Cannes 2018 : Le palmarès des meilleures soirées

Posté par wyzman, le 23 mai 2018

Matthew OliverPeu de gens le savent mais lorsque l'équipe d'Ecran Noir n'enchaîne pas les projections au Festival de Cannes, elle adore flâner ici et là, dans quelques unes des soirées les plus tendances. Avec un simple badge ou un joli sourire, certaines fêtes sont d'ailleurs facilement accessibles. Pour rendre compte de la nuit cannoise en période de festival, nous vous proposons donc un petit retour sur sept soirées qu'il ne fallait pas manquer lors de l'édition qui vient de s'achever.

#7 La soirée de l'Institut français (résidence Widsor ADOSOM)

Cette année, l'Institut français n'a pas fait les choses à moitié. Devant cette résidence qui héberge l'Association pour l'administration des œuvres sociales d'outre-mer, nous avons pris beaucoup de plaisir. Alors oui, pour y parvenir, il était préférable d'être véhiculé (on pensera au Uber dès l'aller l'an prochain) mais le cadre en valait la peine tant le bâtiment Windsor est impressionnant. Une armada de barmans était là pour s'assurer que notre coupe de champagne soit toujours remplie et si vous aviez faim, petits fours et glaces étaient disponibles. (Non, la glace ça ne cale pas mais ça change quand même du champagne !)

#6 La soirée On n'est pas couchés (Villa Domergue)

Véritable coup d'envoi de notre festival de Cannes, cette première soirée était l'occasion de retrouver tout le gratin des communiquants et quelques journalistes branchés. On a adoré : le cadre (une villa avec vue imprenable sur Cannes), le service (des barmans aux petits soins), la nourriture (c'était petits fours pour tous) et la musique (Beyoncé, Michael Jackson, Martin Solveig). On a un peu moins aimé : le volume sonore qui nécessitait de tout répéter à ses interlocuteurs et le bar qui fermait à 2 heures du matin.

#5 La suite Sandra & Co

Installée au premier étage d'un immeuble avec vue sur la Croisette, cette suite était sans conteste le lieu privilégié de ceux qui voulaient rester discrets. Sponsorisé par une agence spécialisée en relations publiques, l'endroit semblait tout droit sorti d'un clip ou de l'esprit de Nicolas Winding Refn. Chaque pièce disposai ainsi d'un thème. Décorée grâce à d'excellents éléments de pop culture, la suite nous a presque fait perdre toute notion du temps entre deux gorgées de champagne. Le service était bon, les verres pleins et la musique peu forte. Bref, c'était l'endroit parfait pour se frotter à Maxime Dereymez ou signer un contrat de dernière minute tard le soir (ou très tôt le matin).

Matthew Oliver

#4 La plage Magnum

Nous avons découvert celle-ci de jour, lorsque la mannequin Bella Hadid et le styliste Alexander Wang donnaient une conférence de presse à l'occasion du lancement de leur nouvelle collection pour le glacier. La nuit, l'ambiance était radicalement différente. Les journalistes et cameramans avaient laissé place aux jet-setters, influenceurs et fils de venus partager un moment en compagnie de personnalités incontournables. Sur cette même plage, nous avons croisé des danseurs en strings, la Miss Univers Iris Mittenaere, le chanteur The Weeknd, la légende Naomi Campbell, la it girl Kendall Jenner ainsi que les équipes des films Climax, En liberté !, Joueurs et En guerre. L'endroit était d'ailleurs parfait pour admirer le feu d'artifice de Disney lancé après la projection de Solo : A Star Wars Story. Si vous souhaitiez voir du (beau) monde en dégustant d'excellents cocktails faits maison, il fallait passer aux soirées de la plage Magnum !

