Premier film "américain" de Mélanie Laurent, Galveston est un mélo noir, où l'humanité l'emporte sur la violence, où la nature est dominante et où la justice est défaillante. Mérite le détour.



Black indians
Capharnaüm
First Man: le premier homme sur la lune
Je suis resté dans les bois
La grande aventure de Non-Non
Le flic de Belleville
Le jeu
Le procès contre Mandela
Sans jamais le dire
Six portraits XL 1
The House that Jack Built
The Predator
Un 22 juillet
Wine Calling
Yéti & Compagnie



BlacKkKlansman
Sauvage
Whitney
Guy
Climax
A Star is Born
Chris the swiss
RBG



Mission: Impossible - Fallout
Burning
Shéhérazade
Mademoiselle de Joncquières
Première année
Searching : Portée disparue
L'amour est une fête
Leave No Trace
Les Frères Sisters
Donbass
Hostile
L'ombre d'Emily
Rafiki
Un peuple et son roi
Amin
Frères ennemis
La saveur des ramen
Nos batailles
Dilili à Paris
Domingo
Galveston
Girl
La particule humaine
Venom






 (c) Ecran Noir 96 - 18


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 4

 
La particule humaine (Buğday)


/ 2017

10.10.2018
 



L'AUTRE COTÉ DE L'ESPOIR





"On vit constamment dans un rêve. On se réveillera quand on mourra. "

Si l’on s’étonne a priori de voir le réalisateur turc Semih Kaplanoğlu (Ours d’or à Berlin en 2010 pour le très contemplatif Miel) proposer un film de science-fiction post-apocalyptique, on comprend vite qu’il s’agit plus d’une œuvre métaphorique sur la condition humaine qu’une quelconque tentative de rivaliser avec le cinéma de genre à gros budget.

Ici, passées des scènes d’exposition qui jouent sur le contraste entre le décor morne d’une prison à ciel ouvert et la débauche technologique qui règne de l’autre côté des grilles, le récit s’enfonce peu à peu dans un dépouillement esthétique comme dramatique. Le personnage principal, qui s’échappe de la ville et de son confort pour rejoindre les « terres abandonnées », effectue la migration inverse des réfugiés aperçus au début du film, pour aller se perdre, puis se retrouver, quelque part sur les cendres de l’Humanité. Cinématographiquement, c’est d’une beauté visuelle foudroyante. Que l’on soit en ville ou dans le désert désolé où nous entraîne l’intrigue, le noir et blanc sublime les vastes espaces filmés en plans larges, et la caméra s’attarde sur les paysages dévastés et les immeubles délabrés avec le même regard las et mélancolique.

Ce qui intéresse le cinéaste turc, c’est finalement moins la dénonciation d’une société basée sur la classification génétique ou la mise en garde face à l’inévitable catastrophe écologique qui guette, que l’épopée mystique et allégorique de son héros dans des terres ravagées d’où renaîtront pourtant une forme d’espoir. Peut-être comme dans tout son cinéma, il s’attache à l’essence de l’Humanité plus qu’à ses faits et gestes, et s’empare des codes du cinéma d’anticipation pour mieux appeler l’être humain à simplement renouer avec lui-même.
 
MpM

 
 
 
 

haut