[Passions américaines] Fosse/Verdon (2019) avec Sam Rockwell et Michelle Williams

Posté par vincy, le 24 août 2019

C'est la série qui n'était pas forcément attendue parmi les favorites aux prochains Emmy Awards. 7 nominations dans les catégories principales (meilleure série unitaire, meilleur acteur, meilleure actrice, deux fois meilleur réalisateur, meilleur scénario) et 10 autres dans les catégories techniques. Fosse/Verdon, diffusée aux USA en avril/mai sur FX, et en France sur Canal +, composée de huit épisodes, est l'adaptation de la biographie Fosse de Sam Wasson, développée par Steven Levenson (Masters of Sex) et Thomas Kail (Hamilton). Elle est produite par les deux acteurs principaux, la star de Broadway Lin-Manuel Miranda (vu dans Le retour de Mary Poppins) et la fille du couple Verdon / Fosse, Nicole Fosse.

On connait tous de nom Bob Fosse, chorégraphe, danseur, metteur en scène, réalisateur. Trois fois cité à l'Oscar du meilleur réalisateur (il l'a eu pour Cabaret), 20 fois nommé aux Tony Awards (il en a récolté 9, notamment pour Damn Yankees, Sweet Charity, Pippin, mais aucun pour Chicago), trois Emmy en poche, et une Palme d'or à Cannes (All that Jazz), il a été l'un des talents les plus importants des années 1950 aux années 1980 tant pour le théâtre que pour le cinéma. On connaît moins Gwen Verdon. Cette star de Broadway a reçu 4 Tony Awards de la meilleure actrice dans un musical (en plus de deux nominations, dont une pour la création du rôle de Roxie dans Chicago). Au cinéma, elle a eu un grand rôle, celui dans l'adaptation du musical Damn Yankees, et a su, à la fin de sa carrière, se créer des opportunités avec Cocoon de Ron Howard, Nadine de Robert Benton, The Cotton Club de Francis Ford Coppola, Alice de Woody Allen et Simples secrets de Jerry Zacks.

C'est d'ailleurs l'occasion de voir comment le perfectionniste Fosse, avec sa muse Verdon, ont conçu des spectacles, quelques chorégraphies cultes, et collaboré ensemble à des films comme Cabaret . Car Fosse/Verdon vous emmène dans les coulisses des tournages, des salles de montage, des salles de répétition. Toute l'exigence de Bob Fosse, tout le talent de Gwen Verdon se retrouvent ainsi, aussi, ici.

Oscar du meilleur second-rôle en 2018 et nommé au même Oscar cette année, Sam Rockwell est à l'affiche depuis 30 ans, tournant pour Woody Allen, George Clooney, Ridley Scott, Ron Howard, Adam McKay et Clint Eastwood. Ici, on le découvre addict aux médocs, sexopathe, danseur, égoïste, génie créateur, époux imparfait, père cruel malgré lui, frôlant tantôt le burn-out, tantôt l'infarctus. On n'arrive jamais à le détester alors que tout son comportement est critiquable. Il aurait été cloué au pilori à l'ère #metoo. Mais il nous émeut réellement quand il essaie de tenir une promesses, faire des claquettes sur le cercueil de son meilleur ami, sans y parvenir, terrassé par l'émotion.

Révélée par la série jeunesse Dawson à la fin des années 1990, Michelle Williams, quatre fois nommée aux Oscars a été révélée dans Brockeback Mountain, avant d'enchainer plusieurs films indépendants remarqués, mais aussi de tourner dans des films comme Shutter Island, My Week with Marilyn, Le monde fantastique d'O, Manchester by the Sea, The Greatest Showman et Venom. C'est un véritable job de métamorphose qu'elle opère ici, acceptant d'être grimée pour vieillir, mais transformant aussi sa voix, dansant avec agilité lorsqu'elle est jeune, avec plus de souffrance en vieillissant. Mère protectrice, épouse bafouée, vedette accro à la lumière, elle s'adapte à toutes les situations, capable de nous bouleverser quand elle mange seule ses spaghettis dans sa cuisine.

