HBO et Adam McKay adaptent Parasite de Bong Joon-ho en mini-série

Posté par wyzman, le 11 janvier 2020

Si l'on en croit les informations de Variety, HBO prépare une mini-série adaptée du film sud-coréen Parasite.

Une production de qualité

Plus qu'un simple projet, HBO serait actuellement en pourparlers avec le réalisateur du film Bong Joon-ho et Adam McKay (The Big Short, Vice) afin qu'ils deviennent producteurs exécutifs du projet. Cela étant, le mystère reste totale sur la diégèse même ce cette adaptation : s'agira-t-il d'un remake du film en anglais ou d'une sorte de spin-off ?

Bien que cela surprenne, un tel projet était pourtant à prévoir tant le parcours de Parasite semble sans faille. En effet, après la Palme d'or et le Prix de l'AFCAE à Cannes en mai dernier, le drame a reçu le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère dimanche dernier, battant ainsi L'Adieu du Lulu Wang, Douleur et Gloire de Pedro Almodovar, Les Misérables de Ladj Ly et Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma. Dès lundi, nous découvrirons si Parasite fait partie des nommés dans la catégorie meilleur film en langue étrangère aux Oscars et pourquoi pas carrément meilleur film.

Pour rappel, Parasite raconte avec brio comment les membres de la famille Kim s'infiltrent dans la vie domestique des riches Park. Parasite est le septième long métrage de Bong Joon-ho, après Barking Dogs Never Bite (2000), Memories of Murder (2003), The Host (2006), Mother (2009), Snowpiercer (2013) et Okja (2017).

Si Adam McKay a ces jours-ci toute l'attention de HBO, c'est sans doute parce que la série qu'il produit Succession a été sacrée meilleur drame aux Golden Globes tandis que Queens (qu'il a aussi produit) pourrait permettre à Jennifer Lopez de décrocher une nomination aux Oscars dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle. Après avoir signé un contrat d'exclusivité avec HBO pour 5 ans, le diffuseur de Game Of Thrones, True Detective et Chernobyl a mis en chantier sa mini-série centrée sur l'affaire Jeffrey Epstein. Enfin, Showtime vient de commander sa prochaine série Lakers !

Berlinale 2020 : Jeremy Irons président du jury de la 70e édition du festival

Posté par wyzman, le 11 janvier 2020

L'information est tombée plus tôt cette semaine : la direction du festival de la Berlinale a confié la présidence de son jury à Jeremy Irons pour son édition anniversaire très attendue.

Des organisateurs ravis

"Les personnages emblématiques que Jeremy Irons a incarnés et son style inimitable m'ont accompagné dans mon parcours cinématographique et m'ont fait prendre conscience de la complexité de la nature humaine. J'apprécie Jeremy Irons en tant que personne aussi bien qu'en tant qu'artiste et je suis fier de l'accueillir en tant que président du jury pour la 70e édition de la Berlinale", a déclaré Carlo Chatrian, directeur artistique de la Berlinale dans un communiqué de presse.

De son côté, Jeremy Irons ne cache pas sa joie : "Je suis très heureux et honoré d'assumer le rôle de président du jury de la Berlinale 2020 - un festival que j'admire depuis longtemps et que j'ai toujours eu plaisir à visiter. Être à Berlin pour le festival est un plaisir particulier pour moi : Cela me donne non seulement l'occasion de revenir dans cette grande ville, mais aussi de regarder les films sélectionnés et de discuter de leurs mérites avec mes collègues jurés".
Figure majeure du cinéma contemporains et du théâtre classique, Jeremy Irons a déjà convaincu le public et la critique dans des productions internationales. Sa filmographie comprend des collaborations avec David Lynch (Inland Empire, 2006), Ridley Scott (Kingdom of Heaven, 2005), Volker Schlöndorff (Un amour de Swann, 1984), Louis Malle (Damage, 1992), Bernardo Bertolucci (Stealing Beauty, 1996) et bien d'autres.
En 2011, Jeremy Irons foulait pour la première fois le tapis de la Berlinale grâce au film en compétition Margin Call de J.C. Chandor. L'acteur y est revenu en 2013 avec Un train de nuit pour Lisbonne de Bille August, que la Berlinale a présenté hors compétition dans le cadre du Concours. Pour rappel, c'est en 1981 et grâce à son rôle principal dans la série Brideshead Revisited et le drame victorien The French Lieutenant's Woman (1981) de Karel Reisz que Jeremy Irons accède à une gloire quasi-immédiate.. Avant cela, il était surtout connu comme acteur de théâtre, notamment dans le West End de Londres.
Depuis, Jeremy Irons a reçu de nombreux prix pour ses performances cinématographiques. Pour son interprétation du rôle de Claus von Bülow dans Reversal of Fortune de Barbet Schroeder, il a reçu le Golden Globe et l'Oscar du meilleur acteur dans un rôle principal en 1991. Il a également reçu un Golden Globe en 2006, en tant que meilleur acteur dans un second rôle pour la série Elizabeth I. En 2002, il a reçu un César d'honneur pour l'œuvre de sa vie. Depuis quelques semaines, on peut le retrouver dans la peau du personnage Ozymandias dans la série Watchmen de HBO.

