M, primé à Locarno, Namur et séville, est le documentaire choc du moment. Yolande Zauberman réussit à allier bienveillance et effroi, scandale pédosexuel chez les juifs ultra-orthodoxes et parcours d'hommes fragiles et touchants.



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Triple frontière (Triple Frontier)


USA / 2019

13.03.2019
 



TÊTES DE MULE





Avec Triple Frontier, John C. Chandor revient au film de survie, 6 ans après All is Lost. Le réalisateur de Margin Call – là encore une histoire de mâles dont la solidarité est mise à rude épreuve avec une histoire de gros fric – orchestre un film en trois espaces temps et en trois parties, soit une triple frontière psychologique. Accepter de franchir la ligne rouge, soit commettre un acte illégal, accepter d’assumer ses fautes, y compris les plus fatales, et accepter de faire passer leur vie avant l’argent.

La première partie prend place tardivement, après une longue installation des personnages et des enjeux de chacun. Quand on plonge enfin dans la jungle étouffante, entre film de guerre, de braquage et de narcos, le rythme devient plus nerveux, et plus captivant. L’ivresse des paquets de dollars qui sont sous leurs yeux leur fera commettre une erreur aux conséquences dramatiques.

La deuxième partie, de loin la mieux écrite, a davantage des allures de film de survie, leur escapade tournant mal au milieu des Andes. Le film se resserre alors sur ce groupe de cinq anciens militaires, aujourd’hui déclassés dans leur propre patrie, et cherchant à revivre un peu de l’excitation de leurs anciens combats. On les découvre hantés par leurs « crimes », meurtris par leur échec à se reconstruire une vie.

"Il faut lâcher des sacs..."

Car, et c’est l’intérêt du film, ces héros, idéalisés par Hollywood, sont ici dépeints davantage comme des victimes d’un système qui les a détruits intérieurement, et qui, à défaut de reconnaissance, vont chercher une récompense, quitte à pactiser avec le Diable.

La dernière partie justement s’avère plus morale. Quand l’un d’entre eux meurt, le film bascule. Une grande évasion vers l’océan avec la mort aux trousses, où il faut faire des choix cruels qui amèneront à épilogue moral.

Assez convenu dans ses dialogues et sa construction scénaristique, inégal, entre séquences fortes, et même intenses, et d’autres plus faibles, presque « clichées », l’attention est fluctuante. La maîtrise de l’ensemble comble les quelques trous d’air et certaines lenteurs. Le casting, combo sexy hollywoodien, est efficace. C’est un peu regrettable que les stéréotypes de leurs personnages enferment leur jeu.

Cependant le spectateur prendra un plaisir coupable à imaginer la fin de ce périple aventureux à l’issue incertaine.
 
vincy

 
 
 
 

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