La force et l'intensité de la série est de composer un puzzle où se dessine une passion artistique et sentimentale qui traverse quatre décennies. Car Fosse est perdu sans Verdon et Verdon n'est rien sans Fosse. Même quand ils se séparent, ils restent mariés. Elle est là, légataire et protectrice de son œuvre, à laquelle elle a fortement contribué dans l'ombre. Même quand elle n'a plus l'âge pour le rôle, il s'adapte pour qu'elle poursuive son rêve. Il est là, capable de se mettre en danger pour qu'elle puisse étinceler sur scène une dernière fois. C'est la beauté de l'histoire. Même si elle est un peu romancée par un découpage qui se concentre sur les années 1970, cette histoire vraie touche au cœur. Sans doute parce que les faces sombres du couple et de chacun d'entre eux, comme de leur fille, sont toutes (sur)exposées. Une bande de névrosées, d'angoissés, d'égoïstes tentant d'appréhender la normalité, alors qu'ils connaissent le (lourd) prix à payer: leurs destins ne sont pas exempts de drames.

Sans doute parce que chaque épisode est un film formellement différent (même le générique varie), jusqu'à imaginer un huis-clos décisif dans une villa sur la plage, ou jouer avec le temps en faisant des aller-retours entre les époques. Chaque séquence devient alors une touche impressionniste d'un tableau où l'amour et l'art dictent leurs lois à deux êtres ayant pactisé avec leurs passions dévoratrices. Un mélodrame sublime qui s'achève sur un trottoir à l'entrée d'un théâtre. Au sol, et dans les larmes. Malgré l'amertume, les colères, le rejet, l'affection était la plus forte. Il n'y avait bien que la mort qui pouvait les séparer.

Matrix 4 : Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss et Lana Wachowski donnent leur feu vert

Posté par wyzman, le 20 août 2019

C'est l'information dont tout le monde parlera cette semaine : la trilogie de science-fiction Matrix aura droit à une suite !

Retour dans la matrice

Selon les informations de Variety, Lana Wachowski serait en charge de l'écriture et de la réalisation de ce quatrième volet tandis que Keanu Reeves et Carrie-Anne Moss seraient prêts à endosser à nouveau les longs manteaux de Neo et Trinity.

Président de Warner Bros. Picture Group, Tobby Emmerich n'a pas manqué de partager sa joie il y a quelques minutes au moment d'annoncer la mise en projet de Matrix 4. "Nous ne pourrions pas être plus excités d'être de retour dans l'univers de 'Matrix' avec Lana" a-t-il déclaré avant d'ajouter : "Lana est une vraie visionnaire, une cinéaste et créatrice singulière et originale, et nous sommes ravis qu'elle écrive, réalise et produise ce nouveau chapitre de l'univers de Matrix".
Très enthousiaste à l'idée de retrouver cet univers que sa soeur et elles ont su porter sur grand écran avec succès, Lana Wachowski explique de son côté : "Bon nombre des idées que Lilly et moi avons explorées il y a 20 ans au sujet de notre réalité sont encore plus pertinentes aujourd'hui. Je suis très heureuse de retrouver ces personnages et reconnaissante d'avoir une autre chance de travailler avec mes brillants amis."
Produit et distribué mondialement par Warner Bros. Pictures et Village Roadshow Pictures, ce qui deviendra très vite un blockbuster attendu sera co-écrit par Aleksander Hemon et David Mitchell (Sense8). Le film devrait en outre entrer en phase de production dès le début de l'année 2020. Pour rappel, Matrix, Matrix Reloaded et Matrix Revolutions, tous les trois écrits et réalisés par Lana et Lilly Wachowski, ont rapporté pas moins de 1,6 milliard de dollars au box-office mondial.

Anna : Luc Besson profite de la Fête du cinéma pour présenter son nouveau film

Posté par wyzman, le 1 juillet 2019

Deux ans après Valérian et la Cité des mille planètes, Luc Besson est de retour avec un nouveau film, Anna, qui n’est pas sans rappeler certains de ses précédents projets, Nikita (1990) et Lucy (2014) en tête !

Des avant-première dans toute la France

Depuis le 30 juin dernier et jusqu’à ce mercredi 3 juillet, la place de cinéma ne coûte que 4 euros dans le cadre de la Fête du cinéma. Et si cette dernière est généralement l’occasion pour de plus petits films, distributeurs et exploitants de sortir la tête de l’eau, c’était sans compter sur l’arrivée de Luc Besson à la fête. Car bien qu’Anna ne sorte pas avant le 10 juillet en France, le film sera tout de même projeté en avant-première un peu partout dans l’Hexagone dès ce mardi 2 juillet.

