2018 juin » Le Blog d'Ecran Noir

Sacré casting en vue pour « Les quatre filles du docteur March » de Greta Gerwig

Posté par vincy, le 30 juin 2018

Sony accélère la production de Little Women (aka Les quatre filles du Docteur March). Le studio veut absolument que ce soit le prochain film de Greta Gerwig, nommée à l'Oscar de la meilleure réalisatrice cette année pour son premier film Lady Bird.

Le film semble attirer les talents: Meryl Streep, Emma Stone et Florence Pugh (The Young Lady) sont en négociations pour rejoindre ce projet, tout comme Saoirse Ronan et Timothee Chalamet, qui étaient tous deux déjà dans Lady Bird.

Le casting doit encore être complété par l'actrice qui incarnera Beth aux côtés d'Emma Stone, Saoirse Ronan et Florence Pugh, qui pourraient être respectivement Meg, Jo et Amy. Une série d'auditions est prévue cette semaine.

Columbia Pictures et Amy Pascal cherchent depuis plusieurs années à faire "revivre" au cinéma l'histoire des Quatre filles du Docteur March, grand classique adapté du roman de Louisa May Alcott plusieurs fois adapté au cinéma.

La dernière version hollywoodienne de 1994, réalisée par Gillian Armstrong, avait déjà un casting de luxe: Winona Ryder, Claire Danes, Kirsten Dunst , Christian Bale, Susan Saranadon, John Neville, Gabriel Byrne... Le film avait reçu trois nominations aux Oscars dont une pour Winona Ryder en tant que meilleure actrice. On peut aussi rappeler la version de 1933, réalisée par George Cukor, avec Katharine Hepburn et Joan Bennett. Sans oublier les multiples déclinaisons en série TV (dont celle de la BBC l'an dernier en minisérie).

Les étoiles semblent alignées

L'histoire se déroule pendant et après la Guerre de Sécession. En l’absence de leur père Robert, pasteur nordiste engagé comme aumônier dans cette guerre civile, quatre jeunes sœurs font face aux difficultés de la vie quotidienne. La raisonnable Margaret (surnommée Meg), l'intrépide Joséphine (surnommée Jo), la charitable Élisabeth (surnommée Beth) et l'orgueilleuse Amy vivent dans l'État du Massachusetts avec leur mère et leur fidèle domestique, Hannah. Autrefois riche, la famille March a été ruinée lorsque Mr March avait aidé un ami dans ses affaires, ce qui avait entraîné la faillite. Malgré cela, la famille est heureuse et généreuse.

Greta Gerwig adaptera elle-même le livre. Si le scénario ne semble pas encore complètement finalisé, la presse professionnelle souligne l'impatience du studio et des producteurs à vouloir commencer la production au plus vite. D'autant qu'à la fin de l'été tout le monde semble être disponible et sans engagement immédiat. Emma Stone a terminé le tournage de The Favourite. Saoirse Ronan vient d'achever celui de Mary Queen of Scots. Timothee Chalamet tourne cet été The King pour Netflix. Et Meryl Streep a encore quelques jours de tournage pour la série Big Little Lies.

Mobilisation pour le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, emprisonné en Russie

Posté par vincy, le 29 juin 2018

Pour l'instant la Russie réussit son coup médiatique. Entre la rencontre Poutine-Trump et le Mondial de Foot, plus personne ne s'intéresse ni aux droits LGBT bafoués dans le pays ni aux cinéastes persécutés ou emprisonnés.

C'est le cas du réalisateur ukrainien Oleg Sentsov (Gamer, 2011), en grève de la faim depuis plus d'un mois et qui purge une peine de 20 ans dans un camp de la région de Yamal-Nenets, dans le Grand Nord russe. Oleg Sentsov, 42 ans dans deux semaines, s'est dit prêt à mourir en prison des suites de la grève de la faim qu'il a entamée pour exiger la libération de "tous les prisonniers politiques" ukrainiens détenus en Russie. Opposé à l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, il a été condamné pour "terrorisme" et "trafic d'armes" à l'issue d'un procès qualifié de "stalinien" par Amnesty International et dénoncé par Kiev, l'Union européenne et les États-Unis.

Demain, samedi 30 juin, le festival de la Rochelle présentera un documentaire à 17h, The Trial: The State of Russia vs Oleg Sentsov, accompagné de Sandrine Treiner, directrice de France Culture.

La mobilisation prend désormais une ampleur diplomatique internationale. Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjorn Jagland, en visite à Moscou, a appelé il y a dix jours les autorités russes à gracier le cinéaste, notamment pour des raisons humanitaires.

Interrogé mardi sur une possible grâce d’Oleg Sentsov par le président Vladimir Poutine, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a rappelé que, selon la loi russe, "la procédure doit être déclenchée par le condamné lui-même".