#3 Le bateau Arte (SensCritique & Konbini)

Une fois le festival de Cannes lancé, il fallait être fou pour refuser un invitation sur le bateau Arte. Personne n'a su nous dire s'il s'agissait d'un simple bateau ou d'un véritable yacht mais toujours est-il qu'il a parfaitement rempli sa fonction : nous faire rêver. De 22 heures à 2 heures du matin, nous pouvions nous rafraîchir tout en discutant cinéma avec d'autres connaisseurs. Pour accéder au bateau, il fallait bien évidemment être invité. Les refoulés criaient à l'injustice quand les admis savouraient leur petit bout de paradis, dans l'un des rares lieux loin d'être bondés la première semaine. Entre deux coupes de champagne ou deux remixes parfaitement pensés par le DJ, nous nous sommes même laissés tenter par les casques de réalité virtuelle mis à disposition. Bien évidemment, au-delà de six verres, cette activité était à éviter !

#2 La soirée des courts métrages (plage du Majestic)

On ne le dira jamais assez mais le Festival de Cannes sait organiser des soirées. Ici, et comme son nom l'indique, il était question de mettre le court-métrage à l'honneur. Arrivés en cours de soirée, nous ne sommes pas sûrs que cela fut le cas. Mais la piste de danse était pleine à craquer et les invités particulièrement souriants. Dernière soirée de notre aventure cannoise, cette fête fut l'occasion de croiser de nombreux distributeurs, programmateurs et producteurs sur le ponton, entre deux pronostics sur la future Palme d'or - qui n'est malheureusement pas allée à BlackKklansman. La musique était géniale et le champagne parfaitement assemblé. Néanmoins, les toilettes demeuraient l'endroit où tout se passait, où fluides corporels et substances illicites étaient échangés.

Matthew Oliver

#1 La soirée de clôture de la Semaine de la Critique (plage Nespresso)

Il suffisait d'être à cette soirée pour comprendre qu'elle mérite sa place de numéro un. Entre les burgers faits sur places, les innombrables petits fours et amuse-gueules et l'impressionnant stock de bouteilles, il y avait de quoi faire ce soir-là. Particulièrement ravi de croiser Zakaria Ben Ayed (Mon cher enfant) et Alex Lutz (Guy), nous avons failli passer à côté du set de Joachim Trier. Président du jury de la Semaine de la critique, il a démontré qu'il était le meilleur DJ de cette édition avant de se trémousser auprès des infatigables clubbeurs venus de la Capitale. De nombreux baisers et numéros de téléphone ont été échangés à cette soirée...

Cannes 2018 : Girl de Lukas Dhont décroche la Queer Palm

Posté par wyzman, le 19 mai 2018

"C'est une évidence !" Voilà ce que l'on a pu entendre de manière très distincte hier soir, lors de l'annonce du gagnant de la Queer Palm 2018. Pour cette neuvième édition, les organisateurs avaient décidé de déménager leur traditionnelle soirée sur le rooftop du Five Seas Hotel. Un choix couillu !

Mais s'il y en a qui avait de quoi sourire, c'était bien Lukas Dhont, le réalisateur de Girl. Le Belge a en effet remporté la Queer Palm avec son premier long métrage qui traite de la transition d'un jeune danseur vers le sexe féminin. Brillamment pensé autour d'une double quête, ce film présenté à Un Certain Regard était reparti quelques heures plus tôt avec un prix d'interprétation pour Victor Polster, l'acteur principal. Du côté des courts métrages, le prix Queer Palm Hornet est revenu à The Orphan de la réalisatrice brésilienne Carolina Markowicz.

Pour rappel, Girl fait suite à 120 battements par minute (2017), Les Vies de Thérèse (2016), Carol (2015) et Pride (2014). Le film de Lukas Dhont avait pour principaux adversaires Carmen et Lola d'Arantxa Echevarria, Cassandro the Exotico de Marie Losier, Un couteau dans le cœur de Yann Gonzalez, Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré et Rafiki de Wanuri Kahiu.

