90's, premier film du comédien Jonah Hill, est un portrait de jeunesse aussi délicat que touchant. Dans le lLos Angeles des skaters, où musique et skets dictent leurs lois, on suit une bande d'ados désœuvrés qui stoppent le temps sans cesser de rêver.



Cold Blood Legacy
Douleur et Gloire
Fight Club
Hard Paint
Just Charlie
Le Chinois et moi
Le jeune Ahmed
Les plus belles années d’une vie
Mr Local
Passion
Permanent Green Light
Séduis-moi si tu peux
Swing Time in Limousin
The Dead don't Die
Tous les Dieux du ciel



C'est ça l'amour
Synonymes
90's
Ne coupez pas!
Coming Out
Tremblements
Dieu existe, son nom est Petrunya
Drôles de cigognes
Les météorites
Petra



Captain Marvel
Le garçon qui dompta le vent
Le mystère Henri Pick
Triple frontière
Entre les roseaux
Dumbo
Los silencios
La Lutte des classes
Shazam!
Tel Aviv on Fire
Terra Willy, planète inconnue
Tito et les oiseaux
Blanche comme Neige
Le vent de la liberté
Les oiseaux de passage
Ray & Liz
The Highwaymen
Alpha - The Right to Kill
After : Chapitre 1
El Reino
Raoul Taburin
Liz et l'oiseau bleu
The Highwaymen
Avengers: Endgame
L'Adieu à la nuit
Gloria Bell
Coeurs ennemis
Jessica Forever
Hellboy
Les Crevettes pailletées






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Libre et assoupi


France / 2014

07.05.2014
 



LA TO DO NOTHING LIST





En introduction Sébastien, une vingtaine d'années propose sa conception de la masturbation. Le film démarre dur (pardon pour le mauvais jeux de mots). À la manière de l'épilogue du film Kaboom de Gregg Araki (en beaucoup moins poétique), le personnage principal explique qu'il s'agit d'une activité qu'il exerce très souvent. Logique pour celui qui se définit comme un «branleur».

Vous l'avez compris Sébastien (Baptiste Lecaplain) est un adepte des paroles à doubles sens drôles (et parfois lourdes). C'est ainsi qu'on le voit rire aux éclats avec le terme «avocat», mêlant avec humour (ou pas) le légume et la profession. Jeu de mot déjà exploité dans La bataille de Solférino. Justement, concernant la profession, il n'en a pas, ne fait rien de ses journées : c'est un légume. Et ne rien faire lui plaît au plus haut point! Comment occupe-t-il ses journées? À part la masturbation, il aime lire, mater le foot en mangeant des chips et étudier. Mais voilà, comme ses études sont terminées, cet éternel Peter Pan s'obstine à écrire des fausses lettres de refus d'employeur afin de toucher le RSA. Avec autant d'imagination, il aurait pu être un écrivain mais non, Sébastien préfère voir ses colocataires bosser et se faire humilier dans un monde du travail plus qu'agressif.

Notre héros n'habite pas seul (bien évidemment sinon ce serait moins drôle). Il vît avec ses opposés Anna (Charlotte LeBon) stagiaire dans une maison d'édition et véritable battante dans la vie, ainsi que Bruno (Félix Moati), un journaliste sportif qui, en attendant de trouver un média qui veuille bien de lui, enchaîne les petits boulots. Et quand il ne taffe pas, il s'exhibe en slip, ce sous vêtement des années Platini.

Tout ce petit monde partage le même appartement, ce qui aurait pu nous conduire dans un Friends à la français. Il n'en est rien! Malgré la promesse d'humour du film, on constate indéniablement que ce ne sont pas des héros de comédie. Les vannes finissent par devenir si pesantes qu'on ne rit plus. Et si Sébastien est motivé à ne rien faire c'est le cas du spectateur à mi-chemin du film. On se laisse faire, espérant un bon fou rire...en vain! Ça ne dépasse pas la bonne intention. Quelques idées sont bien amenées et assez cocasses. Mais il manque l'irrespect d'une comédie à l'américaine ou le délire subversif d'un cinéaste aguerri pour nous emballer. Reste le phénomène de société d'une génération Y qui se demande pourquoi elle existe, préférant rêver. Un peu plus d'anticonformisme n'aurait pas nuit.
 
cynthia

 
 
 
 

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