L'écrivain américain Stephen King, l'ex-ministre française de la Justice Christiane Taubira, les cinéastes Andreï Zviaguintsev, Pavel Lounguine et Alexandre Sokourov, ont demandé sa libération. Les pays du G7, par l'intermédiaire de leurs ambassadeurs à Kiev (Ukraine), se sont exprimés sur twitter dans un communiqué commun en se disant "très préoccupés" par le sort du réalisateur.

L'écrivaine Marie Darrieussecq a publié hier une tribune dans L'Obs intitulée "Pendant que le monde regarde le foot, Oleg Sentsov meurt de faim". Elle écrit: "Pendant que les nations heureuses d’être sélectionnées jouent en Russie, Oleg Sentsov, qui aime peut-être le foot, je n’en sais rien, tous les amateurs de foot ne sont pas des brutes épaisses, Oleg Sentsov en est au 45e jour de grève de la faim. Il proteste aussi contre l’emprisonnement de 65 autres prisonniers politiques en Russie. Pendant ce temps, le monde entier regarde avec enthousiasme deux fois onze types tapant dans un ballon dans un pays, la Russie, qui a annexé un grand bout d’un autre pays, la Crimée, et qui fait la guerre à tout ce que l’Ukraine compte de forces européennes." Plus loin, elle ironise avec un humour noir: "Pendant que l’Allemagne «perd» et que la Suède «gagne», Oleg Sentsov, détenu dans une colonie pénitentiaire à Iamal, au-delà du cercle polaire – dans un goulag, donc – Oleg Sentsov a entamé la phase terminale de sa grève de la faim: celle qui commence après le 40e jour."

"Cette fichue compétition de foot, opium du peuple et jeux du cirque, est en train de gagner un corps squelettique en guise de trophée mondial. Et il y aura une tache sanglante en guise de drapeau russe, si Poutine ne libère pas Sentsov" lance en conclusion l'auteure.

Le CNC fait sa Fête du cinéma dans toute la France

Posté par MpM, le 28 juin 2018

Avec le début de l'été, c'est aussi le retour de la Fête du cinéma, qui se déroule dans toutes les salles de cinéma françaises du 1er au 4 juillet, et propose chaque séance au tarif exceptionnel de 4 euros. Soit une occasion unique de faire le plein de films sur grand écran et de découvrir tous ceux que nous vous conseillions ces dernières semaines, d'Un couteau dans le coeur à Have a nice day, de JSA à Love, Simon, de Parvana à Sans un bruit.

En parallèle, le Centre national du cinéma et de l’image animée organise une série d’événements ouverts à tous les publics, afin de prolonger la fête. Dès ce soir, jeudi 28 juin à 19h, une grande vente aux enchères d’objets de cinéma au profit de l’association Rêve de Cinéma et en présence de Lambert Wilson, Président d’honneur de l’association, ouvrira les festivités.

Parmi les objets mis en vente, on retrouve un portrait de Maria Callas, tirage argentique original et inédit utilisé pour l’affiche du film, des planches originales d’une histoire inédite du Grand Méchant renard et autres contes de Benjamin Renner, le scénario de La Loi du Marché dédicacé par Stéphane Brizé et Vincent Lindon, le parapluie de Bécassine utilisé dans le film de Bruno Podalydès et des costumes des films Le Sens de la fête, 120 Battements par minute et Gaston Lagaffe. A noter que la vente se poursuivra sur le site de Drouot jusqu'au 5 juillet.

Demandez le programme !

On vous recommande également, au gré des lieux et des envies :

- Accès gratuit au Musée du Cinéma, ainsi qu’à l’exposition Chris Marker, les 7 vies d’un cinéaste, à La Cinémathèque française (Paris XIIe).

Du 1er au 4 juillet / gratuit

- Plongée en apnée à l’Aquarium de Paris (Paris XVIe) en présence de Guillaume Néry et de Julie Gautier, qui plongeront dans le bassin des requins. Cette plongée inédite sera suivie d’une projection du documentaire L’Homme Dauphin, sur les traces de Jacques Mayol de Lefteris Charitos et d’une mini-masterclass.

Samedi 30 juin, 19h / 37,90 € tarif unique

- Portes ouvertes au Studios VOA de Montreuil : l'occasion de rejouer des scènes mythiques du cinéma et incarner des acteurs célèbres dans des scènes mythiques du cinéma en conditions réelles d’enregistrement.

Samedi 30 juin, 14h30 / accès gratuit dans la limite des places disponibles (réservation obligatoire en ligne)

- Un dimanche au cinéma : la projection en plein air, sur l'Avenue des Champs-Elysées, du film Les Visiteurs.

Dimanche 1er juillet à 20 h / accès gratuit, sur inscription et tirage au sort

- Soirée ciné-concert consacrée à Alice Guy, première femme cinéaste au monde, avec la projection de courts métrages accompagnés au piano, suivie d’une rencontre avec Emmanuelle Gaume, auteur de Alice Guy, première femme cinéaste de l’histoire (éd. Plon). Au Musée national Jean-Jacques Henner (Paris XVIIe).

