3 raisons d’aller voir Une famille syrienne

Posté par wyzman, le 7 septembre 2017

Huit ans après Le Jour où Dieu est parti en voyage, le chef-op Philippe Van Leeuw repasse derrière la caméra. Pendant 1h26, il nous présente dans un huis-clos suffocant le quotidien d'une famille devenue atypique, confirmant la bonne forme du cinéma belge. Le film a reçu le Prix du public et le Prix Label Europa Cinémas à Berlin, où il était dans la sélection Panorama. A Angoulême, Une famille Syrienne est reparti avec le Valois de la mise en scène, le Valois du public et le Valois de la meilleure actrice pour Hiam Abbbass et Diamand Abou Abboud.

1. La guerre est invisible mais omniprésente. Dans la Syrie en guerre, une mère, ses enfants et leur grand-père tiennent bon, cachés dans leur appartement. Par solidarité, ils accueillent un couple et leur nouveau-né et tentent de garder espoir. Voilà pour le pitch. Si le film frappe c'est parce qu'avec précision, Philippe Van Leeuw montre la lourdeur d'un conflit. Les personnages attendent, tentent de se contenir et de se soutenir durant cette page de l'histoire qui dure. Intelligemment, le réalisateur belge laisse les soldats et les milices de l'autre côté de la porte, pour nous faire ressentir une promiscuité touchante et terrible à la fois.

2. Le scénario est en béton. On ne le dira jamais assez mais sans un bon scénario, un film ne peut pas être bon. Et avec Une famille syrienne, on frôle la perfection. En effet, si le synopsis du film peut faire redouter un projet dramatique et particulièrement difficile à regarder, il n'en est rien. Une famille syrienne est un drame qui s'intéresse frontalement et honnêtement au calvaire de ceux qui refusent ou ne peuvent pas fuir plutôt qu'aux tenants et aboutissants d'un conflit qui dure depuis maintenant 6 ans. Les dialogues sont justes et les rebondissements bien placés en plus d'être presque toujours imprévisibles.

3. La pédagogie d'Une famille syrienne réconforte. Très réaliste, le second long-métrage du Belge profite d'un véritable créneau : rares sont les films de fiction et européens qui traitent de ceux qui vivent au quotidien la guerre en Syrie. En ne montrant qu'à de petits moments ce qu'est l'enfer de la guerre et en se focalisant sur les épreuves que subissent les civils, Philippe Van Leeuw propose une œuvre didactique et prenante. Happé par cette histoire qu'il finit par s'approprier, le spectateur attend un rebondissement, un signe annonçant une quelconque résolution. Une famille syrienne ne fait jamais dans le larmoyant mais tire son épingle du jeu  par l'efficacité de l'ensemble. Une belle réussite.

Festival d’Angoulême 2017: John Malkovich, Au revoir là-haut, Epouse-moi mon pote et les 120 ans de la Gaumont

Posté par vincy, le 3 juillet 2017

Marie France Brière et Dominique Besnéhard ont présenté ce matin les grandes lignes du prochain Festival du film Francophone d'Angoulême (22-27 août) lors d'une conférence de presse. Année après année, Angoulême se positionne comme un rendez-vous incontournable pour le cinéma français qui y voit là son "Deauville" (ou son "Toronto") pour lancer la saison d'automne et des fêtes avec un mix de films d'auteurs et de films populaires attendus.

On savait déjà que le jury serait présidé par l'acteur américain et francophile John Malkovitch. Il sera entouré de Claire Chazal, Laura Smet, Lucas Belvaux, Philippe Besson, Stefi Selma et de la productrice Denise Robert. Ils décerneront les Prix Valois. Le jury étudiant sera présidé par Cristiana Reali.

La compétition

  • Demain et tous les autres jours de Noémie Lvovsky
  • Et au pire on se mariera de Léa Pool
  • Frontières d'Apolline Traoré
  • Money de Gela Babluani
  • Nous resterons à Damas de Philippe Van Leeuw
  • Petit Paysan de Hubert Vharuel
  • Surface de Réparation de Christophe Tegin

L'un de ces films succédera à Ma vie de Courgette, Valois de diamant l'an dernier.

L'événement de ce 10e festival, ce sera évidemment l'avant-première du film d'Albert Dupontel, Au revoir là-haut, adaptation du best-seller et Prix Goncourt de Pierre Lemaître. Le film fera l'ouverture du festival. Autre événement majeur, l'avant-première du dernier film d'Eric Tolédano et Olivier Nakache, Le sens de la fête, avec Bacri, Lellouche et Rouve. Depuis Intouchables, les deux cinéastes croient à la vertu chanceuse du festival.