[2019 dans le rétro] Des films boostés par des chansons inattendues

Posté par wyzman, le 5 janvier 2020

Cette année encore, la musique s’est avérée être un atout de taille au moment de sublimer le cinéma. Que les titres utilisés aient été pensés dès l’écriture du scénario ou plus tard en post-production, les morceaux qui suivent ont rythmé une année ciné particulièrement riche.

« F— Tha Police » des N.W.A (Us)

Nous avons eu différentes occasions de vous explique pourquoi Us est l’un des meilleurs films de l’année et la musique intégrée au film de Jordan Peele n’est qu’une énième raison qui atteste sa qualité. Dans le thriller horrifique, alors qu’Elisabeth Moss et Tim Heidecker sont sur le point d’être achevés par leurs propres doubles, ils font appel à un assistant vocal du nom d’Ophelia (un ersatz de Siri chez Apple et Alexa chez Amazon pour composer le numéro de la police. Résultat : Ophelia balance dans les enceintes de la maison « — The Police » du groupe N.W.A. Preuve s’il en fallait une que Jordan Peele sait nous surprendre dans n’importe quelle situation.

« Being Alive » reprise par Adam Driver (Marriage Story)

Centré sur les raisons qui poussent deux individus à se séparer, Mariage Story est une longue descente en enfer. Par chance, Noah Baumbach a eu la bonne idée d’offrir à Adam Driver (l’époux de Scarlett Johansson dans le film) un monologue musical d’anthologie. En interprétant « Being Alive » dans cette production Netflix, l’acteur de 36 ans surprend comme rarement.

« Glasgow » chantée par Jessie Buckley (Wild Rose)

Présenté au public comme le digne successeur d’A Star Is Born, Wild Rose était l’occasion pour le public de découvrir une actrice aux multiples talents : Jessie Buckley. Du haut de ses 30 ans, cette Irlandaise s’est fait remarquée en 2008 en intégrant le jeu de télé-réalité I’d Do Anything sur la BBC. Après des apparitions dans Taboo, Chernobyl et Fargo, il était temps qu’elle décroche son grand moment !

« Song of a Lovin’ Man » des Buchanan Brothers (Once Upon A Time… in Hollywood)

Les séquences musicales ont beau être nombreuses dans le film de Quentin Tarantino, force est de reconnaître que certaines valent davantage le détour. C’est notamment le cas de ce passage très attendu au cours duquel Sharon Tate (jouée par Margot Robbie) pénètre dans l’un des manoirs Playboy. A contre-pied des mises en scène possibles, Tarantino offre à l’actrice une piste de danse parfaite pour s’amuser et exprimer pleinement liberté et innocence. Un comble !

« Criminal » de Fiona Apple (Hustlers)

Loin d’être le passage musical le plus évident de cette année, force est de reconnaître que l’intégration du morceau à l’intérieur même de l’une des meilleures surprises de 2019 aurait de quoi rendre certains artistes jaloux. En effet, très tôt dans le film de Lorene Scafaria, Jennifer Lopez offre une chorégraphie des plus équivoques à des clients surexcités. Et si le moment est important dans la diérèse de Hustlers, c’est précisément parce qu’en parallèle, Dorothy/Destiny prend pleinement conscience du pouvoir dont on peut disposer lorsque l’on se connaît et que l’on connaît son corps. Bref, une scène très importante !

« Lost in the Woods » chantée par Jonathan Groff (La Reine des Neiges 2)

Nombreux sont ceux à trouver que la magie s’en est trop vite allée dans ce second second opus de La Reine des Neiges. Cela étant, film réalisé par Chris Buck et Jennifer Lee dispose de l’un des passages musicaux les plus originaux de l’année. Alors qu’il cherche Anna dans la forêt, Kristoff a un moment d’introspection brillamment mis en scène grâce à une esthétique particulièrement rétro digne d’un clip de MTV à la fin des années 1980. Sympathique ballade interprétée par Jonathan Groff, « Lost in the Woods » demeure toujours aussi fun une fois reprise par le groupe Weezer.

