Avec Etre vivant et le savoir, Alain Cavalier montre que l'art rend hommage à l'art, que le cinéma peut être un hommage grâce à l'image. Dialogue incessant entre le réel des vivants et les souvenirs d'une morte, le film est d'une poésie sublime.



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Shazam!


USA / 2019

03.04.2019
 



BILLY THE KID





« Touche mon gourdin ! »

DC Comics et Warner semblent vouloir abandonner la noirceur de leurs productions « comics » sur grand écran. Même si la trilogie de Christopher Nolan sur le Chevalier noir aka Batman reste la référence dans le domaine, le box office des Superman et autres Justice League n’ont jamais atteint les scores des super-héros de Marvel. Après un Wonder Woman proche de Captain America et un Aquaman aux allures de Thor, voici donc Shazam ! (alias Billy Batson), croisement entre Spider-Man (les angoisses adolescentes de Peter Parker semblent similaires aux traumas de l’orphelin Batson) et Deadpool (pour le second-degré et la distanciation permanente).

Car Shazam ! est un pur produit familial. A l’origine ce super-héros se nommait Captain Marvel (qui, comme on le sait depuis un mois, est désormais une femme), concurrent de Superman, avant que DC Comics ne rachète ce personnage sans savoir trop quoi en faire.

Sous la férule du suédois David F. Sandberg, venu du clip-vidéo et ayant fait ses armes dans l’horrifique, Shazam ! est devenu une teen-comedie qui met en abime les fans de super-héros (le héros lui-même est surpris par ses pouvoirs, son entourage réagit comme des admirateurs de tous les jours). Puisque le comics au ciné, toujours entre fantasy, péplum et western, restant binaire (le bien contre le mal), le film doit trouver du relief ailleurs. En l’occurrence dans le psychologique. Le méchant (Mark Strong, en roue libre) devient vilain à cause du rejet (celui du mage et celui du père). Le gentil devient héroïque grâce à l’amour (pour une mère disparue et pour sa famille d’adoption).

« C’est lui. C’est l’espèce de super-héros .»

On se soucie peu de l’enjeu, pour tout dire. Paricide et autres péchés capitaux paraissent presque ordinaires. Comme les effets visuels, tout est assez classique et déjà vu. Shazam ! est bien plus intéressant pour ses références aux films de John Hugues ou produits par Spielberg (Goonies and co), aux clins d’œil (Rocky) et pour les relations entre ados, face à un monde hostile à la différence. A cela s’ajoute une dérision bienvenue, permettant à l’amusement général d’être divertissant.

D’une esthétique assez pauvre, le film est à l’image Zachary Levi, son super-héros maladroit (on note quelques incohérences narratives, sacrifiées sur l’autel du rythme) et immature, banal physiquement (dont toute trace de virilité a été effacée) et heureusement assez drôle. Shazam ! en profite quand même pour déglinguer le capitalisme de rente (dans une scène un peu forcée où un conseil d’administration est décimé) et faire l’éloge de la famille qu’on choisit plutôt que de celle dont on est issu.

Ces bons sentiments transparaissent dans tout le scénario. On sait qu’il est toujours compliqué d’installer un héros (Hollywood s’oblige toujours à vouloir tout expliquer). Mais en mélangeant l’humour et le tragique, le mélo ado et l’action attendue, Les 4 Fantastiques et Maman j’ai raté l’avion, tout en s’offrant un guest-final plaisant (gâché par une scène post-générique inutile), Shazam ! essaie de redonner de la légèreté à l’univers DC Comics. Le label semble opter pour une stratégie non pas fédératrice comme Marvel mais segmentée selon les âges et le public visé. Ici les 9-20 ans (aka les millennials fans de snapchat) et quelques adulescents nostalgiques
 
vincy

 
 
 
 

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