais été à l'affiche d'un film montré sur la Croisette. Un vrai drame lorsque l'on sait qu'il a déjà tourné pour Robert Redford, Michael Mann, Francis Lawrence, Peter Berg et M. Night Shyamalan.

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Moonlight sacré aux GLAAD Media Awards 2017

Posté par wyzman, le 2 avril 2017

C'est hier soir qu'avait lieu la première partie de la 28ème cérémonie des GLAAD Media Awards. Organisée et présentée par l'alliance gay et lesbienne contre les diffamations, les Media Awards récompensent chaque année les programmes qui valorisent la représentation des personnes LGBT. Ainsi, c'est sans surprise que Moonlight est reparti de la cérémonie avec le Graal, le Media Award du meilleur film (sorti sur tout le territoire nord-américain). Déjà sacré aux Oscars (après la gaffe du siècle), Moonlight est l'oeuvre de Barry Jenkins. Avant de revenir à la série pour Amazon et Netflix, il s'est intéressé aux tourments d'un jeune homme noir issu des quartiers pauvres de Miami. Film le plus récompensé de l'année,  Moonlight n'avait de concurrent que Star Trek Beyond hier soir.

Dans le reste de cette première partie de cérémonie, on retiendra bien évidemment les sacres de Other People (en sortie limitée), Transparent (meilleure série comique) et Shadowhunters (meilleure série dramatique). Face à The Fosters, The OA et How to Get Away with Murder, la série diffusée sur Freeform a créé la surprise. En montrant sur deux saisons les difficultés qu'Alec rencontre avec son homosexualité et l'homophobie latente de ses parents, Shadowhunters a conquis le cœur des votants. Ou serait-ce dû au charme incomparable de son interprète, Matthew Daddario ? Pour rappel, la deuxième partie des GLAAD Media Awards 2017 aura lieu ce jeudi 6 avril à New York.

Outstanding Film – Wide ReleaseMoonlight (A24)

Stephen F. Kolzak Award: Troye Sivan

Outstanding Comedy SeriesTransparent (Amazon)

Outstanding Drama Series: Shadowhunters (Freeform)

Vanguard Award: Patricia Arquette

Outstanding Film – Limited ReleaseOther People (Vertical Entertainment)

Outstanding TV Movie or Limited SeriesEyewitness (USA Network)

Outstanding Individual Episode: “San Junipero” Black Mirror (Netflix)

Outstanding Daily DramaThe Bold and The Beautiful (CBS)

Outstanding Comic BookThe Woods, écrit par James Tynion IV (BOOM! Studios)

Dans les coulisses du Festival 2 Valenciennes 2017

Posté par wyzman, le 20 mars 2017

Les cinéphiles le savent, en période de festivals, il s'en passe des choses. La septième édition du Festival 2 Valenciennes n'a pas dérogé à la règle. Toute la semaine dernière, c'est avec un vrai plaisir que nous avons croisé organisateurs, producteurs, distributeurs, réalisateurs, acteurs, critiques et festivaliers venus vivre une expérience inoubliable. Et à l'instar du palmarès Fictions où De toutes mes forces et The Young Lady ont brillé, les coulisses du Festival 2 Valenciennes étaient propices aux bons mots. Entre petites punchlines balancées aux cocktails ou vraies critiques post-projections, voici les meilleures pépites lues ou entendues pendant cette folle semaine. Par charité, elles resteront anonymes.

"Il a le bout court."

"C'est vraiment une chic fille. Elle vient, elle dédicace son livre, y a personne mais elle a le sourire."

"Deux idées sur une affiche c'est une de trop !"

"C'est bien mais bon… Les Français on a vraiment un problème avec les musiques de films hein..."

"Certains ont une intolérance au lactose moi j'ai une intolérance aux chauves."

"C'était beau mais c'était plombant. Ça m'a donné faim !"

"Je considère que dès qu'on fait des excès tous les jours, on en fait pas."

