Le légendaire Dune prêt à renaître?

Posté par vincy, le 22 novembre 2016

Legendary Entertainment a acquis les droits du roman culte de Frank Herbert, Dune, paru en 1970. Le contrat prévoit aussi bien un film qu'une série télévisée.

Pour beaucoup de cinéphiles, Dune c'est évidemment le film de David Lynch en 1984, avec Kyle MacLachlan, José Ferreret Virginia Madsen. S'il est aujourd'hui une référence dans le genre, le film avait été un gros fiasco financier aux Etats-Unis (31M$ au box office pour un budget de 40 millions de $ de l'époque) mais un joli succès en France (2,3 millions d'entrées).

Pour Hollywood comme pour beaucoup de producteurs, Dune a tout du livre maudit. Un monument littéraire impossible à adapter.

Alejandro Jodorowsky s'y était essayé, en vain. De cet échec, le cinéaste Frank Pavich avait réalisé un documentaire, Jodorowsky's Dune, où l'on voyait l'artiste chilien chercher ses millions de dollars en vain auprès d'Hollywood. Le docu avait reçu de nombreux prix, dont le Grand prix du jury aux Utopiales. Pour ce Dune, Jodorowsky avait enrôlé les Pink Floyd et magma à la musique, Jean Giraud aka Mœbius pour les aspects visuels, David Carradine, Salvador Dali, Orson Welles, Mick Jagger et même Amanda Lear pour les acteurs. A noter que Blaq Out va sortir le 5 décembre le DVD et le coffret DVD/Blu-Ray (avec notamment un livre exclusif comprenant des documents d'archive, des textes d'Alejandro Jodorowsky et de H.R. Giger et des dessins de 20 artistes internationaux conçus spécialement pour cette édition).

Ridley Scott avait aussi été intéressé par le projet avant de se consacrer à Blade Runner au début des années 1980. Plus tard, la Paramount avait enrôlé différents réalisateurs avant d'abandonner le projet en 2011. Une mini-série TV a quand même vu le jour en 2000.

Cette fois-ci serait-elle la bonne? Vu la complexité du roman, qui mélange politique, religion, écologie, le besoin en bons effets spéciaux et la nécessite d'un récit clair sans être simpliste autour du héros, le studio aura surtout besoin d'un bon scénariste et d'un bon metteur en scène pour conjurer le mauvais sort qui entoure cette énième tentative d'adaptation.

César 2016: Fatima dans 98 salles cette semaine

Posté par vincy, le 2 mars 2016

fatimaCésar du meilleur film, du meilleur scénario dans la catégorie adaptation et du meilleur espoir féminin, Fatima va bénéficier de 77 copies supplémentaires ce mercredi 2 mars. Au total le film de Philippe Faucon sera projeté dans 98 salles, soit presque autant que lors de sa sortie en octobre dernier. Le film a déjà attiré 310 000 spectateurs en France.

Pyramide, qui distribue le film, prend le risque de fragiliser sa grosse sortie de la semaine, Belgica. Mais un effet César n'est pas impossible, même si le film sort en DVD/Blu-Ray/VàD cette semaine.

Par ailleurs, le réalisateur a offert son César à Soria Zeroual, nommée dans la catégorie meilleure actrice. Cette femme de ménage franco-algérienne de 45 ans n'avait jamais été comédienne avant ce film.

Fatima a aussi obtenu le Prix Louis Delluc en décembre dernier. Il avait fait son avant-première mondiale à la Quinzaine des réalisateurs en mai dernier.

Fantômas souffle ses 100 bougies au théâtre, sur le web, à la TV et en vidéo

Posté par vincy, le 5 octobre 2013

fantomasEn attendant l'éventuelle nouvelle version de Christophe Gans, annoncée depuis 3 ans, Fantômas va revenir le 31 octobre avec ciné-concert pour célébrer son 100e anniversaire (cinématographique).

Le personnage de Pierre Souvestre et Marcel Allain est apparu pour la première fois en 1911 sous forme de roman. Blaise Cendrars a alors écrit dans la revue d'Apollinaire Les Soirées de Paris : "Fantômas, c'est l’Énéide des temps modernes". 32 romans très populaires furent publiés dans les années qui suivirent.

