Cannes 2019: Un certain regard, les grands écarts

Posté par vincy, le 18 avril 2019

Invisible Life de Karim Aïnouz
Evge de Nariman Aliev
Beanpole de Kantemir Balagov
Les hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman & Eléa Gobé Mévellec - animation
La femme de mon frère de Monia Chokri
The Climb de Michael Covino
Jeanne de Bruno Dumont
Viendra le feu d'Olivier Laxe
Chambre 212 de Christophe Honoré
Port Authority de Danielle Lessovitz
Papicha de Mounia Meddour
Adam de Maryam Touzani
Zhuo ren mi mi de Midi Z
Liberté de Albert Serra
Bull d'Annie Silverstein
Summer of Changsha de Zu Feng

Cannes 2019: Les films hors-compétition et en séances spéciales

Posté par vincy, le 18 avril 2019

Les plus belles années d'une vie de Claude Lelouch
Rocketman
Rocketman de Dexter Fletcher
Too Old to die Young (ép. 4 et ép. 5) de Nicolas Winding Refn
Diego Maradona de Asif Kapadia
La belle époque de Nicolas Bedos

Séances de minuit
The Gangster, the cop and the devil de Lee Won-Tae

Séances spéciales
Share de Pippa Bianco
For Sama de Waad Al Kateab & Edward Watts
Family Romance, LLC de Werner Herzog
Tommaso de Abel Ferrara
Être vivant et le savoir d'Alain Cavalier

Cannes 2019: une compétition solide et excitante

Posté par vincy, le 18 avril 2019

The Dead don't Die de Jim Jarmusch - ouverture
Douleur et gloire de Pedro Almodovar
Le traître de Marco Bellocchio
The Wild Goose Lake de Diao Yinan
Parasite de Bong Joon Ho
Le jeune Ahmed des Frères Dardenne
Roubaix, une lumière d'Arnaud Desplechin
Atlantique de Mati Diop
Matthias et Maxime de Xavier Dolan
Little Joe de Jessica Hausner
Sorry we missed you de Ken Loach
Les Misérables de Ladj Ly
Une vie cachée de Terrence Malick
Bacurau de Kleber Mendonça Filho & Juliano Dornelles
The Whistlers de Corneliu Porumboiu
Franckie d'Ira Sachs
Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma
It must be heaven d'Elia Suleiman
Sybil de Justine Triet

Cannes 2019: Alain Delon recevra une Palme d’or d’honneur

Posté par vincy, le 17 avril 2019

Le Festival de Cannes a décidé de décerner une Palme d’or d’Honneur à Alain Delon, "afin d’honorer sa magnifique présence dans l’histoire du septième art."

L'acteur, réalisateur et producteur français succède ainsi à Jeanne Moreau, Woody Allen, Bernardo Bertolucci, Jane Fonda, Clint Eastwood, Jean-Paul Belmondo, Manoel de Oliveira, Agnès Varda et Jean-Pierre Léaud.

Le comédien du Guépard de Luchino Visconti (Palme d’or 1963) est considéré comme l'un des monstres sacrés du 7e art. Il est né au cinéma en 1960 avec Plein Soleil de René Clément.

"Avec Pierre Lescure, nous sommes heureux qu’Alain Delon ait accepté d’être honoré par le Festival, déclare Thierry Frémaux, Délégué général. Il a pourtant longuement hésité, lui qui nous a longtemps refusé cette Palme d’or car il estimait ne devoir venir à Cannes que pour célébrer les metteurs en scène avec lesquels il a travaillé."

Une belle histoire

Antonioni, Cavalier, Verneuil, Visconti, Melville, Losey, Godard, Deray, Duvivier, Schlöndorff, Leconte, Blier, Enrico sont autant de grands noms qui émaillent dans sa filmographie.

"Magnétique chez Visconti, mystérieux dans les polars de Melville et Verneuil, Alain Delon a toujours fait des choix forts : en abandonnant rapidement le costume du jeune premier, il se consacre à des personnages complexes, ambivalents et tragiques, fragiles et rugueux, et façonne le rôle de policier taiseux ou d’animal à sang froid. Grande source d’inspiration pour John Woo ou Quentin Tarantino, Le Samouraï, où il est le film, fait de son jeu un « genre » : charisme, regard, tension…" rappelle le communiqué.