Deneuve & Depardieu en guests

Mon fils de Christian Carion avec Guillaume Canet, Jalouse le deuxième film de Stéphane et David Foenkinos, L’Ecole Buissonnière de Nicolas Vanier, avec François Cluzet, L'un dans l'autre de Bruno Chiche, avec Louise Bourgoin et Stéphane de Groodt, Bonne pomme, de Florence Quentin, avec la présence de Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, Le Petit Spirou de Nicolas Bary et Le Prix du succès de Teddy Lussi-Modeste avec Tahar Rahim, Maïwenn et Roschdy Zem feront également parti des avant-premières prestigieuses.

Par ailleurs un hommage au cinéma ivoirien; un focus sur Xavier Giannoli et une sélection de films cannois (Nos années folles, Un beau soleil intérieur, Le redoutable) seront au programme. Sans aucun doute, les spectateurs iront voir la dernière comédie de l'équipe de Babysitting et Alibi.com, Epouse-moi mon pote, réputée gay-friendly (lire notre article du 6 août 2016).

Enfin, la Gaumont fêtera ses 120 ans dès demain et jusqu'au 31 décembre 2017, avec l'exposition "120 ans de cinéma: Gaumont, depuis que le cinéma existe" au sein de la Cité de la BD, dans les Studios Paradis (chais Magelis) d'Angoulême qui ouvriront pour la première fois leurs portes au public. L'expo, qui a déjà séduit 50000 visiteurs à Paris, fera voyager les visiteurs à travers les grandes époques du septième art.

Isabelle Adjani au Festival du film francophone d’Angoulême avec un téléfilm pour Arte

Posté par vincy, le 22 juillet 2016

Elle est toujours aussi rare. Son nom ne dit plus grand chose à ceux qui sont nés après les années 1990. Mais une chose est certaine, Isabelle Adjani reste une star. Elle signera son énième retour (voir encadré) sur les écrans avec Carole Matthieu, un thriller social de Louis-Julien Petit.

Le réalisateur de Discount, film révélé au festival de film francophone d'Angoulême (Prix du public), signe ici un téléfilm. Adjani cherchait un réalisateur pour l'adaptation des Visages écrasés, le roman noir de Marin Ledun sur les conséquences dramatiques d'un management écrasant dans une entreprise de télécommunications (cela rappelle forcément la vague de suicides chez France Telecom). En voyant Discount, elle n'a pas hésité à contacter Louis-Julien Petit.

Médecin du travail dans une entreprise aux techniques managériales écrasantes, Carole Matthieu tente en vain d’alerter sa hiérarchie des conséquences de telles pratiques sur les employés. Lorsque l’un d’eux la supplie de l’aider à en finir, Carole réalise que c’est peut-être son seul moyen de forcer les dirigeants à revoir leurs méthodes.

Des comédiens de Discount - Corinne Masiero, Pablo Pauly, Sarah Suco - donnent la réplique à Isabelle Adjani.

Le film, produit par Elemiah Films, sera présenté hors-compétition le 25 août, puis sera présenté au Festival de la fiction de La Rochelle, avant d'être diffusé sur Arte. Et si le succès d'audience est au rendez-vous, le film pourrait connaître une deuxième vie mais en salles. C'est ce qui était arrivé avec La journée de la jupe (avec Adjani, en 2009), dont le carton d'audience historique sur Arte, avait permis une sortie au cinéma (et au final donné un César à l'actrice).

Le 9e Festival du film francophone d’Angoulême se tiendra du 23 au 28 août. Le jury sera coprésidé par Gilles Jacob et Virginie Efira (et composé de Danielle Arbid, Thierry Chèze, Sophie Desmarais, Nicolas Dumont, David Foenkinos, Salim Kechiouche). Outre un hommage au Liban, une rétrospective des Films du Losange et un focus sur la carrière de Catherine Corsini, la manifestation s’ouvrira sur L’odyssée de Jérôme Salle et se clôturera sur Le fils de Jean de Philippe Lioret.