"C'est du cinéma d'anorexique."

"J'adore les accents étrangers sérieux. Québécois, belge ou marseillais, moi j'adore."

"Au moins cette année la nana qui présente sait lire ses fiches…"

- Catherine c'est quand même la plus belle.

- Quelle Catherine ?

- Bah celle que tout le monde connaît !

"T'as les veines qui ressortent en bleu Moonlight."

"C'est quand même étrange cette manie de faire des logements sociaux qui ressemblent à des logements sociaux."

"Tu remarqueras que c'est quand même celle qui a le moins de dialogues qui joue le mieux."

"Il est pas moche mais je suis plus cuisses de palefrenier."

"Chers passagers, nous vous rappelons qu'un service de taxi est disponible à l'arrivée… Ah non le dimanche c'est fermé. Désolé !"

Festival 2 Valenciennes 2017 : De toutes mes forces et The Young Lady raflent la mise

Posté par wyzman, le 19 mars 2017

Jour 4. Fictions. Au top de leur forme, les organisateurs du 7ème Festival 2 Valenciennes nous ont encore fait rêver hier, jour de la fameuse cérémonie de clôture. Après avoir trois jours centrés sur le cinéma documentaire, c'est avec un vrai plaisir que nous avons découvert leur sélection côté fiction. Et au cas où vous ne l'auriez pas compris plus tôt, nous avons été pleinement conquis. Entre petits films, petits bijoux et succès annoncés, les 8 films en compétition n'ont pas manqué de nous surprendre à tour de rôle.

Dernier film de la compétition, Une vie ailleurs d'Olivier Peyon n'a pas manque d'émouvoir les festivaliers. Centré sur la quête d'une femme, Sylvie, qui veut retrouver son fils, enlevé quatre ans plus tôt par son ex-mari, Une vie ailleurs a permis au public de voyager pendant 1h36. Parfaitement castés, Isabelle Carré et Ramzy Bedia font parfaitement le boulot. Après Les Petites vacances, Olivia Peyon signe un joli nouveau film en salles le 22 mars.

Par la suite, les organisateurs du Festival 2 Valenciennes ont eu la bonne idée de projeter Going to Brazil, nouvelle comédie déjantée de et avec Patrick Mille. Venu exprès pour l'occasion, le réalisateur a répondu aux questions du public avec humilité. Pour rappel, Going to Brazil raconte comme trois amies venues au Brésil pour le mariage d'une vieille copine finissent par tuer un jeune homme trop instant. Film de potes à voir entre potes, Going to Brazil devrait ravir tous les amoureux d'Alison Wheeler et de l'humour de Franck Gastambide.

Mais s'il y a bien une chose qu'il ne fallait pas manquer hier soir, c'est sans aucun doute la cérémonie de clôture. Toujours présentée par Nathalie Corré, cette cérémonie a été l'occasion de remercier les innombrables partenaires du festival, d'applaudir l'organisation de l'équipe technique et de rendre un bel hommage à Marthe Keller. Une actrice visiblement très appréciée des femmes de Valenciennes et dont l'accent ne cessera jamais de nous faire craquer ! Quant au palmarès, celui-ci s'est finalement réparti entre trois films, ceux dont nous avons beaucoup parlé ces derniers jours et à l'intérêt plus que certain : De toutes mes forces de Chad Chenouga, The Young Lady de William Oldroyd et Tunnel de Kim Seong-hun.

Grand Prix : The Young Lady

Prix du Jury : Tunnel

Prix de la Critique : De toutes mes forces

Prix du Public : Tunnel

Prix des Etudiants : De toutes mes forces

Prix d'interprétation masculine : Khaled Alouach (De toutes mes forces)

Prix d’interprétation féminine : Florence Pugh (The Young Lady)

Cannes 70: 70 ans de fashion faux pas

Posté par cannes70, le 18 mars 2017

70 ans, 70 textes, 70 instantanés comme autant de fragments épars, sans chronologie mais pas au hasard, pour fêter les noces de platine des cinéphiles du monde entier avec le Festival de Cannes. En partenariat avec le site Critique-Film, nous lançons le compte à rebours : pendant les 70 jours précédant la 70e édition, nous nous replongeons quotidiennement dans ses 69 premières années.