"Son histoire avec le Festival de Cannes a débuté en même temps que sa carrière. Le 13 mai 1961, sa première montée des Marches pour Quelle joie de vivre, présenté en Sélection officielle, est marquée par une grande ferveur où se mêlent photographes, journalistes et des centaines d’admirateurs. 30 ans plus tard : même enthousiasme lors de son arrivée spectaculaire en hélicoptère puis en bateau pour présenter Nouvelle Vague" précise le Festival. Delon c'est le mot STAR accroché à son veston ou des passages pour remettre une Palme ou accompagner un vieux film restauré.

S'il a abandonné le cinéma, il fait de temps en temps du théâtre et on murmure qu'il reviendrait à la chanson.

Cannes 2019: le Festival met Agnès Varda en pleine lumière

Posté par vincy, le 15 avril 2019

Flore Maquin / Festival de Cannes

L'image est extraite de La pointe courte. L'affiche rend hommage à Agnès Varda, en pleine lumière, récemment disparue. Le 72e Festival de Cannes s'approche et son visuel est ensoleillé. "Tout en haut. En équilibre. Juchée sur un technicien impassible. Accrochée à une caméra qui paraît l’absorber. Une jeune femme de 26 ans tourne son premier film." Voilà pour le storytelling. "Agnès Varda, l’œil posé sur la plage de Cannes, jeune et éternelle, sera le phare inspirant de la 72e édition !"

Le montage et la maquette ont été assurée par Flore Maquin. On reste dans l'esprit des dernières années, où Godard, avec Piccoli ou Belmondo et Karina étaient célébrés, où la lumière semblait estivale, entre le rouge Cardinale et le sépia Mastroianni. On a quitté les bleus pour des couleurs plus chaudes.

"Nous sommes en août 1954, quartier de la Pointe Courte à Sète. Dans la lumière éblouissante de l’été, Silvia Monfort et Philippe Noiret promènent leur amour fragile parmi les pêcheurs en lutte, les femmes affairées, les jeux des enfants et les errances des chats. Décors naturels, caméra légère, moyens dérisoires : Agnès Varda, photographe au TNP de Jean Vilar, jette avec La Pointe courte (présenté dans une salle de la rue d’Antibes à Cannes pendant le Festival 1955), les prémices d’un jeune cinéma dont elle sera la seule réalisatrice" explique le communiqué.

"Tel un manifeste, cette photo de plateau recèle déjà tout d’Agnès Varda : la passion, l’audace, l’espièglerie. Les ingrédients d’une recette d’artiste en liberté qu’elle enrichira sans cesse. Soixante-cinq ans de création et d’expérimentation, presque autant que le Festival de Cannes, qui célèbre chaque année des regards qui montrent, osent et s’élèvent. Et qui sait se souvenir" précise l'institution qui rend hommage à une pionnière, Palme d'or d'honneur et femme engagée.

Elle fut sélectionnée 13 fois à Cannes, membre du jury, présidente du jury de la Caméra d'or. En recevant la Palme d’honneur, en 2015, elle évoqua "la résistance et l’endurance, plus que l’honneur" et la dédia  "à tous les cinéastes inventifs et courageux, ceux qui créent un cinéma original, de fiction ou de documentaire, qui ne sont pas dans la lumière mais qui continuent."

Muse d’Ingmar Bergman, Bibi Andersson s’éteint (1935-2019)

Posté par vincy, le 14 avril 2019

Bibi Andersson, de son véritable nom Berit Elisabeth Andersson, née à Stockholm le 11 novembre 1935, est morte aujourd'hui, 14 avril 2019. Formée comme Greta Garbo à l’Académie d’art dramatique de Stockholm, l'actrice suédoise fut l'une des muses de Ingmar Bergman, qui l'a engagée est engagée au théâtre de Malmö pour jouer du August Strindberg avant de l'enrôler au cinéma en 1955. Il lui offre alors un petit rôle dans Sourires d'une nuit d'été, puis en 1957 un rôle plus important, celui de la compagne de Jof, dans Le Septième Sceau. On la voit ensuite sous l'oeil du maître, infidèle ou guérisseuse, dans Les Fraises sauvages, Au seuil de la vie, Le visage, L'Œil du diable, Persona, Toutes ses femmes, Une passion Le lien, et Scènes de la vie conjugale, leur dernier film ensemble en 1973. Elle tourne Persona, où elle soigne Liv Ullmann, une actrice en crise qui a perdu la parole, juste après avoir tourné dans un western de Ralph Nelson, La Bataille de la vallée du diable. Eclectique.

Bibi Andersson a aussi tourné avec Alberto Sordi, John Huston (La Lettre du Kremlin), Sergio Gobbi, George Schaefer, André Cayatte, Robert Altman (Quintet, avec Paul Newman et Brigitte Fossey), Gabriel Axel (Le festin de Babette), Marco Bellocchio (Le rêve du papillon)... Sans oublier le film catastrophe avec Alain Delon, Airport 79.