Evénement incontournable de ce début d'été, Pathé ne pouvait pas ne pas se joindre. Le studio a donc décidé de mettre en place une journée d’avant-premières ce mardi 2 juillet afin que le nouveau film écrit et réalisé par Luc Besson puisse élargir considérablement son audience. Pour rappel, le film porté par Sasha Luss, Helen Mirren, Luke Evans et Cillian Murphy est un thriller d’action dans lequel une espionne particulièrement douée se retrouve traquée de tous les côtés.

Si sur le plan financier, Luc Besson est loin d'être tiré d'affaire, ses derniers n'ont pas démérité. Valérian et la Cité des milles planètes (2017) a attiré plus de 4 millions de Français en salle, Lucy (2014) en a captivé plus de 5 millions tandis qu'ils étaient près d'un million à se laisser emporter par Malavita (2013).

La cinéaste portugaise Teresa Villaverde à l’honneur au Centre Pompidou

Posté par vincy, le 13 juin 2019

Du Portugal on connaît le regretté et vénéré Manoel de Oliveira, le transgressif Joao Pedro Rodrigues, le poétique Joao César Monteiro, le réaliste Pedro Costa et l'audacieux Miguel Gomes. Entre les vétérans et la jeune garde montant, une femme s'est imposée, devenant par ailleurs l'une des réalisatrices les plus respectées en Europe: Teresa Villaverde.

En 7 longs métrages et trois documentaires depuis 2011, elle a brillé dans les festivals, dès le début de sa carrière: A Idade Maior, son premier film, sélectionné à la Berlinale, Três Irmaos, son deuxième long, qui a valu un prix d'interprétation féminine à Maria de Medeiros à Venise, le suivant, Os Mutantes, sélectionné à Un certain regard à Cannes, Transe présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes... Venise, c'est un peu son festival d'ailleurs, puisqu'elle y a présenté Eau et sel et Cisne, en plus de lui consacrer un documentaire. Son dernier film, Contre ton cœur, qui sortira le 19 juin en France, était en compétition à Berlin en 2017 et a été présenté à l'Acid à Cannes.

Du 14 au 30 juin, le Centre Pompidou va présenter l'ensemble de son œuvre. A 53 ans, la cinéaste continue d'explorer la difficulté du vivre ensemble et la précarité des peuples. "Autodidacte de formation, ses premières œuvres content des personnages, des lieux et des thèmes sociaux présentant des affinités avec le travail développés au même moment par d’autres cinéastes de sa génération comme Pedro Costa ou João Canijo – la mélancolie et la révolte, le sentiment d’être orphelin, l’interrogation sur la jeunesse inadaptée, l’hostilité de l’espace urbain" explique Pompidou, qui rappelle que son cinéma est "rageur, engagé et irrémédiablement féminin."

Teresa Villaverde aime filmer des survivants à un monde naturellement hostile. La notion de solidarité traverse son œuvre, énergique et combattive. "En Europe on ressent de plus en plus l’imposition d’un cinéma narratif. L’auteur écrit un scénario qu’il envoie aux bureaucrates de la télévision. Avant de naître il est déjà chez le médecin ! Mais le cinéma est bien plus qu’un fil narratif. C’est le temps, le silence, l’image, le son, le cinéma est plus proche de la poésie, du moins il devrait" explique-t-elle. Sa masterclass aura lieu le 22 juin à 17h.

La rétrospective, qui comprend 8 longs et 5 formats courts, montrera aussi Le Thermomètre de Galilée, son documentaire inédit réalisé l'an dernier, où pendant tout un été, la réalisatrice est restée avec le cinéaste  culte italien Tonino De Bernardi.

Cannes 2019 : Hors Normes d’Eric Toledano et Olivier Nakache projeté en Dernière séance

Posté par wyzman, le 6 mai 2019

C'est la nouvelle comédie d'Eric Toledano et Olivier Nakache qui clôturera la 72e édition du Festival de Cannes.

Le film de clôture devient la Dernière séance

Dès ce samedi 25 mai, le long métrage qui achèvera les deux semaines de festivités ne sera plus nommé "film de clôture" mais bien "Dernière séance", en référence au film de Peter Bogdanovich et à la chanson d'Eddy Mitchell. Un changement de nom qui se veut aussi culturel qu'historique puisque c'est au cours de cette fameuse dernière séance que les festivaliers ont pu découvrir E.T., l'extraterrestre de Steven Spielberg en 1982 et Thelma et Louise de Ridley Scott en 1991 ou encore L'homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam en 2018.

