Hollywood Top 40 : les réalisateurs les mieux payés en 2009

Posté par vincy, le 18 février 2010

Vanity Fair a révélé les 40 plus grosses fortunes d'Hollywood pour l'année 2009. L'occasion pour nous de diviser le classement par métiers. Les réalisateurs trustent les cinq meilleures places. On constate aussi que le poids des recettes internationales augmentent considérablement les revenus, tout comme le cumul des fonctions (producteur-réalisateur-scénariste). Si Cameron n'a pas encore profité pleinement de l'effet Avatar, et si Spielberg n'a fait que produire l'an dernier, on note que les films à grands spectacles conduisent aux gros comptes en banque...

1 - Michael Bay - 125 millions de $

2- Steven Spielberg - 85 millions de $

3 - Roland Emmerich - 70 millions de $

4 - James Cameron - 50 millions de $

5 - Todd Phillips - 44 millions de $

9 - J.J. Abrams - 36 millions de $

11 - Tyler Perry -  32,5 millios de $

20 - Ron Howard - 25,5 millions de $

27 - Oren Peli et Jason Blum - 22,5 millions de $

36 - Clint Eastwood -  17 millions de $

2009, année prophétique et apocalyptique ?

Posté par vincy, le 28 décembre 2009

tehotihuacan.jpgCourrier international vient de consacrer un énorme dossier sur un sujet que n'importe quel cinéphile connaît sur le bout des doigts : Prophéties, apocalypses et fins du monde.

C'est dans l'actu : le Musée du Quai Branly expose triomphalement la civilisation mésoaméricaine de Tehotihuacan (photo). Au bout du parcours, un panneau pédagogique nous apprend, selon les croyances des habitants de cette grande cité antique, que les Dieux, en tant que créateurs, décideront eux-mêmes de la fin de leur civilisation.

Plus au sud, les Mayas avaient prédit une fin du monde pour 2012. Prétexte au film de Roland Emmerich sorti cet automne, avec succès. Car l'apocalypse est un produit inusable. Fantasme destructeur imparabale, Hollywood nous en fait régulièrement des variations sur le même thème. En fait le cinéma a commencé à s'en préoccuper dès les années 1915.

Rien que cette année, des robots ont menacé notre planète dans Transformers, un super-héros a sacrifié les centres des plus grosses mégapoles dans Watchmen, un religieux du Vatican a survécu (temporairement) à une explosion à forte déflagration au dessus du Vatican dans Anges et démons, sans oublier Prédictions, District 9, ou le post-apocalyptique La route. A une différence de taille pour le spectateur : dans 2012, les êtres humains sont des silhouettes et des petites poupées numériques écrasées par l'intérêt du réalisateur de montrer des villes te des régions entières se détruire. L'Homme n'a que peu d'importance dans ce jeu de massacre. Dans La Route, c'est l'inverse, seule compte la détresse des survivants, et finalement leur désolation psychologique.

Les occasions n'ont pas manqué pour casser la belle planète bleue dans tous les sens. Et ce n'est pas nouveau. Emmerich avait déjà réalisé deux films dans le domaine, Independance Day et Le jour d'après. Extra-terrestre, spatiale (Armageddon), scientifique (Mr. Nobody, à venir en salles) ou climatique, les menaces sont toujours "bigger than ever". Et pourtant, à chaque fois, le monde est sauvé.

Fascinations qui jouent avec nos peurs et titillent notre existentialisme. Nous sommes si peu. De Nostradamus (mauvais biopic) à la science-fiction, les hommes ont toujours eu besoin de vivre par procuration l'ultime mort : celle de leur espèce. Mais à ce jeu là, le cinéma produit des visions inégales. La guerre des mondes de Steven Spielberg, farce horrifique sentimentale, a peu de choses à voir avec Terminator 2 : le jugement dernier de James Cameron, série B dopée aux emphés mais dotée, aussi, d'une scène ultra-réaliste d'une explosion nucléaire à Los Angeles. Là on rigole beaucoup moins. Très loin de Mars Attacks! de Tim Burton qui s'amuse avec les codes, tout en montrant les inévitables monuments du patrimoine mondial se faire dévaster.

Mais, sans effets spéciaux, et souvent avec une sobriété toute aussi saisissante, le cinéma, parfois imagine cette fin du monde sous le regards d'auteurs comme Don McKellar dans Last Night. Tout s'arrête à l'heure dite. Il n'y a plus rien. Ou comme les frères Larrieux cette année, dans Les derniers jours du monde, où, la nuit envahit tout, le temps s'est arrêté, la vie n'existe plus vraiment. Deux fables où l'écran, soudainement, devient noir.

Le cycle de Fondation enfin adapté au cinéma

Posté par geoffroy, le 19 janvier 2009

Pour tous les fans de science-fiction, de littérature et d’Isaac Asimov, le célébrissime cycle de Fondation, œuvre phare du maître des Robots, de Tyran, des Robots de l’Aube et de nombreux ouvrages de référence faisant d’Asimov l’un des papes de la science-fiction de la deuxième moitié du XXe siècle, va prochainement être adapté au cinéma. En effet, le studio Columbia Pictures vient d’acquérir au nez et à la barbe de la Warner Bros. et du cinéaste attaché au projet, Alex Proyas, les droits d’adaptation sur l’œuvre de l’écrivain.

Mais au-delà de cette bataille juridico-financière, une donnée essentielle devrait secouer, pour ne pas dire refroidir, les fans qui attendaient ce moment depuis longtemps : la lourde tâche d’adaptée ce monument de la SF a été confiée au célèbre réalisateur teuton, Roland Emmerich. Et là, le risque d’une polémique grandissante sur la toile dans les mois à venir n’est pas à exclure. S’il convient d’être prudent (nous sommes qu’au stade du développement du projet), il est légitime de se demander si Emmerich est vraiment l’homme de la situation. Son cinéma, plus apocalyptique que vraiment ancré dans un univers de pure science-fiction (à sa décharge, peu de réalisateurs se sont aventurés dans ce genre cinématographique avec succès, exceptés Steven Spielberg, James Cameron, Georges Lucas ou bien encore Paul Verhoeven), pose la question de sa capacité à retranscrire les subtilités d’un monde complexe aussi visionnaire

Pour l’instant, l’adaptation ne concerne que les trois tomes du cycle originel (Fondation (1951), Fondation et Empire (1952) et Seconde Fondation (1953)) et devrait s’articuler sous la forme d’une trilogie.