Aujourd'hui, J-61.

Le festival de Cannes a toujours fait rêver le commun des mortels avec ses strass, ses paillettes et ses stars magnifiques. Mais c'est comme tout : rien n'est parfait, et le festival a connu, connaît et connaîtra (pour le plus grand bien de notre plume et de notre quotidien) des fashion faux pas! Retour sur les fautes de goût les plus drôles et à éviter pour vos soirées (sauf si vous avez l'ambition de rentrer célibataire, auquel cas suivez le guide).

1953: Le peintre Pablo Picasso foule les marches du célèbre festival avec une veste qui rappelle papy, le dimanche devant la cheminée fumant sa pipe, aux côtés de sa femme qui a clairement confondu son dressing avec sa nappe.

1988: La Cicciolina débarque seins nus et parties intimes à peines voilées sur les marches. Aurait-elle confondu le podium des anges de Victoria's secret avec la croisette?

1991: Madonna tente de créer le buzz (ou ne s'est pas bien réveillée dans son hôtel 5 étoiles) en arrivant en dessous sur le tapis rouge. Venue présenter In Bed With Madonna (y aurait-il un lien?), un documentaire retraçant sa tournée, la madone a monté les marches avec une brassière iconique signé Jean-Paul Gaultier et une culotte taille haute à faire trembler Bridget Jones. Pour le buzz, c'est fait mais pour le goût... NON !

1995: Sharon Stone se veut princesse et déboule sur le red carpet avec une robe tellement bouffante qu'elle aurait pu camoufler tous les photographes de la croisette en dessous. Quoique les petits flasheurs professionnels auraient pu repartir avec des sacrés clichés.

1997: Luc Besson et Milla Jovovitch ont fait sensation sur le tapis rouge... enfin presque! La tenue de Mila faisait davantage penser à Halloween qu'à la fête du septième art et la belle aux yeux revolver aurait pu être confondue avec la Princesse Leia dans sa tenue d'esclave. Ce qui ferait de Luc Besson Jabba The Hutt ? (#réflexionpurementpersonnelle)

1997: La même année, Roman Polanski et son costume trop grand pour lui ont capté l'audience (il aurait pu prêter sa veste à Mila, c'était pile poil sa taille, à la demoiselle). Mr Polanski est tout de même excusable... après tour il est très difficile de s'habiller quand nous avons le diamètre corporel d'un télétubbies.

1998: L'équipe du film Taxi monte les marches tandis que nos yeux se posent instantanément sur Marion Cotillard vêtue d'une tenue blanche fantomatique et d'une écharpe plumeau qui nous a coupé la vue. Oui, la môme a eu une vie de fashion faux pas avant le glamour qu'on lui connaît désormais. Comme quoi de kebab fashion à Oscar fashion, il n'y a qu'un pas.

2001: La robe acidulée de Björk, qui faisait penser à un malabar recraché sur la croisette, a marqué cette année. Et comme un fashion faux pas n'arrive jamais seul, la belle chanteuse primée la même année pour Dancer in the Dark a continué dans le massacre visuel avec sa robe cygne (ou comment affoler un membre de la wwf myope) composée du corps d'un faux cygne et repris plus tard en moquerie dans certaines émissions américaines. Ils ont raison, mieux vaut en rire !

2005: Loana (nous ne savons toujours pas à l'heure actuelle pourquoi elle était à Cannes) monte les célèbres marches du palais avec un tissu transparent et des talons qui faisaient penser à l'époque Spice Girls mais version Journal du Hard sur Canal + les dimanches, et en crypté (faites pas genre, nous savons que vous connaissez). Pour le glamour et la classe, nous repasserons!