Pour renouer avec sa propre tradition, le Festival de Cannes s'achèvera donc cette année avec Hors Normes, le nouveau film d'Eric Toledano et Olivier Nakache dans le Grand Théâtre Lumière. Après le handicap (Intouchables) et l'immigration (Samba), les deux réalisateurs français proposent cette fois une comédie sur l'autisme. Porté par Vincent Cassel et Reda Kateb, Hors Normes raconte le quotidien de Bruno et Malik, deux membres d'associations qui forment des jeunes issus des quartiers difficiles à encadrer les enfants et adolescents encore trop souvent qualifiés "d'hyper complexes".

Particulièrement fier de son choix, Thierry Frémaux, l'actuel Délégué général du Festival explique : "Cette œuvre ultra-contemporaine porte une belle promesse d’avenir. Avec Hors Normes projeté lors de cette Dernière séance, comme avec les autres films français présentés en Sélection officielle, le cinéma montrera en 2019 sa capacité à évoquer les cités, les rues et les centres commerciaux, les visages des jeunes, leurs engagements, leur musique et leurs lieux, leur rage de vivre et leur questionnement du monde."

Pour rappel, l'édition 2019 du Festival de Cannes débute le mardi 14 mai avec le film de Jim Jarmusch, The Dead Don’t Die. Le palmarès, toujours très attendu, sera quant à lui rendu le samedi 25 mai par le Jury présidé par Alejandro González Iñárritu.

Netflix gonfle les salaires des stars d’Hollywood

Posté par wyzman, le 2 mai 2019

Le très sérieux magazine Variety a dévoilé les cachets de certaines des plus grandes stars américaines dans un long exposé.

Gros cachet, zéro avantage

Désormais incontournable, Netflix ne lésine pas sur les sommes qu’il offre aux grosses stars qu’il débauche. Ainsi, Ryan Murphy aurait touché 300 millions de dollars au moment de signer un contrat d’exclusivité, Shonda Rhimes aurait signé un contrat de 100 millions de dollars s’étalant sur plusieurs années, Beyoncé aurait touché 60 millions d dollars pour son documentaire Homecoming et deux autres projets et personne n’ose imaginer ce qui a été proposé au couple Obama pour ses documentaire et série politique à venir.

Dans un tel contexte, les grands studios américains tentent de suivre le rythme sans pour autant prendre davantage de risques que par le passé. Si les sommes offertes par Netflix peuvent sembler insensées, précisons que celles-ci n’impliquent aucun avantage. Eh oui, pour un film Netflix, le salaire reste le même peu importe le nombre de personnes qui regardent le programme en question. En d’autres termes, le géant du streaming n’étant pas distribué à grande échelle dans des salles de cinéma, les acteurs, scénaristes et réalisateurs peuvent difficilement négocier un quelconque pourcentage sur les recettes du projet en question. Pour rappel, les revenus de Netflix viennent exclusivement de ses abonnements.

Voilà pourquoi il n’est pas surprenant de voir que Ryan Reynolds a reçu pas moins de 27 millions de dollars pour jouer le film Six Underground de Michael Bay pour Netflix. De son côté, Will Smith devrait se voir offrir pas moins de 35 millions de dollars pour Bright 2, la suite du film réalisé par David Ayer pour la plateforme et pourtant descendu par la critique. Si les années précédentes Martin Lawrence et Will Smith ont pu recevoir jusqu’à 20 millions de dollars par film, le premier a accepté de baisser drastiquement son cachet (sans les recettes annexes) afin de permettre à Bad Boys for Life de se faire. Ainsi, Martin Lawrence devrait toucher 6 millions de dollars quand le toujours incontournable Will Smith a rempilé pour 17 millions de dollars !

Petit cachet pour gros réalisateur

Le dernier enseignement du grand exposé de Variety est sans doute le plus important : les grandes stars hollywoodiennes n’ont plus peur de se mettre "au régime" afin d’avoir la chance de tourner pour de grands réalisateurs. Oscarisée et ultra branchée, Lupita Nyong’o aurait gagné moins d'un million de dollars pour Us de Jordan Peele, se rattrapant avec la vidéo à la demande et les recettes à l'étranger. De son côté, Ansel Elgort n’a demandé que 5 millions de dollars afin de ne pas compromettre le West Side Story de Steven Spielberg. Enfin, Leonardo DiCaprio et Brad Pitt ont divisé leur cachet respectif par deux (10 millions de dollars) afin de se retrouver dans Il était une fois Hollywood de Quentin Tarantino.