Mentions spéciales : Rocketman, Le Roi Lion et Joker. Nous ne les avons pas oubliés, nous avons juste été incapables de choisir une séquence plutôt qu’une autre…

Emmy Awards 2019 : Game of Thrones et Fleabag gagnent gros

Posté par wyzman, le 23 septembre 2019

Hier soir, Game Of Thrones nous a offert un dernier tour de force lors des Emmy Awards. En tête des nominations cette année, la série créée par David Benioff et D. B. Weiss est repartie par la très grande porte en remportant le prix de la meilleure série dramatique pour la quatrième année. Peter Dinklage, l'interprète de Tyrion, est quant à lui reparti avec sa quatrième statuette de meilleur acteur dans un second rôle de série dramatique. L'occasion pour HBO, qui diffusait la série, de se frotter les mains une dernière fois. La chaîne câblée termine la course avec 34 prix cette année tandis que sa grande concurrente, Netflix, s'en sort avec 27 récompenses. Viennent ensuite Amazon (15 trophées) et NatGeo (8 trophées).

On retiendra également le sacre de dernière minute de Fleabag (meilleure série comique et meilleure actrice comique pour Phoebe Waller-Bridge) ainsi que celui de Billy Porter, véritable héros de la série Pose, récompensé du prix du meilleur acteur dans une série dramatique. Cette 71e édition des Emmy Awards aura été marquée par les revanches de Jharrel Jerome (When They See Us) et Michelle Williams (Fosse/Verdon) tous deux impressionnants dans leur mini-série respective.

Pour rappel, malgré "seulement" 12 récompenses, Game Of Thrones dominait les nominations avec pas moins de 32 mentions. Jusque-là, le record était détenue par NYPD Blue et ses 27 mentions reçues en 1994. Grâce aux Creative Emmy Awards remis la semaine dernière, le hit de HBO avait déjà remporté 10 statuettes auxquelles ce sont ajoutées les deux d'hier soir. Le dernier mastodonte de HBO aura explosé le records de récompenses reçues en un seule soirée à trois reprises (12 Emmy Awards en 2015, 2016 et 2019). Le programme a tiré sa révérence le 19 mai dernier devant 13,6 millions d'Américains.

Série dramatique

Better Call Saul (AMC)
Bodyguard (Netflix)
Game of Thrones (HBO)
Killing Eve (AMC/BBC America)
Ozark (Netflix)
Pose (FX)
Succession (HBO)
This Is Us (NBC)

Série comique

Barry (HBO)
Fleabag (Amazon Prime)
The Good Place (NBC)
The Marvelous Mrs. Maisel (Amazon Prime)
Russian Doll (Netflix)
Schitt’s Creek (Pop)
Veep (HBO)

Mini-série

Chernobyl (HBO)
Escape at Dannemora (Showtime)
Fosse/Verdon (FX)
Sharp Objects (HBO)
When They See Us (Netflix)

Téléfilm

Black Mirror: Bandersnatch (Netflix)
Brexit (HBO)
Deadwood: The Movie (HBO)
King Lear (Amazon Prime)
My Dinner with Herve (HBO)

Meilleur acteur dans une série dramatique

Jason Bateman (Ozark)
Sterling K. Brown (This Is Us)
Kit Harington (Game of Thrones)
Bob Odenkirk (Better Call Saul)
Billy Porter (Pose)
Milo Ventimiglia (This Is Us)

Meilleure actrice dans une série dramatique

Emilia Clarke (Game of Thrones)
Jodie Comer (Killing Eve)
Viola Davis (How to Get Away With Murder)
Laura Linney (Ozark)
Mandy Moore (This Is Us)
Sandra Oh (Killing Eve)
Robin Wright (House of Cards)

Meilleur acteur dans une série comique

Anthony Anderson (Black-ish)
Don Cheadle (Black Monday)
Ted Danson (The Good Place)
Michael Douglas (The Kominsky Method)
Bill Hader (Barry)
Eugene Levy (Schitt’s Creek)

Meilleure actrice dans une série comique

Christina Applegate (Dead to Me)
Rachel Brosnahan (The Marvelous Mrs. Maisel)
Julia Louis-Dreyfus (Veep)
Natasha Lyonne (Russian Doll)
Catherine O’Hara (Schitt’s Creek)
Phoebe Waller-Bridge (Fleabag)

