Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
Effacer l'historique
Ema
Enorme
La daronne
Lux Æterna
Peninsula
Petit pays
Rocks
Tenet
Un pays qui se tient sage



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 24


  

Production : Star Overseas, Universe entertainment
Distribution : Metropolitan filmexport
Réalisation : Stephen Chow
Scénario : Stephen Chow, Kan-Cheung Tsang
Montage : Kit-Wai Kai
Photo : Ting Wo Kwong, Pak-huen Kwen
Musique : Lowell Lo, Raymond Wang
Effets spéciaux : iOFilm, MetroLight
Costumes : Yim Man Choy
Directeur artistique : Kim Hung Ho
Durée : 90 mn
 

Stephen Chow : Sing
Vocki Zhao : Mui
Yut Fei Wong : Iron Head
Kwok Kuen Chan : Empty Hand
Chi-Sing Lam : Hooking Leg
Lam Chi Chung : Weight Vest
Patrick Tse : Hung
Man Tat Ng : Golden leg Fung
Vincent Kok : principal adversaire
 

dossier : cinéma de HK
site officiel
 
 
Siu lam juk kau (Shaolin Soccer)


Chine / 2001

21.08.02
 

Shaolin Soccer est un phénomène purement asiatique, pour le moment. Le film est en effet le premier dans l'industrie du cinéma de Hong Kong à intégrer autant de plans trafiqués numériquement (153). Le tournage et surtout la post-proudction ont atteint des délais inimaginables comparés aux "produits" locaux. Le film a couté cher, mais il a rapporté énormément : près de 60 millions de $ rien que dans la province de Hong Kong, un record historique.




Fort de son triomphe public, Shaolin Soccer a récolté les principaux prix des Hong Kong Film Awards : film, réalisateur, acteur, second-rôle masculin, effets visuels, son. L'hommage humoristique à Bruce Lee a été porté par une seule personne : le producteur, auteur, réalisateur et acteur Stephen Chow (qui tourna avec John Woo, en 87). Ce sont toujours les mêmes personnages qu'il interprète (des modestes qui se dépassent et atteignent leur but en y croyant). 40 ans, 50 rôles environ, 5 réalisations et un milliard de dollars de recettes cumulées à Hong Kong. Mégastar adulée bien au delà de Hong Kong puisque son fan-club rayonne à travers l'Asie et attire des dizaines de millions de personnes. Il possède par ailleurs sa propre maison de production, Star Oversas (15 employés).
La version originale, interdite en Chine, dure 112 minutes. La version distribuée par Miramax tient à peine dans 90 minutes. Un compromis logique? Pas forcément : le générique du début, la première partie du flash back, les comique de répétition, l'humour scato-gerbo-gore en ont fait les frais. L'ensemble a été rythmé un peu plus frénétiquement. Chow a laissé carte blanche pour ces coupes, faisant confiance au distributeur US de Kar-Wai et Tsui-Hark. Il s'est opposé à trois d'entre elles malgré tout. Ca n'empêchera pas le film d'être un peu bancal scénaristiquement, et notamment d'affaiblir la relation amoureuse. Le problème est bien l'acheteur : Miramax est américain, où le football n'est pas un sport ultra-populaire et où le rire cantonnais est moins connu que le riz homonyme. Miramax a donc créé une version pour le territoire US, destinée au monde entier. Le titre a même failli changé (pour Kung-Fu soccer, ce qui aurait pu donner en français Kung-Foot).
Chow s'en fout : il prépare déjà la suite, dans le même esprit parodique et perfectionniste. Regardez bien le goal par exemple à quel point il ressemble au Master Bruce Lee : il en a même adopté la gestuelle. Chow cite aussi une phrase de La fureur du Dragon. Ce goal est en fait le prof de danse de Chow, comme le joueur obèse qui vole est en fait un de ses scénaristes.
Pour ceux qui ne le savent pas : la version intégrale est en DVD, diffusé en France depuis de nombreux mois!
 
vincy
 
 
 
 

haut