Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

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Gaspard va au mariage


France / 2017

31.01.2018
 



LA FAMILLE DU GARDIEN DE ZOO

Le livre Bye Bye Bahia



« Le plus difficile dans la vie, c’est de trouver quelque part dans le monde quelqu'un qu’on aime plus que sa famille. »

Avec Gaspard va au mariage, les amateurs de « films de famille » comme ceux de comédies romantiques vont se régaler. D’un côté, il y a une famille assez dysfonctionnelle, mais complice et joyeuse. De l’autre, on découvre un homme et une femme qui se croient assez fort pour faire semblant d’être en couple, et se laissent évidemment prendre à leur propre piège. Tous évoluent dans le merveilleux décor d’un zoo en décrépitude, dans lequel les situations les plus farfelues paraissent plausibles, et où tout semble pouvoir arriver.

Si les motifs ne sont pas très neufs, Antony Cordier les transcende pour proposer une comédie sans cesse surprenante qui évite la caricature pour plonger le spectateur dans une fantaisie pleine de saveur. Les rebondissements sont cocasses, les répliques décalées et le scénario soigné, tandis que la structure en chapitres fait que l'on s'intéresse également à tous les personnages. Tous ont à la fois leurs fêlures et leurs forces, dressant un portrait de groupe tantôt touchant, tantôt jubilatoire.

On est également souvent surpris par la tournure que prennent les événements, comme si le réalisateur parvenait systématiquement à prendre le contre-pied de ce qui est attendu. Il fait ainsi preuve d’une grande finesse d’écriture lorsqu'il s’agit de bousculer les codes du genre pour mieux se les réapproprier. Le mariage du titre, par exemple, ne sera pas forcément celui qu’on imaginait. Le dénouement familial non plus, qui nous emmène vers une réalité inattendue.

Car ce qui se joue dans ce mélange de conte et de règlements de comptes, c’est finalement quelque chose à rapprocher de la fin de l'enfance et de la nécessité d'avancer avec sa vie, quitte à s'éloigner de sa famille. Malgré la belle dynamique interne de cette famille pas tout à fait comme les autres, ses membres doivent en effet apprendre à se séparer et à vivre chacun leur propre vie. Une conclusion douce amère qui tranche intelligemment avec l'énorme énergie du récit et de la mise en scène.
 
MpM

 
 
 
 

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