Edito: 2017, année de l’esthète?

Posté par redaction, le 5 janvier 2017

Une nouvelle année commence. Même si la plupart des films qui sortent en salles ont été tournés l'an dernier, ont déjà été vus dans des festivals ces douze derniers mois, ont déjà bénéficié d'avant première en 2016, on remet les compteurs à zéro.

2017 s'annonce riche en respectables ou vénérables signatures. Scorsese, Kaurismäki, Haneke, Coppola (fille), Villeneuve, Lelouch, Gray, Payne, Dolan, Desplechin, etc... Il y aura aussi la dose de blockbusters, des Marvel aux DC Comics, de Transformers à World War Z, de Ghost in the Shell à l'épisode VIII de Star Wars. Sans oublier les suites de Alien et Blade Runner.

Une année prometteuse, d'autant qu'on découvrira aussi des nouveaux talents inattendus, des propositions cinématographiques audacieuses et des coups de cœur qui marqueront nos esprits. Plus de 700 films sont sortis l'an dernier en France. Autant dire que le choix sera vaste, sans doute trop vaste. Qu'il y en aura pour tous les goûts (même si une écrasante majorité ira voir à peu près les mêmes films que les autres).

Spotlight

Si la critique a de moins en moins d'impact comparé au marketing publicitaire, elle a encore son importance pour des films art et essai. La bonne visibilité du cinéma dans les médias en France contribue sans doute au succès public de films comme ceux de Dolan, Loach, Farhadi ou Almodovar.

On peut mépriser la critique, parce qu'elle ne va pas dans le sens du goût populaire, parce qu'elle est parfois trop radicale ou exigeante. Néanmoins, elle est avant tout là pour éclairer le spectateur. Elle décrypte une œuvre, tente de départager les grands films des bons films. Elle n'est pas si méchante que ça même avec des films dits populaires (Deadpool, Zootopie ont été plutôt très apprécié). Mais le travail de la critique cinématographique, musicale ou littéraire c'est de défendre un film bien, davantage que de descendre un film médiocre.

Mais comme chaque année, on veut y croire, on a l'espoir, on a même la foi de découvrir des films enthousiasmants. On veut être éblouis, séduits, stupéfaits. L'art doit déranger. Il n'y a pas de recettes: un film peut transporter chaque spectateur par son récit, son émotion, son esthétique. C'est une expérience unique. C'est ça le cinéma: une religion, qui relie les gens, où il faut garder les yeux ouverts, et s'éloigner de l'esprit de chapelles.

Edito: Les cinéphiles fantastiques

Posté par redaction, le 17 novembre 2016

Octobre a été un mois record pour la fréquentation des salles en France. C'est presque une exception dans le monde occidental. Tous les indicatifs de croissance sont à la hausse et on peut s'en féliciter; alors que le secteur du livre connaît depuis quelques mois une petite dépression, que celui de la musique n'a toujours pas retrouvé ses niveaux d'antan et que le spectacle vivant a du mal à rentabiliser ses créations. Avec plus de 21 millions d'entrées, octobre 2016 est un mois historique et cette progression se confirme également sur les 10 premiers mois de l'année qui totalisent plus de 170 millions d'entrées comme sur les 12 derniers mois qui totalisent plus de 212 millions d'entrées, selon les chiffres communiqués par le CNC.

"Les français sont les plus cinéphiles d'Europe et ce record de fréquentation le confirme encore", souligne Frédérique Bredin, présidente du Centre National du Cinéma et de l'image animée. Et les semaines à venir, avec Les animaux fantastiques, Alliés, Vaiana, Papa ou Maman 2, Premier contact, Assassin's Creed, Passengers et Rogue devraient remplir les multiplexes. Hollywood, la comédie française, voilà la bonne recette si on en croit le box office annuel. Les films d'auteur ont plus de difficultés à s'imposer. Il y a bien sûr quelques exceptions. Ken Loach, Xavier Dolan, Woody Allen et Pedro Almodovar, ont su attirer un public assez large. D'une part cela prouve l'impact d'un Festival comme Cannes sur cette catégorie de films. D'autre part, ce sont des réalisateurs-stars qui ont fidélisé les cinéphiles au fil des ans.