Deux ans plus tard, Louis Feuillade réalisait pour la première fois un film autour du héros. 14 adaptations ont été produites jusqu'en 1967 dont la trilogie d'André Hunebelle avec Louis de Funès, Jean Marais et Mylène Demongeot.

Pour cet anniversaire, la Gaumont a restauré le premier film, celui de Feuillade, en 4k. Le générique est met en vedette René Navarre (Fantômas), Edmond Bréon (Commissaire Juve) et Georges Melchior (Fandor, le journaliste).

Yann Tiersen (Amélie Poulain, Good Bye Lenin!) a composé une musique inédite pour l'illustrer. Le procédé avait déjà été utilisé par MK2 pour Le Voyage dans la lune de Méliès (avec le groupe Air).

La nouvelle bande originale sera enregistrée en direct dans le cadre de la première, le 31 octobre à 19h  au Théâtre du Châtelet et sur arteliveweb.com. La captation de ce ciné-concert fera l’objet d’une diffusion spéciale sur Arte en janvier 2014 ainsi que d’une sortie en Blu-Ray au premier semestre 2014.

La Belle et la Bête de Jean Cocteau : version restaurée, comédie musicale, livres, expositions, etc…

Posté par vincy, le 24 septembre 2013

josette day jean marais la belle et la bête cocteau

La Belle et la bête ressort en salles le 25 septembre (et en DVD/Blu-ray le 9 octobre), en version restaurée numérisée haute définition. Un travail qui aura duré 3 ans. L'occasion de découvrir ce chef d'oeuvre de Jean Cocteau sur un grand écran avec une image sublime. La copie, qui avait été présentée en avant-première à Cannes Classics, a été revue à partir des indications précises du cinéaste. Le scénario original, classé trésor national, est d'ailleurs exposé au musée des Lettres et manuscrits à Paris du 11 octobre 2013 au 23 février 2014. Il est accompagné du manuscrit autographe du journal de ce film et des photos prises lors du tournage. L'exposition "Jean Cocteau le magnifique-  Les miroirs d'un poète" propose également 150 manuscrits et lettres, ouvrages illustrés et éditions originales, dessins et photographies.

josette day jean marais jean cocteau tournage la belle et la bêteLa Belle et la Bête, adapté du conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont au XVIIIè siècle, a été adapté plusieurs fois au cinéma, en opéra , comédies musicales, etc... La version de Jean Cocteau date de 1946 avec Josette Day et Jean Marais en vedettes, et Michel Auclair en second-rôle. Le film a marqué son époque grâce à ses maquillages, ses décors, inspirés par le style de Gustave Doré, et ses effets visuels qui rendent l'oeuvre poétique, surréaliste et onirique. Cocteau a reçu le Prix Louis Delluc en 1946.

Décédé il y a 50 ans, le 11 octobre 1963, Jean Cocteau est célébré un peu partout cet automne. La Cinémathèque française organise plusieurs événements. Une rétrospective débute le 2 octobre (ses réalisations comme les adaptations de son oeuvre). Au Musée du cinéma de la Cinémathèque, du 2 octobre au 9 février 2014, une exposition "Jean Cocteau et le Cinématographe" montrera des affiches, scénarios, correspondances, dessins, photographies de tournages, costumes. A noter que sur présentation d'un ticket de cinéma pour La Belle et la Bête, l'entrée est gratuite.

Autre exposition, "Cocteau par Cocteau, à la mairie du XVIe arrondissement de Paris, du 1er au 12 octobre avec des autoportraits et portraits de l'artiste.

Côtés livres, la production est foisonnante : Dominique Marny publie une biographie, Jean Cocteau ou le roman d'un funambule (Editions du Rocher), Claude Arnaud refait le match Proust contre Cocteau (Grasset), Jean Touzot s'intéresse à Cocteau à coeur ouvert : les dernières années (Bartillat), et deux biographies sur Jean Marais vont paraître fin octobre et début novembre.

manuscrit la belle et la bete editions des saint peresDe nombreux écrits de Cocteau sont aussi réédités. Notamment l'édition luxueuse du scénario de La Belle et la Bête (ce mercredi) par les éditions des Saints-Pères. Un coffret comportant le manuscrit original, les indications techniques et narratives de Cocteau, des croquis de personnages. Tirage limité et donc cadeau idéal pour un anniversaire ou pour Noël.

