Les étendues imaginaires de Slew Hua Yeo a reporté le Léopard d'or à Locarno en août dernier. Portrait de Singapour et de son arrière-cour (pas forcément reluisante), le film est une splendeur, à la fois surprenant et singulier.



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 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Game Night


USA / 2018

18.04.2018
 



VERY BAD NIGHT





« On ne veut pas s’amuser, on veut juste gagner ! »

Le pitch sent le concept. Game Night s’inscrit dans le filon des comédies catastrophes, de Very Bad Trip à Comment tuer son Boss, avec comme point de départ le synopsis de The Game de David Fincher. Derrière la façade, il y malgré tout une morale : la vie ne serait pas qu’un jeu. Parfois il faut devenir adulte et prendre ses responsabilités. Le niveau n’est pas très élevé pour des amateurs du genre, en l’occurrence un mélange de thriller et de comédie de mœurs, de farce burlesque et de mélodrame familial.

Game Night, comme les jeux de société sur lequel il pose ses fondations, est un divertissement honnête, agréable, et finalement distrayant grâce à des acteurs qui manient le premier et le second degré à la perfection.

« Putain ! Les tables en verre sont bizarres ce soir ! »

Ils peuvent aussi compter sur quelques séquences croquignolettes (oui le mot existe) : du teletubby violet qui va sceller le destin des tourtereaux au flic-voisin aux allures de psychopathes, les bonnes idées ne manquent pas. Cela donne d’ailleurs deux belles séquences folledingue, l’une dans le bureau du voisin, un mausolée dédié à son ex-femme, l’autre dans la villa d’un des « vilains », poursuite endiablée et chorale.

Cet « Escape Game » en réel, aux digressions inégales et aux personnages un peu stéréotypés, a bonne allure durant les trois quarts du film. Certains moments sont vraiment cocasses. Ce sont d’ailleurs les petites catastrophes qui font le plus rire.

Même si cela manque d’originalité, même si l’histoire fraternelle est sans réel intérêt, ce Ready Player One à l’ancienne (on cherche aussi un « Golden Egg », ici de Fabergé), est porté par un scénario gigogne distrayant. On regrette alors le dernier quart du film, où le jeu n’est plus un jeu, où les twists, malins, se prennent les pieds dans le concept d’un film plus convenu, malgré l’arrivée de la guest-star Dexter – pardon Michael C. Hall -, qui rend cet épilogue invraisemblable. Pire, le découpage et le montage sont ratés, au point de rendre le film bancal et de tuer toute la dérision qui faisait son charme.
 
vincy

 
 
 
 

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