Arras 2011 : Atlas d’or pour Nokas d’Erik Skjoldbjaerg

Posté par MpM, le 13 novembre 2011

La 12e édition du Arras Film Festival s'est achevée sur un bilan plus que positif : plus de 28000 entrées (contre 25000 en 2010), des invités prestigieux, des avants-premières de qualité et surtout de beaux moments d'émotion.

Parmi les nombreux temps forts de ces dix jours, Nadia Paschetto (directrice) et Eric Miot (délégué général) ont ainsi voulu retenir la soirée d'ouverture en présence de Marie Gillain, Vincent Lindon et Philippe Lioret ; la standing ovation offerte à Mélanie Laurent pour Les adoptés, son premier film en tant que réalisatrice ; le geste des acteurs de L'ordre et la morale de Mathieu Kassovitz, qui ont étendu côté à côte le drapeau français et le drapeau kanak ; la chaleur de l'accueil réservé au film Hasta la vista de Geoffrey Enthoven... Sans oublier les rencontres avec Jacqueline Bisset, Fiona Gordon, Dominique Abel et Jean-Paul Rappeneau !

Le jury présidé par Claude Lelouch (et composé de Judith Henry, Joël Chapron, Ozana Oancea et Philippe Reynaert) a ensuite décerné l'atlas d'or à Nokas du Norvégien Erik Skjoldbjaerg. Le film met en scène un fait divers survenu dans le sud de la Norvège en 2004, le braquage de la société Nokas qui alimente les distributeurs de monnaie.

Le cinéaste a choisi de décrire les événements sous la forme la plus réaliste possible, en réalisant un anti-thriller qui place le spectateur dans la position du témoin impuissant. Un parti pris radical de réalisation (caméra à l'épaule comme prise d'épilepsie, rendant l'action pratiquement illisible) qui a apparemment plus convaincu le jury professionnel que nous.

L'Atlas d'argent de la mise en scène est lui allé au film nord-irlandais Behold the lamb de John McIlduff (notre photo de gauche) qui raconte la complicité inattendue entre un cinquantenaire dépressif et la petite amie de son fils, forcés de se lancer dans une équipée aventureuse. Le film, assez découpé, adopte un ton cocasse et décalé qui contraste avec son contexte plus social.

Enfin, A trip de Nejc Gazvoda (mention spéciale du jury) est le voyage initiatique de trois jeunes qui se retrouvent après une longue séparation et partent quelques jours en vacances ensemble. Entre souvenirs de lycées et rêves d'avenir, ils se retrouvent confrontés à des réalités plus complexes qu'ils ne l'auraient songé. Une chronique sensible et juste filmée avec bienveillance et légéreté.

Les autres jurys ont récompensé deux films "familiaux" : Fils unique de Miel van Hoogenbemt parle (sur un ton comique et tendre) des relations conflictuelles entre un père et son fils, de l'enfance de celui-ci jusqu'à ses 40 ans, tandis que Le père de Rafael Lewandowski (photo de droite) met brillamment en scène un fils confronté au passé trouble de son père.

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Tout le palmarès

Atlas d'or du meilleur film
Nokas d'Erik Skjoldbjaerg (Norvège)

Atlas d'argent de la mise en scène
John McIlduff (Irlande du Nord) pour Behold the lamb

Mention spéciale du jury
A trip de Nejc Gazvoda (Slovénie)

Prix du Syndicat français de la critique de cinéma
Le père de Rafael Lewandowski (Pologne)

Prix Regards Jeunes de la région Nord-Pas-de-Calais
Fils unique de Miel van Hoogenbemt (Belgique) [photo de gauche]

Prix du public
Le père de Rafael Lewandowski (Pologne)

Cinespana 2011 : Crebinsky et 80 Egunean se partagent les prix

Posté par MpM, le 10 octobre 2011

Le choix du jury de la 16e édition de Cinespana, présidé par Anne Alvaro, s'est donc porté sur notre film favori, le poétique et burlesque Crebinsky de Enrique Otero qui rafle la mise avec la Violette d'or du meilleur film, un double prix d'interprétation pour les acteurs Miguel De Lira et Sergio Zearreta et une récompense pour la musique du compositeur Pablo Pérez. 80 egunean de José Mari Goenaga et Jon Garaño, le favori du public (qui lui a d'ailleurs décerné son prix),  tire lui aussi son épingle du jeu avec un double prix d'interprétation pour ses formidables actrices, Itziar Aizpuru et Mariasun Pagoaga, et le prix du scénario pour ses auteurs.

