Les étendues imaginaires de Slew Hua Yeo a reporté le Léopard d'or à Locarno en août dernier. Portrait de Singapour et de son arrière-cour (pas forcément reluisante), le film est une splendeur, à la fois surprenant et singulier.



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Terminator Genisys (Terminator 5)


USA / 2015

1.07.2015
 



ROBOT WORLD






"Je reviendrai"


Super papy-Scharwzy est de retour dans son personnage iconique du Terminator. Pour aider le vieil acteur, qui a du mal à bouger sans déambulateur.
Avec le soleil, la chaleur et l'envie de vacances, l'été rapplique souvent accompagné de blockbusters (ici 2 heures et quelques tout de même). Terminator Genisys a l'avantage de laisser notre cerveau débranché: le scénario nous passe clairement au-dessus de la tête, tel le texto d'un ancien camarade de collège dont on ne se souvient plus. Le plus important dans ce nouvel opus du robot vengeur, on l'aura compris, c'est l'action. Mais contrairement à Jurassic World, qui subit quelques incohérences scénaristiques lui aussi, ou à Mad Max, cet épisode ne fait ni appel à une forme de nostalgie ni assez de clins d'oeil pour jouer la dérision du produit dérivé.

Emilia Clarke (aka la mère des dragons dans Game of Thrones) use de ses formes vertigineuses afin d'incarner une Sarah Connor forte (comme toujours), drôle et charismatique. Malheureusement cela ne suffit pas à nous accrocher. Au contraire, on se perd dans ce prequel ou sequel, on ne sait plus trop avec cette histoire de brèche temporelle.
Aux côtés de la belle brune, Jay Courtney (ancien méchant sexy de Divergente et futur membre de la Suicide Squad) joue de ses muscles et de sa grosse voix suave. L'acteur arrive sur terre nu (comme dans tous les Terminator) à proximité d'un magasin de vêtement (il n'y a que dans les films qu'on peut avoir autant de chance) pour venir en aide à une Sarah Connor menacée par une race de cyborg qui se transforme en liquide argenté rutilant. Bien dommage pour cette histoire de vêtement, on aurait voulu le voir nu pendant tout le film, ce qui nous aurait enfin émoustillé.

Car en fait, si l'on se paume complètement dans les allers-retours dans le temps, sans jamais rien comprendre, on constate que tout est prétexte pour des boum, pif, paf et autre wizz de cinéma d'action classique, banal, très loin des deux premiers films de Cameron. On nous a banalisé Terminator, croisement entre un Die Hard et un Transformers. Les effets spéciaux sont tellement à la hauteur que papy Scharwzy retrouve sa jeunesse au milieu de cette nouvelle équipe qui forme un bain de jouvence. Mais l'intrigue est absurde, effacée, au détriment de coups de fusil et de coups de poings. La testostérone a sans doute trop cramé les neurons des scénaristes.

La question du reboot est sur nos lèvres. Hollywood et cette envie perpétuelle de ressortir les grands classiques du cinéma quitte à détruire un patrimoine au lieu de se renouveler. Ici, rien de neuf. Hollywood est en panne d'inspiration: refaire Terminator sans lui apporter quoi que ce soit d'original ne peut que décevoir. Film industriel par excellence, il se distingue à peine du précédent. A trop renverser les situations, nous voici au bord de la nausée, n'en pouvant plus de ce carnage explosif et ne comprenant plus rien au récit. On en vient à se lasser, à décrocher. On n'attend même plus une subtilité, un message, un second niveau de lecture. Hormis peut-être la mise en abimes de papy Schwarzzy. Autrefois, il était l'incarnation du Nuovo Uomo, cet homme musclé parfait, Mister Univers. Avec le temps, il vieillit, forcément. Mais le cinéma, et sa magie informatique, ont pu lui redonner son aspect d'antan. Promesse de jeunesse éternelle pour l'acteur. Mais surtout danger de désincarnation du cinéma, où l'image de synthèse remplace finalement les acteurs de chair et d'os. La robotisation a déjà commencé?
 
Cynthia

 
 
 
 

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