Mardi 3 juillet, 19h30 / 10€ tarif unique

- Soirée films de fin d'étude à La Fémis (Paris XVIIIe) avec Trucs de gosses d’Émilie Noblet (promotion 2013), Hotaru de William Laboury (promotion 2015) et Un homme mon fils de Florent Gouëlou (promotion 2017).

Mercredi 4 juillet, à partir de 16h30 / accès gratuit

- Des grandes chasses au trésor à Bordeaux, Marseille et Rennes, durant lesquels les participants devront identifier des lieux mythiques du cinéma grâce à des mini-jeux (quiz, énigmes, jeux de logique, etc.) et des indices cachés dans des quartiers emblématiques du centre-ville. Deux parcours pédestres : un niveau de jeu «famille» et un niveau de jeu «adultes».

- L’exposition L’Envers du décor, dédiée au tournage du film Dunkerque de Christopher Nolan proposée par la Ville de Dunkerque et l’Office du Tourisme de Dunkerque.

1er au 4 juillet

- Un cycle de projection dédié à Henri-Georges Clouzot au Lux Scène nationale (Valence).

2, 3 et 4 juillet / 4€ tarif unique

- Ciné-concert en plein-air à Porto-Vecchio, sur le parvis du Bastion, proposé Corsica Pôle Tournages.

Le 3 juillet à 21h / accès gratuit

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Programme complet sur le site du CNC

Amazon Studios dévoile la bande-annonce de Beautiful Boy avec Timothée Chalamet et Steve Carell

Posté par wyzman, le 27 juin 2018

Il y a quelques minutes, la division d'Amazon spécialisée dans la production et distribution de contenus audiovisuels a dévoilé la première bande-annonce du nouveau drame de Felix van Greoningen Beautiful Boy. Au casting, on retrouve Timothée Chalamet, Steve Carell, Maura Tierney et Amy Ryan.

En route pour les Oscars ?

Ecrit par Luke Davies, Beautiful Boy est un film dramatique adapté des mémoires de David Sheff, Beautiful Boy et de celles de son fils, Nic Sheff, Tweak. Le film du belge déjà auteur de Belgica raconte len somme 'expérience particulièrement déchirante d'une famille touchée par les addictions et dépendances pendant plusieurs années. Timothée Chalamet et Steve Carell incarneront respectivement Nic et David Sheff. Attendu pour le 12 octobre aux Etats-Unis, Beautiful Boy sera visible en France à partir du 21 novembre.

Sacré d'un César 2014 du meilleur film étranger pour Alabama Monroe, Felix van Groeningen est reparti de Sundance 2016 avec un Prix de la mise en scène pour Belgica. Cette année, son Beautiful Boy fait déjà office de candidat sérieux pour les prochains Oscars. Et cela, notamment parce que son acteur principal Steve Carell n'en finit plus de surprendre. Après avoir impressionné dans Foxcatcher, il a prouvé qu'il était bien plus qu'un acteur comique en apparaissant dans The Big Short et Battle of the Sexes. Sa performance de père en pleine perte de contrôle pourrait lui valoir sa seconde nomination en tant que meilleur acteur.

En parlant de seconde nomination, Timothée Chalamet est également concerné. Acclamé par la critique et adoré par le public, il était la révélation de 2017 aux Etats-Unis. En jeune Italien qui découvre sa sexualité et l'amour, il a ému la planète entière dans Call Me By Your Name avant de briser le cœur des spectateurs de Lady Bird. Un acteur à suivre, on ne cessera jamais de vous le dire !

Festival de la Rochelle 2018 : Voyage au bout du 7e Art

Posté par redaction, le 27 juin 2018

La 46e édition du Festival international du film de La Rochelle sera placée une nouvelle fois sous le signe de l’éclectisme. Dans cette très jolie ville située au bord de l’océan Atlantique, connue notamment pour les tours de son Vieux-Port, les amoureux du 7e Art pourront découvrir du 29 juin au 8 juillet 200 films venus du monde entier, avec des rétrospectives, des hommages, des longs métrages inédits ou présentés en avant-première, et de nombreux autres événements dont une nuit avec l’acteur américain Christopher Walken !

Le festival s’ouvrira le 29 juin par la projection de Dogman, le dernier film de l’Italien Matteo Garrone, récompensé au dernier Festival de Cannes par le prix d’interprétation masculine pour Marcello Fonte. Il incarne un toiletteur pour chiens qui va peu à peu sombrer dans une spirale criminelle.

Des rétrospectives seront consacrées au Suédois Ingmar Bergman à l’occasion du centenaire de sa naissance, par le biais de 20 longs métrages restaurés (dont Sourires d’une nuit d’été qui a inspiré l’affiche de cette édition), et au Français Robert Bresson, avec 13 longs métrages.  Les "drôles de dames du cinéma muet" (Clara Bow, Marion Davies, Colleen Moore, Beatrice Lillie, Ossi Oswalda) seront aussi à l’honneur à travers neuf films accompagnés au piano.