Un palmarès intelligent et équilibré qui conclut en beauté une édition 2011 particulièrement captivante. Cette année, la compétition était en effet assez contrastée (voir notre article du 8 octobre), offrant un aperçu convaincant de la richesse du cinéma espagnol contemporain. En choisissant de mettre en avant la fantaisie joyeuse de Crebinsky, où deux frères naufragés mènent une existence simple dans un univers de bric et de broc, les jurés ont finalement choisi de récompenser un cinéma créatif et baroque, tourné vers l'humain et la légèreté. De même, ils ont voulu distinguer le sujet fort de 80 egunean, drame intimiste, où une femme de soixante-dix ans s'éprend d'une ancienne camarade de classe. Un film qui, malgré ses défauts de narration, aborde avec beaucoup de pudeur cette relation amoureuse tatonnante et fragile.

Avis aux distributeurs : les deux oeuvres, sensibles et originales, pourraient connaître un joli succès dans les salles françaises...

Le palmarès

Violette d'or du meilleur film
Crebinsky de Enrique Otero

Meilleure interprétation masculine
Miguel De Lira et Sergio Zearreta (Crebinsky de Enrique Otero)

Meilleure interprétation féminine
Itziar Aizpuru et Mariasun Pagoaga (80 egunean de José Mari Goenaga et Jon Garaño)

Meilleur scénario
José Mari Goenaga et Jon Garaño pour 80 egunean

Meilleure musique
Pablo Pérez pour Crebinsky de Enrique Otero

Meilleure photographie
Rafael de la Uz pour La mitad de Oscar de Manuel Martín Cuenca

Meilleur premier film décerné par le Jury Etudiant
Cruzando el límite de Xavi Giménez

Meilleur court métrage décerné par le jury Professionnel des Courts-Métrages
Les (El bosque) de Aida Ramazánova

Mention spéciale
La hégira de Liteo Deliro et Te odio de Rafael Rojas-Díez

Meilleur documentaire décerné par le jury Professionnel des Documentaires
La noche que no acaba de Isaki Lacuesta

Prix du public
80 egunean de José Mari Goenaga et Jon Garaño

Dinard 2011 : Hitchcock d’or pour Tyrannosaur de Paddy Considine

Posté par kristofy, le 9 octobre 2011

La 22e édition du Festival du Film britannique de Dinard s'est achevée par le couronnement de Tyrannosaur de Paddy Considine (qui était favori), mais aussi de L’Irlandais de John Michael McDonagh qui a fait consensus durant le festival.

La cérémonie de clôture, tout comme la soirée d’ouverture, s’est déroulée  avec une bonne humeur communicative. Dinard sait si bien accueillir tout le monde avec convivialité que Jaime Winstone adore la ville et que Petula Clark est retombée amoureuse de l’endroit. La chanteuse (qui a aussi été actrice) était la marraine de cette édition 2011. Elle a chanté son tube ‘Downtown’ qui a été repris en cœur par le public lors de la soirée du palmarès, et quelques jours plus tôt elle avait joué quelques chansons (dont celle du film La Comtesse de Hong-Kong de Charlie Chaplin) en s’accompagnant au piano.

Pour départager les films en compétition, Nathalie Baye, la présidente du jury, était entourée de Haylay Atwell, Jacqueline Bisset, Emmanuelle Devos, Jaime Winstone, Sami Bouajila, Armand Amar, Harry Gregson-Williams, Eric Lartigau, François Verdoux et Stephen Clarke (notre photo).