Cannes 2018 : Gary Oldman, Christopher Nolan, Ryan Coogler et John Travolta en masterclass

Posté par wyzman, le 2 mai 2018

C'est sans aucun doute la nouvelle qui va ravir les festivaliers aujourd'hui ! Alors que l'on vous annonçait hier que Jessica Chastain serait sur la Croisette accompagnée de Marion Cotillard, Penélope Cruz, Lupita Nyong'o, Fan Bingbing et Simon Kinberg pour présenter leur thriller d'espionnage 355, les organisateurs du 71e Festival de Cannes ont décidé d'abandonner leur Leçon de cinéma pour privilégier les bonnes vieilles master class. Pour évoquer leur travail, leur cinéphilie et porter un regard moderne sur le cinéma américain et britannique, les acteurs Gary Oldman et John Travolta et les réalisateurs Christopher Nolan et Ryan Coogler répondront présent.

Des binômes déjà culte

Le jeudi 10 mai à 16h, c'est l'homme à qui l'on doit Fruitvale Station, Creed et plus récemment Black Panther qui lancera les festivités dans la salle Buñuel. Il sera accompagné du journaliste et critique de cinéma américain Elvis Mitchell. Le samedi 12 mai à 16 heures, Christopher Nolan reviendra sur ce qui l'a poussé à réaliser la trilogie The Dark Knight, Interstellar ou encore Dunkerque. Historien et critique de cinéma, le Fançais Philippe Rouyer aura la lourde tâche d'animer cette masterclass qui promet d'être exceptionnelle.

Le mercredi 16 mai à 16h45 cette fois, c'est John Travolta qui viendra répondre aux questions des festivaliers. L'acteur vu dernièrement dans Life on the Line et In a Valley of Violence évoquera ses 45 années passées dans l'industrie aux cotés de Didier Allouch, l'animateur complètement déjanté pendant l'awards season de Canal+. Enfin, le vendredi 18 mai à 16 heures, c'est le quasi légendaire Gary Oldman qui retiendra l'attention des plus chanceux. Oscarisé en février dernier pour son interprétation de Winston Chrchill dans Les Heures sombres, il sera accompagné de son ami de longue date et producteur Douglas Urbanski. A l'instar de Ryan Coogler, les master class de Christopher Nolan, John Travolta et Gary Oldman auront toutes lieu dans la salle Buñuel.

Jessica Chastain embarque Marion Cotillard, Penélope Cruz et Lupita Nyong’o dans “355”

Posté par wyzman, le 1 mai 2018

Les fans de films d'espionnage vont être ravis ! Le webzine Deadline vient de révéler que Simon Kinberg réalisera 355, le premier volet de ce qui pourrait devenir une franchise portée par Jessica Chastain, Marion Cotillard, Penélope Cruz, Lupita Nyong'o mais également Fan Bingbing.

Rendez-vous sur la Croisette

355 est d'ores et déjà annoncé comme un thriller d'action décalé et audacieux qui a pour ambition de dépoussiérer un genre aujourd'hui bouché par les franchises James Bond, Mission : Impossible ou encore Jason Bourne. Entièrement pitché par Jessica Chastain, 355 sera le second long-métrage de Simon Kinberg. Ce scénariste anglais est en effet en train d'achever la post-production de X-Men : Dark Phoenix, dont la sortie a récemment été décalée au 13 février 2019. C'est d'ailleurs sur le tournage du blockbuster que Jessica Chastain et lui ont fait connaissance et ont commencé à évoquer une future nouvelle collaboration.

A quelques jours du coup d'envoi du 71e Festival de Cannes, Deadline révèle également que les cinq actrices mentionnées plus haut ainsi que le réalisateur seront présents la semaine prochaine à l'hôtel Le Majestic pour présenter 355 à des acheteurs internationaux. Jessica Chastain et Simon Kinberg devraient produire le film via leur société respective, Freckle Films et Kinberg Genre. (Bien qu'il soit trop tôt pour affirmer que cela est lié, nous vous rappelons que toutes les actrices représentent une ou plusieurs marques du groupe L'Oréal.)