Des hommages seront par ailleurs rendus à Aki Kaurismäki, Philippe Faucon et Lucrecia Martel. Dix-sept films du Finlandais, dont L’autre côté de l’espoir, et huit longs métrages du Français, dont Fatima (César du meilleur film en 2016), seront proposés aux spectateurs. La réalisatrice argentine fera le déplacement de Buenos Aires pour rencontrer le public et présenter ses quatre films, dont Zama en avant-première.

Le cinéma d’animation sera lui aussi présent à La Rochelle à travers des courts métrages du Canadien d’origine bulgare Theodore Ushev (Vaysha, l'aveugle), ainsi qu’avec des films signés par Nick Park et les Studios Aardman (Chicken Run, Wallace et Gromit, Cro Man).

Une quarantaine de films venus du monde entier, inédits ou en avant-première, seront également présentés, avec notamment la dernière Palme d’or cannoise, Une affaire de famille, du Japonais Kore-eda Hirokazu.

Parmi les autres événements du festival : la projection de douze films venus de Bulgarie et, autour d’une thématique « Musique et Cinéma », celle du film Œdipe roi (1967) suivie d’une lecture musicale de Pier Paolo Pasolini par Béatrice Dalle, Virginie Despentes et le groupe post-punk Zëro le 4 juillet à la Sirène.

Le festival se clôturera par une nuit avec l’acteur américain Christopher Walken. Sous les étoiles, les spectateurs pourront ainsi découvrir ou redécouvrir le magnifique Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino (1978), Brainstorm de Douglas Trumbull (1984) et The King of New York d’Abel Ferrara (1990). De quoi réjouir les cinéphiles, et convertir les autres !

Pierre-Yves Roger

3 raisons d’aller (re)voir JSA de Park Chan-wook

Posté par kristofy, le 27 juin 2018

En ce moment la France se redécouvre une nouvelle passion pour le foot à travers la Coupe du monde à la télévision. Dans les bars où avec des amis, on partage une certaine ferveur pour les joueurs de l'équipe de France : certains évoquent la célèbre année 1998 où la France est devenue championne du monde quand d'autres étaient trop jeunes à cette période... Il s'est passé le même genre de phénomène au début des années 2000 au cinéma : une nouvelle vague de cinéastes de Corée du Sud déferlait et leurs films sortaient dans nos salles de cinéma avec succès.

C'est en fait Park Chan-wook est qui est devenu le pionnier de cette nouvelle vague coréenne avec JSA (ses films suivants Old boy, Thirst, Mademoiselle feront frissonner ensuite le Festival de Cannes...). JSA avait d'ailleurs reçu en France plusieurs récompenses de l'ex Festival asiatique de Deauville avant d'être disponible dans un beau coffret DVD, mais n'avait pas connu la belle sortie au cinéma qu'il méritait. C'est désormais - enfin! - chose faite : le film arrive sur les grands écrans, dans une version restaurée 4K.

- la reconnaissance du cinéma sud-coréen : Après l'impact du film d'action Shiri en 1999 (avec Choi Min-sik et Song kang-ho, stars en devenir notamment chez Park Chan-wook...), il y avait eu cet autre "plus gros succès du cinéma coréen" (du moment) : JSA de Park Chan-wook, avant l'invasion des Kim Ki-duk, Kim Jee-woon, Bong Joon-ho, Ryu Seung-wan, Na Hong-jin... Leur influence va peu à peu s'étendre sur tout le cinéma mondial.  Avec Old boy, Park Chan-wook est couronné d'un Grand Prix du jury de Quentin Tarantino à Cannes, Kim Ki-duk sacré Lion d'or à Venise par le jury de Michael Mann pour Pieta, la romance ado My sassy girl a été l'objet d'un remake américain (réalisé par le français Yann Samuell), tout comme Old Boy, Bong Joon-ho fut le premier a être coproduit par des américains pour Snowpiercer le Transperceneige et Okja, le thriller de psychopathe-qui-donne-des-coups-de-marteaux est devenu un genre de plus en plus violent avec The Chaser et J'ai rencontré le diable... Qu'il s'agisse du film catastrophe à grand spectacle (The tower, The last day, Pandémie, The Tunnel...) ou de film de combats en costumes d'époque (2009:Lost memories, Le roi et le clown, The Admiral:Roaring Currents...) le savoir-faire coréen tend à surpasser les productions américaines. Et tout a commencé symboliquement quand un large public sud-coréen a fait de JSA un énorme succès (près de 6 millions d'entrées en 2000).