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm

Mahershala Ali (True Detective)
Benicio Del Toro (Escape at Dannemora)
Hugh Grant (A Very English Scandal)
Jared Harris (Chernobyl)
Jharrel Jerome (When They See Us)
Sam Rockwell (Fosse/Verdon)

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm

Amy Adams (Sharp Objects)
Patricia Arquette (Escape at Dannemora)
Aunjanue Ellis (When They See Us)
Joey King (The Act)
Niecy Nash (When They See Us)
Michelle Williams (Fosse/Verdon)

Emission de télé-réalité avec compétition

The Amazing Race (CBS)
American Ninja Warrior (NBC)
Nailed It (Netflix)
RuPaul’s Drag Race (VH1)
Top Chef (Bravo)
The Voice (NBC)

Talk show de variété

The Daily Show with Trevor Noah (Comedy Central)
Full Frontal with Samantha Bee (TBS)
Jimmy Kimmel Live (ABC)
Last Week Tonight with John Oliver (HBO)
Late Late Show with James Corden (CBS)
Late Show with Stephen Colbert (CBS)

Meilleure actrice dans un second rôle de série dramatique

Gwendoline Christie (Game of Thrones)
Julia Garner (Ozark)
Lena Headey (Game of Thrones)
Fiona Shaw (Killing Eve)
Sophie Turner (Game of Thrones)
Maisie Williams (Game of Thrones)

Meilleur acteur dans un second rôle de série dramatique

Alfie Allen (Game of Thrones)
Jonathan Banks (Better Call Saul)
Nikolaj Coster-Waldeau (Game of Thrones)
Peter Dinklage (Game of Thrones)
Giancarlo Esposito (Better Call Saul)
Michael Kelly (House of Cards)
Chris Sullivan (This Is Us)

Meilleure actrice dans un second rôle de série comique

Alex Borstein (The Marvelous Mrs. Maisel)
Anna Chlumsky (Veep)
Sian Clifford (Fleabag)
Olivia Colman (Fleabag)
Betty Gilpin (GLOW)
Sarah Goldberg (Barry)
Marin Hinkle (The Marvelous Mrs. Maisel)
Kate McKinnon (Saturday Night Live)

Meilleur acteur dans un second rôle de série comique

Alan Arkin (The Kominsky Method)
Anthony Carrigan (Barry)
Tony Hale (Veep)
Stephen Root (Barry)
Tony Shalhoub (The Marvelous Mrs. Maisel)
Henry Winkler (Barry)

Meilleure actrice dans un second rôle de mini-série ou téléfilm

Patricia Arquette (The Act)
Marsha Stephanie Blake (When They See Us)
Patricia Clarkson (Sharp Objects)
Vera Farmiga (When They See Us)
Margaret Qualley (Fosse/Verdon)
Emily Watson (Chernobyl)

Meilleur acteur dans un second rôle de mini-série ou téléfilm

Asante Blackk (When They See Us)
Paul Dano (Escape at Dannemora)
John Leguizamo (When They See Us)
Stellan Skarsgård (Chernobyl)
Ben Whishaw (A Very English Scandal)
Michael K. Williams (When They See Us)

[Passions américaines] Fosse/Verdon (2019) avec Sam Rockwell et Michelle Williams

Posté par vincy, le 24 août 2019

C'est la série qui n'était pas forcément attendue parmi les favorites aux prochains Emmy Awards. 7 nominations dans les catégories principales (meilleure série unitaire, meilleur acteur, meilleure actrice, deux fois meilleur réalisateur, meilleur scénario) et 10 autres dans les catégories techniques. Fosse/Verdon, diffusée aux USA en avril/mai sur FX, et en France sur Canal +, composée de huit épisodes, est l'adaptation de la biographie Fosse de Sam Wasson, développée par Steven Levenson (Masters of Sex) et Thomas Kail (Hamilton). Elle est produite par les deux acteurs principaux, la star de Broadway Lin-Manuel Miranda (vu dans Le retour de Mary Poppins) et la fille du couple Verdon / Fosse, Nicole Fosse.

On connait tous de nom Bob Fosse, chorégraphe, danseur, metteur en scène, réalisateur. Trois fois cité à l'Oscar du meilleur réalisateur (il l'a eu pour Cabaret), 20 fois nommé aux Tony Awards (il en a récolté 9, notamment pour Damn Yankees, Sweet Charity, Pippin, mais aucun pour Chicago), trois Emmy en poche, et une Palme d'or à Cannes (All that Jazz), il a été l'un des talents les plus importants des années 1950 aux années 1980 tant pour le théâtre que pour le cinéma. On connaît moins Gwen Verdon. Cette star de Broadway a reçu 4 Tony Awards de la meilleure actrice dans un musical (en plus de deux nominations, dont une pour la création du rôle de Roxie dans Chicago). Au cinéma, elle a eu un grand rôle, celui dans l'adaptation du musical Damn Yankees, et a su, à la fin de sa carrière, se créer des opportunités avec Cocoon de Ron Howard, Nadine de Robert Benton, The Cotton Club de Francis Ford Coppola, Alice de Woody Allen et Simples secrets de Jerry Zacks.

