Avec Tolkien n'est pas seulement le récit de la jeunesse du célèbre écrivain, incarné par Nicholas Hoult. C'est aussi un assemblage des influences et inspirations qui ont conduit l'auteur à écrire la saga culte du Seigneur des anneaux.



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Alabama Monroe (The Broken Circle Breakdown)


Belgique / 2012

28.08.2013
 



LA PAIX EST DECLAREE





Alabama Monroe est précédé d’une aura si positive (avalanche de prix et excellent bouche à oreille) qu’on s’en voudrait presque d’émettre des réserves sur ce qui est, au fond, un mélodrame plutôt basique, assez tire-larmes, et pas franchement bien écrit. Au coeur du récit, il y a en effet l’histoire d’amour passionnelle entre Didier et Elise que, pour une raison parfaitement inconnue, le réalisateur a choisi de raconter façon puzzle. La narration ne cesse donc de faire des allers et retours entre présent et passé, puis, à partir d’un certain cap, entre présent et futur. A cette histoire d’amour se greffe celle, tragique, de la fille du couple, atteinte d’une maladie grave.

Partant de ces éléments, on pense bien à sur à La guerre est déclarée, dont Alabama Monroe n’a pourtant ni la légèreté, ni l’audace, ni (il faut quand même s’en réjouir) la propension à un kitsch étudié. Ici, le scénario se concentre plus sur le couple dans tous ses états que sur leur combat commun, et la noirceur des rebondissements finit par tout contaminer.

Et pourtant, quelque chose fonctionne dans la manière dont la musique (le style Bluegrass, instantanément remis au goût du jour grâce à la voix suave de Veerle Baetens et à l’harmonie déchirante qu’elle forme avec celle de Johan Heldenberg) accompagne le parcours des personnages. Chaque épreuve est adoucie par une mélodie qui semble prendre sur elle tout le tragique de la situation, chaque douleur trouve écho dans l’union (pour le coup magique) des voix et des corps. L’alchimie cinématographique est bien là, dans cette construction patiente de passages musicaux répondant aux passages dialogués.

Et à la fin, c’est encore cette association fragile entre la musique et les émotions qui emporte le morceau, faisant d’Alabama Monroe une oeuvre si profondément à fleur de peau que l’on en oublie d’être irrité par le manque de subtilité et les ficelles scénaristiques qui, d’ordinaire, caractérisent le mélo raté. Paradoxe d’un film cinématographiquement contestable et inexplicablement réussi à la fois.
 
MpM

 
 
 
 

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