- l'actualité de la frontière entre Corée du Sud et Corée du Nord : La péninsule coréenne a subi plusieurs occupations étrangères de son territoire (par les japonais, les soviétiques, des américains...) et depuis 1945 la Corée a été divisée en deux pays devenus ennemis. Au début de l'année 2000, JSA, de par son succès, est l'une des premières oeuvres qui fait de cette frontière non seulement un élément de décor déterminant mais qui envisage aussi une possible réunification des deux pays en guerre dans le futur... Justement cette année 2018 révèle à quelques mois d'intervalles deux autres films sur ce sujet de division/réunification des deux Corées : Gongjak, the spy gone north qui était en séance de minuit à Cannes et In-Rang: Jin-Roh, la brigade des loups de Kim Jee-woon. La politique a depuis rattrapé la fiction en avril  la poignée de main historique entre le dirigeant du Nord et celui du Sud, puis en juin la rencontre entre celui du Nord avec son ex-ennemi le président des USA en prélude a une éventuelle dénucléarisation de la péninsule : le fin de la guerre ? Justement dans JSA, film d'anticipation qui rappelle que la réalité rejoint parfois la fiction, il s'est passé quelque chose dans la zone commune de sécurité (la Joint Security Area) à la frontière qui divise les deux Corée : des soldats de l’armée nord-coréenne sont retrouvés morts, et le coupable serait un soldat du sud. Cet incident provoque une crise diplomatique majeure entre les deux pays, que s'est-il vraiment passé ?

- Park Chan-wook, l'esthète du suspense : Le cinéma coréen se réinvente aux yeux du public international chaque année avec des nouveaux cinéastes qui s'imposent (dernièrement Yeon Sang-ho par exemple avec Le dernier train pour Busan). Ils sont surtout trois à sortir à tour de rôle film sur film pour réécrire les codes du thriller tout en les alliant avec le divertissement et/ou la démesure pour ce qui concerne Kim Jee-woon et Bong Joon-ho. Park Chan-wook semble plutôt explorer encore et encore les multiples facettes du suspense. Presque toute sa filmographie est portée par des complots dont on découvre les rouages au fur et à mesure du montage qui alterne flashbacks et faux-semblants : JSA, Sympathy for mister Vengeance, Old Boy, Lady Vengeance, Thirst ceci est mon sang, aussi son film américain Stoker, Mademoiselle... Le sens de la virtuosité de Park Chan-wook s'est affiné de plus en plus mais déjà ce JSA porte comme une empreinte séminale de son oeuvre à venir. Par exemple en jouant avec la temporalité et une chronologie éclatée. Deux répliques sont d'ailleurs particulièrement symboliques : “notre travail n’est pas de savoir qui mais pourquoi ?” et “ici on préserve la paix en cachant la vérité”. Le film JSA est justement porté par une manipulation et une dissimulation, entre soldats ennemis et leurs supérieurs. Que s'est-il vraiment passé et quelles seront les conséquences ? A votre tour de mener l'enquête, à partir du mercredi 27 juin dans les salles de cinéma.

Annecy 2018 : retour sur la sélection courts métrages qui fait une escale au Forum des Images

Posté par MpM, le 26 juin 2018

Comme chaque année, le Forum des images accueille à Paris (mercredi 27 et jeudi 28 juin) une reprise du Festival d'Annecy à travers deux séances réunissant les courts métrages primés, toutes sections confondues, ainsi qu'une sélection opérée par l'agence du court métrage, une carte blanche autour des 80 ans de films d'animation de Disney et la projection en avant-première du Cristal 2018, Funan de Denis Do. L'occasion de revenir sur la sélection 2018 de courts qui demeure, pour certains festivaliers, le véritable clou de la manifestation.

C'est en effet au travers des différentes compétitions de courts métrages (internationale, off-limit, perspectives, films d'école et jeune public), pensées comme un instantané de la création mondiale, que l'on peut se faire une idée précise de l'état de l'animation contemporaine, de ses courants, de ses thèmes et techniques de prédilection, de ses expériences et de ses réussites. Le moins qu'on puisse dire, au retour d'Annecy, est que l'on peut se réjouir de l'inventivité, de l'audace et de la maîtrise dont font preuve aujourd'hui les réalisateurs de courts métrages d'animation. Qu'ils passent ensuite au long, ou non, ne pourrait pas moins importer tant le talent, lui, est d'ores et déjà au rendez-vous.

La large sélection (130 courts) permet une approche à la fois riche et éclectique qui laisse toutes les facettes de l'animation s'exprimer, des techniques les plus "artisanales" aux plus technologiques, des effets visuels les plus sophistiqués à la simplicité la plus épurée. On a notamment croisé des films réalisés en sable ou en poudre, à l'aquarelle, à l'encre de chine, en peinture sur verre, sur un écran d'épingles, avec des figurines duveteuses ou en pâte à modeler, avec des marionnettes, avec des photos, en papiers découpés, en rotoscopie, en prise de vues réelles, en 2D, en 3D...  Cette édition 2018 était d'ailleurs un savant mélange de valeurs sûres et de découvertes réunissant des propositions formelles fortes, parfois philosophiques, des œuvres narratives légères, sensibles ou drôles, et des films plus personnels à la portée universelle.

