Spider-Man: New Generation est incontestablement le meilleur film d'animation américain de l'année. C'est peut-être le même Spider-Man jusqu'à présent. C'est sans doute le blockbuster qu'on attendait en 2018. Et enfin, peut-on oser dire qu'il est l'un des meilleurs Marvel au cinéma? Bref, ce Spider-Man est immanquable.



Hunter Killer
L'exilé
Mortal Engines
Nous les coyotes
Oscar et le monde des chats
Pachamama
Rémi sans famille
Rêver sous le capitalisme
Roma
Spider-Man: New Generation
Une affaire de famille
Utøya, 22 juillet



A Star is Born
Un 22 juillet
Le grand bain
En liberté !
Chien de garde
Festen
Outlaw King : Le Roi hors-la-loi
Diamantino
Les Veuves
Assassination Nation
Les Confins du monde



Capharnaüm
Bohemian Rhapsody
Breathe
Cold War
Silvio et les autres
Crazy Rich Asians
Heureux comme Lazzaro
Kursk
Samouni Road
Un amour impossible
8, avenue Lénine
Les animaux fantastiques: les crimes de Grindelwald
Millénium : Ce qui ne me tue pas
Mon cher enfant
Suspiria
Amanda
Les filles du soleil
Yomeddine
Le Grinch
Les héritières
Robin des Bois
Voyage à Yoshino
Astérix - Le secret de la potion magique
Leto
Pupille






 (c) Ecran Noir 96 - 18


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 6

 
La particule humaine (Buğday)


/ 2017

10.10.2018
 



L'AUTRE COTÉ DE L'ESPOIR





"On vit constamment dans un rêve. On se réveillera quand on mourra. "

Si l’on s’étonne a priori de voir le réalisateur turc Semih Kaplanoğlu (Ours d’or à Berlin en 2010 pour le très contemplatif Miel) proposer un film de science-fiction post-apocalyptique, on comprend vite qu’il s’agit plus d’une œuvre métaphorique sur la condition humaine qu’une quelconque tentative de rivaliser avec le cinéma de genre à gros budget.

Ici, passées des scènes d’exposition qui jouent sur le contraste entre le décor morne d’une prison à ciel ouvert et la débauche technologique qui règne de l’autre côté des grilles, le récit s’enfonce peu à peu dans un dépouillement esthétique comme dramatique. Le personnage principal, qui s’échappe de la ville et de son confort pour rejoindre les « terres abandonnées », effectue la migration inverse des réfugiés aperçus au début du film, pour aller se perdre, puis se retrouver, quelque part sur les cendres de l’Humanité. Cinématographiquement, c’est d’une beauté visuelle foudroyante. Que l’on soit en ville ou dans le désert désolé où nous entraîne l’intrigue, le noir et blanc sublime les vastes espaces filmés en plans larges, et la caméra s’attarde sur les paysages dévastés et les immeubles délabrés avec le même regard las et mélancolique.

Ce qui intéresse le cinéaste turc, c’est finalement moins la dénonciation d’une société basée sur la classification génétique ou la mise en garde face à l’inévitable catastrophe écologique qui guette, que l’épopée mystique et allégorique de son héros dans des terres ravagées d’où renaîtront pourtant une forme d’espoir. Peut-être comme dans tout son cinéma, il s’attache à l’essence de l’Humanité plus qu’à ses faits et gestes, et s’empare des codes du cinéma d’anticipation pour mieux appeler l’être humain à simplement renouer avec lui-même.
 
MpM

 
 
 
 

haut