La carrière d'Adjani a commencé il y a 46 ans. Primée partout, attirant dans les salles un large public avec des films plus tragiques et dramatiques que comiques, elle avait commencé à s'absenter après Camille Claudel en 1988. On ne la revoit que cinq ans plus tard dans Toxic Affair, flop magistral, compensé par le gros succès de La Reine Margot l'année suivante, qui sera aussi son dernier grand rôle. Un passage face à Sharon Stone (Diabolique), un caméo dans Paparazzi, et il faut attendre 2002 pour la revoir au cinéma.
Deuxième trou d'air, donc. Hélas avec La Repentie, elle subit un échec cuisant. Mais comme toujours, elle trouve un peu d'oxygène avec des cinéastes plus expérimentés : Benoît Jacquot (Adolphe) et Jean-Paul Rappeneau (Bon voyage). Sans atteindre ses box office d'antan, au moins sa réputation de grande comédienne est intacte. On est alors en 2003. On ne la revoit plus avant 2009!
Elle revient dans un téléfilm, La journée de la jupe, gros succès d'audience et un César pour elle, en plus de refaire face à Depardieu dans un rôle décalé chez Delépine et Kervern, dans le culte Mammuth. Et en prêtant sa voix à la méchante mère de Raiponce, on croit enfin à son grand retour. Que nenni: elle enchaîne quelques rôles dans des fiascos (notamment le joli David et Madame Hansen où elle semble se caricaturer avec une subtilité et un second degré rare).
Heureusement, Audrey Dana la convainc de faire partie de l'aventure de la chorale féminine dans Sous les jupes des filles, joli succès en salles où elle n'est qu'un second rôle (sans doute pour oublier qu'elle a loupé 8 femmes de Ozon). Car Adjani a refusé beaucoup de films, n'en a fait qu'à sa tête. Et cela fait plus de vingt ans que sa carrière est aussi errante qu'elle. Mais à chaque fois, on espère qu'elle va se remettre sur de bons rails...

Much Loved, Je ne suis pas un salaud et Je suis à toi trustent le palmarès d’Angoulême

Posté par vincy, le 30 août 2015

La 8e édition du Festival du film francophone d'Angoulême s'est achevée ce soir avec la remise des prix. Le jury présidé par Jean-Hugues Anglade a couronné Much Loved, présenté à la Quinzaine des réalisateurs en mai dernier, qui succède à Hippocrate, Valois d'or 2014.

Le film de Nabil Ayouch, au coeur d'une polémique au Maroc depuis juin, a aussi remporté le Valois de la meilleure actrice pour Loubna Abidar, qui interprète une prostituée de Marrakech.

Le Valois de la meilleure mise en scène a été décerné à Emmanuel Finkiel pour Je ne suis pas un salaud, avec Nicolas Duvauchelle et Mélanie Thierry. Nicolas Duvauchelle a reçu également le Valois du meilleur acteur.

Les autres prix ont récompensé le film belge Je suis à toi (Valois du scénario et Valois Magelis du prix du jury étudiants), de David Lambert, l'histoire d'un escort-boy argentin débarqué en Belgique, La passion d'Augustine (Valois du public), de la québécoise Léa Pool, qui raconte l'épopée musicale d'un couvent québécois, Chaud lapin d'Alexis Magaud, Soline Béjuy, Maël Berreur, Géraldine Gaston et Flora Andrivon (Valois René Laloux du court métrage), et la société Nord Ouest (Valois Martin Maurel), décerné par un collège de distributeurs à un producteur francophone.

Hippocrate en bonne santé au Festival du film francophone d’Angoulême

Posté par vincy, le 26 août 2014

vincent lacoste dans hippocrateLa 7e édition du Festival du film francophone d'Angoulême (22-26 août) s'est achevée en remettant ses prix Valois.

Le jury, présidé par Sabine Azéma et composé d'Abd Al Malik, Nathalie Coste Cerdan, Stéphane de Groodt, Dyana Gaye, Anne Kern, Dany Lafferrière, Aïssa Maïga et Alexis Michalik, a couronné du Valoir d'or le film de Thomas Lilti, Hippocrate, avec Vincent Lacoste, Reda Kateb, Jacques Gamblin et Marianne Denicourt. Le film sort le 3 septembre en France.

Boris Lojkine (Hope) a reçu le Valois de la mise en scène. le film sera dans les salles le 28 janvier 2015. Hope a aussi été récompensé par les étudiants avec le prix Valois Magelis.

Une fois de plus Sandrine Kiberlain remporte les suffrages et reçoit le Valois de la meilleure actrice pour son interprétation dans Elle l'adore, qui sort le 24 septembre.

Le Valois du meilleur acteur a été décerné à Lyes Salem pour son rôle dans L'oranais qu'il a également réalisé. Le film sort le 19 novembre.

Enfin, le Valois du public a plébiscité Discount de Louis-Julien Petit avec Olivier Barthélémy, Corinne Masiero, Pascal Demolon, M’Barek, Sarah Suco, et Zabou Breitman.

