90's, premier film du comédien Jonah Hill, est un portrait de jeunesse aussi délicat que touchant. Dans le lLos Angeles des skaters, où musique et skets dictent leurs lois, on suit une bande d'ados désœuvrés qui stoppent le temps sans cesser de rêver.



Cold Blood Legacy
Douleur et Gloire
Fight Club
Hard Paint
Just Charlie
Le Chinois et moi
Le jeune Ahmed
Les plus belles années d’une vie
Mr Local
Passion
Permanent Green Light
Séduis-moi si tu peux
Swing Time in Limousin
The Dead don't Die
Tous les Dieux du ciel



C'est ça l'amour
Synonymes
90's
Ne coupez pas!
Coming Out
Tremblements
Dieu existe, son nom est Petrunya
Drôles de cigognes
Les météorites
Petra



Captain Marvel
Le garçon qui dompta le vent
Le mystère Henri Pick
Triple frontière
Entre les roseaux
Dumbo
Los silencios
La Lutte des classes
Shazam!
Tel Aviv on Fire
Terra Willy, planète inconnue
Tito et les oiseaux
Blanche comme Neige
Le vent de la liberté
Les oiseaux de passage
Ray & Liz
The Highwaymen
Alpha - The Right to Kill
After : Chapitre 1
El Reino
Raoul Taburin
Liz et l'oiseau bleu
The Highwaymen
Avengers: Endgame
L'Adieu à la nuit
Gloria Bell
Coeurs ennemis
Jessica Forever
Hellboy
Les Crevettes pailletées






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La particule humaine (Buğday)


/ 2017

10.10.2018
 



L'AUTRE COTÉ DE L'ESPOIR





"On vit constamment dans un rêve. On se réveillera quand on mourra. "

Si l’on s’étonne a priori de voir le réalisateur turc Semih Kaplanoğlu (Ours d’or à Berlin en 2010 pour le très contemplatif Miel) proposer un film de science-fiction post-apocalyptique, on comprend vite qu’il s’agit plus d’une œuvre métaphorique sur la condition humaine qu’une quelconque tentative de rivaliser avec le cinéma de genre à gros budget.

Ici, passées des scènes d’exposition qui jouent sur le contraste entre le décor morne d’une prison à ciel ouvert et la débauche technologique qui règne de l’autre côté des grilles, le récit s’enfonce peu à peu dans un dépouillement esthétique comme dramatique. Le personnage principal, qui s’échappe de la ville et de son confort pour rejoindre les « terres abandonnées », effectue la migration inverse des réfugiés aperçus au début du film, pour aller se perdre, puis se retrouver, quelque part sur les cendres de l’Humanité. Cinématographiquement, c’est d’une beauté visuelle foudroyante. Que l’on soit en ville ou dans le désert désolé où nous entraîne l’intrigue, le noir et blanc sublime les vastes espaces filmés en plans larges, et la caméra s’attarde sur les paysages dévastés et les immeubles délabrés avec le même regard las et mélancolique.

Ce qui intéresse le cinéaste turc, c’est finalement moins la dénonciation d’une société basée sur la classification génétique ou la mise en garde face à l’inévitable catastrophe écologique qui guette, que l’épopée mystique et allégorique de son héros dans des terres ravagées d’où renaîtront pourtant une forme d’espoir. Peut-être comme dans tout son cinéma, il s’attache à l’essence de l’Humanité plus qu’à ses faits et gestes, et s’empare des codes du cinéma d’anticipation pour mieux appeler l’être humain à simplement renouer avec lui-même.
 
MpM

 
 
 
 

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