Mais le box office reste cruel pour la diversité des productions. Cette semaine Les Animaux fantastiques risque d'écraser la concurrence. Car si on peut applaudir les hauts niveaux de la fréquentation et même la bonne part de marché des productions françaises (combien de pays peuvent se flatter d'avoir plus d'un spectateur sur trois pour des films nationaux?), on peut aussi s'inquiéter de la concentration des spectateurs sur quelques films. Certes, les salles sont remplies. Mais ça profite surtout à quelques sorties, souvent des grosses productions françaises ou des productions anglo-saxonnes. Cependant, ce record d'octobre, cette fantastique fréquentation des salles de cinéma, doit aussi beaucoup à la vitalité du 7e art d'une part et à la variété des films proposés.

Pour maintenir cet écosystème salutaire, il reste un gros travail pour stimuler la curiosité des spectateurs et leur donner le courage d'aller voir un film qui ne "buzze" pas sur Internet. Il devient primordial de trouver des solutions pour faire vivre (plus longtemps) les "petits" films et de trouver les moyens pour qu'ils ne soient pas marginalisés. C'est une condition sine qua non pour qu'on puisse encore se flatter d'être le pays le plus cinéphile d'Europe.

Edito: le temps des parasols est bientôt révolu

Posté par redaction, le 11 août 2016

Le 15 août approche et il va être temps de ranger les serviettes de plage et les crèmes solaires. La rentrée 2016 se prépare. Et l'été appartient presque au passé tandis que Locarno bat son plein, Venise, Deauville, Angoulême et Toronto commencent à déballer leurs cartons.

Et finalement que retiendra-t-on de cette saison? Hollywood nous aura déçu. Aucun blockbuster vraiment jouissif, trop de reboot, spin-off, suites sans intérêt. Le pop-corn estival avait peu de saveur cette année. Pas de quoi affoler la fréquentation, une fois de plus en baisse le mois dernier. Les films d'animation sont les seuls à s'en sortir, avec trois succès de masse (Le monde de Dory, L'âge de glace 5 et Comme des bêtes) et un succès d'estime (La tortue rouge).

Le cinéma d'auteur a été carrément boudé malgré quelques films de qualité. Que ce soit le jeu de séduction dans L'effet aquatique, les formidables prestations en psychopathes de Marina Foîs ou Xavier Dolan (respectivement dans Irréprochable et La chanson de l'éléphant), la fraîcheur de Viva ou Ma révolution, les bons polars que sont The Strangers et Man on High Heels, l'attachant Truman, le spectaculaire The Wave, le revigorant Juillet-août, le drôle Guibord s'en va-t-en guerre, aucun de ces films n'a trouvé réellement son public. Peut-être que les spectateurs n'avaient pas le goût du risque ou la curiosité chevillée au corps. Peut-être que trois heures de rame socio-familial (Sieranevada) ou la dérision absurde de Hibou étaient trop audacieuses pour des spectateurs en quête de soleil ou de légèreté.

Cela reste quand même inquiétant, car ce n'est pas qu'une affaire de saisonnalité. Même Woody Allen n'a pas dépassé le million d'entrées cette année. Les fiascos se ramassent à la pelle. Deux films français ont dépassé le million de spectateurs cet été. Et aucun film art et essai n'a franchit le cap des 300 000 tickets depuis mai.

Alors peut-être faut-il ranger les parasols, penser déjà aux cartables, et se faire son agenda des choses à faire dans les prochains mois (expos, théâtre, etc...). Mais au moins, on espère que le public cinéphile reviendra dans les cinémas (et que d'Hollywood, les films seront plus originaux et palpitants). Bref que tout cela est une sorte de désamour d'été.