La comédienne avait pris sa retraite il y a 9 ans. En 2009, un AVC l’avait laissée handicapée. Depuis elle ne prononçait plus un mot...

Elle a été Prix d'interprétation au festival de Cannes en 1958 pour Au seuil de la vie d'Ingmar Bergman, Prix d'interprétation au festival de Berlin en 1963 pour Alskarinnan (La Maîtresse) de Vilgot Sjöman et meilleure actrice aux National Society of Film Critics Awards en 1968 pour Persona de Bergman. Elle fut membre du jury de Cannes en 1972.

Cannes 2019: de la réalité virtuelle à la Quinzaine

Posté par vincy, le 12 avril 2019

La Quinzaine des Réalisateurs s'offre une exposition VR (Réalité virtuelle) avec Laurie Anderson et Hsin-Chien Huang . "Go Where You Look! - Falling Off Snow Mountain" sont trois installations en réalité virtuelle qui seront présentées au Suquet des Art(iste)s à Cannes, du 15 au 25 mai du mardi au vendredi de 13h à 17h, les samedi et dimanche de 10h à 13h et de 14h à 18h. L'entrée sera gratuite.

"La Quinzaine a souhaité l’inviter cette année à présenter une nouvelle forme de son exploration du storytelling : l’ensemble de ses récentes réalisations en réalité virtuelle, qu’elle co-signe avec le créateur en nouveaux médias, Hsin-Chien Huang" explique le communiqué, qui précise: "Aloft, Chalkroom et To the Moon, les trois œuvres aux passerelles évidentes et aux expérimentations complémentaires, réalisées depuis 2016 et présentées ensemble pour la première fois, offrent au spectateur une image complète de leur recherche dans ces nouveaux territoires narratifs."

On nous promet ainsi un voyage explorateur dans "Les dimensions sensorielles, poétiques et technologiques de ces trois œuvres" en proposant "de nouvelles formes de récit" et "en amplifiant l’expérience cinématographique." "C’est cette approche singulière de la réalité virtuelle, comme nouvelle pratique d’un auteur, que la Quinzaine des Réalisateurs a souhaité mettre en avant et saluer" indiquent les organisateurs.

Laurie Anderson est une musicienne, réalisatrice, écrivaine, artiste multidisciplinaire, pionnière de l’art numérique et finalement storyteller au sens le plus ouvert du terme, classique et contemporain à la fois. En 1987 elle lie son histoire à celle de la Quinzaine des Réalisateurs en y présentant sa première réalisation, Home of the Brave, film-concert devenu culte. Connue pour ses performances multimédia, son usage novateur des technologies et ses récits à la première personne, cette écrivaine, réalisatrice, plasticienne et chanteuse est l’auteure d’œuvres révolutionnaires dans les domaines de l’art, du théâtre et de la musique expérimentale. Sa carrière musicale, lancée par "O Superman" en 1981, est jalonnée de nombreux disques sortis chez Warner Records. Landfall (2018, Nonesuch) a remporté un Grammy Award en 2019.

Hsin-Chien Huang est un créateur en nouveaux médias ayant exercé dans les domaines de l’art, du design, de l’ingénierie et du divertissement numérique. Son œuvre explore l’utilisation de technologies de pointe dans l’art, la littérature, le design et l’art-performance. Ses projets sont souvent caractérisés par une interactivité de grande ampleur, des performances, des machines, des programmes informatiques algorithmiques et des installations vidéo.

Cannes 2019: Jim Jarmusch et ses zombies en ouverture

Posté par redaction, le 10 avril 2019

C'est une double surprise. Nombreux sont ceux qui attendaient La Vérité de Hirokazu Kore-eda. Et aucun ne pressentait qu'un film de zombies ouvrirait un jour le prestigieux festival de Cannes. Selon Variety, The Dead don't Die de Jim Jarmusch serait le film d'ouverture du 72e festival de Cannes, le 14 mai. Il sortira en France le même jour, et un mois plus tard aux Etats-Unis.

L'information a été confirmée depuis par le Festival de Cannes: "The Dead Don’t Die, treizième long métrage de Jim Jarmusch, n’est pas seulement une comédie et une subversion du genre parfois effrayante (avec un clin d’œil au film phare de George Romero, La Nuit des Morts-Vivants) mais aussi un hommage au 7e art."

Le film est annoncé en compétition.