C'est d'ailleurs l'occasion de voir comment le perfectionniste Fosse, avec sa muse Verdon, ont conçu des spectacles, quelques chorégraphies cultes, et collaboré ensemble à des films comme Cabaret . Car Fosse/Verdon vous emmène dans les coulisses des tournages, des salles de montage, des salles de répétition. Toute l'exigence de Bob Fosse, tout le talent de Gwen Verdon se retrouvent ainsi, aussi, ici.

Oscar du meilleur second-rôle en 2018 et nommé au même Oscar cette année, Sam Rockwell est à l'affiche depuis 30 ans, tournant pour Woody Allen, George Clooney, Ridley Scott, Ron Howard, Adam McKay et Clint Eastwood. Ici, on le découvre addict aux médocs, sexopathe, danseur, égoïste, génie créateur, époux imparfait, père cruel malgré lui, frôlant tantôt le burn-out, tantôt l'infarctus. On n'arrive jamais à le détester alors que tout son comportement est critiquable. Il aurait été cloué au pilori à l'ère #metoo. Mais il nous émeut réellement quand il essaie de tenir une promesses, faire des claquettes sur le cercueil de son meilleur ami, sans y parvenir, terrassé par l'émotion.

Révélée par la série jeunesse Dawson à la fin des années 1990, Michelle Williams, quatre fois nommée aux Oscars a été révélée dans Brockeback Mountain, avant d'enchainer plusieurs films indépendants remarqués, mais aussi de tourner dans des films comme Shutter Island, My Week with Marilyn, Le monde fantastique d'O, Manchester by the Sea, The Greatest Showman et Venom. C'est un véritable job de métamorphose qu'elle opère ici, acceptant d'être grimée pour vieillir, mais transformant aussi sa voix, dansant avec agilité lorsqu'elle est jeune, avec plus de souffrance en vieillissant. Mère protectrice, épouse bafouée, vedette accro à la lumière, elle s'adapte à toutes les situations, capable de nous bouleverser quand elle mange seule ses spaghettis dans sa cuisine.

La force et l'intensité de la série est de composer un puzzle où se dessine une passion artistique et sentimentale qui traverse quatre décennies. Car Fosse est perdu sans Verdon et Verdon n'est rien sans Fosse. Même quand ils se séparent, ils restent mariés. Elle est là, légataire et protectrice de son œuvre, à laquelle elle a fortement contribué dans l'ombre. Même quand elle n'a plus l'âge pour le rôle, il s'adapte pour qu'elle poursuive son rêve. Il est là, capable de se mettre en danger pour qu'elle puisse étinceler sur scène une dernière fois. C'est la beauté de l'histoire. Même si elle est un peu romancée par un découpage qui se concentre sur les années 1970, cette histoire vraie touche au cœur. Sans doute parce que les faces sombres du couple et de chacun d'entre eux, comme de leur fille, sont toutes (sur)exposées. Une bande de névrosées, d'angoissés, d'égoïstes tentant d'appréhender la normalité, alors qu'ils connaissent le (lourd) prix à payer: leurs destins ne sont pas exempts de drames.

Sans doute parce que chaque épisode est un film formellement différent (même le générique varie), jusqu'à imaginer un huis-clos décisif dans une villa sur la plage, ou jouer avec le temps en faisant des aller-retours entre les époques. Chaque séquence devient alors une touche impressionniste d'un tableau où l'amour et l'art dictent leurs lois à deux êtres ayant pactisé avec leurs passions dévoratrices. Un mélodrame sublime qui s'achève sur un trottoir à l'entrée d'un théâtre. Au sol, et dans les larmes. Malgré l'amertume, les colères, le rejet, l'affection était la plus forte. Il n'y avait bien que la mort qui pouvait les séparer.

Matrix 4 : Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss et Lana Wachowski donnent leur feu vert

Posté par wyzman, le 20 août 2019

C'est l'information dont tout le monde parlera cette semaine : la trilogie de science-fiction Matrix aura droit à une suite !