Cela étant, d’autres acteurs n’ont pas à se priver. Désormais omniprésent grâce aux franchises Fast and Furious et Jumanji ainsi que les blockbusters qu’il est le seul à pouvoir porter (San Andreas, Rampage, Skyscraper), Dwayne Johnson demeure l’un des rares à pouvoir demander 20 millions de dollars à un studio sans crainte. Après 11 années de bonnes loyaux services chez Marvel, Robert Downey Jr. peut exiger la même somme peu importe le projet - même Le Voyage de Docteur Dolittle attendu pour le 29 janvier 2020. Enfin, après avoir été éclipsée par ses collègues masculin dans Batman v Superman : L’Aube de la justice et le carton de Wonder Woman, personne ne sera surpris d’apprendre que Gal Gadot touchera 10 millions de dollars pour Wonder Woman 1984.

27M$Ryan Reynolds pour Six Underground (Netflix)
20M$Dwayne Johnson pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
20M$Robert Downey Jr. pour Le Voyage de Docteur Dolittle (Universal)
17M$Will Smith pour Bad Boys for Life (Sony)
13M$Jason Statham pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
12-14M$Tom Cruise pour Top Gun : Maverick (Paramount)
12-13M$Emily Blunt pour Sans un bruit 2 (Paramount)
10M$Brad Pitt pour Il était une fois Hollywood (Sony)
10M$Gal Gadot pour Wonder Woman 1984 (Warner Bros.)
10M$Leonardo DiCaprio pour Il était une fois Hollywood (Sony)
9-10M$Margot Robbie pour Birds Of Prey (Warner Bros., également productrice)
8M$Idris Elba pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
8M$Ben Affleck pour Triple Frontière (Netflix)
7M$Kristen Stewart pour Charlie’s Angels (Sony)
6M$Martin Lawrence pour Bad Boys for Life (Sony)
4.5M$Joaquin Phoenix pour Joker (Warner Bros.)
2.5M$Jessica Chastain pour Ça 2 (Warner Bros.)

Cannes 2019: le jury Un certain regard

Posté par vincy, le 30 avril 2019

La présidente du jury Un Certain Regard Nadine Labaki sait désormais avec qui elle choisira le palmarès de la section de la Sélection officielle.

- Marina Foïs. L'actrice française est une habituée du festival. En lice pour le Molière de la meilleure comédienne avec Les idoles de Christophe Honoré, cinq fois nommée aux César, l'ex-membre des Robin des Bois est venue notamment sur la Croisette avec Polisse (Compétition) et L’Atelier (Un Certain Regard), et l'an dernier avec Le Grand Bain (Hors-compétition).

- Nurhan Sekerci-Porst. La productrice allemande travaille avec Fatih Akin depuis 2005. A Cannes, elle a présenté Crossing the Bridge - The Sound of Istanbul (Hors-compétition), De l’autre côté (Prix du scénario), et In the Fade (Prix d’Interprétation Féminine). In the Fade a également remporté le Golden Globe du Meilleur Film en langue étrangère. Avant de devenir productrice, Nurhan Sekerci-Porst a étudié la littérature anglaise, les sciences politiques et le cinéma à Hambourg et Bristol.

- Lisandro Alonso. le cinéaste argentin, avait fait sensation dès son premier long métrage en 2001, présenté à Un certain regard, La libertad. Il est revenu sur la Croisette avec Los Muertos et Liverpool (tous deux à la Quinzaine des réalisateurs). En 2014, date de son dernier film, il a signé Jauja, avec Viggo Mortensen, sélectionné à Un certain regard, et Prix Fipresci pour cette section.

- Lukas Dhont. C'était la révélation de l'année dernière, trois ans après sa résidence à la Cinéfondation où il a développé le scénario de son premier long-métrage. Girl, sélectionné à Un certain regard en 2018, a été l'un des films chéris par la critique, récoltant la Caméra d’or du meilleur premier film, le Prix Fipresci Un certain regard, le prix du meilleur acteur dans cette section et la Queer Palm. Il a ensuite récolté 18autres prix dans le monde, et a été nommé aux Golden Globes et aux César.