Un film féminin

Au moment d'expliquer son désir de porter sur grand écran ce film all-star female, Jessica Chastain déclare : "J'ai eu tellement de plaisir à travailler sur La Couleur des sentiments que j'ai toujours voulu faire un autre film féminin. J'adore les Jason Bourne, les Mission: Impossible, et je me demandais pourquoi, à l'exception de Charlie's Angels, il n'y avait pas eu de véritable film d'espionnage-action-thriller féminin. C'est ce qui a tout déclenché, avec l'idée de caster des actrices du monde entier pour en faire un projet international. J'ai réalisé l'incroyable liberté de création que nous aurions avec cela. J'ai apporté l'idée à Simon, je lui ai parlé des actrices auxquelles je pensais et il était si gentil. Il a dit: 'Je veux le faire avec vous.'"

Elle poursuit : "Puis j'ai appelé toutes les actrices, je leur ai dit ce à quoi je pensais et que je voulais que ce soit un processus de collaboration, et comment nous allions toutes créer cela ensemble. La seule chose qui nous a semblé important, c'est que nous nous retrouvions tous à Cannes, car ce serait le début de notre voyage ensemble. Toutes les actrices que j'ai appelées ont dit oui, au téléphone. Elles se sont engagés à Cannes et à tout. Jusqu'à présent, cela a été un processus très facile."

Edward Lachman honoré à Cannes 2018

Posté par wyzman, le 27 avril 2018

Après Philippe Rousselot (AFC, ASC) en 2013, Vilmos Zsigmond (HSC, ASC) en 2014, Roger A. Deakins (BSC, ASC) en 2015, Peter Suschitzky (ASC) en 2016 et Christopher Doyle (HKSC) en 2017, c'est l'Américain Edward Lachman  (ASC) qui se verra remettre le prix Pierre Angénieux ExcelLens in Cinematography 2018. Depuis 2013, la cérémonie qui a lieu pendant le Festival de Cannes met en lumière un directeur de la photographie qui a marqué l'histoire du cinéma.

Une carrière unique

Prolifique et talentueux, le chef opérateur et réalisateur Edward Lachman est depuis ses débuts dans les années 1970 de tous les projets qui comptent. On a ainsi pu le voir travailler avec Warner Herzog (La Souffrière), Wim Wenders (L'Ami américain, Tokyo-Ga), Jonathan Demme (Meurtres en cascade), Peter Bogdanovich (Et tout le monde riait), Nicolas Roeg (Une nuit de réflexion), Dennis Hopper (Une trop belle cible), Paul Schrader (Light Sleeper), Sofia Coppola (Virgin Suicides) ou encore Steven Soderbergh (Erin Brockovich, seule contre tous).

Avec 75 films de fiction et documentaires à son actif, Edward Lachman connaît une nouvelle jeunesse grâce à sa relation avec le réalisateur Todd Haynes. Il a en effet travaillé sur ses quatre derniers films (Loin du paradis, I'm Not There, Carol et Le Musée des Merveilles). Entre esthétisme classique et stylisation moderne, sa lumière a récemment magnifié des actrices telles que Cate Blanchett (Carol) et Julianne Moore (Le Musée des merveilles).

Après avoir été nommé à deux reprises aux Oscars (pour Loin du paradis et Carol), Edward Lachman deviendra le nouveau récipiendaire du prix Pierre Angnieux ExcelLens in Cinematography le vendredi 18 mai dans le Buñuel Theatre du Palais des Festivals de Cannes. La cérémonie commencera à 20 heures.

Cannes 2018 : les 15 films en lice pour la Queer Palm

Posté par wyzman, le 24 avril 2018

Depuis 2010, la Queer Palm récompense un long métrage et un court-métrage présenté au Festival de Cannes (toutes sélections confondues) qui traiterait avec brio d'une thématique altersexuelle. Créée par le journaliste Franck Finance-Madureira, la Queer Palm est aujourd'hui encore parrainée par les réalisateurs de Théo et Hugo dans le même bateau, Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Les éditions précédentes, la Queer Palm est revenue à 120 battements par minute, Les Vies de Thérèse, Carol et Pride.