Retour dans la matrice

Selon les informations de Variety, Lana Wachowski serait en charge de l'écriture et de la réalisation de ce quatrième volet tandis que Keanu Reeves et Carrie-Anne Moss seraient prêts à endosser à nouveau les longs manteaux de Neo et Trinity.

Président de Warner Bros. Picture Group, Tobby Emmerich n'a pas manqué de partager sa joie il y a quelques minutes au moment d'annoncer la mise en projet de Matrix 4. "Nous ne pourrions pas être plus excités d'être de retour dans l'univers de 'Matrix' avec Lana" a-t-il déclaré avant d'ajouter : "Lana est une vraie visionnaire, une cinéaste et créatrice singulière et originale, et nous sommes ravis qu'elle écrive, réalise et produise ce nouveau chapitre de l'univers de Matrix".
Très enthousiaste à l'idée de retrouver cet univers que sa soeur et elles ont su porter sur grand écran avec succès, Lana Wachowski explique de son côté : "Bon nombre des idées que Lilly et moi avons explorées il y a 20 ans au sujet de notre réalité sont encore plus pertinentes aujourd'hui. Je suis très heureuse de retrouver ces personnages et reconnaissante d'avoir une autre chance de travailler avec mes brillants amis."
Produit et distribué mondialement par Warner Bros. Pictures et Village Roadshow Pictures, ce qui deviendra très vite un blockbuster attendu sera co-écrit par Aleksander Hemon et David Mitchell (Sense8). Le film devrait en outre entrer en phase de production dès le début de l'année 2020. Pour rappel, Matrix, Matrix Reloaded et Matrix Revolutions, tous les trois écrits et réalisés par Lana et Lilly Wachowski, ont rapporté pas moins de 1,6 milliard de dollars au box-office mondial.

Anna : Luc Besson profite de la Fête du cinéma pour présenter son nouveau film

Posté par wyzman, le 1 juillet 2019

Deux ans après Valérian et la Cité des mille planètes, Luc Besson est de retour avec un nouveau film, Anna, qui n’est pas sans rappeler certains de ses précédents projets, Nikita (1990) et Lucy (2014) en tête !

Des avant-première dans toute la France

Depuis le 30 juin dernier et jusqu’à ce mercredi 3 juillet, la place de cinéma ne coûte que 4 euros dans le cadre de la Fête du cinéma. Et si cette dernière est généralement l’occasion pour de plus petits films, distributeurs et exploitants de sortir la tête de l’eau, c’était sans compter sur l’arrivée de Luc Besson à la fête. Car bien qu’Anna ne sorte pas avant le 10 juillet en France, le film sera tout de même projeté en avant-première un peu partout dans l’Hexagone dès ce mardi 2 juillet.

Evénement incontournable de ce début d'été, Pathé ne pouvait pas ne pas se joindre. Le studio a donc décidé de mettre en place une journée d’avant-premières ce mardi 2 juillet afin que le nouveau film écrit et réalisé par Luc Besson puisse élargir considérablement son audience. Pour rappel, le film porté par Sasha Luss, Helen Mirren, Luke Evans et Cillian Murphy est un thriller d’action dans lequel une espionne particulièrement douée se retrouve traquée de tous les côtés.

Si sur le plan financier, Luc Besson est loin d'être tiré d'affaire, ses derniers n'ont pas démérité. Valérian et la Cité des milles planètes (2017) a attiré plus de 4 millions de Français en salle, Lucy (2014) en a captivé plus de 5 millions tandis qu'ils étaient près d'un million à se laisser emporter par Malavita (2013).

La cinéaste portugaise Teresa Villaverde à l’honneur au Centre Pompidou

Posté par vincy, le 13 juin 2019

Du Portugal on connaît le regretté et vénéré Manoel de Oliveira, le transgressif Joao Pedro Rodrigues, le poétique Joao César Monteiro, le réaliste Pedro Costa et l'audacieux Miguel Gomes. Entre les vétérans et la jeune garde montant, une femme s'est imposée, devenant par ailleurs l'une des réalisatrices les plus respectées en Europe: Teresa Villaverde.

En 7 longs métrages et trois documentaires depuis 2011, elle a brillé dans les festivals, dès le début de sa carrière: A Idade Maior, son premier film, sélectionné à la Berlinale, Três Irmaos, son deuxième long, qui a valu un prix d'interprétation féminine à Maria de Medeiros à Venise, le suivant, Os Mutantes, sélectionné à Un certain regard à Cannes, Transe présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes... Venise, c'est un peu son festival d'ailleurs, puisqu'elle y a présenté Eau et sel et Cisne, en plus de lui consacrer un documentaire. Son dernier film, Contre ton cœur, qui sortira le 19 juin en France, était en compétition à Berlin en 2017 et a été présenté à l'Acid à Cannes.