Voici leur palmarès :

Prix du meilleur court-métrage : White Elephant, de Kristof Bilsen

Prix coup de coeur (les exploitants de 40 salles de la région) : L’Irlandais de John Michael McDonagh (mention à Week end de Andrew Haigh)

Prix du public : L’Irlandais de John Michael McDonagh

Prix du scénario : Tyrannosaur de Paddy Considine

Prix de la meilleure photographie : Larry Smith, pour L’Irlandais

Grand Prix Hitchcock d’or : Tyrannosaur de Paddy Considine

Le jury a donc décerné deux prix à Tyrannosaur de Paddy Considine (scénario et Hitchcock d’or à l’unanimité). Le réalisateur n’ayant pu être là, ce sont ses deux amis le réalisateur Shane Meadows (ils étaient à la même école d’arts dramatiques et Considine a débuté sa carrière d’acteur en jouant dans les films de Meadows) et le producteur Mark Herbert qui ont reçu les récompenses à sa place (notre photo de droite)

Tyrannosaur s’impose comme l'un des meilleurs films britanniques de l’année, il avait déjà été primé à Sundance (pour meilleur réalisateur, meilleur acteur Peter Mullan et meilleure actrice Olivia Colman). Ce film marque les débuts de Considine dans le long métrage (il avait déjà participé à des scénarios avec Meadows), et fait suite à son court-métrage Dog Altogther (avec déjà les mêmes acteurs). Il vient tout juste de sortir en salles en Angleterre mais il n’a malheureusement pas encore de distributeurs français. En revanche, L’Irlandais de John Michael McDonagh est une comédie qui a été un énorme succès en Irlande, et sa sortie française est déjà programmée pour le 21 décembre.

Los pasos dobles, Coquillage d’or d’un Festival de San Sebastian en mutation

Posté par vincy, le 24 septembre 2011

Los Pasos Dobles, film espagnol du jeune Isaki Lacuesta (Los Condenados, prix Fipresic à San Sebastian en 2009) a reçu le Coquillage d'or, la récompense la plus importante, du 59 e Festival international de Saint Sébastien (Pays Basque). Ce film qui a été qualifié d'hermétique par la critique, n'avait pas fait l'unanimité. Mais le jury présidé par l'actrice américaine France McDormand en a décidé autrement. Dans ce jury, on note la présence du réalisateur et scénariste mexicain Guillermo Arriaga, du réalisateur et scénariste basque Alex de la Iglesia, du réalisateur et scénariste norvégien Bent Hamer, de la comédienne chinoise Bai Ling, de la directrice de la photographie française Sophie Maintigneux et de la comédienne britannique Sophie Okonedo. Los Pasos Dobles (photo) suit le parcours du peintre Miquel Barcelo à la recherche de l'artiste français François Augiéras (voir sa biographie sur wikipédia).

Le favori des festivaliers, Kiseki, du Japonais Hirokazu Kore-eda, a été récompensé par un prix du scénario. Le film est le premier à évoquer le tsunami qui a entraîné le séisme et la catastrophe nucléaire de Fukushima, survenus en mars dernier.

Julie Delpy et son Skylab, étude de moeurs familiale lors d'un week-end d'été en 1979, a reçu le Prix spécial du jury.

Filippos Tsitos confirme le dynamisme du cinéma grec (même si c'est en Allemagne qu'il a fait l'essentiel de sa carrière) en remportant le prix du meilleur réalisateur avec Adikos kosmos. L'acteur principal, Antonis Kafetzopoulos a été choisi comme meilleur acteur (prix qu'il avait reçu à Locarno pour un autre film de Tsitos, L'académie de Platon, en 2009).

Le prix de la meilleure actrice est revenu quant à lui à la comédienne espagnole Maria Leon (connue surtout par les télépsectateurs espagnols) pour son rôle dans La voz dormida, de Benito Zambrano, où elle incarne une jeune femme aidant sa soeur prisonnière sous l'ère franquiste.

Sans oublier le prix honorifique Donostia pour l'ensemble de sa carrière à la comédienne et productrice Glenn Close.

Le Festival s'est déroulé dans une atmosphère de crise : réductions budgétaires, moins d'invitations, une couverture médiatique plus faible... C'était aussi le premier festival sous la responsabilité de José Luis Rebordinos. Il a déjà amené quelques changements : intégration des commentaires sur Facebook et Twitter sur un grand écran de la principale salle du Festval, dévoilement du palmarès durant la cérémonie de clôture et non pas avant, une nouvelle sélection "La gastronomie et le cinéma".

