Glass clôt une trilogie commencée il y a 18 ans avec Incassable. Mélangé à Split, M. Night Shyamalan réussit son retour avec un film de genre, presque de série B, où le scénario et la mise en scène l'emportent sur les effets.



Ayka
Ben Is Back
Capri-Revolution
Colette
Doubles vies
Glass
Holy Lands
L'incroyable histoire du facteur Cheval
Le musée des au revoir
Le phallus et le néant
Mallé en son exil
The Front Runner
Une jeunesse dorée



Les Veuves
Assassination Nation
Les Confins du monde
Une affaire de famille
Utøya, 22 juillet
Spider-Man: New Generation
Roma
L'homme fidèle
Wildlife, une saison ardente
Grass
Les invisibles



Bohemian Rhapsody
Cold War
Les animaux fantastiques: les crimes de Grindelwald
Amanda
Le Grinch
Les héritières
Robin des Bois
Voyage à Yoshino
Astérix - Le secret de la potion magique
Leto
Pupille
Mortal Engines
Pachamama
Rémi sans famille
Asako I & II
Aquaman
Bienvenue à Marwen
Mirai, ma petite soeur
Le retour de Mary Poppins
Premières vacances
Monsieur
The Bookshop
The Happy Prince
Undercover - une histoire vraie
Border
Creed 2
Edmond
L'ange
L'heure de la sortie






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Libre et assoupi


France / 2014

07.05.2014
 



LA TO DO NOTHING LIST





En introduction Sébastien, une vingtaine d'années propose sa conception de la masturbation. Le film démarre dur (pardon pour le mauvais jeux de mots). À la manière de l'épilogue du film Kaboom de Gregg Araki (en beaucoup moins poétique), le personnage principal explique qu'il s'agit d'une activité qu'il exerce très souvent. Logique pour celui qui se définit comme un «branleur».

Vous l'avez compris Sébastien (Baptiste Lecaplain) est un adepte des paroles à doubles sens drôles (et parfois lourdes). C'est ainsi qu'on le voit rire aux éclats avec le terme «avocat», mêlant avec humour (ou pas) le légume et la profession. Jeu de mot déjà exploité dans La bataille de Solférino. Justement, concernant la profession, il n'en a pas, ne fait rien de ses journées : c'est un légume. Et ne rien faire lui plaît au plus haut point! Comment occupe-t-il ses journées? À part la masturbation, il aime lire, mater le foot en mangeant des chips et étudier. Mais voilà, comme ses études sont terminées, cet éternel Peter Pan s'obstine à écrire des fausses lettres de refus d'employeur afin de toucher le RSA. Avec autant d'imagination, il aurait pu être un écrivain mais non, Sébastien préfère voir ses colocataires bosser et se faire humilier dans un monde du travail plus qu'agressif.

Notre héros n'habite pas seul (bien évidemment sinon ce serait moins drôle). Il vît avec ses opposés Anna (Charlotte LeBon) stagiaire dans une maison d'édition et véritable battante dans la vie, ainsi que Bruno (Félix Moati), un journaliste sportif qui, en attendant de trouver un média qui veuille bien de lui, enchaîne les petits boulots. Et quand il ne taffe pas, il s'exhibe en slip, ce sous vêtement des années Platini.

Tout ce petit monde partage le même appartement, ce qui aurait pu nous conduire dans un Friends à la français. Il n'en est rien! Malgré la promesse d'humour du film, on constate indéniablement que ce ne sont pas des héros de comédie. Les vannes finissent par devenir si pesantes qu'on ne rit plus. Et si Sébastien est motivé à ne rien faire c'est le cas du spectateur à mi-chemin du film. On se laisse faire, espérant un bon fou rire...en vain! Ça ne dépasse pas la bonne intention. Quelques idées sont bien amenées et assez cocasses. Mais il manque l'irrespect d'une comédie à l'américaine ou le délire subversif d'un cinéaste aguerri pour nous emballer. Reste le phénomène de société d'une génération Y qui se demande pourquoi elle existe, préférant rêver. Un peu plus d'anticonformisme n'aurait pas nuit.
 
cynthia

 
 
 
 

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