Du 14 au 30 juin, le Centre Pompidou va présenter l'ensemble de son œuvre. A 53 ans, la cinéaste continue d'explorer la difficulté du vivre ensemble et la précarité des peuples. "Autodidacte de formation, ses premières œuvres content des personnages, des lieux et des thèmes sociaux présentant des affinités avec le travail développés au même moment par d’autres cinéastes de sa génération comme Pedro Costa ou João Canijo – la mélancolie et la révolte, le sentiment d’être orphelin, l’interrogation sur la jeunesse inadaptée, l’hostilité de l’espace urbain" explique Pompidou, qui rappelle que son cinéma est "rageur, engagé et irrémédiablement féminin."

Teresa Villaverde aime filmer des survivants à un monde naturellement hostile. La notion de solidarité traverse son œuvre, énergique et combattive. "En Europe on ressent de plus en plus l’imposition d’un cinéma narratif. L’auteur écrit un scénario qu’il envoie aux bureaucrates de la télévision. Avant de naître il est déjà chez le médecin ! Mais le cinéma est bien plus qu’un fil narratif. C’est le temps, le silence, l’image, le son, le cinéma est plus proche de la poésie, du moins il devrait" explique-t-elle. Sa masterclass aura lieu le 22 juin à 17h.

La rétrospective, qui comprend 8 longs et 5 formats courts, montrera aussi Le Thermomètre de Galilée, son documentaire inédit réalisé l'an dernier, où pendant tout un été, la réalisatrice est restée avec le cinéaste  culte italien Tonino De Bernardi.

Cannes 2019 : Hors Normes d’Eric Toledano et Olivier Nakache projeté en Dernière séance

Posté par wyzman, le 6 mai 2019

C'est la nouvelle comédie d'Eric Toledano et Olivier Nakache qui clôturera la 72e édition du Festival de Cannes.

Le film de clôture devient la Dernière séance

Dès ce samedi 25 mai, le long métrage qui achèvera les deux semaines de festivités ne sera plus nommé "film de clôture" mais bien "Dernière séance", en référence au film de Peter Bogdanovich et à la chanson d'Eddy Mitchell. Un changement de nom qui se veut aussi culturel qu'historique puisque c'est au cours de cette fameuse dernière séance que les festivaliers ont pu découvrir E.T., l'extraterrestre de Steven Spielberg en 1982 et Thelma et Louise de Ridley Scott en 1991 ou encore L'homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam en 2018.

Pour renouer avec sa propre tradition, le Festival de Cannes s'achèvera donc cette année avec Hors Normes, le nouveau film d'Eric Toledano et Olivier Nakache dans le Grand Théâtre Lumière. Après le handicap (Intouchables) et l'immigration (Samba), les deux réalisateurs français proposent cette fois une comédie sur l'autisme. Porté par Vincent Cassel et Reda Kateb, Hors Normes raconte le quotidien de Bruno et Malik, deux membres d'associations qui forment des jeunes issus des quartiers difficiles à encadrer les enfants et adolescents encore trop souvent qualifiés "d'hyper complexes".

Particulièrement fier de son choix, Thierry Frémaux, l'actuel Délégué général du Festival explique : "Cette œuvre ultra-contemporaine porte une belle promesse d’avenir. Avec Hors Normes projeté lors de cette Dernière séance, comme avec les autres films français présentés en Sélection officielle, le cinéma montrera en 2019 sa capacité à évoquer les cités, les rues et les centres commerciaux, les visages des jeunes, leurs engagements, leur musique et leurs lieux, leur rage de vivre et leur questionnement du monde."

Pour rappel, l'édition 2019 du Festival de Cannes débute le mardi 14 mai avec le film de Jim Jarmusch, The Dead Don’t Die. Le palmarès, toujours très attendu, sera quant à lui rendu le samedi 25 mai par le Jury présidé par Alejandro González Iñárritu.

Netflix gonfle les salaires des stars d’Hollywood

Posté par wyzman, le 2 mai 2019

Le très sérieux magazine Variety a dévoilé les cachets de certaines des plus grandes stars américaines dans un long exposé.

Gros cachet, zéro avantage

Désormais incontournable, Netflix ne lésine pas sur les sommes qu’il offre aux grosses stars qu’il débauche. Ainsi, Ryan Murphy aurait touché 300 millions de dollars au moment de signer un contrat d’exclusivité, Shonda Rhimes aurait signé un contrat de 100 millions de dollars s’étalant sur plusieurs années, Beyoncé aurait touché 60 millions d dollars pour son documentaire Homecoming et deux autres projets et personne n’ose imaginer ce qui a été proposé au couple Obama pour ses documentaire et série politique à venir.