2015: Viann Zhang et sa robe à fleurs sponsorisée par Jardiland à attaqué nos rétines tel un gang de moustiques un soir d'été. Si nous avions un arrosoir dans nos bagages, nous l'aurions clairement utilisé sur l'actrice asiatique de The Empress of China.

2015: La même année, l'actrice humoristique Mindy Kaling est arrivée en robe rose et violette façon Bollywood, et c'est raté! Nous avons eu plus envie de la rhabiller que de lui offrir un poulet tandoori !

2015: Encore cette année (franchement, quel cru !), ce fut au tour de la mannequin et présentatrice tv d'origine russe, Elena Lenina, de lancer un sacrilège visuel au festival de Cannes. La blonde a défié la loi de Newton sur la gravité avec une coupe de cheveux phallique et extra-terrestre accompagnée d'une robe drapée façon nappes de restaurant sans chef étoilé. Nous aurions pu faire pouet-pouet sur sa tête mais nous avons préféré détourner vite le regard.

Pour les 70 ans du festival, on espère que les stars des marches nous réservent quelques cadeaux... du plus mauvais goût. Car sans ses fashion faux pas qui mettent si bien en valeur l'élégance des autres stars, Cannes ne serait paradoxalement pas si glamour.

Cynthia Hamani d'Ecran Noir

Festival 2 Valenciennes 2017 : Tunnel explose, 7 minuti rayonne

Posté par wyzman, le 18 mars 2017

Jour 3. Fictions. Alors que le public tentait encore de se remettre de Mauvaises herbes, énorme bombe comique projetée le deuxième jour, les organisateurs et programmateurs du F2V ont choisi de tout donner le lendemain. Animations, séances spéciales, hommages et questions-réponses, le vendredi 17 mars 2017 est un jour que les festivaliers n'oublieront pas.

La raison ? Elle est simple. En concentrant sur ce jour tout ce qui fait la richesse et la diversité du festival, les organisateurs ont réussi à élever encore un peu plus le niveau de la compétition coté Fictions. Ainsi, rares sont ceux qui n'ont pas été abasourdis devant les péripéties du protagonistes de Tunnel de Kim Seong-hun, véritable génie sud-coréen. Enseveli sous un tunnel,  un homme voit peu à peu ses chances d'être secouru s'envoler. Et sous ses faux airs de 127 heures survitaminé, Tunnel s'offre le luxe de proposer une critique à la fois cocasse et pertinente de la vie médiatique du pays. En alternant pointes d'humour et désarroi le plus total, Kim Seong-hun parvient à réaliser le survival movie le plus efficace de l'année.

Après ça, le Wilson de Craig Johnson avait tout d'une petite pépite acidulée. Objet typiquement "cinéma indépendant américain", Wilson raconte comment un misanthrope tente de reconstituer sa famille, en retrouvant son ex-femme et leur fille dont il ignorait l'existence pendant 17 ans. Drôle et impertinent, Wilson est l'adaptation d'un comics très populaire outre-Atlantique. Véritable bouffée d'air frais, Wilson est tout ce dont n'importe quel festivalier avait besoin hier, après avoir vu Tunnel.

Mais s'il y a bien un film dont on risque de parler un moment - et de retrouver au palmarès du Festival 2 Valeniennes 2017 -, c'est bien évidemment 7 minuti de Michele Placido. Co-production italo-franco-suisse, 7 miinuti raconte comment onze déléguées du personnel doivent décider de l'avenir de leur usine de textile italienne après qu'elle a été rachetée par un grand groupe français. Film social, 7 minuti est avant tout (et surtout) un grand film, un de ceux qui marquent tant sa tension dramatique est savamment exploitée. Doté d'un casting d'actrices toutes plus incroyables les unes que les autres, 7 minuti sortira en juin dans nos salles. Un conseil : ne le manquez sous aucun prétexte !