Cette semaine, les organisateurs ont dévoilé la liste des 15 longs métrages en lice pour le Graal. Et une fois n'est pas coutume, on retrouve (avec plaisir) beaucoup de Français sur cette short list. Pour rappel, le jury sera présidé par la productrice Sylvie Pialat (L'Inconnu du lac, Timbuktu). Elle sera accompagnée du programmateur et coordinateur du prix Premio Maguey du Festival de Guadalajara, Pepe Ruiloba, de l'actrice, monteuse et productrice Dounia Sichov, du réalisateur Morgan Simon et du journaliste néerlandais officiant au Hollywood Reporter Boyd van Hoeij.

Sélection Officielle – Compétition

Plaire, Aimer et courir vite de Christophe Honoré
Un couteau dans le coeur de Yann Gonzalez

Sélection Officielle – Séance de minuit

Whitney de Kevin Macdonald

Sélection Officielle – Un Certain Regard

- Girl de Lukas Dhont
- Euphoria de Valeria Golino
- Rafiki de Wanuri Kahiu
- El Angel de Luis Ortega
- Grans (Border) de Ali Abassi

La Quinzaine des Réalisateurs

Carmen y Lola d’Arantxa Echevarria

La Semaine de la critique

Diamantino de Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt
- Sauvage de Camille Vidal-Naquet
Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin

Acid

- L’Amour debout de Michaël Dacheux
- Cassandro the exotico de Marie Losier

GLAAD Media Awards 2018 : Une femme fantastique, This Is Us et Britney Spears récompensés

Posté par wyzman, le 13 avril 2018

C'est hier soir qu'avait lieu la 29e cérémonie des GLAAD Media Awards. Depuis 1990, l'Alliance des Gays et Lesbiennes Contre la Diffamation (GLAAD) récompense les personnalités, œuvres et projets engagés pour une meilleure représentation des personnes LGBTQ. Lors de l'annonce des nominations en janvier dernier, nous avions noté les présences de Call Me By Your Name et 120 battements par minute.

Particularité des GLAAD Media Awards, la cérémonie est scindée en deux. La première partie, celle d'hier soir, se déroulant à Los Angeles tandis que la seconde aura lieu le 5 mai prochain à New York. En attendant, notez que c'est le drame de Sebastian Lelio Une femme fantastique qui a raflé le prix du meilleur film avec une sortie limitée aux Etats-Unis. Il éclipse ainsi 120 battements par minute de Robin Campillo et God's Own Country et Francis Lee. Voici la liste des premiers gagnants annoncés hier soir :

MEILLEUR FILM (SORTIE LIMITÉE)

BPM (120 battements par minute) (The Orchard)
Une femme fantastique (Sony Pictures Classics)
Seule la terre (God's Own Country) (Samuel Goldwyn Films/Orion Pictures)
Thelma (The Orchard)
The Wound (Kino Lorber)

MEILLEURE SERIE COMIQUE

The Bold Type (Freeform)
Brooklyn Nine-Nine (FOX)
Crazy Ex-Girlfriend (The CW)
Modern Family (ABC)
One Day at a Time (Netflix)
One Mississippi (Amazon)
Superstore (NBC)
Survivor’s Remorse (Starz)
Transparent (Amazon)
Will & Grace (NBC)

MEILLEURE SERIE DRAMATIQUE

Billions (Showtime)
Doubt (CBS)
The Handmaid’s Tale (Hulu)
Nashville (CMT)
Sense8 (Netflix)
Shadowhunters (Freeform)
Star (FOX)
Star Trek: Discovery (CBS All Access)
This Is Us (NBC)
Wynonna Earp (Syfy)

MEILLEUR EPISODE (de série sans personnage LGBTQ récurrent)
“Chapter,” Legion (FX)
“Grace,” Pure Genius (CBS)
“Lady Cha Cha,” Easy (Netflix)
“The Missionaries,” Room 104 (HBO)
“Thanksgiving,” Master of None (Netflix)

MEILLEUR TÉLÉFILM OU MINI-SÉRIE

American Horror Story: Cult (FX)
Feud: Bette and Joan (FX)
Godless (Netflix)
Queers (BBC America)
When We Rise (ABC)

PRIX SPECIAUX

Prix Stephen F. Kolzak remis par Ryan Murphy à Jim Parsons
Vanguard Award remis par Ricky Martin à Britney Spears

Taxi 5, le film de la consécration pour Franck Gastambide ?