Contrairement au long métrage, qui cette année se voulait porté sur le réel, engagé et même politique, le format court s'est le plus souvent montré intimiste, pour ne pas dire intime, mettant en scène des expériences individuelles ou abordant des sujets ayant trait au quotidien et aux relations familiales ou amoureuses. Dans cette veine ténue, on retrouve notamment le très beau Week-end de Trevor Jimenez (récompensé par le prix du public et celui du jury, et dont nous vous parlions au moment de Clermont Ferrand), qui évoque avec poésie la "garde alternée" qui conduit un enfant à passer du domicile de sa mère à celui de son père, mais aussi le lauréat du Cristal, Bloeistraat 11 de Nienke Deutz qui montre le délitement sourd de l'indéfectible amitié entre deux fillettes en train de muer en jeunes filles.

On peut aussi citer Vibrato de Sébastien Laudenbach qui, bien qu'il fasse partie d'une carte blanche donnée par l'Opéra de Paris à différents réalisateurs, illustre le monologue sensuel et coquin de la veuve de Charles Garnier, se rappelant avec émotion leurs ébats sexuels dans les moindres recoins du Palais ; Etreintes de Justine Vuylsteker qui revisite avec une infinie délicatesse le trio amoureux femme-mari-amant ou encore Telefonul d'Anca Damian, évocation poétique et surréaliste des parents du narrateur.

Certains films étaient encore plus intimement liés au vécu de leur réalisateur, à l'image de Between us two dans lequel Wei Keong Tan évoque à la fois sa mère disparue et son homosexualité ; Travelogue Tel Aviv, sorte de carnet de voyage du réalisateur Samuel Patthey sur son séjour en Israël ; Guaxuma de Nara Normande dans laquelle la réalisatrice parle de son enfance à la plage, et de sa meilleure amie Tayra ; Tightly wound de Shelby Hadden qui souffre de vaginisme et raconte le parcours du combattant que cela a représenté pour elle ; Egg de Martina Scarpelli, sur un épisode particulier dans la période d'anorexie qu'a vécu la réalisatrice ; Mariposas de Mauricio LeivaCock, Andrés Gomez Isaza, qui aborde le cancer qui a touché la mère de l'un des réalisateurs...

L'autre grand courant de cette sélection 2018 est ancré résolument (et assez classiquement) dans la fiction, et va vers une forme de divertissement plus ou moins assumé, qui parfois n'empêche pas une certaine profondeur. On pense à des films comme La mort père et fils de Denis Walgenwitz et Vincent Paronnaud (dit Winshluss), comédie noire dans laquelle le fils de La Mort se rêve en ange gardien ;  Raymonde ou l'évasion verticale de Sarah van den Boom et son pendant estonien Maria ja 7 pöialpoissi de Riho Unt, qui présentent tous deux une figure féminine (une chouette qui a été chaste toute sa vie dans le premier et une religieuse dans le second) attirée, si ce n'est obsédée, par les plaisirs charnels) ou encore Le chat qui pleure de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol : puni, un petit garçon est contraint de passer l'après-midi avec un homme inquiétant qui lui propose un étrange marché.

Citons encore Animal behavior de Alison Snowden et David Fine (une thérapie de groupe à destination d'animaux aux travers encombrants) ; Mang-ja-ui-sum (Island of the deceased) de Kim Ji Hyeon, dans lequel un homme solitaire prend les yeux des morts pour redonner vie aux cadavres qui l'entourent ; Creature from the lake de Renata Antunez, Alexis Bédué, Léa Bresciani, Amandine Canville, Maria Castro Rodriguez, Logan Cluber, Nicolas Grangeaud, Capucine Rahmoun-Swierczynski, Victor Rouxel, Orianne Siccardi et Mallaury Simoes, une parodie de film d'aventure féministe et délirant ou encore L'homme aux oiseaux de Quentin Marcault, une fable sur le passage du temps et la transmission.

Difficile de tirer autre chose que des tendances générales sur une sélection de 130 films, mais on peut malgré tout relever également quelques films avec une portée plus sociale ou engagée, à l'image de (Fool) time job de Gilles Cuvelier (fable clinique et désespérée sur un homme contraint d'accepter un travail terrifiant pour nourrir sa famille, dont nous parlions déjà ici) ; Happiness de Steve Cutts (satire sur le capitalisme, la surconsommation et le monde du travail), Simbiosis carnal de Rocio Alvarez (une vaste fresque qui relate l’histoire de l'Humanité du point de vue des femmes), Mr Deer de Mojtaba Mousavi (une réflexion désenchantée sur l'absence d'empathie et de solidarité de l'être humain), An Excavation of Us de Shirley Bruno qui raconte l'histoire vraie d'une femme soldat s'étant battue pendant la révolution haïtienne, ou encore Afterwork de Luis Usón et Andrès Aguilar (une parabole sur l'absurdité du travail et de l'existence). D'autres s'intéressaient à la vie d'artistes célèbres, de Charles Bukowski dans Love he said d'Inès Sedan à James Brown et Solomon Burke dans Make it soul de Jean-Charles Mbotti Malolo, ou encore Oskar Kokoschka dans I'm OK d'Elizabeth Hobbs.