Festival 2 Valenciennes 2017 : Sage femme et A voix haute font sensation

Posté par wyzman, le 16 mars 2017

Lancée lundi dernier, la 7ème édition du Festival 2 Valenciennes achevait hier sa compétition Documentaires. Outre les sacres de  L'Opéra de Jean-Stéphane Bron (Prix de la Critique) et de La jeune fille et son Aigle d'Otto Bell (Prix du Public), ce sont le Prix des Etudiants et le Grand Prix que l'on retiendra avant tout. Le premier a été attribué à A voix haute - La Force de la parole, superbe documentaire centré sur des orateurs du 9-3 tandis que le second (Finding Phong) traite brillamment de la transsexualité d'une jeune femme vietnamienne.

Mais outre la remise des prix adressés aux documentaires, la cérémonie d'ouverture de la compétition Fictions a également été l'occasion de rendre un hommage on ne peut plus dynamique et surprenant au cascadeur Michel Carliez (Fanfan la Tulipe, Ne le dis à personne) et à l'acteur François Berléand (Le Transporteur, Les Choristes). Présentée par Nathalie Corré, cette cérémonie d'ouverture s'est terminée sur la présentation et la projection du film Sage femme de Martin Provost.

Comédie dramatique pur jus, le nouveau film du réalisateur de Séraphine et Violette raconte les péripéties d'une sage-femme (Catherine Frot) dont la vie est bouleversée par le retour de Béatrice (Catherine Deneuve), la maîtresse de son défunt père. Film subtil sur la vie, la mort et le deuil, Sage femme donne raison aux bons vivants et encourage tous les autres à profiter de tout ce qu'ils possèdent. En somme, une belle leçon de vie portée par deux actrices dont le talent n'est plus à démontrer mais à l'impressionnante complicité. Et si Catherine Frot est toujours aussi remarquable de justesse, les répliques offertes à Catherine Deneuve font de cette co-production Curiosa Films, France 3 Cinéma et Versus Production un véritable must-see. Parmi les meilleures pépites, on retiendra "Avec le temps, je me dis que les enfants c'est quand même pratique : c'est là, ça remplit un vide" et "Tu sais que t'es belle quand tu t'encanailles toi !"

Oscars 2017: Moonlight triomphe, La La Land et Manchester by the Sea rayonnent

Posté par vincy, le 27 février 2017

Il y avait une revendication anti-Donald Trump dans l'air. Hollywood est entré en résistance. "Puissiez-vous toujours avoir le courage d'affronter vos peurs" le disait si bien le réalisateur Alan Barillaro, auteur du court de chez Pixar, Piper, en gagnant son Oscar. Dans un registre plus léger, Jimmy Kimmel s'inquiétait: "Ça fait plus de 2 heures qu'on a commencé et Trump a pas fait un seul tweet sur les Oscars... Ça commence à m'inquiéter !". Il lui a donc envoyé un court tweet au président où "Meryl Streep lui disait bonjour", en référence au tweet de Trump considérant Streep "surévaluée". Kimmel en a fait son "running gag" puisqu'il avait déjà balancé plus tôt dans la soirée: "Dès le début de sa carrière, Meryl Streep a été médiocre. Elle a déçu dans 50 films et c'est sa 20ème nomination !" (bon en même temps celle de cette année était peut-être un peu superflue).

Mais Kimmel aussi pointé avec ironie la polémique de l'an dernier sur des Oscars jugés trop blancs: "J'aimerais remercier le président Trump. L'année dernière, on pensait tous que c'était les Oscars qui étaient racistes !"