Posté par wyzman, le 11 avril 2018

A la simple évocation d'une suite de Taxi sans Samy Naceri et Frédéric Diefenthal, nombreux sont les puristes qui roulent des yeux. Et il faut bien admettre que même sans en être de grands fans, la saga de Luc Besson est toujours synonyme de jolis souvenirs de jeunesse - ainsi que d'une Marion Cotillard fraîche comme jamais. Nouvelle star de la comédie populaire, Franck Gastambide pensait avoir trouvé une oeuvre à la hauteur de ses ambitions. Mais ses talents de réalisateur et scénariste peuvent-ils combler l'absence du duo culte ?

Au premier abord, nous serions tentés de dire oui. Le film, comme ses prédécesseurs, s'intéresse à une duo atypique (un superflic de Paris muté à la police municipale de Marseille et un jeune et mauvais chauffeur Uber) ainsi qu'à une enquête mêlant courses-poursuites et répliques intemporelles. Divertissement de bonne facture, Taxi 5 manque pourtant de caractère.

  • Où est l'action pure et dure ? Alors oui, les courses-poursuites entrent dans la catégorie des scènes d'action mais tous ces plans de dialogues réalisés devant un fond ont tendance à gâcher ces séquences. Tout cela faisant naître un sentiment de frustration chez le spectateur. Les Taxi étaient jusque-là synonymes de folies dont seul Luc Besson a le secret. Ici, les scènes s'enchaînent avec un fil rouge évident mais sans véritable synergie. Il s'agit en effet plus d'une suite de saynètes que d'un long-métrage à proprement parler.
  • Franck Gastambide est homophobe et grossophobe. Kaïra Shopping, Les Kaïra et Pattaya nous avaient déjà mis en garde : le réalisateur de Taxi 5 a un sérieux problème d'ouverture d'esprit. Mais cette fois, tout cela est trop gros pour que l'on ne puisse détourner le regard. Franck Gastambide évoque frontalement le mariage pour tous ("Entre les inaugurations de maisons de retraite et les mariages de tarlouzes...", "Alors mes petits pédés, on fait sa demande en mariage ?")  avant de représenter l'expression "un gros boulet" de la manière la plus littérale qui soit.
  • Faire rire à tout prix. Les homos, les gros, les minorités ethniques, les nains, tout le monde en prend pour son grade dans Taxi 5. Et si certains argueront avec plaisir que c'est important de pouvoir rire de tout, en 2018, cela devient dérangeant. Surtout lorsque l'on a encore en mémoire les bad buzz de Gangsterdam et Épouse-moi mon pote. Sous couvert de faire rire la masse, Franck Gastambide se lâche et épuise le peu d'intérêt qu'il nous restait pour son oeuvre.

Malgré un intérêt certain pour la saga (Dany Boon fait rire les Nordistes, Philippe Lacheau les beaufs, Franck Gastambide les jeunes de banlieue), l'acteur-réalisateur-co-scénariste ne parvient jamais à faire décoller l'ensemble. Et cela malgré les présences de people plus que likables (Malik Bentalha, Soprano, Waly Dia, Bernard Farcy, Ramzi Bedia, Sabrina Ouazani ou encore Edouard Montoute). A la fin, il ne reste que 102 minutes qui passent vite, une bande originale ni jeune ni vieille et des séquences extrêmement drôles mais que l'on aura déjà oublié mercredi prochain. Sans aller jusqu'à vous déconseiller Taxi 5 (le film est tout de même meilleur que ce que l'on pensait), nous ne saurions que trop vous recommander d'y aller sans aucune attente particulière !

