Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



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Divergente (Divergent)


USA / 2014

09.04.2014
 



SMELLS LIKE TEEN SPIRIT





Futuriste et pleine d'action Divergente est la nouvelle saga à cash d'Hollywood. 120 millions de $ au box office nord américain en trois semaines. Découlant des phénomènes Twilight et Hunger Games, Divergente met en scène une fille ordinaire (mais Bella est déjà oubliée) mais différente (et élue), à l'instar de Katniss. Fini les vampires romantiques qui brillent au soleil et les jeunes filles en fleur fragile, place à l'image de l'adolescente forte et audacieuse.

Katniss avait déjà ouvert la marche avec ce genre d'histoire où l'avenir du monde est définitivement entre les mains d'une femme. Dans Divergente, Beatrice/Tris a, à peu près, le même challenge que l'héroïne de Hunger Games: sauver sa peau, mais aussi préserver son anonymat en tant que divergente. Oui elle est une divergente, c'est-à-dire qu'elle ne rentre dans aucune catégorie de «faction» proposé par le gouvernement et ça ce n'est pas bon. Car là aussi, le monde est apocalyptique, tyrannique, formaté pour que chacun soit à sa place.

Cette métaphore propre à l'adolescence fait la force du film. Le quête de l'identité, la peur d'avouer ce qu'on est réellement et surtout cette envie de s'affirmer sont les thèmes principaux. Tris va se battre et quitter sa faction pour une autre (à ses risques et périls), se faire des amis et des ennemis et surtout enfin vivre comme elle le rêve. Son personnage va d'ailleurs évoluer d'une manière fulgurante au cours de ce premier volet (il y en a trois en tout), démarrant avec une adolescente légèrement enfermée sur elle-même et rêveuse pour finir par une guerrière combative. Bien évidemment comme toute saga adolescente, il y a de l'amour. Mais pour une fois le cliché et la guimauve ne se font pas sentir. Aucun sentimentalisme même. Ici on parle d'une relation solide et évolutive au fil de l'intrigue. On peut aussi voir le verre à moitié vide : tout cela est convenu. Banal même. En suivant les mêmes principes que les autres sagas du genre, Divergente, les sentiers sont déjà battus et les surprises assez rares.

Le casting est impeccable. Si Kate Winslet est la délicieuse cerise sur le gâteau, c'est bien Shailene Woodley qui brille de mille feux et qui trouve là, comme Jennifer Lawrence il y a deux ans, un rôle à la dimension de son talent d'actrice, repéré dans des films indépendants (The Descendants, The Spectacular Now. Avec Divergente, elle quitte les productions indé et entre dans le cercle très fermé des jeunes comédiennes adulées avec les épaules assez larges pour porter un blockbuster.

Pour le reste, tout est bien fait. Décors, image, costumes, musique. Il y a un aspect réaliste qui n'est pas pour nous déplaire. Même si le film met un certain temps à démarrer, ce film futuriste et post-apocalyptique tient ses promesses avec un scénario bien travaillé et ce qu'il faut d'intrigue, de romanesque et de rebondissements. Divergente ou la force obscure de l'adolescence. Au moins ce n'est pas grotesque comme les Âmes vagabondes. Mais est-ce que ça tiendra la route sur la longueur d'une trilogie?
 
cynthia

 
 
 
 

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