Ouvert avec Intruders, de Juan Carlos Fresnadillo (avec Clive Owen) et fermé avec Intouchables d'Olivier Nakache et Eric Toledano (avec François Cluzet et Omar Sy), la compétition accueillait Mathieu Dermy, Terence Davies, Arturo Ripstein, Wang Xiaoshuai, Joao Canijo, Sarah Polley ou encore Enrique Urbizu... Un hommage à Jacques Demy avait été rendu au travers d'une rétrospective et de la venue d'Agnès Varda..

Venise 2011 : les autres prix

Posté par vincy, le 11 septembre 2011

Comme tous les grands festivals, Venise foisonne de prix, remis par différentes associations ou divers organismes. Globalement ce sont souvent les mêmes films qui reviennent, avec, en tête de la compétition Shame (avec Michael Fassbender, en photo, qui a reçu le prix d'interprétation) et Faust (Lion d'or).  Voici la liste complète des autres prix (hors palmarès officiel).

Sélection officielle : prix Orrizonti (jury présidé par Jia Zhangke).

Meilleur film : Kotoko, de Shinya Tsukamoto (Japon)

Prix spécial du jury : Whore's Glory, de Michael Glawogger (Autriche)

Meilleur court-métrage : In Attesa dell'avvento, de Felice D'Agostino et Arturo Lavorato (Italie)

Meilleur moyen-métrage : Accidentes Gloriosos, de Mauro Andrizzi et Marcus Lindeen (Suède)

Mention spéciale à : O le Tulafale (The Orator) de Tusi Tamasese (Nouvelle Zélande) et All the Lines Flow Out de Charles Lim Yi Yong (Singapour)

Sélection officielle : Controcampo Italiano (jury présidé par Stefano Incerti)

Meilleur film : Scialla! de Francesco Bruni

Meilleur court métrage : A Chjàna de Jonas Carpignano

Meilleur documentaire : Pugni chiusi de Fiorella Infascelli

Mention spéciale au documentaire Black Block de Carlo Augusto Bachschmidt

Prix FIPRESCI (Critique internationale)

Compétition officielle : Shame de Steve McQueen (Royaume Uni)

Sélection Orrizzonti et Semaine de la critique : Two Years at Sea de Ben Rivers

Prix Signis

Faust, d'Alexandre Sokourov (Russie)

Mention spéciale : A Simple Life d'Ann Hui

Prix du public Kino - Semaine internationale de la critique

Là-bas de Guido Lombardi

Prix Label Europa Cinémas

Présumé Coupable de Vincent Garenq (France)

Lionceau d'or (Prix Agiscuola) - jeunesse

Carnage, de Roman Polanski (France)

Mention Unicef : Terraferma, d'Emanuele Crialese (Italie)

Prix Francesco Pasinetti

Terraferma, d'Emanuele Crialese (Italie)

Mention SNGCI : L'ultimo terreste de Gian Alfonso Pacinotti (Italie)

Prix Brian

The Ides of March, de George Clooney (USA)

Prix Queer Lion (cinéma LGBT)

Wilde Salomé, d'Al Pacino (USA)

Prix Arca CinemaGiovani - jeunesse

Compétition officielle : Shame de Steve McQueen (Royaume Uni)

Meilleur film italien : L'ultimo terreste de Gian Alfonso Pacinotti

Prix lancia Biografilma

Meilleur film : Black Block de Carlo Augusto Bachschmidt (Italie)

Prix du jury : Pivano Blues – Sulla strada di Nanda de Teresa Marchesi

Prix “Enrico Fulchignoni” UNESCO

Tahrir 2011 de Tamer Ezzat, Ayten Amin, Amr Salama (Egypte)

Prix CICAE (Arte & Essais)

O le tulafale (The Orator) de Tusi Tamasese (Nouvelle Zélande)

Prix CinemAvvenire

Compétition officielle : Shame de Steve McQueen (Royaume Uni)

Meilleur film (autres sélections) : O le tulafale (The Orator) de Tusi Tamasese (Nouvelle Zélande)

Prix Vittorio Veneto Film Festival

Scialla! de Francesco Bruni

Mention spéciale : Eva de Kike Maillo

Locarno 2011 : un palmarès ouvert

Posté par redaction, le 15 août 2011

Pour sa 64ème édition, le festival de Locarno, l’un des cinq plus grands festival européens, dirigé par Olivier Père pour la deuxième année consécutive, a montré une programmation très diverse et a mis en avant les “Maîtres du 7ème art” en devenir (Voir actu du 04 Août). Retour sur le palmarès, dévoilé samedi 13 Août.