Accident en direct

Oscars so white? Oubliez-ça! Pour une fois, les Oscars ont sacré, Moonlight, un premier film, avec un casting 100% black et une histoire gay! Le combo total! "Il y a une époque où je pensais que ce film était impossible ! Merci beaucoup" a clamé le cinéaste Barry Jenkins. Bon, on va passer sur l'erreur la plus dingue de l'histoire des Oscars: Warren Beatty et Faye Dunaway présentent l'Oscar du meilleur film. Beatty a un moment d'hésitation, trouvant sans doute étrange ce qu'il lit. Dunaway clame La la Land. L'équipe de Chazelle exulte et monte sur scène! Manque de bol, ce n'était pas la bonne enveloppe ("Ce n'est pas une blague!"). Un accident industriel. C'est bien Moonlight qui l'emporte et un producteur de La La Land, très digne, très classe tend l'Oscar à Barry Jenkins, qui n'en revient pas, assis dans la salle.
On retire tout ce qu'on a dit sur Hollywood qui préfère se regarder dans un miroir et oublie de récompenser des films qui regardent le monde. Pour le coup, cet Oscar du meilleur film est un vrai "face palm" ou une réaction à Trump et à ceux qui l'an dernier accusaient les Oscars de racisme.

Un américain musulman pour la première fois

Dans la catégorie du meilleur second-rôle, ce sont deux afro-américains pour deux films centrés sur des afro-américains, et leurs conditions de vie dans une Amérique qui ne leur fait pas de cadeaux, qui ont gagné. Viola Davis réalise ainsi l'exploit d'être la première interprète afro-américaine à avoir emporté un Emmy, un Tony et un Oscar. Outre l'Oscar du meilleur second-rôle pour Mahershala Ali (et premier acteur musulman à être ainsi lauréat d'un Oscar ce qui a du rendre Trump plus rouge que d'habitude), Moonlight a aussi remporté l'Oscar de la meilleure adaptation. L'auteur de la pièce originelle Tarell Alvin McCraney a d'ailleurs dédié "ce prix à toute la communauté LGBT !" Les minorités assument face à cette Amérique qui tente de revenir en arrière.

Un doublé rare grâce à Farhadi

Et que Le client décroche l'Oscar du meilleur film en langue étrangère (certes les quatre autres nommés n'étaient pas ni meilleurs ni moins bons) et on ne pourra qu'y voir une contestation affichée au Muslim ban du président des Etats-Unis, qui a empêché Asghar Farhadi d'aller sur la scène des Oscars pour la deuxième fois, cinq ans après celui qu'il a reçu pour Une séparation. Boycottant la cérémonie au nom des habitants des sept pays interdits d'entrée aux USA, il a rappelé que les films étaient fait pour partager les valeurs humanistes et abolir les frontières. Il devient le sixième réalisateur à gagner plus d'une fois cet Oscar (après Vittorio De Sica (1948, 1950, 1965, 1972), Federico Fellini (1957, 1958, 1964, 1975), Ingmar Bergman (1961, 1962, 1984), René Clément (1951,1953) et Akira Kurosawa (1952, 1976)).

Le plus jeune cinéaste oscarisé

Cette année, les Oscars ont éparpillé leurs récompenses entre de nombreux films tout en privilégiant Tu ne tueras point, Moonlight, Manchester by the Sea et bien sûr La La Land, qui ont tous gagné plus d'une statuette. Comme si les meilleurs films de l'année avaient chacun leurs propres qualités. De la technique pour le film de Mel Gibson, le scénario et l'acteur pour Manchester by the Sea. Casey Affleck a ainsi logiquement été sacré meilleur acteur, après avoir raflé à peu près tous les prix depuis novembre. la musique et la réalisation pour La La Land, qui récolte 6 Oscars! Damien Chazelle devient le réalisateur le plus jeune à recevoir l'Oscar du meilleur réalisateur, by the way. Dommage qu'il ait fait un discours si banal... Comme on s'y attendait, Emma Stone rapporte elle aussi un Oscar de la meilleure actrice, empêchant Isabelle Huppert de faire son grand chelem américain. "J'ai encore beaucoup à apprendre mais cette statuette c'est un symbole pour poursuivre ce voyage" a rappelé la jeune actrice.