Edito : printemps, pollen et pop-corn

Posté par wyzman, le 21 avril 2016

Tandis que les beaux jours sont de retour, les comédies envahissent nos salles obscures. En effet, après un hiver et un printemps remplis de blockbusters et de drames sérieux, l'heure est désormais aux rires. Et cela avant les pépites qui seront servies directement sous nos yeux lors du 69e Festival de Cannes. Mais en attendant cet événement que l'on suivra pour la vingtième fois, distributeurs et exploitants tentent d'attirer dans les salles entre les deux blockbusters que sont Batman v Superman - L'Aube de la justice et Captain America : Civil War.

Mais rassurez-vous, les fans de blockbusters ne seront pas en reste cette semaine. Tandis que l'on redécouvrait Le Livre de la jungle dans une version en live-action la semaine dernière, c'est aujourd'hui que débarque Le Chasseur et la reine des neiges. Exit Kristen Stewart, Jessica Chastain est dans la place ; tandis que Charlize Theron et Chris Hemsworth continuent de faire le job.

Et pour les autres? Blind Sun, Everybody wants some ou Robinson Crusoé, il y en a pour tous les goûts. Films très accessibles ou plus confidentiels, ceux que l'on aime comme La Saison des femmes ou Mékong Stories on ne risque pas de s'ennuyer niveau ciné. Jeunes ou vieux, ambitieux ou glandeurs, farceurs ou patients, les films de fiction ou documentaire que sont Adopte un veuf, Les malheurs de Sophie et Le potager de mon grand-père vont vous divertir, vous enchanter, ou vous inspirer !

Le printemps est là, le pop-corn n'a pas bougé, le pollen n'est plus très loin et le cinéma demeure encore et toujours l'endroit où il fait bon d'être. Et ça tombe bien ! Alors que la zone C est désormais en vacances, la journée parfaite inclut le plus souvent un passage dans une salle obscure. Surtout depuis qu'UGC a lancé sa carte Illimité pour les jeunes.

Edito: des films privés de sortie?

Posté par redaction, le 17 mars 2016

C'est une drôle de semaine. Le meilleur film du mois, 99 Homes, Grand prix à Deauville, avec Michael Shannon (qui est aussi à l'affiche de Midnight Special, qui bénéficie de la plus grosse combinaison de copies de la semaine), ne sort pas en salles. Idem pour Black, l'un des meilleurs films belges de ces derniers mois. Et s'il n'y avait que ces deux films directement sortis en "e-cinema" (autrement dit en Vidéo à la Demande)! Sur les 16 sorties de la semaines, 6 n'ont le droit qu'à une ou deux copies sur Paris, dont le fantastico-poétique Evolution, de Lucile Hadzihalilovic, produit par Sylvie Pialat (Les films du Worso, soit L'inconnu du Lac et Timbuktu tout de même). Sur toute la France, le film, prix spécial du jury et prix du jury pour la photo à San Sebastien, n'est diffusé que dans 6 salles.

Trop de films pour peu d'élus

Chaque mercredi, il y a ce jeu de massacre. Trop de nouveautés? Ou une inégalité de traitement dans l'offre? Cinq nouveautés ont le droit à 15 copies sur Paris-Périphérie. Cinq films qui ont donc la chance de pouvoir "exister" réellement. Et si le distributeur n'obtient pas le graal - l'UGC des Halles - autant dire que son film est déjà condamné. C'est le cas d'Evolution qui se retrouve dans un MK2 et au Publicis, mais n'a pas accès aux autres salles de MK2 ni même au Cinéma des cinéastes ou aux réseaux indépendants (Etoile, Les Ecrans de Paris...). Ce n'est pas étonnant. Il faut aussi faire vivre les continuités, leur donner du temps pour exister. Et comme l'exploitant est aussi un commerçant, il doit s'assurer d'avoir quelques titres porteurs. On comprend bien le délicat équilibre. Et on s'étonne presque de la très belle diffusion de The Assassin ou des Délices de Tokyo.

Le e-cinema, second grand écran?