Côté cinéma, le 7e art n'est pas en reste. Arielle Dombasle a réalisé Opium (en salles le 2 octobre), présenté en avant-première à Cannes cette année, d'après le journal éponyme de Cocteau, qu'il tenu pendant une cure de désintoxication. L'histoire raconte les amours compliqués de l'artiste avec Raymond Radiguet, mort précocement.

En février 2014, un remake de La belle et la bête sera sur les grands écrans. Léa Seydoux et Vincent Cassel auront la lourde responsabilité de reprendre les deux personnages. Le film est signé de Christophe Gans.

Enfin, à partir du 16 octobre la comédie musicale, adaptée du dessin animé de Walt Disney, occupe le Théâtre Mogador. En version française. Produite par les équipes françaises du Roi Lion et de Sister Act (Stage Entertainment), cette comédie musicale a été crée il y a 19 ans à Broadway et il y a 16 ans à Londres. A New York, elle a tenu plus de 13 ans, soit 5 461 représentations. Depuis, elle a tourné dans le monde entier... sauf en France. Un comble. Au total, la comédie musicale a récolté 1,4 milliard de $ de revenus dans 115 villes réparties dans 13 pays.

La bête humaine en version restaurée sur les écrans français le 27 novembre

Posté par vincy, le 1 septembre 2013

jean gabin la bête humaine jean renoir

Fort du succès du Roi et l'oiseau (près de 50 000 spectateurs en salles), Studiocanal s'apprête à ressortir un autre classique en version restaurée, en salles et en DVD/Blu-Ray. La stratégie s'avère payante pour les distributeurs possédant un catalogue riche en films classiques. On l'a vu cet été : les films de Ozu, de Demy ou encore Plein Soleil ont séduit les spectateurs.

StudioCanal va sortir en salles le 27 novembre et en vidéo le 3 décembre (avec une édition coffret), le grand film de Jean Renoir, La bête humaine, avec Jean Gabin, Julien Carette, Frenand Ledeoux et Simone Simon. Le film est présenté pour la première fois en version restaurée au 70e Festival de Venise ce week-end. Selon StudioCanal, la restauration de la copie d'origine, qui n'était pas en très bon état, a été assez longue.

L'objectif est de séduire une nouvelle génération, de plus en plus avide de découvrir les films de référence et les cinéastes qui ont influencé le 7e art.

Adapté du roman d'Emile Zola (1890), transposé juste après la victoire du Front populaire en 1936, ce film - qui célèbre cette année ses 75 ans - fait toujours écho à certains combats sociaux contemporains. Gabin et sa fameuse locomotive, La Lison, sont entrés dans la mémoire des cinéphiles au point de devenir une des images emblématiques du cinéma d'avant la seconde guerre-mondiale.

Gabin incarne Lantier, un mécanicien aux pulsions meurtrières, qui ne se sent bien qu’en compagnie de son chauffeur Pecqueux sur La Lison, sur la ligne Paris - Le Havre. Il rencontre Séverine dont le mari, sous-chef de gare du Havre, vient d’assassiner le parrain de la jeune femme à qui elle avait cédé. Séverine et Lantier deviennent amants ; elle lui suggère alors de supprimer son encombrant mari.

La bête humaine avait été en compétition au Festival de Venise en 1939, il avait aussi reçu le Prix Méliès décerné à l'époque par l'Académie du film. Renoir était alors au summum de son art, en plein âge d'or du cinéma français. La bête humaine avait été tourné entre La grande illusion et La règle du jeu. C'était aussi l'année du sacre de Gabin, également à l'affiche du Quai des brumes.

Oscar du meilleur court-métrage, Paperman sera en bonus du DVD/Blu-Ray des Mondes de Ralph

Posté par vincy, le 25 février 2013

Oscar 2013 du meilleur court-métrage d'animation cette nuit, Paperman de John Kahrs était notre "Instant court" vendredi dernier. Ecran Noir a du flair...Le film a aussi gagné le prix du meilleur court métrage aux Annie Awards, les Oscars de l'animation.