Ava DuVernay réalisera New Gods pour Warner Bros.

Posté par wyzman, le 16 mars 2018

The Hollywood Reporter l'a annoncé il y a quelques heures seulement : la réalisatrice d'Un raccourci dans le temps mettra en scène les comics New Gods dans un premier film lié au DC Extended Universe. Pour celles et ceux qui ne seraient pas familiers de l'affaire, New Gods est une série de comics créée par Jack Kirby au début des années 1970 et appartenant à DC Comics. Les personnages de New Gods sont issus de deux planètes jumelles, New Genesis et Apokolips, actuellement en guerre mais qui n'en formaient qu'une par le passé.

Extrêmement dense, l'univers créé par Jack Kirby est souvent confondu avec le Ragnarök de Thor. Une confusion notamment liée au fait que Jack Kirby a travaillé sur les deux univers. Bien qu'aucune date de sortie n'a été annoncée, la rumeur d'un film New Gods porté par Ava DuVernay enflait depuis que la réalisatrice de 45 ans a révélé que Big Barda était son personnage préféré sur Twitter.

Première femme de couleur à réaliser un film au budget supérieur à 100 millions de dollars avec Un raccourci dans le temps, Ava DuVernay va avoir du pain sur la planche. Si ses deux premiers longs métrages, le drame historique Selma et le documentaire 13th, ont tous deux atterri aux Oscars, les choses semblent plus compliquées avec Un raccourci dans le temps, adaptation largement critiquée du roman de Madeleine L'Engle. Sorti le week-end dernier, le film n'a pour l'heure rapporté "que" 42 millions de dollars aux Etats-Unis.

Comme le rapporte très justement Variety, la mise en chantier d'un film New Gods est une excellente nouvelle pour les fans de DC Comics et Warner Bros. qui souhaitait agrandir son champ des possibles après le semi-échec de Justice League. Sorti en novembre dernier, le film réalisé par Zack Snyder et Joss Whedon est le volet du DC Extended Universe qui a le moins bien fonctioné. En effet, quand Batman v Superman et Wonder Woman amassaient respectivement 873 et 821 millions de dollars de recettes dans le monde, Justice League peinait à dépasser les 650 millions de dollars.

Tandis qu'Aquaman est attendu pour décembre 2018, Warner Bros. a déjà commencé à plancher sur Wonder Woman 2, annonçant au passage le retour de Patty Jenkins à la réalisation et sa sortie le 1er novembre 2019 aux Etats-Unis.

Dany Boon et Guillaume Gallienne: qui sera Le Dindon?

Posté par vincy, le 8 mars 2018

Jalil Lespert va tourner l'adaptation de la pièce de Georges Feydeau, Le dindon. C'est sa première comédie. Le réalisateur de Yves Saint Laurent tournera l'été prochain cette comédie avec Dany Boon et Guillaume Gallienne dans les rôles principaux.

Le Dindon, jouée en 1896 pour sa première, n'en est pas à sa première adaptation. Henri Pouctal (en court métrage en 1913), Claude Barma (1951, où l'on croisait Louis de Funès dans un petit rôle) et Pierre Badel (pour la télévision en 1986, avec Pierre Mondy, Robert Lamoureux, Nicole Calfan) avaient déjà transposé la pièce, aux multiples personnages.

La comédie tourne autour de Lucienne, épouse de Vatelin, courtisée par Rédillon, un ami du couple, harcelée par Pontagnac, coureur de jupons notoire et ami du mari. Mais quand revient Maggy, une ancienne maîtresse anglaise de Vatelin, les affaires se compliquent: elle menace de se suicider s’il lui refuse un rendez-vous. Or, Lucienne a toujours juré qu’elle prendrait un amant sitôt prouvée l’infidélité de son mari. Qui sera le dindon de la farce ? (spoiler: c'est Pontagnac).

Jalil Lespert a réalisé quatre longs métrages (24 mesures, Des vents contraires, Yves Saint Laurent et Iris) et une série télévisée (Versailles).