Et ainsi on comprend tout aussi bien que certains films sortent directement en e-cinema. Sortir en salles coûte cher pour un amortissement très périlleux dans un environnement très concurrentiel. Le phénomène n'est pas nouveau et si vous allez sur les plateformes vous découvrirez des films inédits avec Sandra Bullock, Pierce Brosnan et autres vedettes hollywoodiennes. Plutôt que d'opérer une sortie technique, soumise ainsi à la chronologie des médias, autant court-circuiter les circuits de cinéma. A condition que le motif soit justifié. Que Black ne sorte pas, tout comme Made in France il y a moins de deux mois, parce qu'il y a un risque de troubles de l'ordre public ou parce que le film aborde un thème abrasif, ce n'est pas forcément une bonne excuse. Que 99 Homes soit destitué d'une sortie en salles (alors que le distributeur Wild Bunch a sorti Les naufragés qui peine à atteindre les 100000 spectateurs malgré la présence de Daniel Auteuil) et là on s'interroge. On reste perplexe même.

Le cinéma, produit de consommation impulsif ou durable

Patron de Wild Bunch, Vincent Maraval a expliqué les raisons dans "L'Instant M" sur France Inter. Pour lui, le film n'avait pas ses chances en salles. Pour le sortir correctement, il fallait viser les 400000 entrées. Avec une durée de vie moyenne de dix jours, un film doit remplir ses salles au maximum dès les premières séances. Paradoxalement, alors que le cinéma consacre cette consommation "zapping" du 7e art, le "e-cinema" permet de toucher un public moins ciblé et dans la durée. Car, un film sorti en "e-cinema" peut s'offrir des écrans publicitaires à la télévision contrairement à une sortie en salles. Maraval souhaiterait pouvoir sortir un film comme 99 Homes dans des grandes villes et en e-cinema pour le reste de la France, où de toute façon il ne sera pas projeté. La limitation du risque n'explique pas tout, d'autant que ce serait la porte ouverte à une offre cinéma réduite à des films potentiellement grand public.

La VàD, nouvel eldorado?

Pour l'instant, la sortie simultanée en salles et en VàD n'est pas possible. La chronologie des médias reste un sujet explosif. Mais il va bien falloir revoir la règlementation, même si elle s'est assouplie avec le temps, notamment pour lutter contre le piratage. Et quel intérêt de s'abonner à Canal + pour voir un blockbuster déjà disponible à la location en vidéo à la demande? De la même façon, The Screening Room, start up qui propose simultanément à domicile et le jour même de leur sortie en salles, les films en location pour une période de 48h au tarif de 50$ (en plus d'un décodeur anti-piratage d'un coût de 150$), bouleverse la chronologie des écrans aux Etats Unis. Ce nouveau modèle divise les cinéastes et effraie les exploitants.

Où est le partage quand on est chez soi?

On peut toujours arguer que les écrans de télévision sont de plus en plus grand, que de prendre une voiture pour aller au multiplexe ce n'est pas très écologique. Mais attention: la diversité de l'offre est un ingrédient indispensable dans l'eco-système cinématographique. A trop anticiper le goût des spectateurs en choisissant pour lui ce qu'il devrait aimer et ce qu'on lui demandera d'aimer, on court vers une sorte de formatage cinéphilique et même vers une fracture culturelle entre ceux qui auront accès à des films d'auteurs inédits et ceux qui se contenteront des quelques sorties "aptes" à être diffusées en salles. Mais surtout, on oublie que le cinéma reste un art du partage, un véritable art social, qu'on va voir en communauté (seul ou en couple ou en groupe au milieu d'inconnus) et dont on débat dans un café ou sur les réseaux. 99 Homes comme Black comme Evolution sont typiquement trois films qui pouvaient alimenter de belles conversations. A moins que l'avenir ne soit aux projos "collectives" chez soi, avec like et tweet-live sur les réseaux, pop corn bio et bière, et personne à déranger quand il s'agit d'aller aux toilettes. A 50$, avec dix copains/copines, c'est non seulement rentable et en plus convivial.

Edito: Ça y est, on est dans le futur!