Le casting va faire chauffer la température dès le premier jour: Bill Murray, Chloe Sevigny, Adam Driver, Tilda Swinton, Selena Gomez, Steve Buscemi, Rosie Perez, Danny Glover, Iggy Pop, RZA, Tom Watts et Caleb Landry Jones. Ils sont tous réunis dans cette "farce de morts-vivants": Jarmusch a imaginé un bled américain, Centerville où la lune est omniprésente dans le ciel, la lumière du jour se manifeste à des horaires imprévisibles et les animaux commencent à avoir des comportements inhabituels. ersonne ne sait vraiment pourquoi. Les nouvelles sont effrayantes et les scientifiques sont inquiets. La ville est assaillie par une horde de zombies lorsque les morts commencent à sortir de leur tombe. La bataille pour la survie commence pour les habitants de la ville.

Jim Jarmusch, Caméra d'or en 1984 (le prix qui consacre le meilleur premier film du festival toutes sélections confondues) avec Stranger Than Paradise, a montré plusieurs de ses films sur la Croisette: Paterson (le dernier en date), Broken Flowers (Grand prix du jury), Only Lovers Left alive, Ghost Dog, Dead Man, Mystery Train, Down by Law, Coffee and Cigarettes et un documentaire, Gimme danger.

Cannes 2019: Ciro Guerra (Les oiseaux de passage) présidera le jury de la Semaine de la Critique

Posté par vincy, le 9 avril 2019

Le réalisateur colombien Ciro Guerra a été choisi comme président du jury de la 58e Semaine de la Critique. Auteur de quatre courts métrages et quatre longs métrages, le réalisateur a offert une nouvelle vision de son pays et s'est fait remarqué auprès des critiques comme des festivals. Après son premier films La sombra del caminante (L'Ombre de Bogota), Ciro Guerra est sélectionné au Certain Regard du Festival de Cannes en 2009 avec son deuxième film Los viajes del viento (Les Voyages du vent). Mais c'est son troisième long métrage El abrazo de la serpiente (L'Étreinte du serpent), prix du cinéma art et essai à la Quinzaine des réalisateurs et premier film colombien nommé à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère qui marque les esprits. L'an dernier, Pajaros de verano (Les Oiseaux de passage), est présenté en Ouverture la Quinzaine des Réalisateurs 2018. Il sort demain dans les salles françaises. On devrait le revoir bientôt (à Cannes? à Venise?) avec son nouveau film, Waiting for the Barbarians, adapté du roman de J.M Coetzee, avec Johnny Depp, Mark Rylance et Robert Pattinson.

Ciro Guerra sera entouré de l'actrice Amira Casar, de la productrice Marianne Slot, de la journaliste et critique de cinéma Djia Mambu et du scénariste et réalisateur italien Jonas Carpignano.

La Semaine de la Critique se tiendra à Cannes du 15 au 23 mai. La sélection sera dévoilée, en ligne, le 22 avril.

Cannes 2019: Claire Denis présidera le jury des Courts Métrages et de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 5 avril 2019

Le Festival de Cannes annonce que la cinéaste et scénariste française Claire Denis sera la Présidente du Jury des Courts Métrages et de la Cinéfondation cette année. Avec son jury, elle décernera le jeudi 23 mai les trois prix de la Cinéfondation parmi les 17 films d’étudiants d’écoles de cinéma présentés et le samedi 25 mai la Palme d’or du court-métrage lors de la cérémonie de Clôture de la 72e édition du Festival de Cannes.

Réalisatrice d’une "œuvre captivante" de 13 longs métrages, cette "Véritable aventurière" a "imposé, au fil de ses voyages artistiques, son goût de l’observation et de l’expérimentation en naviguant entre introspection et ouverture sur le monde" rappelle le communiqué.

On lui doit notamment des films qui traverse les frontières (avec un grand tropisme vers l'Afrique) et les genres (du drame à l'horreur en passant par la SF): Chocolat (1988), première œuvre semi-autobiographique sur l’indépendance du Cameroun et l’Afrique de son enfance, Beau Travail (2000), White Material (2010) marquent "les esprits et connaît les honneurs de la Compétition cannoise, des César et de la critique."

Sa filmographie comprend également S’en fout la mort (1990), J’ai pas sommeil (Un Certain Regard, 1994), Nénette et Boni (Léopard d’or à Locarno, 1996), Trouble Every Day (Séance de Minuit, 2001), L'intrus (2004), 35 Rhums (2008) ou encore Les Salauds (Un Certain Regard, 2013). Un beau soleil intérieur avait été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs en 2017.

Son dernier film, High Life (2018), a été présenté à San Sebastian.