Dans un tel contexte, les grands studios américains tentent de suivre le rythme sans pour autant prendre davantage de risques que par le passé. Si les sommes offertes par Netflix peuvent sembler insensées, précisons que celles-ci n’impliquent aucun avantage. Eh oui, pour un film Netflix, le salaire reste le même peu importe le nombre de personnes qui regardent le programme en question. En d’autres termes, le géant du streaming n’étant pas distribué à grande échelle dans des salles de cinéma, les acteurs, scénaristes et réalisateurs peuvent difficilement négocier un quelconque pourcentage sur les recettes du projet en question. Pour rappel, les revenus de Netflix viennent exclusivement de ses abonnements.

Voilà pourquoi il n’est pas surprenant de voir que Ryan Reynolds a reçu pas moins de 27 millions de dollars pour jouer le film Six Underground de Michael Bay pour Netflix. De son côté, Will Smith devrait se voir offrir pas moins de 35 millions de dollars pour Bright 2, la suite du film réalisé par David Ayer pour la plateforme et pourtant descendu par la critique. Si les années précédentes Martin Lawrence et Will Smith ont pu recevoir jusqu’à 20 millions de dollars par film, le premier a accepté de baisser drastiquement son cachet (sans les recettes annexes) afin de permettre à Bad Boys for Life de se faire. Ainsi, Martin Lawrence devrait toucher 6 millions de dollars quand le toujours incontournable Will Smith a rempilé pour 17 millions de dollars !

Petit cachet pour gros réalisateur

Le dernier enseignement du grand exposé de Variety est sans doute le plus important : les grandes stars hollywoodiennes n’ont plus peur de se mettre "au régime" afin d’avoir la chance de tourner pour de grands réalisateurs. Oscarisée et ultra branchée, Lupita Nyong’o aurait gagné moins d'un million de dollars pour Us de Jordan Peele, se rattrapant avec la vidéo à la demande et les recettes à l'étranger. De son côté, Ansel Elgort n’a demandé que 5 millions de dollars afin de ne pas compromettre le West Side Story de Steven Spielberg. Enfin, Leonardo DiCaprio et Brad Pitt ont divisé leur cachet respectif par deux (10 millions de dollars) afin de se retrouver dans Il était une fois Hollywood de Quentin Tarantino.

Cela étant, d’autres acteurs n’ont pas à se priver. Désormais omniprésent grâce aux franchises Fast and Furious et Jumanji ainsi que les blockbusters qu’il est le seul à pouvoir porter (San Andreas, Rampage, Skyscraper), Dwayne Johnson demeure l’un des rares à pouvoir demander 20 millions de dollars à un studio sans crainte. Après 11 années de bonnes loyaux services chez Marvel, Robert Downey Jr. peut exiger la même somme peu importe le projet - même Le Voyage de Docteur Dolittle attendu pour le 29 janvier 2020. Enfin, après avoir été éclipsée par ses collègues masculin dans Batman v Superman : L’Aube de la justice et le carton de Wonder Woman, personne ne sera surpris d’apprendre que Gal Gadot touchera 10 millions de dollars pour Wonder Woman 1984.

27M$Ryan Reynolds pour Six Underground (Netflix)
20M$Dwayne Johnson pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
20M$Robert Downey Jr. pour Le Voyage de Docteur Dolittle (Universal)
17M$Will Smith pour Bad Boys for Life (Sony)
13M$Jason Statham pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
12-14M$Tom Cruise pour Top Gun : Maverick (Paramount)
12-13M$Emily Blunt pour Sans un bruit 2 (Paramount)
10M$Brad Pitt pour Il était une fois Hollywood (Sony)
10M$Gal Gadot pour Wonder Woman 1984 (Warner Bros.)
10M$Leonardo DiCaprio pour Il était une fois Hollywood (Sony)
9-10M$Margot Robbie pour Birds Of Prey (Warner Bros., également productrice)
8M$Idris Elba pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
8M$Ben Affleck pour Triple Frontière (Netflix)
7M$Kristen Stewart pour Charlie’s Angels (Sony)
6M$Martin Lawrence pour Bad Boys for Life (Sony)
4.5M$Joaquin Phoenix pour Joker (Warner Bros.)
2.5M$Jessica Chastain pour Ça 2 (Warner Bros.)