De plus en plus, Angoulême s'impose comme un rendez-vous incontournable pour les distributeurs qui veulent tester les films auprès du public. Rampe de lancement, le Festival a proposé cette année des films aussi variés que Bouboule, La petite reine, La prochaine fois je viserai le coeur, Gemma Bovery, Brèves de comptoir, Bodybuilder, Tu veux ou tu veux pas, On a marché sur Bangkok, Un illustre inconnu, Lou! Journal infime....

Festival du Film francophone d’Angoulême : un programme salivant

Posté par vincy, le 11 juillet 2013

festival du film francophone d'angoulême 2013 affiche posterDepuis le triomphe d'Intouchables, le Festival du Film francophone d’Angoulême (23-27 août) est devenu le tremplin du cinéma français, testant ainsi auprès du public, à travers de prestigieuses avant-premières, les films les plus attendus de l'automne.

Pour ce 6e Festival, le programme des avant-premières est également relevé (et varié) :

Le Festival de Dominique Besnehard sera lancé avec Casse-Tête chinois de Cédric Klapish, et s'achèvera avec Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier.

S'y ajoutent :
- Eyjafjallajôkull d’Alexandre Coffr
- En solitaire de Christophe Offenstein
- 100% Cachemire de Valérie Lemercier
- Grand départ de Nicolas Mercier
- Je fais le mort de Jean-Paul Salomé
- Au bonheur des ogres de Nicolas Bary
- Belle et Sébastien de Nicolas Vanier
- Gibraltar de Julien Leclercq
- 9 mois ferme d’Albert Dupontel

Avec le Québec en pays francophone à l'honneur, le FFA a sélectionné Gabrielle de Louise Archambault et Vic+Flo ont vu un ours de Denis Côté (prix Alfred Bauer à Berlin) en compétition, qui s'ajoutent à 6 autres films :
Attila Marcel de Sylvain Chomet (France)
Une place sur terre de Fabienne Godet (Belgique)
La vie domestique d’Isabelle Czajka (France)
Moi Zaphira d’Apolline traoré (Burkina Faso)
Les garçons et Guillaume à table ! de Guillaume Gallienne (France), gros succès de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes
Suzanne de Katell Quillévéré, ouverture de la Semaine de la Critique à Cannes

Le jury sera présidé par Catherine Frot. Il est composé de Benjamin Biolay, Pierre Schoeller, Joachim Lafosse, Franck Weber, Janis Thiltges, Khaled Benaïssa, Eric Bruneau et Pierre Murat.

Parmi les autres événements prévus, notons un hommage à Régis Wargnier et une rétrospective dédiée au distributeur Diaphana.

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site internet du festival

Le Festival du film Francophone d’Angoulême aux couleurs du Sénégal

Posté par vincy, le 3 août 2012

Le 5e Festival du film Francophone d'Angoulême s'ouvrira avec Stars 80 de Frédéric Forestier le 24 août. J'enrage de son absence de Sandrine Bonnaire, présenté à la Semaine de la Critique à Cannes en mai dernier, est produit par Dominique Besnehard, créateur du festival. Le film fera la clôture de la manifestation le 28 août.

Le jury est composé cette année de Denis Podalydès, président, entouré de Marthe Keller, Marie-Josée Croze, Audrey Dana, Natacha Regnier, Désirée Nosbusch, Raja Amari, Florence Ben Sadoun et Sonia Rolland. Ils auront à départager 10 films de la compétition :

  • Augustine– Alice Winocour (France)
  • Catimini – Nathalie Saint-Pierre (Canada)
  • Mariage à Mendoza – Edouard Deluc (France)
  • Mauvaise fille – Patrick Mille (France)
  • Mobile home – François Pirot (Belgique)
  • Opération libertad – Nicolas Wadimoff (Suisse)
  • La pirogue – Moussa Touré (Sénégal)
  • Le repenti – Merzak Allouache (Algérie)
  • Rengaine – Rachid Djaïdani (France)
  • Sous le figuier – Anne-Marie Etienne (Luxembourg)
  • Par ailleurs, le FFA se mettra aux couleurs du cinéma sénégalais avec une sélection des films des réalisateurs les plus connus. L'hommage au Sénégal débutera avec la projection du film sénégalais de la compétition La pirogue (sélectionné également à au Fesyival du film francophone de Namur). Cette projection se tiendra en présence de Youssou N’Dour, ministre de la culture du Sénégal et de Moussa Touré, réalisateur du film.

