Ne croyez pas que je hurle est le joyau tant attendu de l'année. Film expérimental et sentimental, audace narrative et visuelle, cette expérience signée Frank Beauvais est aussi délicate que mélancolique, curieuse que hypnotique.



Angry Birds: copains comme cochons
Bleu Palebourg
Camille
Fahim
L'angle mort
La bonne réputation
La vérité si je mens! Les débuts
Loups tendres et loufoques
Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
Queens
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque
Warrior Women



Deux moi
Un jour de pluie à New York
Bacurau
Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
Joker
Pour Sama



Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Roubaix, une lumière
Thalasso
La vie scolaire
Fête de famille
Les hirondelles de Kaboul
Liberté
Jeanne
Music of My Life
The Bra
Tu mérites un amour
De sable et de feu
Ad Astra
Trois jours et une vie
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
Nos défaites
Papicha






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  

Production : Pergamon Film, Beta Cinema, Wiedemann & Berg, ARD Degeto, Arte
Distribution : Diaphana
Réalisation : Florian Henckel von Donnersmarck
Scénario : Florian Henckel von Donnersmarck
Montage : Patricia Rommel, Patrick Sanchez-Smith
Photo : Caleb Deschanel
Décors : Julia Roeske, Yvonne von Krockow
Musique : Max Richter
Durée : 188 mn
 

Tom Shilling : Kurt Barnert
Sebastien Koch : Pr Carl Seeband
Paula Beer : Ellie Seeband
Saskia Rosendahl : Elisabeth May
Oliver Masucci : Pr Antonius van Verten
 

 

 
L'œuvre sans auteur (Never Look Away - Werk ohne Autor)



Allemagne / 2018

17.07.2019
 

En 1937, le petit Kurt Barnet est un gamin emmené par sa tante visiter une exposition de peinture. D ans ce musée, il y a toute une partie qui montre des tableaux représentatifs d' exemple d' "art dégénéré'"qui ne doivent plus se peindre en Allemagne (des corps nus ou des abstractions géométriques, comme Kandinsky ou Mondrian). Sa tante est une personne plutôt réfractaire au parti nazi, qu'il faut presque obligatoirement incorporer et saluer. Elle est surprise un jour par sa famille dans un moment de crise exutoire à jouer du piano nue et se frapper la tête : visite chez le médecin, nazi, qui plaide la schizophrénie, et donc le placement dans une institution. C' est précisément ce sujet assez peu évoqué qui hante le film : l'idéologie de race aryenne incitait à la stérilisation contrainte des allemandes diagnostiquées d'un trouble mental ou handicapées. La disparition de cette femme restera un souvenir douloureux pour Kurt, qui après la guerre s'intéresse justement à la peinture.
En 1951, Kurt est donc étudiant en art, il rencontre la belle Ellie et c'est le début d'une histoire d'amour dans cette partie Est (aka communiste) de l'Allemagne : pour la peinture, c'est en fait la même doctrine contraignante qu'aux temps des Nazis. Il faut glorifier la famille et l'ouvrier, il faut oublier "l'art décadent". Les médecins nazis qui avaient euthanasié femmes et enfants sont recherchés par le pouvoir, mais il y en a un en particulier qui n'a pas encore été inquiété et qui va de nouveau se retrouver dans l'entourage de Kurt... Il va falloir enfin faire face au passé...


 
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