Posté par redaction, le 22 octobre 2015

Le 21 octobre 2015 est passé. Retour vers le futur est désormais définitivement dans le passé et nous dans le futur. Le futur a toujours été difficile à imaginer pour les romanciers comme pour les cinéastes. Mélange de fantasmes, visions et connaissances scientifiques, il est souvent trop audacieux, trop avant-gardistes et passe souvent à côté de l'essentiel. Nom de Zeus, ils n'avaient même pas imaginé Internet!

Le futur proche est plus facilement prévisible. D'ici la fin de l'année, le cinéma américain risque bien d'écraser le box office français. James Bond, Hunger Games, le Disney de Noël et bien entendu Star Wars menacent la part de marché des films français sous les 30%. Aladin peut toujours frimer. Cela ne suffira sans doute pas pour le village gaulois de résister à l'envahisseur. Le plus regrettable dans tout cela c'est le nombre de très bons films qui vont être confrontés à ces grosses machines. Un ou deux, en bons contre-programmes, devraient tirer leur épingle du jeu.

Mais il y a de quoi être très inquiet pour les autres, les dizaines d'autres, qui vont devoir lutter pour exister. Et là c'est bien plus que le réveil de la Force dont les distributeurs auront besoin. Mais à voir l'attente démesurée des internautes (et même de critiques et journalistes) concernant les quelques gros morceaux de fin d'année, on peut craindre que cela ne suffise pas...

On va donc garder la foi dans ce futur un peu sombre.

Les dates de sortie des films en compétition du 67e Festival de Cannes

Posté par vincy, le 26 mai 2014

sommeil d'hiver winter sleep18 films en compétition au 67e Festival de Cannes. 4 sont actuellement dans les salles françaises. 2 n'ont pas trouvé leur créneau de sortie, et pas des moindres puisque ce sont deux des films préférés de la critique comme du public cannois. Mais a priori, d'ici la fin de l'année, hormis un film, les spectateurs pourront découvrir toute la compétition cannoise au cinéma. Sans oublier que de nombreux films parcourront des festivals de cinéma dans toute la France. (MàJ 3 juin 2014)

Déja en salles:

- The Homesman, de Tommy Lee Jones

- Maps to the stars, de David Cronenberg - prix d'interprétation féminine pour Julianne Moore

- Deux jours, une nuit, de Jean-Pierre et Luc Dardenne

- Adieu au langage, de Jean-Luc Godard (sortie nationale le 28 mai) - prix du jury

A venir :

- 2 juillet: Jimmy's Hall, de Ken Loach

- 13 août: Sommeil d'hiver, de Nuri Bilge Ceylan - Palme d'or

- 20 août: Sils Maria, de Olivier Assayas

- 17 septembre: Les nouveaux sauvages, de Damian Szifron et Still the water, de Naomi Kawase

- 24 septembre: Leviathan, de Andreï Zviaguintsev - prix du scénario

- 1er octobre: Saint Laurent, de Bertrand Bonello et Captives, d'Atom Egoyan

- 8 octobre: Les Merveilles, d'Alice Rohrwacher - Grand prix du jury

- 26 novembre: The Search, de Michel Hazanavicius

- novembre: Foxcatcher, de Bennett Miller - prix de la mise en scène

- 3 décembre: Mr. Turner, de Mike Leigh - prix d'interprétation masculine pour Timothy Spall

Date de sortie non connue:

- Timbuktu, d'Abderrahmane Sissako

- Mommy, de Xavier Dolan - prix du jury

Cannes : « Les nouveaux horizons du Cinéma » dans les salles de cinéma

Posté par MpM, le 3 avril 2014

Pour fêter sa 10e édition, l'Atelier de la Cinéfondation du festival de Cannes lance "Les nouveaux horizons du Cinéma", un cycle de projections qui se dérouleront dans une cinquantaine de salles en France entre le 18 et le 29 avril prochain. "Cette initiative, parrainée par la réalisatrice Claire Denis, a pour ambition de faire découvrir une nouvelle génération de cinéastes internationaux découverts et soutenus par la Résidence ou l’Atelier de la Cinéfondation" explique le communiqué. L'opération est amenée à se renouveler chaque année.