La plus haute récompense, le Léopard d’or, a été décerné au film Abrir puertas y ventanas, premier long métrage de Milagros Mumenthaler (Argentine/Suisse). "Le film le plus complet, le plus abouti, et en plus c'est une première oeuvre", a déclaré Paulo Branco, le président du jury du concours international. L’histoire du film raconte la vie de trois jeunes filles, trois soeurs, vivant à Buenos Aires à la fin de leur adolescence. L’actrice Maria Canale, interprétant l’une des trois soeurs, s’est vu récompensée en recevant le Léopard de la meilleure interprétation féminine. Le film ne faisait pourtant pas partie des favoris à l’ouverture du festival.

Le film de  Milagros Mumenthaler n’est pas le seul à avoir été doublement récompensé, puisque le Léopard de la mise en scène est allé au film Din dragoste cu cele mai bune intentii, deuxième long métrage de Adrian Sitaru , qui a également reçu le Léopard de la meilleure interprétation masculine, décerné à l’acteur Bogdan Dumitrache.

Le Japonais Shinji Aoyama s’est vu attribué un Léopard d’or spécial du jury pour son film Tokyo Koen, et pour la totalité de sa carrière.

La France a quant à elle obtenu une Mention spéciale pour Un Amour de Jeunesse de Mia Hansen-Love, ainsi que le Léopard de la meilleure première oeuvre pour Nana de Valérie Massadian. Laurent Achard (en compétition avec Dernière séance) n’a reçu aucun prix cette année. Il avait remporté, en 2006, le Léopard de la mise en scène pour Le dernier des fous.

Beaucoup de personnalités étaient présentes lors de ce tte 64e édition, comme Gérard Depardieu, Isabelle Huppert, Claudia Cardinale, Leslie Caron, Daniel Craig ou encore Harrison Ford. Ce dernier a d'ailleurs reçu à cette occasion un prix pour l'ensemble de sa carrière. Isabelle Huppert, elle, a reçu le prix de l'Excellence Award qui récompense chaque année un ou plusieurs acteurs de renommée internationale (voir actualité du 20 juillet). Quatre longs-métrages de sa filmographies ont été diffusés pour lui rendre hommage. Gérard Depardieu a de son côté eu droit à une véritable ovation pour sa première venue à Locarno où venait présenté Loulou de Maurice Pialat.

Pour la clôture du festival, c’est un film français réalisé par un jeune metteur en scène, Stéphane Robelin, qui a été projeté. Est-ce qu'on ne pourrait pas vivre ensemble, choisi par Olivier Père, est une “comédie douce-amère” abordant les problèmes survenant avec l’âge. On retrouve, parmi le casting, Jane Fonda, Geraldine Chaplin, Guy Bedos, Pierre Richard et Claude Rich.

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Le palmarès 2011

Le jury officiel, présidé par Paulo Branco, a remis les prix suivants:

Pardo d'Oro:
Abrir Puertas y Ventanas (Back to Stay) de Milagros Mumenthaler, Argentine/Suisse

Pardo d'Oro spécial du jury :
Shinji Aoyama, pour son film Tokyo Koen et "pour son oeuvre remarquable", Japon

Prix spécial du jury:
Hashoter (Policeman) de Nadav Lapid, Israël

Pardo de la mise en scène:
Adrian Sitaru pour Din dragoste cu cele mai bune intentii (Best Intentions), Roumanie/Hongrie

Pardo de la meilleure interprétation féminine:
Maria Canale pour le film Abrir Puertas y Ventanas de Milagros Mumenthaler, Argentine/Suisse

Pardo de la meilleure interprétation masculine:
Bogdan Dumitrache pour le film Din dragoste cu cele mai bune intentii (Best Intentions) de Adrian Sitaru, Roumanie/Hongrie

Mention Spéciale:
Un Amour de jeunesse de Mia Hansen-Love, France/Allemagne

Cabourg 2011 : le palmarès récompense Valérie Donzelli, Patrice Leconte, Sylvie Vartan…

Posté par kristofy, le 19 juin 2011

La cérémonie des Swann d’Or du 25ème Festival du Film de Cabourg a consacré le film Voir la mer avec deux prix (meilleur réalisateur pour Patrice Leconte et révélation féminine pour Pauline Lefèvre) et aussi La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli (grand prix du jury), un prix coup de coeur a aussi été attribué à Sylvie Vartan (qui y a présenté le film L'ange Noir avec le réalisateur Jean-Claude Brisseau).

