Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

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2001, a space odyssey (2001, l'odyssée de l'espace)


USA / 1968


 



L'OEUVRE DE DIEU, LE HAL DU DIABLE





"- J'ai peur, Dave."

2001 : l'odyssée de l'espace est plus qu'un film de cinéma, c'est un mythe, une œuvre unique, déconcertante entre film de science-fiction et long-métrage expérimental. Un trip mystique hallucinant de maîtrise et d'inventions formelles, plus sensitif qu'intellectuel.
Sa ressortie sur grand écran est donc un événement. Copie en 70 mm, son dolby stéréo et quatre minutes de plus, principalement des plans furtifs dans la première partie du film, pour fêter l'année 2001 et rassasier les cinéphiles. En effet, dès que résonnent les premières mesures d'Ainsi Parlait Zarathoustra, le pouls s'accélère. 2001 sur grand écran cela vaut tout les planétariums et les Géode du monde. C'est le voyage ultime. Vers l'infini et l'au-delà.
Avec ce film, Stanley Kubrick a inventé la science-fiction adulte au cinéma. Non seulement 2001, L'Odyssée de l'espace n'a pas pris une ride, hormis peut-être au niveau des décors très années 70 de la station orbitale, mais il enterre même toutes les visions de l'espace réalisées depuis. Alors qu'avec la ressortie de Star Wars, on se rendait compte de l'aspect " maquettes de Lego sur fond noir étoilé " de la trilogie de George Lucas, ici, on est véritablement en apesanteur, dans l'espace, flottant aux cotés de David Bowman et Frank Poole.
Le film est visuellement une splendeur. Tout les plans ne sont que beauté et perfection : les plans d'ouverture dans le désert, le prologue casse-gueule avec les hommes-singes, le monolithe noir comme symbole divin, le ballet des navettes spatiales sur la musique du Beau Danube Bleu de Strauss, les lents et amples mouvements de caméra. Du jamais vu à l'époque, du rarement vu depuis. Peu de films atteignent la puissance d'évocation de 2001.
Modernité formelle donc, mais aussi modernité thématique. Aucun autre film n'a abordé les questions fondamentales de l'humanité, Qui sommes nous ? d'ou venons nous ? Sommes-nous seuls dans l'Univers ? avec autant de maturité.
En un travelling, de l'os devenu outil à la navette spatiale, Stanley Kubrick résume l'histoire de l'humanité toujours au stade du perfectionnement de l'objet. Une humanité toujours au stade la découverte, de l'exploration de territoire nouveau.
Questionnement sur la nature humaine mais aussi sur les rapports entre l'homme et la machine. H.A.L 9000, l'ordinateur psychopathe, qui en développant une pensée autonome, devient humain et donc paranoïaque et faillible, est certainement l' " objet ", le plus attachant jamais mis en image. Par sa voix implorante, il exprime sa peur de mourir, d'être " assassiné " dans une scène émouvante et magnifique.
Et que dire de la fin. Folle et ouverte à toutes les interprétations. 20 minutes d'images psychédéliques suivies par le vieillissement accéléré, la mort puis la résurrection de l'astronaute David Bowman. L'enfant des étoiles. La musique d'Ainsi Parlait Zarathoustra retentit et nous réveille de l'état hypnotique dans lequel nous a plongé pendant deux heures et demie, Stanley Kubrick.

2001 l'odyssée de l'espace c'est donc cela : une expérience extra-sensorielle, spirituelle et mystique.
 
yannick

 
 
 
 

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