Cannes 2019 : Pedro Almodóvar, Xavier Dolan et Céline Sciamma en lice pour la Queer Palm

Posté par wyzman, le 28 avril 2019

Une fois n’est pas coutume, le comité d’organisation de la Queer Palm vient de dévoiler sa sélection de longs et courts métrages retenu pour le Festival de Cannes 2019. Créée par le journaliste Franck Finance-Madureira, la Queer Palm a depuis 2010 pour ambition de récompenser un film traitant avec brio une thématique altersexuelle.

Pour l’édition 2019, le comité a commencé par dévoiler une première liste de 16 longs et 7 courts métrages. Côté longs, on retrouve sans surprise Douleur et gloire de Pedro Almodóvar, Roubaix, une lumière d’Arnaud Desplechin, Matthias et Maxime de Xavier Dolan, Portrait de jeune fille en feu de Céline Sciamma, Rocketman de Dexter Fletcher ou encore Zombi Child de Bertrand Bonello. Côté courts, La distance entre le ciel et nous de Vasilis Kekatos et Grand Bouquet de Neo Yoshigai devraient faire beaucoup de bruit.

Présidé par l’actrice Virginie Ledoyen, le jury de la Queer Palm comptera en son sein les Français Claire Duguet (directrice de la photographie) et Kee Yoon Kim (actrice) et les Brésiliens Filipe Matzembacher (réalisateur) et Marcio Reolon (réalisateur). Lors des éditions précédentes, ce sont Girl de Lukas Dhont, 120 battements par minute de Robin Campillo et Les Vies de Thérèse de Sébastien Lifshitz qui ont raflé le prix en ce qui concerne les longs métrages. Chez les courts, The Orphan de Carolina Markowicz et Les Îles de Yann Gonzalez sont les lauréats les plus récents.

LONGS METRAGES

Sélection officielle
Douleur et gloire de Pedro Almodóvar (compétition)
Roubaix, une lumière d’Arnaud Desplechin (compétition)
Matthias et Maxime de Xavier Dolan (compétition)
Bacurau de Kleber Mendonça Filhio et Juliano Dornelles (compétition)
Frankie d’Ira Sachs (compétition)
Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma (compétition)
Rocketman de Dexter Fletcher (hors-compétition)

Un Certain Regard
Beanpole de Kantemir Balagov
Port Authority de Danielle Lessovitz
Liberté d’Albert Serra
Adam de Maryam Touzani

Quinzaine des Réalisateurs
And Then We Danced de Levan Akin
Zombi Child de Bertrand Bonello
Tlamess d’Ala Eddine Slim

Semaine de la Critique
Tu mérites un amour de Hafsia Herzi

ACID
Indianara d’Aude Chevalier-Beaumel et Marcello Barbosa

COURTS METRAGES

La distance entre le ciel et nous de Vasilis Kekatos (Sélection officielle)
Jeremiah de Kenya Gillespie (Cinéfondation)
Slozhnopodchinennoe d'Olesya Yakovleva (Cinéfondation)
Grand Bouquet de Nao Yoshigai (Quinzaine des Réalisateurs)
Journey through a body de Camille Degeye (Semaine de la Critique)
The Manila Lover de Johanna Pyykkö (Semaine de la Critique)
She runs de Qiu Yan (Semaine de la Critique)

The Underground Railroad : Joel Edgerton rejoint la série de Barry Jenkins pour Amazon

Posté par wyzman, le 23 avril 2019

Si l’on en croit les informations de Variety, Joel Edgerton vient de décrocher son premier rôle dans une série télévisée en 10 ans.

Petit rôle dans grande série ?

D’après le média américain, Joel Edgerton incarnera Ridgeway, un esclavagiste qui a pour mission de rendre les esclaves qui se sont évadés à leurs propriétaires. Un métier relativement important aux Etats-Unis jusqu’à ce que l’esclavage ne soit aboli pendant la guerre de Sécession. Joel Edgerton rejoint ainsi Thuso Mbedu, Chase W. Dillon (The First Wives Club) et Aaron Pierre (Krypton).

Pour rappel, The Underground Railroad est basée sur le livre du même nom de Colson Whitehead et raconte les péripéties de Cora, une esclave d’une plantation de coton en Géorgie qui découvre l’existence d’un chemin de fer souterrain et se met en tête d'organiser sa fuite.

Auteur de Moonlight et Si Beale Street pouvait parler, Barry Jenkins réalisera les 11 épisodes commandés par Amazon de The Underground Railroad. Chaque épisode devrait durer environ une heure et la série est produite par la société de Brad Pitt, Plan B Entertainment — déjà à l’oeuvre sur Moonlight et My Beautiful Boy.