Il faut enfin mentionner des œuvres franchement singulières qui se distinguaient avant tout par leur ambition esthétique ou leur portée existentielle, à l'image de la série de 6 films réalisés par John Morena (sur les 52 qu'il revendique en 2017), à la durée très courte, et qui exploitent à chaque fois un concept visuel particulier pour parler d'un sujet "d'actualité" comme la guerre ou le droit des femmes ;  La chute de Boris Labbé (œuvre-somme hypnotique qui convoque à la fois l’histoire de l’art et celle de l’Humanité) ; III de Marta Pajek (une drôle de plongée dans le tourbillon de la séduction et de l'amour véritablement charnel) ; le moyen métrage Ce magnifique gâteau ! de Emma de Swaef et Marc Roels (44 minutes), mélange de cinéma absurde, de satire cruelle sur la colonisation et de poésie décalée ; Garoto transcodificado a partir de fosfeno de Rodrigo Faustini (des images abstraites réalisées à partir de phosphènes - un phénomène qui se traduit par la sensation de voir une lumière ou des taches dans le champ visuel - dévoilent fugacement l'image qu'elle dissimule) ou encore, aussi symbolique qu'introspectif, Le Sujet de Patrick Bouchard, dans lequel un personnage dissèque le corps d'une marionnette à taille humaine qui se révélera être son double.

Autant dire que cette sélection ne manquait ni d'ambition, ni de sensibilité, ni encore de panache, et offre de l'animation un visage que l'on peut juger suffisamment contrasté et éclectique pour être représentatif de la vitalité du genre. Les films programmés donnaient ainsi une vision relativement mature d'une forme de cinéma qui n'a définitivement pas à choisir entre la fiction "grand public" et le reste, faisant joyeusement le grand écart entre les représentations du monde, les styles de récit et les explorations formelles.

Oscars: toujours plus de femmes et de minorités

Posté par vincy, le 26 juin 2018

Chaque année, les nouveaux membres sont plus nombreux. L'Académie des Oscars continue de bouleverser son collège de votants en ajoutant plus de femmes, plus de jeunes, et plus de personnalités issues des minorités (et plus d'étrangers aussi, devenant chaque année plus globale). Cette année ce sont 928 nouveaux électeurs qui ont été invités (contre 774 l'an dernier et 683 en 2016), de 14 à 86 ans. Parmi les invités, 92 ont été nommés à l'Oscar et deux ont reçu la Palme d'or.

Cela influencera forcément les votes futurs. Les (désormais) 9226 membres (s'ils acceptent tous l'invitation) ne son plus si mâles, vieux et blancs. On compte dorénavant 16% de "personnes de couleur" (expression américaine pour toute personne non-caucasienne) contre 13% l'an dernier, 31% de femmes (contre 28% l'an dernier). 9 branches de l'Académie (interprétation, costumes, montage, production, ...) sont majoritairement féminines.

On notera la présence de nombreux européens (français et espagnols notamment) mais aussi l'influence du Festival de Cannes dans certains collèges où de nombreux cinéastes et techniciens sélectionnés font partie de la liste, et particulièrement du côté asiatique et français. Et si Polanski a été évincé de l'Académie malgré son Oscar, son épouse arrive parmi les membres invités.

Acteurs/Actrices: Hiam Abbass, Gemma Arterton, Eileen Atkins, Sofia Boutella, Alison Brie, Timothée Chalamet, Aurore Clément, Rossy De Palma, Taron Egerton, Isla Fisher, Eva Green, Jennifer Grey, Toby Jones, Daniel Kaluuya, Anil Kapoor, Shah Rukh Khan, Kim Min-hee, Diane Kruger, Andy Lau, Blake Lively, Jena Malone, Carmen Maura, Angela Molina, Eduardo Noriega, Tahar Rahim, Alba Rohrwacher, Amy Schumer, Emmanuelle Seigner, Léa Seydoux, Jada Pinkett Smith, Emma Suarez, Saïd Taghmaoui, Miles Teller, Juno Temple, Liv Tyler, Daniela Vega, Quvenzhané Wallis, Damon Wayans, Ben Whishaw, Evan Rachel Wood...

Directeurs/Directrices de la photo: Thimios Bakatakis, Christophe Beaucarne, Céline Bozon, Benjamín Echazarretta, Hossein Jafarian, Irina Lubtchansky, Claire Mathon, Sayombhu Mukdeeprom, Fredrik Wenzel, Alexis Zabé...

Costumes: Gabriela Diaque, Caroline Eselin, Jo Sang-gyeong, Fabienne Katany, Pierre-Jean Larroque, Virginie Montel, Isabelle Pannetier, Anaïs Romand, Luis Sequeira...

Décors: Paul Denham Austerberry, Aline Bonetto, James Chinlund, Douglas Harlocker, Hwarng Wern Ying, Deborah Jensen, Ilt Jones, Véronique Melery, Cecilia Montiel, Ryu Seong-hie...