Le jury était présidé par Radu Mihaileanu avec Sylvie Vartan, entourés de Astrid Bergès Frisbey, Audrey Dana, Tomer Sisley, Emmanuel Mouret, Saïd Taghmaoui, Virginie Despentes et du producteur Frédéric Niedermayer pour les films en compétition. Pour le jury jeunesse il y avait six lycéens encadrés par Lola Naymark, Ivan Calberac et Frédéric de Nixon.

Voici le palmarès des Swann d'Or du Festival du Film de Cabourg 2011 :

- Grand Prix du Festival de Cabourg 2011: La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli

- Mention spéciale du jury: Happy, Happy de Anne Sewitsky

- Prix de la Jeunesse: Le Monde de Barney de Richard J. Lewis

- Prix du public: Et maintenant on va où? de Nadine Labaki

- Coup de foudre: Si tu meurs je te tue de Hiner Saleem

- Swann d’Or de la meilleure actrice: Isabelle Carré, dans Les Émotifs anonymes de Jean-Pierre Améris (photo ci-contre)

- Swann d’Or du meilleur acteur: Jean Dujardin (ci-dessous avec Alexandra Lamy), dans Un Balcon sur la mer de Nicole Garcia

- Swann d’Or du meilleur réalisateur: Patrice Leconte pour Voir la mer

- Swann d’Or du film romantique: Les yeux de sa mère de Thierry Klifa

- Swann d’Or de la Révélation féminine : Pauline Lefèvre, dans Voir la mer de Patrice Leconte

- Swann d’Or de la Révélation masculine : Raphaël Personnaz, dans La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier (ci-dessous avec Mélanie Thierry)

- Coup de cœur: Sylvie Vartan, pour ses 50 ans de carrière romantique

Le jury des courts-métrages était présidé par Gustave Kervern, il était accompagné de Déborah François, Vénus Khoury-Ghata, Heremoana Maamaatuaiahutapu et de représentants de différents partenaires (comme l'adami). Leur palmarès pour les films courts est :

-Meilleur film: J’aurais pu être une pute de Baya Kasmi

-Mention spéciale: Prochainement sur vos écrans de Fabrice Maruca

-Meilleure Actrice: Vimala Pons pour J’aurais pu être une pute de Baya Kasmi

-Meilleur Acteur : Franc Bruneau pour Cheveu de Julien Hallard

Par ailleurs les Prix Premiers Rendez-Vous qui récompense les débuts à l’écran d’une actrice et d’un acteur ont été donné à Ana Girardot (pour Simon Werner a disparu de Fabrice Gobert) et à Jérémie Duvall (pour Le Fils à Jo de Philippe Guillard et Mon père est femme de ménage de Safia Azzedine).

La cérémonie des Swann d’Or s'est poursuivie en musique avec le groupe de Nicolas Ullmann qui invitait les convives à chanter en karaoké. Alexandra Lamy a entamé un 'happy birthday' repris en choeur à destination de Jean Dujardin dont c'était l'anniversaire.

Les voix et les déhanchés de Pauline Lefèvre, Tomer Sisley, Ana Girardot, Nicole Garcia ont précédé le duo Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm qui ont ensuite entrainé Sylvie Vartan (ci-contre) dans un mini concert improvisé, durant lequel elle a interprété une poignée de ses plus grands tubes, pour le plus grand plaisir de tous.

Tribeca a célébré ses 10 ans avec une fréquentation en hausse

Posté par vincy, le 8 mai 2011

She Monkeys10 ans que le festival de Robert De Niro existe (voir actualité du 16 janvier dernier). 115 000 spectateurs sont venus voir les films, plus de 300 000 ont participé à la fête annuelle de voisinage, 803 professionnels (767 l'an dernier) se sont déplacés. Tous les records ont été battus pour découvrir 93 longs métrages et 60 courts.