Cannes 2019 : une 51e Quinzaine des Réalisateurs très ouverte sur le monde

Posté par wyzman, le 23 avril 2019

C’est aujourd’hui que Paolo Moretti dévoilait la sélection de cette 51e Quinzaine des Réalisateurs. Comme l'a rappelé le délégué général de la Quinzaine, sur les 24 longs métrages sélectionnés, 16 verront leur(s) auteur(s) débarquer sur la Croisette pour la première fois.

Des films audacieux, de grands noms présents

"La Quinzaine des Réalisateurs a aussi ce rôle de faire exister de nouveaux réalisateurs" a précisé Paolo Moretti avant d'indiquer que Robert Pattinson et Willem Dafoe sont particulièrement attendus dans The Lighthouse de Robert Eggers, "un film qui se passe sur une île lointaine et mystérieuse du 19e siècle". De son côté, Oleg de Juris Kusietis s’intéresse à la descente aux enfers d’un homme rattaché à l’Union européenne et est déjà annoncé comme "l’une des découvertes de cette sélection". Pour son 2e long métrage, Shahrbanoo Sadat fait se dérouler l'action de The Orphanage à Kaboul "et joue avec l’influence du cinéma hollywoodien". Notons que Wounds de Babak Anvari raconte "le vertige et les cauchemars provoqués par les nouvelles technologies" et que Yves de Benoît Forgeard narre l’étrange relation d’un homme avec son frigo intelligent.

Longs métrages
Le Daim de Quentin Dupieux | France | Film d’ouverture
Alice et le Maire de Nicholas Pariser | France
And then We Danced de Levan Akkin | Suède, Géorgie
Ang Hupa de Lav Diaz | Philippines, Chine
Koirat Eivät Käyta Housuja (Dogs Don’t Wear Pants) de Jukka-Pekka Valkeapää | Finlande, Lettonie
Canción sin nombre (Song without a Name) de Melina León | Pérou, Suisse
Ghost Tropic de Bas Devas | Belgique
Give Me Liberty de Kirill Mikhanovsky | Etats-Unis
Hatsukoi (First Love) de Takashi Miike | Japon, Royaume-Uni
The Lighthouse de Rovert Eggers | Canada, Etats-Unis
Lilian d’Andreas Horwath | Autriche
Oleg de Juris Kursietis | Lettonie, Belgique, Lithuanie
On va tout péter (Blow It to Bits) de Lech Kowalski | France
The Orphanage de Shahrbanoo Sadat | Danemark, Afghanistan
Les Particules de Blaise Harrison | Suisse, France
Perdrix d’Erwan Le Duc | France
Por el dinero (For the Money) d’alejo Moguillansky | Argentine
Sem seu sangue (Sick Sick Sick) d’Alice Furtado | Brésil, Pays-Bas, France
Tlamess d’Ala Eddin Slim | Tunisie, France
Huo Zhe Chang Zhe (To Live to Sing) de Johnny Ma | Chine, France
Une Fille facille (An Easy Girl) de Rebecca Zlotowski | France
Wounds de Babak Anvari | Etats-Unis
Zombi Child de Bertrand Bonello | France
Yves de Benoît Forgeard | France | Film de clôture

Séances spéciales
Masterclass de Robert Rodriguez suivie de Red 11 | Etats-Unis
The Staggering Girl de Luca Guadagnino | Italie

Courts et moyens métrages
Deux sœurs qui ne sont pas soeurs (Two Sisters Who Are Not sisters) de Beatrice Gibson | Royaume-Uni, Allemagne, France
Grand Bouquet de Nao Yoshigai | Japon
Je te tiens de Sergio Caballero | Espagne
Movements de Dahee Jeong | Corée du Sud
Olla d’Ariana Labed | France, Royaume-Uni
Piece of Meat de Jerrold Chong et Huang Junxiang | Singapour
Plaisir fantôme (Ghost Pleasure) de Morgan Simon | France
Hay tinh thuc va san sang (Stay Awake, Be Ready) d'An Pham | Vietnam, Corée du Sud, Etats-Unis
That Which is to come is just a promise de Flatform | Italie, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande

Exposition
Laurie Anderson et Hsin-Chien Huang - Go Where You Look! | Trois installations VR