Spider-Man: New Generation est incontestablement le meilleur film d'animation américain de l'année. C'est peut-être le même Spider-Man jusqu'à présent. C'est sans doute le blockbuster qu'on attendait en 2018. Et enfin, peut-on oser dire qu'il est l'un des meilleurs Marvel au cinéma? Bref, ce Spider-Man est immanquable.



Hunter Killer
L'exilé
Mortal Engines
Nous les coyotes
Oscar et le monde des chats
Pachamama
Rémi sans famille
Rêver sous le capitalisme
Roma
Spider-Man: New Generation
Une affaire de famille
Utøya, 22 juillet



A Star is Born
Un 22 juillet
Le grand bain
En liberté !
Chien de garde
Festen
Outlaw King : Le Roi hors-la-loi
Diamantino
Les Veuves
Assassination Nation
Les Confins du monde



Capharnaüm
Bohemian Rhapsody
Breathe
Cold War
Silvio et les autres
Crazy Rich Asians
Heureux comme Lazzaro
Kursk
Samouni Road
Un amour impossible
8, avenue Lénine
Les animaux fantastiques: les crimes de Grindelwald
Millénium : Ce qui ne me tue pas
Mon cher enfant
Suspiria
Amanda
Les filles du soleil
Yomeddine
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Les héritières
Robin des Bois
Voyage à Yoshino
Astérix - Le secret de la potion magique
Leto
Pupille






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L'Affaire Roman J. (Roman J. Israel, Esq.)


USA / 2017

14.03.2018
 



DENZEL CALE





Quatre ans après l'excellent Night Call, Dan Gilroy repasse derrière pour le lamentable L'Affaire Roman J. Explications d'un plantage.

Une idée qui a du chien

A la mort de son mentor, Roman J. Israel, avocat idéaliste et déterminé, voit son quotidien bouleversé. Dans l'univers des tribunaux surchargés de Los Angeles, celui qui fut son modèle laisse un vide. Recruté par George Pierce, Roman se lie d'amitié avec une militante de l'égalité des droits. Confronté à des situations extraordinaires, il remet en question l'engagement qui a déterminé toute sa carrière.

Sur le papier, L'Affaire Roman J. a de quoi passionner. Denzel Washington en avocat paumé, Colin Farrell en patron ambitieux et Carmen Ejogo en militante. Tout cela a fait envie. Et c'est bien sur ce même papier que l'on reconnaît tout le temps de Dan Gilroy. Comme il l'avait fait sur Jason Bourne : L'Héritage et Night Call, il parvient à écrire des dialogues passionnants sans jamais être révolutionnaires.

Plus encore, l'univers qu'il crée autour de Roman J. Israel est fascinant. Sorte de réécriture de l'histoire des droits de l'homme post-Black Live Matter et Donald Trump, L'Affaire Roman J. relève souvent du fantasme. Cependant, ce fantasme tient la route et donne envie de voir sur quoi il va déboucher. Et c'est à ce moment-là que tout se casse la gueule…

Une réalisation douteuse

Avec un scénario aussi taillé pour les Oscars, Dan Gilroy aurait pu aller très loin. Son personnage principal est atypique, à ranger près des Monk mais il ne parvient pas à transcender à cause d'une mauvaise mise-en-scène. Et c'est à ce moment-là précisément que l'on observe les limites du talent de Denzel Washington. Presque aussi remarquable que dans Fences, le film qui lui a valu une nomination aux Oscars pas plus tard que l'an dernier, il est ici confronté à la violence des mauvais choix de cadrage.

Déjà étrange pour le spectateur, la réalisation de Dan Gilroy transforme le personnage principal en véritable alien. Récurrence de plans en contre-plongée, gros plans inutiles, travelling embarrassants, rien ne va. Dès lors, il devient difficile d'avoir de l'empathie pour Roman J. Israel ou même de s'y identifier. Potentiellement comique sur le papier, cet avocat original s'avère simplement bizarre à l'écran. Ses remarques - souvent pertinentes - deviennent sans que l'on ne comprenne immédiatement pourquoi des piques sans fondement.

Plus encore, la réalisation peine énormément dans sa présentation de Los Angeles. Dan Gilroy aurait en effet mieux fait d'insister sur le caractère dérangeant voire morbide du milieu carcéral californien au lieu d'en faire un lieu vite oubliable. Les policiers semblent tout droits sortie d'une sitcom, le personnage de George Pierce d'un soap opera et Roman J. Israel d'un drame historique - ce qu'est censé être L'Affaire Roman J. Le mélange des genre est indigeste et lasse vite.

Dépourvu d'âme, le second film de Dan Gilroy s'avère déplaisant et ennuyeux. Destiné à plus grand, le premier film de Denzel Washington de l'année sera certainement le plus dispensable. On le retrouvera dans Equalizer 2. Serait-il devenu paresseux?
 
wyzman

 
 
 
 

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