La sélection, entièrement composée de films tournés par des réalisateurs qui sont passés par la Résidence et l’Atelier de la Cinéfondation, se compose de neuf films dont Despues de Lucia de Michel Franco (Prix Un Certain Regard à Cannes en 2012), Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch (sélectionné à Un Certain regard en 2012), Fifi hurle de joie de Mitra Farahani (sélectionné à Berlin en 2013), ou encore Rêves d'or de Diego Quemada-Díez (Prix d'interprétation à Un Certain Regard en 2013).

Trois inédits figurent également dans la programmation, dont The Weight of Elephants de Daniel Borgman, et Frontier Blues de Babak Jalali.

"L'enjeu réel, au-delà du cycle, est d'offrir une nouvelle visibilité à un cinéma naissant - plus que jamais sacrifié par le rythme des sorties - et, à quelques semaines du Festival de Cannes, de mettre en lumière le rôle de la Cinéfondation tout au long de l'année, focalisée sur l'accompagnement et le développement de premiers films", explique la Cinéfondation.

Les internautes ont la possibilité de réserver la séance de leur choix dans les salles participantes sur le site iLikeCinema.com.

- Rêves d’or de Diego Quemada Diez (Mexique) - Prix d’interprétation Un Certain Regard Cannes 2013
- Les chevaux de Dieu de Nabil Ayouch (Maroc) - Un Certain Regard Cannes 2013
- Despues de Lucia de Michel Franco (Mexique) - Prix Un Certain Regard Cannes 2012
- Fifi hurle de joie de Mitra Farahan (Iran) - Panorama Berlinale 2013 - Cinéma du réel 2013
- Chroniques d’une cour de récré de Brahim Fritah (Maroc) - Cinémed 2013
- La sociedad del semaforo de Ruben Mendoza (Colombie) - Festival d’Amiens 2013
- Carne de Perro de Fernando Guzzoni (Chili) - Cinélatina Toulouse 2013, Festival de la Rochelle 2013
- The Weight of Elephants de Daniel Borgman (Nouvelle-Zélande) - Forum Génération Berlinale 2013
- Frontiers Blues de Babak Jalali (Iran) - Locarno 2009

Les sorties cinéma du 17 juillet 2013

Posté par vincy, le 17 juillet 2013

poster metro manilaMetro Manila**** de Sean Ellis (Royaume Uni/Philippines, 1H55) avec Jake Macapagal, Althea Vega. Prix du public à Sundance.

Juliette **** de Pierre Godeau (France, 1H21) avec Astrid Berges-Frisbey, Féodor Atkine

Aya de Yopougon *** de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie (France, 1H24, animation) avec les voix de Aïssa Maïga, Tella Kpomahou.

It Felt Like Love ** de Eliza Hittman (USA, 1H22) avec Gina Piersanti, Ronen Rubinstein

Pacific Rim * de Guillermo del Toro (USA, 2h10) avec Charlie Hunnam, Idris Elba

Reprise :
Hiroshima, mon amour ***** d'Alain Resnais (France, 1958) avec Emmanuelle Riva, Eiji Okada

Et aussi :

Chez nous c'est trois de Claude Duty (France, 1H28) avec Noémie Lvovsky, Marie Kremer - Jeanne Millet, réalisatrice dans une mauvaise passe, part en province pour y présenter l’un de ses premiers films. Son itinéraire va lui faire franchir plusieurs frontières entre amour et amitié, espoir et déception, cinéma et quotidien routinier.

Paris à tout prix de Reem Kherici (France, 1H35) avec Cécile Cassel, Salim Kechiouche - Maya, d’origine marocaine, vit à Paris depuis 20 ans. En pleine ascension, elle s’apprête à décrocher son premier CDI de styliste dans la maison de haute couture pour laquelle elle travaille. Mais un simple contrôle de police, où l’on découvre que son permis de séjour est périmé, la renvoie en moins de 24 heures directement au Maroc. Retour auprès de ce pays et cette famille qu’elle voulait oublier. Maya va tout faire pour rentrer. Vraiment tout.