  • Lettre paysanne de Safi Faye
  • Hyènes de Djibril Diop Mambéty
  • La petite vendeuse de soleil de Djibril Diop Mambéty
  • Deweneti de Dyana Gaye
  • Un transport en commun de Dyana Gaye
  • Aujourd’hui d'Alain Gomis
  • Moolaade d'Ousmane Sembène
  • Le focus sera consacré à la cinéaste Anne Fontaine, qui présentera Augustin (1995), Nettoyage à sec (1997), Comment j’ai tué mon père (2001), Entre ses mains (2004 )et Mon pire cauchemar (2011).

    Enfin, la section "bijoux de famille" honorera cette année le distributeur Pyramide, qui proposera cinq de ses films les plus emblématiques : Milou en mai de Louis Malle (1989), Y aura t-il de la neige à Noël ? de Sandrine Veysset (1996), Venus beauté de Toni Marshall (1999), Les Invasions Barbares de Denys Arcand (2002) et Le Havre d'Aki Kaurismaki (2010).

    Namur 2009 : Bayard d’or pour J’ai tué ma mère

    Posté par vincy, le 12 octobre 2009

    Le 24e  Festival International du Film Francophone de Namur a présenté 70 longs métrages (parmi lesquels Adieu Gary, Polytechnique, Félicia avant tout...) et 72 courts, tous genres confondus. Le jury des longs-métrages était composé de Samir Guesmi, Alain Rocca, Natacha Régnier, Linh-Dan Pham, Gahité Fofana, Sylvie Moreau et Ursula Meier.

     J'ai tué ma mère cotninue sa razzia de prix autour du monde. Meilleur film, meilleur premier film et meilleure comédienne, cette première oeuvre canadienne, en lice pour les Oscars, permet au Québec d'égaliser l'Algérie parmi les pays récompensés.

    Bayard d'or du meilleur film: J'ai tué ma mère de Xavier Dolan

    Prix spécial du jury: Ceux de la colline de Berni Goldblat
    Mention spéciale: Felicia, avant tout de Melissa de Raaf et Razvan Radulescu

    Bayard d'or du meilleur scénario: Abdelkrim Bahloul pour Le Voyage à Alger

    Bayard d'or de la meilleure photographie: Pierre Gill pour Polytechnique de Denis Villeneuve

    Bayard d'or du meilleur comédien (posthume) : Yasmine Belmadi pour Adieu Gary de Nassim Amaouche

    Bayard d'or de la meilleure comédienne : Anne Dorval pour J'ai tué ma mère de Xavier Dolan

    Parmi les autres prix, remis par d'autres jurys, notons le Bayard d'or de la meilleure première oeuvre pour J'ai tué ma mère de Xavier Dolan et le prix du Public et le prix du jury junior pour La régate de Bernard Bellefroid.

    Les rebonds de Besnehard

    Posté par vincy, le 20 août 2008

    Depuis qu'il n'est plus agent des stars, Dominique Besnehard vogue vers les horizons de la production. Il vient d'ailleurs d'obtenir les droits du roman "Les grands mères", du prix Nobel de littérature 2007, Doris Lessing. Joli coup pour Mon Voisin productions.

    Le film devrait être réalisé par Anne Fontaine (La fille de Monaco). Besnehard a déjà convaincu Nathalie Baye d'être l'une des grands mères, et il rêve de Susan Sarandon pour lui donner la réplique. Et surtout se chipper leur fils, puisque les deux "mamies" couchent avec le fils de l'autre.

    Mon Voisin possède déjà dans son programme Joueuse (avec Sandrine Bonnaire et Kevin Kline) et Musée haut, Musée bas (avec une pléiade de vedettes).

    Dans une semaine, Dominique Besnehard donnera le coup d'envoi du 1er Festival du film francophone, à Angoulême. Du 27 au 31 août, le "FFA", son nouveau bébé, réconciliera les cinémas francophones. Grand ami du Québec, très proche de Ségolène Royal (Présidente de la région où se situe Angoulême), le producteur a sorti son carnet d'adresses pour le jury : Jean-Michel Ribes (réalisateur de Musée haut, musée bas), la Québécoise Denise Robert (productrice des films de Arcand), Micheline Presle ou encore Jean-François Kahn. Les films sélectionnés sont ancrés dans le registre populaire : Comme les autres, Faubourg 36 (ouverture), Mes stars et moi (clôture). On s'intéressera davantage aux autres films venus de Belgique, d'Afrique... Un focus sur Cédric Klapisch donne la tonalité grand public de la manifestation.