L'ouverture s'est faite avec le documentaire footballistique The Union, de Cameron Crowe. Du 20 avril au 1er mai, Tribeca a pu aussi compter sur les distributeurs pour faire émerger un marché pré-cannois, avec quelques contrats signés.

Le cinéma français était présent avec Les émotifs anonymes, L'Assaut, L'amour fou, Ma part du gâteau, ou encore A bout portant.

Le jury des fictions internationales avait de la classe : Souleymane Cissé, Scott Glenn, David Gordon Green, Rula Jebreal, Art Linson, Jason Sudeikis et Dianne Wiest.

Leur palmarès est le suivant :

- Meilleure fiction  : She Monkeys (en photo), de Lisa Aschan (Suède)

- Meilleure actrice : Carice Van Houten dans Black Butterflies, de Paula Van Der Oest

- Meilleur acteur : Ramadhan "Shami" Bizimana dans Grey Matter, de Kivu Ruhorahoza

- Meilleure image : Luisa Tillinger pour Artificial Paradises, de Yulene Olaizola

- Meilleur scénario : Jannicke Systad Jacobsen pour Turn me on, goddammit

Le jury des nouveaux talents n'avaient pas moins de classe : Paul Dano, Atom Egoyan , Zoe Kazan, Anna Kendrick et Rainn Wilson

Leur palmarès est le suivant :

- Meilleur jeune réalisateur : Park Jungbum pour The Journals of Musan

- mention spéciale du jury : Kivu Ruhorahoza pour Grey Matter

Côté documentaires, le jury (Amir Bar-Lev, Michael Cera, RJ Cutler, Abigail Disney, Whoopi Goldberg, Louie Psihoyos et Peter Scarlet), le palmarès a récompensé :

- Meilleur documentaire : Bombay Beach, d'Alma Har'el

- Meilleur montage : Purcell Carson pour Semper Fi : Always Faithful

Le jury des nouveaux talents documentaires (Margaret Bodde, Jared Cohen, J.D. Heyman, Lauren Hutton, Annie Sundberg) a primé :

- Meilleur jeune cinéaste documentaire : Pablo Croce pour Like Water

- Mention spéciale du jury : Michael Collins pour Give Up Tomorrow

Deauville Asia 2011 : retour sur le palmarès

Posté par kristofy, le 14 mars 2011

laureats deauville asiaLe 13ème Festival du Film Asiatique de Deauville s’est achevé dimanche soir avec la cérémonie de clôture et la proclamation du palmarès par les deux jurys. Et c’est à la surprise générale que le Grand Prix a été remis au Thaïlandais Eternity, le film le moins apprécié du public.

Eternity était en effet le film plus ardu de la compétition, voire le plus hermétique ou le plus soporifique. Il comporte de nombreux plans-séquences fixes avec de longues scènes d’un quotidien banal (un repas en famille, le couple qui discute mythologie en nous tournant le dos…) qui ont provoqué un tel ennui chez certains qu'ils n'ont pas hésité à quitter  la salle en cours de projection. Le film raconte l’histoire d’un homme décédé qui se souvient de la femme qu’il aimait, et on assiste à des moments de complicité entre eux à la rivière et l’intégration de la jeune femme dans la famille de son amoureux. Au début il semble que le réalisateur use et abuse de longues scènes où la caméra immobile nous montre de manière naturaliste (et sans aucune musique) des moments de vie ordinaires à priori sans intérêt. Plus tard, on saisira que ce dispositif de mise en scène contemplative trouble la notion du temps avec ces séquences en temps réel (et avec des temps morts), le passé et le présent prennent une autre valeur au regard de la vie avant et après la mort. Si on n’est pas loin de l’univers de Apichatpong Weerasethakul on est encore plus près de la narration de Lisandro Alonso. Eternity est un film où l’exigence d’une narration par moments de simplicité conduit à une rigueur sans artifice qui désarçonne. Un étonnement salué donc par le Grand Prix pour le réalisateur Sivaroj Kongsakul.

