Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

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The 13th Warrior (Le 13ème guerrier)


USA / 1999

18.08.99
 



ASSASSINS





"- J'avais tort. Ce ne sont pas des hommes."

A quoi reconnaît-on une production dite hollywoodienne ? Un synopsis invraisemblable, un scénario insignifiant, des personnages héroïques, un son supérieur en qualité aux dialogues, une image hyper-léchée, et donc du sang, mais pas de sexe.
C'est exactement la description du 13ème Guerrier. Le plus gênant est évidemment ce synopsis auquel on ne croit absolument pas, sorte de prétextes assemblés pour se croire une histoire originale. Ce qui conduit le film à devenir essentiellement une série "cinéma de quartier", sorte de péplum nordique, légèrement gore, et rempli de vaillance. Voilà un conte cauchemardesque des milles et une nuits qui commence par Il était une fois et qui nous plonge dans la désespérance d'un à suivre...

Film surmaquillé par ses effets visuels et son bluff sonore, il cache une absence de divertissement, de plaisir. A force de trop coller à l'époque, aux besoins de défoulement de certains ados, McTiernan a réalisé un film kistch, sans souffle, simplement très bien monté, rythmé même. On ne s'ennuie que par l'insipidité de l'histoire. Le montage sauve l'ensemble. Sinon, il insère un carnage, de la boucherie, de l'hémoglobine, de la sauvagerie gratuite, pour être en règle avec les fantasmes d'un public en mal de sensations. En revanche le romantisme est à peine effleuré, l'érotisme est totalement zappé, et l'aspect historique ou même traditionnel des vikings est résumé à une scène de funérailles.

Construit comme un jeu vidéo, où à chaque étape les degrés de difficulté augmentent, faisant mourir certains des protagonistes, McTiernan n'a pas été plus loin qu'un film sur la lutte du bien et du mal, et éventuellement la tolérance de l'étranger (du moment qu'il respecte le chef du coin et qu'il apporte ses connaissances).
On l'aura compris, ce film - inutilement sanglant et barbare - ne fait que mettre en valeur Banderas (Hollywood veut peut être se faire pardonner de son anti-arabisme constant), en apprenti guerrier, dans un rôle étonnamment similaire à celui de Zorro.

Le 13è Guerrier n'a rien de transcendant, si ce n'est qu'il réveille nos peurs les plus primales, en installant ses bases scénaristiques sur la bestialité de l'être humain, et son anthropophagie (cannibalisme). De quoi vous répugner de la viande, si vous avez encore confiance dans la dioxine.
Dans le genre, on préférera le culte The Long Ships avec Rihcard Widmark, ou mieux le superbe trio Douglas-Curtis-Leigh dans Les Vikings.
 
vincy

 
 
 
 

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