Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



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Big Momma’s House 2 (Big Mamma 2)


USA / 2005

22.03.06
 








MAMMIE MOLLETTE

« Fais attention, je crois que je vais rouler… »

Les mémés blacks, indignes de préférence, sont à la mode. Elles caracolent même au top du box-office (Madea's Family Reunion dernièrement). Le phénomène n’aura bien évidemment pas échappé aux studios en mal d’arguments de vente mais à la recherche de profits évidents et plus particulièrement à celui qui a initié la production de Big Mamma 2. Sauf qu’il n’y a pas de miracle en ce bas monde privé d’inspiration et d’audace. Engoncé dans ses prothèses, Martin Lawrence ne parviendra jamais, par la seule magie usée de son travestissement, à masquer l’indigence totale du script qu’il est censé mettre au goût du jour. Elément supposé perturbateur de ce qui se résume être une poussive comédie ciblée famille WASP bon teint, sa performance sera en prime soigneusement édulcorée pour ne froisser personne, loin des perles graveleuses des Eddie Murphy et autres frères Wayans, qui à défaut d’atteindre des sommets dans la finesse humoristique ont au moins le mérite de bousculer une bienséance embourgeoisée. Ici, le pauvre agent travesti, peu motivé par sa tache, bazardera l’ensemble des intrigues accessoires du film destinées à épaissir l’affaire (vaudeville et espionnage de pacotille) pour se consacrer pleinement à divertir un foyer modèle, définitivement inscrit dans la grande tradition du conservatisme chrétien. Divertir, mais pas pervertir. Le coaching bâclé de cette Mrs Doubtfire afro-américaine se résumera à quelques laborieux cours de trémoussement de derrière sur R’nB (les noirs savent d’abord danser c’est bien connu) tandis que le chihuahua de Madame, dépressif (on le serait pour beaucoup moins), devra se contenter d'un fond de bouteille de tequila pour oublier ses tourments. Un service minimum qui, ne faisant guère illusion, ne prête ni à rire, ni même à sourire, mais confère le sentiment d’une profonde perte de temps…
 
PETSSSsss-

 
 
 
 

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