Ce fut donc un palmarès sans réelle surprise, mais assez équilibré pour cette 89e Cérémonie des Oscars, et la preuve, une fois de plus, que les films d'auteur ont réellement dominé l'année hollywoodienne. C'est d'autant plus une bonne nouvelle que chacun des gagnants a été rentable pour leurs producteurs et même, pour certains, de véritables succès publics. On peut regretter que plus les Oscars majeurs passaient, plus les discours s'affadissaient, avec des tonnes de remerciements personnels. La fin de la soirée était ainsi une suite de consécrations attendues, sans la verve de Jimmy Kimmel ou l'engagement des speechs des premiers gagnants.

Mais Kimmel a été bon jusqu'au bout. Profitant de l'incident sur l'Oscar du meilleur film, il a eu la bonne vanne pour conclure: "Je savais que j'allais foirer... Je vous promets de ne plus jamais revenir !"

Meilleur film: Moonlight
Meilleur réalisateur: Damien Chazelle pour La La Land

Meilleure actrice: Emma Stone dans La La Land
Meilleur acteur: Casey Affleck dans Manchester by the Sea
Meilleur second-rôle féminin: Viola Davis dans Fences
Meilleur second-rôle masculin: Mahershala Ali dans Moonlight

Meilleur film en langue étrangère: Le client d'Asghar Farhadi
Meilleur film d'animation: Zootopie de Byron Howard, Rich Moore et Clark Spencer
Meilleur court métrage d'animation: Piper d'Alan Barillaro et Marc Sondheimer
Meilleur documentaire: O.J.: Made in America d'Ezra Edelman et Caroline Waterlow
Meilleur court métrage documentaire: The White Helmets d'Orlando von Einsiedel et Joanna Natasegara
Meilleur court métrage fiction: Mindenki (Sing) de Kristof Deak et Anna Udvardy

Meilleur scénario: Kenneth Lonergan (Manchester by the Sea)
Meilleure adaptation: Barry Jenkins et Tarell Alvin McCraney (Moonlight)
Meilleure musique: Justin Hurwitz (La La Land)
Meilleure chanson: "City of stars" (La La Land)

Meilleure image: Linus Sandgren (La La Land)
Meilleur montage: John Gilbert (Tu ne tueras point)
Meilleurs décors: David Wasco, Sandy Reynolds-Wasco (La La Land)
Meilleurs costumes: Colleen Atwood (Les animaux fantastiques)
Meilleurs maquillages et coiffures: Alessandro Bertolazzi, Giorgio Gregorini, Christopher Allen Nelson (Suicide Squad)
Meilleur montage (son): Sylvain Bellemare (Premier contact)
Meilleur mixage (son): Kevin O'Connell, Andy Wright, Robert Mackenzie, Peter Grace (Tu ne tueras point)
Meilleurs effets visuels: Robert Legato, Adam Valdez, Andrew R. Jones, Dan Lemmon (Le livre de la jungle)

Spirit Awards 2017 : Moonlight au sommet, Isabelle Huppert dans les étoiles

Posté par wyzman, le 26 février 2017

A quelques heures des Oscars 2017, le deuxième long métrage de Barry Jenkins vient de réaliser une magnifique razzia aux Spirit Awards. Eh oui, la cérémonie qui récompense le meilleur du cinéma indépendant n'est pas passée à côté de Moonlight, le film le plus récompensé de l'année qui traite notamment des tourments intérieurs d'un jeune homme noir tentant de comprendre sa sexualité. Déjà récompensé du Golden Globe du meilleur film dramatique en janvier dernier, cette pépite est nommée pas moins de 8 fois aux Oscars de ce soir.

