Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

Best LawyersNewyork Lawyers




Be Natural
Bitero
Canción Sin Nombre
D'égal à égal
De Gaulle
Ducobu 3
Green Boys
Invisible Man
J'irai décrocher la lune
Kongo
L'esprit de famille
La bonne épouse
La communion
La petite taupe aime la nature
Le capital au XXIe siècle
Les visages de la victoire
Mickey and the Bear
Mon nom est clitoris
Mosquito
Nous les chiens
Pappi-sitter
Radioactive
Si c'était de l'amour
Sonic le film
The Demon Inside
The Great Green Wall
The Hunt
Trois étés
Une sirène à Paris
Visions chamaniques
Where is Jimi Hendrix?
Woman



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 21

 
Dernier étage, gauche, gauche


France / 2010

17.11.2010
 



UN MONDE SANS PITIE

"Tu n'es pas le fils d'un héros, tu es le fils d'un con qui a gâché sa vie."





En passant au long métrage, Angelo Cianci avait envie d'aborder un sujet universel et autobiographique (les relations père-fils), mais également d'apporter sa pièce à l'édifice souvent bancal des réflexions sur la cité, les banlieues, la jeunesse, la délinquance et l'intégration. On retrouve donc ces différents thèmes dans Dernier étage, gauche, gauche, agencés avec une certaine réussite sous la forme d'une grinçante parabole sociale.

Si l’on est tout d’abord déconcerté par l’aspect apparemment foutraque du film, on se laisse très vite séduire par son rythme syncopé qui joue avec les codes du film de prise d’otage. Par moments, tout s’accélère, aussi bien l’action que le débit des personnages. Puis l’on passe à une séquence très dialoguée, presque théâtrale, où les enjeux ont le temps de se poser. De cette manière, Angelo Cianci alterne habilement gravité, humour, critique et ironie. Il permet également à ses personnages d’exister et de dépasser le stéréotype dans lequel ils semblent au départ enfermés. Le père dépassé a un lourd secret à partager, le fils insupportable laisse peu à peu entrevoir une sensibilité insoupçonnée. Quant à l’huissier de justice, il cache sous son air rébarbatif une âme de Che Guevara.

L’aspect très "réaliste" de la mise en scène, qui flirte souvent avec le documentaire, est ainsi contrebalancé par les accents utopiques des différents rebondissements, et le message général porté par le film. A savoir qu’il est plus constructif de s’asseoir autour d’une table pour parler que de se taper dessus. Evident ? Pas tant que ça, puisque dans la réalité, hélas, on imagine mal la parole et la concertation avoir le dessus... On n’imagine pas non plus qu’une telle situation puisse déraper de cette manière, non en bain de sang, mais en réflexion sur les bases de notre société. Une sorte de retour aux fondamentaux que l’on n’attendait pas : se débarrasser du matériel pour se concentrer sur l’essentiel, à savoir l’échange et le partage.

Certains trouveront ça naïf, mais peut-être faut-il plutôt voir dans cette démarche d’Angelo Cianci une volonté de parler autrement d’un sujet trop souvent caricaturé, quitte à délivrer un message d’espoir indéniablement optimiste. Mais le cinéma n’est-il pas là pour ça, offrir au spectateur une catharsis salutaire et lui offrir des thèmes sur lesquels réfléchir?
 
MpM

 
 
 
 

haut