Alita Battle Angel, manga culte, production de James Cameron, réalisation de Robert Rodriguez. Avec sa dose d'action et son héroïne cyborg plus vraie que nature, le blockbuster va essayer de conjurer le mauvais sort fait aux adaptations hollywoodiennes des mangas japonais.



Alita: Battle Angel
All Inclusive
Comme un seul homme
Dans la terrible jungle
Deux fils
Happy Birthdead 2 You
L'illusion verte
Le silence des autres
Les drapeaux de papier
Long Way Home
Moi, maman, ma mère et moi
Ralph 2.0
Regarde ailleurs
The Raft
Un ange
Vice



Une affaire de famille
Spider-Man: New Generation
Roma
Les invisibles
Glass
The Front Runner
Green Book: sur les routes du sud
Le château de Cagliostro
Un grand voyage vers la nuit
Sorry to Bother You
Tout ce qu'il me reste de la révolution
Une intime conviction
La Favorite



Asako I & II
Aquaman
Mirai, ma petite soeur
Le retour de Mary Poppins
Premières vacances
Border
Creed 2
Edmond
L'ange
L'heure de la sortie
Ayka
Ben Is Back
Colette
L'incroyable histoire du facteur Cheval
Holy Lands
Une jeunesse dorée
Doubles vies
Another Day of Life
La Mule
The Hate U Give, La haine qu'on donne
Un berger et deux perchés à l'Elysée
Si Beale Street pouvait parler
Pearl
Minuscule 2 - les mandibules du bout du monde
Les estivants
L'amour debout
Mango
La cabane aux oiseaux
Dragons 3: Le monde caché
My Beautiful Boy
Nicki Larson et le parfum de Cupidon






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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L'Affaire Roman J. (Roman J. Israel, Esq.)


USA / 2017

14.03.2018
 



DENZEL CALE





Quatre ans après l'excellent Night Call, Dan Gilroy repasse derrière pour le lamentable L'Affaire Roman J. Explications d'un plantage.

Une idée qui a du chien

A la mort de son mentor, Roman J. Israel, avocat idéaliste et déterminé, voit son quotidien bouleversé. Dans l'univers des tribunaux surchargés de Los Angeles, celui qui fut son modèle laisse un vide. Recruté par George Pierce, Roman se lie d'amitié avec une militante de l'égalité des droits. Confronté à des situations extraordinaires, il remet en question l'engagement qui a déterminé toute sa carrière.

Sur le papier, L'Affaire Roman J. a de quoi passionner. Denzel Washington en avocat paumé, Colin Farrell en patron ambitieux et Carmen Ejogo en militante. Tout cela a fait envie. Et c'est bien sur ce même papier que l'on reconnaît tout le temps de Dan Gilroy. Comme il l'avait fait sur Jason Bourne : L'Héritage et Night Call, il parvient à écrire des dialogues passionnants sans jamais être révolutionnaires.

Plus encore, l'univers qu'il crée autour de Roman J. Israel est fascinant. Sorte de réécriture de l'histoire des droits de l'homme post-Black Live Matter et Donald Trump, L'Affaire Roman J. relève souvent du fantasme. Cependant, ce fantasme tient la route et donne envie de voir sur quoi il va déboucher. Et c'est à ce moment-là que tout se casse la gueule…

Une réalisation douteuse

Avec un scénario aussi taillé pour les Oscars, Dan Gilroy aurait pu aller très loin. Son personnage principal est atypique, à ranger près des Monk mais il ne parvient pas à transcender à cause d'une mauvaise mise-en-scène. Et c'est à ce moment-là précisément que l'on observe les limites du talent de Denzel Washington. Presque aussi remarquable que dans Fences, le film qui lui a valu une nomination aux Oscars pas plus tard que l'an dernier, il est ici confronté à la violence des mauvais choix de cadrage.

Déjà étrange pour le spectateur, la réalisation de Dan Gilroy transforme le personnage principal en véritable alien. Récurrence de plans en contre-plongée, gros plans inutiles, travelling embarrassants, rien ne va. Dès lors, il devient difficile d'avoir de l'empathie pour Roman J. Israel ou même de s'y identifier. Potentiellement comique sur le papier, cet avocat original s'avère simplement bizarre à l'écran. Ses remarques - souvent pertinentes - deviennent sans que l'on ne comprenne immédiatement pourquoi des piques sans fondement.

Plus encore, la réalisation peine énormément dans sa présentation de Los Angeles. Dan Gilroy aurait en effet mieux fait d'insister sur le caractère dérangeant voire morbide du milieu carcéral californien au lieu d'en faire un lieu vite oubliable. Les policiers semblent tout droits sortie d'une sitcom, le personnage de George Pierce d'un soap opera et Roman J. Israel d'un drame historique - ce qu'est censé être L'Affaire Roman J. Le mélange des genre est indigeste et lasse vite.

Dépourvu d'âme, le second film de Dan Gilroy s'avère déplaisant et ennuyeux. Destiné à plus grand, le premier film de Denzel Washington de l'année sera certainement le plus dispensable. On le retrouvera dans Equalizer 2. Serait-il devenu paresseux?
 
wyzman

 
 
 
 

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