Élu meilleur film de l'année face à American Honey, Chronic, Jackie et Manchester by the Sea, Moonlight a également permis à son réalisateur, Barry Jenkins, de repartir avec le Graal de sa catégorie. Sans surprise, Casey Affleck a été nommé meilleur acteur pour son rôle dans Manchester by the Sea tandis qu'Isabelle Huppert s'est offerte la statuette de meilleure actrice pour son incroyable performance dans Elle. Dans le reste du palmarès, on retiendra bien évidemment The Witch, nommé meilleur premier film, Toni Erdmann, meilleur film étranger et O.J. : Made in America, meilleur film documentaire.

A quelques heures des Oscars, toute l'équipe de Moonlight peut donc sourire. Avec six trophées (dont le prix Robert Altman décerné à l'ensemble du casting), il y a fort à parier que le film ne repartira pas les mains vides du Dolby Theatre de Los Angeles. Par ailleurs, vous êtes cordialement invités à venir célébrer le cinéma américain et les Oscars en notre compagnie ce soir au Club de l'Etoile !

Meilleur film

Moonlight / American Honey Chronic / Jackie / Manchester by the Sea

Meilleur réalisateur

Barry Jenkins - "Moonlight" / Andrea Arnold –”American Honey” / Pablo Larraín –”Jackie”  / Jeff Nichols –”Loving” / Kelly Reichardt –”Certain Women”

Meilleur acteur

Casey Affleck –”Manchester by the Sea” / David Harewood –”Free in Deed” / Viggo Mortensen –”Captain Fantastic” / Jesse Plemons –”Other People” / Tim Roth –”Chronic”

Meilleure actrice

Isabelle Huppert –”Elle” / Annette Bening –”20th Century Women” / Sasha Lane –”American Honey” / Ruth Negga –”Loving” / Natalie Portman –”Jackie”

Meilleur acteur dans un second rôle

Ben Foster –”Hell or High Water”/ Ralph Fiennes –”A Bigger Splash” / Lucas Hedges –”Manchester by the Sea” / Shia LaBeouf –”American Honey” / Craig Robinson –”Morris from America”

Meilleure actrice dans un second rôle

Molly Shannon –”Other People” / Edwina Findley –”Free in Deed” / Paulina García –”Little Men” / Lily Gladstone –”Certain Women” / Riley Keough –”American Honey”

Meilleur scénario

Barry Jenkins et Tarell Alvin McCraney –”Moonlight” / Mike Mills –”20th Century Women” / Taylor Sheridan –”Hell or High Water” / Ira Sachs et Mauricio Zacharias –”Little Men” / Kenneth Lonergan –”Manchester by the Sea”

Meilleur premier scénario

Robert Eggers –”The Witch” / Chris Kelly –”Other People” / Adam Mansbach –”Barry” / Stella Meghie –”Jean of the Joneses” / Craig Shilowich –”Christine”

Meilleur premier film

“The Witch” / “The Childhood of a Leader” / “The Fits” / “Other People” / “Swiss Army Man”

Meilleur film documentaire

“O.J.: Made in America” / “13th” / “I Am Not Your Negro” / “Cameraperson” / “Sonita” / “Under the Sun”

Meilleure photographie

James Laxton –”Moonlight” / Ava Berkofsky –”Free in Deed” / Lol Crawley –”The Childhood of a Leader” / Zach Kuperstein –”The Eyes of My Mother” / Robbie Ryan –”American Honey”

Meilleur montage

Joi McMillon et Nat Sanders –”Moonlight” / Matthew Hannam –”Swiss Army Man” / Jennifer Lame –”Manchester by the Sea” / Jake Roberts –”Hell or High Water” / Sebastián Sepúlveda –”Jackie”

Meilleur film étranger

“Toni Erdmann” (Allemagne/Roumanie) / “Aquarius” (Brésil) / “Chevalier” (Frèce) / “Trois souvenirs de ma jeunesse” (France) / “Under the Shadow” (Iran/UK)

Prix Robert Altman

Moonlight

Prix John Casavetes

Spa Night / Free in Deed / Hunter Gatherer / Lovesong / Nakom