Météora de Spiros Stathoulopoulos (Grèce, 1H22) avec Theo Alexander, Tamila Koulieva-Karantinaki - Perchés sur des monolithes de roche en plein centre de la Grèce, les deux monastères orthodoxes de Meteora se font face. L'un renferme des moines, l'autre des nonnes. Comme suspendus entre ciel et terre, ils surplombent un paysage rural avec lequel ils ont peu de liens.

Une journée à Rome de Francesca Comencino (Italie, 1H30) avec Filippo Scicchitano, Giulia Valentini - Une nouvelle journée commence à Rome, la ville éternelle. Gina et Marco ont 19 et 20 ans et sont portés par l'exubérance de la jeunesse. Ils vont apprendre à se connaître, tomber amoureux, et vont ainsi basculer, peut-être un peu trop tôt, dans le monde des adultes.

Les sorties cinéma du 10 juillet 2013

Posté par vincy, le 10 juillet 2013

affiche hijacking- Hijacking *** de Tobias Lindholm (Danemark, 1h39) avec Pilou Asbaek et Soren Malling. Grand prix au Festival des Arcs et au Festival de Valenciennes.

- Monstres Academy *** de Dan Scanlon (Etats-Unis, 1h44), film d'animation avec les voix françaises de Eric Metayer, Catherine Deneuve et Jamel Debbouze.

- Marius / Fanny **/*** de Daniel Auteuil (France, 1h33 et 1h42) avec Daniel Auteuil, Raphaël Personnaz, Victoire Belezy, Jean-Pierre Daroussin, Marie-Anne Chazel, Ariane Ascaride. Le dernier volet de la trilogie , César, sortira en décembre.

- The East *** de Zal Batmanglij (Etats-Unis, 1h57) avec Brit Marling, Alexander Skarsgard, Ellen Page.

- Dans un jardin je suis entré *** de Avi Mograbi (France, Suisse, Israël, 1h37) - Documentaire.

- Grigris ** de Mahamat-Saleh Haroun (Tchad, 1h41) ave Souleymane Démé et Anaïs Monory. Compétition au Festival de Cannes 2013.

- Le quatuor ** de Yaron Zilberman (Etats-Unis, 1h45) avec Philip Seymour Hoffman, Catherine Keener et Christopher Walken.

Et aussi :

- Le grand méchant loup de Nicolas Charlet et Bruno Lavaine (France, 1h47) avec Benoît Poelvoorde, Kad Merad et Fred Testot. Il était une fois trois frères qui vivaient heureux. Un jour leur maman a un accident. Alors Henri, Philippe et Louis se mettent à se questionner sur le sens de leur vie. Une grande vague de doutes saisit ces quarantenaires versaillais sans histoire, qui suffit à leur faire entrouvrir la porte à l'inédit, à l'interdit, à l'aventure... C'est ainsi que le petit Riri tombe amoureux, mais est découvert par sa femme et se réfugie chez Fifi qui tombe aussi amoureux etc.

- Crazy Joe de Steven Knight (Grande-Bretagne, 1h40) avec Jason Statham. Ex-soldat des forces britanniques, Joey Jones se retrouve à la rue dans Londres après s'être enfui pour échapper à un procès en cour martiale. En s'introduisant par effraction dans un appartement inoccupé, il découvre de quoi recommencer une nouvelle vie...

- The Theory of Love de Jay Oswald (France, 1h17) avec Clément Chauvin, Claire Counil, Sheila Coren-Tissot. Un artiste peintre se suicide en se versant un pot de peinture sur la tête, un couple d'homosexuels critiques d'art refait le monde lors d'une soirée endiablée, une femme étrange danse sur Elvis Presley...

- Ini Avan, celui qui revient de Asoka Handagama (Sri-Lanka, 1h44) avec Dharshen Dharmaraj. Après deux ans passés dans un camp de réhabilitation sous contrôle gouvernemental, un ex-combattant de l'armée rebelle vaincue retourne dans son village.