Cinéastes: Sean Baker, Laurent Cantet, Ziad Doueiri, Michel Gondry, Luca Guadagnino, Hong Sang-soo, Jean-Pierre Jeunet, Wanuri Kahiu, Nadine Labaki, Lee Chang-dong, Lou Ye, Ruben Östlunf, Alice Rohrwacher, Béla Tarr, Chloé Zhao, Rebecca Zlotowski...

Montage: Laurence Bawedin, Valerio Bonelli, Walter Fasano, Jon Gregory, Anna Mass, Marion Monnier, Nelly Quettier, Elísabet Ronaldsdóttir, Hervé Schneid, Cristiano Travaglioli...

Musique: Joe Bonn, Ted Caplan, Benoît Charest, Sneha Khanwalkar, Kendrick Lamar, Lee Byung-woo, Lim Giong, Daniel Pemberton, Eric Serra, Rob Simonsen, Sufjan Stevens...

Production: Caroline Benjo, Saïd Ben Saïd, Graham Broadbent, Hugues Charbonneau, J. Miles Dale, Jeremy Dawson, Charles Gillibert, Marie-Ange Luciani, Sean McKittrick, Rebecca O’Brien, Oh Jung-wan, Jacky Pang Yee Wah, Sylvie Pialat, Carole Scotta, Antoun Sehnaoui, Vibeke Windelov...

Scénario: Roy Andersson, Sean Baker, Marco Bellocchio, Pablo Berger, Bertrand Bonello, Emmanuel Bourdieu, Robin Campillo, Stephen Chbosky, Arnaud Desplechin, Ziad Doueiri, Michael Green, Alain Guiraudie, Hong Sang-soo, Jeong Seo-kyeong, Guillaume Laurant, Rebecca Lenkiewicz, Gonzalo Maza, Valérie Müller, Jonathan Nolan, Ruben Östlund, Christian Petzold, J.K. Rowling, Fernando Solanas, Béla Tarr, Vanessa Taylor, Joachim Trier, Pierre Uytterhoeven, Chloé Zhao...

La liste complète

Adèle Haenel dans le prochain film de Céline Sciamma

Posté par vincy, le 25 juin 2018

Céline Sciamma prépare son 4e long métrage. Portrait de la jeune fille en feu. Adèle Haenel tiendra le rôle principal de ce film produit par Lilies Films et coproduit par Arte.

Sur une île isolée en Bretagne, à la fin du XVIIIème siècle, une peintre est mandatée pour faire le portrait de mariage d’une jeune femme. Dans cette fresque des sentiments et du désir, Céline Sciamma veut «raconter le présent d’un amour vécu mais aussi sa longue résonance en nous, qui console de l’avoir perdu».

Le tournage se déroulera du 15 octobre au 10 décembre 2018, et devrait être prêt pour une éventuelle sélection cannoise.

Céline Sciamma a réalisé Naissance des pieuvres (Prix Louis-Delluc du premier long métrage), Tomboy (Teddy Award) et Bande de filles, sorti en 2014. Elle a aussi été coscénariste de Ma vie de Courgette (César de la meilleure adaptation) et Quand on a 17 ans.

Le Champo fête ses 80 ans

Posté par vincy, le 24 juin 2018

Le cinéma Le Champo -Espace Jacques Tati célèbre ses 80 ans à partir du 26 juin et ce pendant une semaine. Cet anniversaire, sous le parrainage d'Isabelle Huppert et de Bertrand Tavernier, sera l'occasion de festivités spéciales avec près de 50 films, des avant-premières, des soirées-rencontres et une "master class" avec Juliette Binoche le 1er juillet !

Les invités des soirées-rencontres honorées seront Alexandra Stewart, Justine Malle, Claduia Vardinale, Margarethe von Trotta, Pierre Arditi, Jérôme Deschamps, Philippe Garrel, Louis Garrel, Francis Huster, Marin Karmitz ou encore Bertrand Tavernier,... Une programmation jeune public avec Michel Ocelot et Serge Bromberg est également à l'agenda. Sans passer à coté d'une Nuit Tarantino samedi 30 juin de minuit à l’aube, avec trois films (Kill Bill 1 et 2, Django Unchained en salle 1 ; Jackie Brown, Pulp Fiction, Inglourious Basterds en salle 2) et un petit déjeuner offert.

Les films proposés sont éclectiques: Chabrol, Losey, Kaurismäki, Guitry, Jacquot, Bertolucci, Rohmer, Renoir, Hitchcock, Visconti, Pialat, Ophuls, Carné, Burton, Godard, Antonioni, Fellini... de quoi réviser son histoire du 7e art.

Situé en plein Quartier Latin, à deux pas de la Sorbonne, le Champollion est devenu Le Champo en 1988 et a été inscrit aux monuments historiques en 2000. Sa première séance s'est tenue le 22 juin 1938. Il possède deux salles qui ont une capacité totale de 250 places.