Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

Best LawyersNewyork Lawyers




Canción Sin Nombre
De Gaulle
L'envolée
La bonne épouse
La communion
Le capital au XXIe siècle
Lucky Strike
Radioactive
Une sirène à Paris



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 0

 
Une sirène à Paris


France / 2020

11.03.2020
 



LA MECANIQUE DU COEUR BRISE





« Parisian fish. Picard. Good quality. »

Quelle déception. Mathias Malzieu n’a pas réussi à transposer son univers littéraire imaginaire au cinéma. Une sirène à Paris est au mieux un conte naïf, au pire une fable déjà vue et sans surprises. Un comble pour un film dont le héros se vante d’être membre des « surprisiers ».

Entre l’esthétique Amélie Poulain et un doux délire romantique à la Vian, l’écrivain-musicien-cinéaste se laisse piéger par son atmosphère, écrasant ainsi toute forme d’émotions et toute liberté narrative. Dans ce monde où l’on croise un musicien au cœur brisé, insensible même au chant d’une sirène, et des amours hétéronomes et platoniques qui font passer Hélène et les garçons pour un film sentimentalement pornographique, on est vite lassé de la fantasmagorie, au point de se désintéresser de la dramaturgie.

On sait d’avance comment ça va se finir. Tout est convenu, binaire, et sans aucune subversion. Trop nostalgique et trop mièvre, Une sirène à Paris veut nous faire croire qu’un Quadra tatoué et coroner dort en pyjama avec son chat. En croisant une héroïne, par définition impénétrable, sortie d’un film de Luc Besson (comprendre, blonde, immature, ambigüe, et inexpressive), on touche le fond (de la Seine) à défaut de brûler (la scène).

Avec la série de crimes (elle tue les hommes hétérosexuels, les autres n’existant pas a priori), il aurait pu nous dévier vers le polar, le suspens. On plonge en fait dans une romance folklorique et pittoresque en apparence, terriblement ennuyeuse au final.

On n’aura pas été enchanté, ce qui est un comble. Evidemment l’amour sauvera tout ce petit monde bien fragile et qui se console en musique. A moins d’être fétichiste des queues de poissons, le film s’embarque surtout dans un tête à queue tout juste sauvé par une direction artistique impeccable et des acteurs qui tentent de donner de la chair à ces plans sans arête.

On vous recommande la lecture d’Homère. Ses sirènes maléfiques dans l’Odyssée sont bien plus envoûtantes que ce fantasme assez sexiste d’un autre âge, celui des adolescents pubères aux déviances inavouables.
 
vincy

 
 
 
 

haut