Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Cosi Ridevano (Mon frère - The way we laughed)


Italie / 1998

31.03.99
 



KARAKTER(S)





"- Pietro mérite la fessée pas l'école."

Dans la grande tradition du cinéma néo-réaliste italien, nous voici plongé dans l'académisme le plus classique, qui suit quelques oeuvres comme La Tregua. Un label Qualité Italie. Ça vous paraît pompeux comme début? C'est à l'image du film en fait.
Une grande et belle histoire qui jamais n'embrase nos émotions et n'embrasse le spectateur.
Le lion d'or est certainement injustifié et politique. L'Ironie voudra qu'on retienne plutôt La Vita è bella comme film italien de l'année.
Ce parti-pris mis de coté, il reste des qualités artistiques indéniables à cette oeuvre qui se veut ample et qui aurait gagner à être intimiste.
La première qualité est le scénario et plus exactement le sujet du film. Retraçant les flux d'immgration venus du mezzorgiono vers l'Italie du nord, industrielle et riche, vers la fin des années 50, l'oeuvre nous parle de logements sociaux vétustes et insalubres, d'illétrisme courant, des liens entre gens d'une même région, de solidarité et de pauvreté...Il y a de ça à peine 40 ans.
A défaut d'une critique (et même d'une morale quelconque ou d'une opinion), le réalisateur nous délivre une chronique, divisée en chapitres: Déceptions, Monnaie, Lettres, Sang, Familles. Balzacien au lieu d'être Zola. Et parfois romantique à l'excès. Mais jamais les larmes ne surviennent.
Car dans cette histoire entre deux frères, il a choisi le plus intègre mais aussi le plus antipathique comme personnage central. Pas forcément le plus intéressant. Mais celui qui représente le mieux cette Italie paysanne devenue ouvrière et même patronnesque; les 2 frères se font ainsi écho - sans aucune métaphore paticulière - et forgent chacun leur personnalité par envie de l'autre ou par refus, par antagonisme ou par amour. Leur amour culmine avec la version un peu massacrée mais touchante de "La Me" de Charles Trénet. Un amour fraternel qui va sombrer dans la tragédie et la folie. C'est d'ailleurs dans cette folie, que le cadet, Francesco Giuffrida tout en justesse, excelle et dévoile ce que le film aurait pu être en s'attachant à lui...
La reconstitution artistique ne tape pas dans l'esbouffre et le reste du casting demeure discret.
Ce nostalgisme familial, cet éloge de la fraternité, est un beau moment. Mais son conventionnalisme l'empêche d'avoir le souffle d'une épopée ou l'intensité d'un film de ce genre. Dommage.
 
vincy

 
 
 
 

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