Alita Battle Angel, manga culte, production de James Cameron, réalisation de Robert Rodriguez. Avec sa dose d'action et son héroïne cyborg plus vraie que nature, le blockbuster va essayer de conjurer le mauvais sort fait aux adaptations hollywoodiennes des mangas japonais.



Alita: Battle Angel
All Inclusive
Comme un seul homme
Dans la terrible jungle
Deux fils
Happy Birthdead 2 You
L'illusion verte
Le silence des autres
Les drapeaux de papier
Long Way Home
Moi, maman, ma mère et moi
Ralph 2.0
Regarde ailleurs
The Raft
Un ange
Vice



Une affaire de famille
Spider-Man: New Generation
Roma
Les invisibles
Glass
The Front Runner
Green Book: sur les routes du sud
Le château de Cagliostro
Un grand voyage vers la nuit
Sorry to Bother You
Tout ce qu'il me reste de la révolution
Une intime conviction
La Favorite



Asako I & II
Aquaman
Mirai, ma petite soeur
Le retour de Mary Poppins
Premières vacances
Border
Creed 2
Edmond
L'ange
L'heure de la sortie
Ayka
Ben Is Back
Colette
L'incroyable histoire du facteur Cheval
Holy Lands
Une jeunesse dorée
Doubles vies
Another Day of Life
La Mule
The Hate U Give, La haine qu'on donne
Un berger et deux perchés à l'Elysée
Si Beale Street pouvait parler
Pearl
Minuscule 2 - les mandibules du bout du monde
Les estivants
L'amour debout
Mango
La cabane aux oiseaux
Dragons 3: Le monde caché
My Beautiful Boy
Nicki Larson et le parfum de Cupidon






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La particule humaine (Buğday)


/ 2017

10.10.2018
 



L'AUTRE COTÉ DE L'ESPOIR





"On vit constamment dans un rêve. On se réveillera quand on mourra. "

Si l’on s’étonne a priori de voir le réalisateur turc Semih Kaplanoğlu (Ours d’or à Berlin en 2010 pour le très contemplatif Miel) proposer un film de science-fiction post-apocalyptique, on comprend vite qu’il s’agit plus d’une œuvre métaphorique sur la condition humaine qu’une quelconque tentative de rivaliser avec le cinéma de genre à gros budget.

Ici, passées des scènes d’exposition qui jouent sur le contraste entre le décor morne d’une prison à ciel ouvert et la débauche technologique qui règne de l’autre côté des grilles, le récit s’enfonce peu à peu dans un dépouillement esthétique comme dramatique. Le personnage principal, qui s’échappe de la ville et de son confort pour rejoindre les « terres abandonnées », effectue la migration inverse des réfugiés aperçus au début du film, pour aller se perdre, puis se retrouver, quelque part sur les cendres de l’Humanité. Cinématographiquement, c’est d’une beauté visuelle foudroyante. Que l’on soit en ville ou dans le désert désolé où nous entraîne l’intrigue, le noir et blanc sublime les vastes espaces filmés en plans larges, et la caméra s’attarde sur les paysages dévastés et les immeubles délabrés avec le même regard las et mélancolique.

Ce qui intéresse le cinéaste turc, c’est finalement moins la dénonciation d’une société basée sur la classification génétique ou la mise en garde face à l’inévitable catastrophe écologique qui guette, que l’épopée mystique et allégorique de son héros dans des terres ravagées d’où renaîtront pourtant une forme d’espoir. Peut-être comme dans tout son cinéma, il s’attache à l’essence de l’Humanité plus qu’à ses faits et gestes, et s’empare des codes du cinéma d’anticipation pour mieux appeler l’être humain à simplement renouer avec lui-même.
 
MpM

 
 
 
 

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