Le jury était présidé par Amos Gitaï, qui était entouré de Jacques Fieschi, Mia Hansen-Love, Reda Kateb, Pavel Lounguine, Noémie Lvovsky, Catherine Mouchet, Anne Parillaud et Marc Weutzmann. Départager les dix films de la compétition n’a pas été facile car les films les plus remarquables ont aussi été ceux qui ont le plus divisé les spectateurs. Les films les plus appréciés ont été ceux où il était facile de s’attacher aux personnages mais sans véritable ressenti de cinéma : Buddha Mountain de la réalisatrice Li Yu (déjà été remarquée ici pour Dam Street), Donor du Philippin Mark Meily ou encore Udaan de Vikramaditya Motwane (qui était passé à Cannes).

Et c’est donc dans cette veine- là que Sketches of Kaitan City de Kazyoshi Kumikari et The journals of Musan de Park Jung-Bum ont reçu chacun ex-aequo le Prix du Jury. En compétition également le film le plus provocant et le plus extrême du festival, Cold Fish de Sono Sion (passé par Venise) qui est absolument étourdissant, un peu trop pour le jury, mais qui figure heureusement au palmarès avec le Prix de la Critique internationale. Les films qui ont montré, eux, une recherche esthétique et cinématographique plus exigeante sont aussi ceux qui proposaient une histoire moins linéaire : Birth Right de Naoki Hashimoto, La ballade de l’impossible de Tran Anh Hung, et donc Eternity de Sivaroj Kongsakul. En choisissant ce dernier pour le Grand Prix, le jury a su faire preuve de courage et d’audace.

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Berlin 2011 : le palmarès

Posté par MpM, le 19 février 2011

Nader et SImin, une séparation, ours d'or 2011Très peu de surprises dans ce palmarès 2011 qui récompense logiquement les trois meilleurs films de la compétition.

L'Iranien Asghar Farhadi était donné gagnant avec Nader et Simin, une séparation, regard aigu et profond sur la société iranienne contemporaine. En plus de la récompense suprême, le film reçoit un double prix d'interprétation masculine et féminine pour les 4 acteurs principaux, effectivement tous exceptionnels. Apparemment le coup de coeur du jury, après avoir été celui de la presse. Les premiers mots de Farhadi ont été pour Jafar Panahi, qu'il espère voir à Berlin l'an prochain. Comme nous tous.

Favori lui aussi de la presse, Bela Tarr, le grand maître du cinéma esthétique, repart avec un grand prix totalement justifié pour Le cheval de Turin, une oeuvre envoûtante et fascinante qui tient plus de l'expérience sensorielle que de la banale séance de cinéma. Au-delà du film, c'est toute la carrière d'un très grand réalisateur ayant annoncé son désir de ne plus tourner qui est célébrée.

The forgiveness of blood de Joshua Marston a été projeté le dernier jour du festival et n'a donc pas bénéficié du même buzz que les deux films précédents, pour autant le jury l'a fort justement retenu. Un prix du scénario logique pour cette histoire sensible et sobre d'un adolescent contraint à rester enfermé chez lui pour échapper à une vendetta lancée contre sa famille.

Un palmarès équilibré qui correspond globalement aux attentes. C'est à peine si l'on peut déplorer l'absence de Miranda July (The future) dans la liste des autres lauréats, et se demander, malgré tout le bien que l'on pense de Nader et Simin, une séparation, si cumuler tant de prix sur le même film était vraiment indispensable...

Ours d'or
Nader et Simin, une séparation d'Asghar Farhadi

Ours d'argent, Grand prix du jury
Le cheval de Turin de Bela Tarr

Ours d'argent du meilleur réalisateur
Schlafkrankheit d'Ulrich Köhler

Ours d'argent de la meilleure actrice
Leila Hatami et Sarina Farhadi pour Nader et Simin, une séparation

Ours d'argent du meilleur acteur
Peyman Moadi, Shahab Hosseini et Sareh Bayat pour Nader et Simin, une séparation

Ours d'argent de la meilleure contribution artistique
El premio de Paula Markovitch

Ours d'argent du meilleur scénario
The forviveness of blood de Joshua Marston

Prix Alfred-Bauer de l'innovation, du nom du premier directeur de la Berlinale
Wer, wenn nicht wir ? d'Andres Veiel