Ce poétique et mélancolique film en noir et blanc (avec une touche de rouge à lèvres) produit par Walt Disney est une douce allégorie où le papier joue les flèches de Cupidon. Le romantisme lutte contre un quotidien uniforme et conventionnel... À défaut d'être visible en salles, Paperman sera ajouté aux bonus de l'édition Blu-ray et DVD des Mondes de Ralph.

Le DVD/Blu-Ray sera disponible le 5 avril prochain.

A noter que Walt Disney a remporté 11 fois cet Oscar depuis 1932. Paperman est son premier Oscar du meilleur court métrage animé depuis 1969!

A cela il faut ajouter que l'Oscar du meilleur film d'animation a également été attribué au studio Walt Disney avec Rebelle. Depuis sa création en 2002, cet Oscar a été remporté 7 fois par Pixar et Disney.

Tess en version restaurée : du calvaire aux Oscars, par Roman Polanski

Posté par kristofy, le 17 décembre 2012

tess roman polanksi nastassja kinski

C’est une de ces œuvres qui mérite le qualificatif de chef-d’œuvre. Tess de Roman Polanski a été couronné par trois Oscars (Meilleure Photographie, Meilleure Direction Artistique et Meilleurs Costumes), un Golden Globe (Meilleur Film Étranger) et trois Césars (Meilleur Film, Meilleur Réalisateur et Meilleure Photographie).  Les prix ne font pas une oeuvre, mais ils y contribuent.

33 ans plus tard Tess est de retour sur les écrans (en salles de cinéma mais aussi en DVD et Blu-ray) dans une version restaurée pour le (re)découvrir dans les meilleures conditions. Cette restauration a été effectuée sous la supervision de Roman Polanski lui-même et d'Hervé de Luze (monteur son de Tess devenu ensuite le monteur attitré de Polanski pour ses autres films) : elle avait été présentée au dernier festival de Cannes en présence de son actrice, Nastassja Kinski.

Film formellement sublime, et assez froid, comme souvent avec le cinéaste,  Tess est surtout d'une méticulosité et d'une précision dans les reconstitutions que l'on pourrait rapprocher l'obsession de Polanski à celle d'un Kubrick.  Tourné sur les côtes bretonnes et normandes (il a même replanté des centaines d'arbres et recouvrir l'asphalte de terre), le film est si perfectionniste qu'on en oublie le récit morbide où les paysages et les climats servent de linceul à une Nastassja Kinski belle et innocente, piégée et saccagée par les orgueils, les préjugés et finalement la société : un film 100% "polanskien", finalement.

Un tournage épique, coûteux, dément

Dans sa biographie Roman by Polanski le cinéaste consacre plus d’une vingtaine de pages à l’aventure de son film Tess. Extraits choisis et condensés des mots de Roman Polanski à propos de Tess :

« Une fois trouvé le milieu rural que nous cherchions, il faudrait le filmer l’année durant, du début du printemps aux profondeurs de l’hiver en passant par le plus fort de l’été. Ce plan de tournage d’une longueur inhabituelle donnerait forcément un film coûteux. Nous étions encore à la recherche de certains lieux quand le tournage commença, il allait se poursuivre pendant neuf mois. Nous acquîmes peu à peu une véritable existence communautaire et un rythme qui nous était propre, avec des naissances, des morts, des idylles et des divorces, des instants du plus haut comique ou de pure tragédie. Nous étions comme une fête foraine qui parcourut la Normandie à partir du milieu août, la Bretagne en automne et en hiver, et retrouva au printemps des lieux que nous avions appris à connaître plusieurs mois auparavant. Tess était le film le plus coûteux jamais réalisé en France. Il y avait quelque quatre-vingts lieux de tournages et il fallait du temps pour y parvenir, tout installer, puis gagner le suivant. Le mauvais temps ne cessa de nous retarder. La plus importante et la plus irritante de nos dépenses fut indépendante de notre volonté : les techniciens de la SFP firent grève à trois reprises en conflit avec leur autorité de tutelle, elles nous avaient coûté plus qu’un mois entier de travail.

La première allemande de Tess fut désastreuse.

Le système Dolby Stéréo n’avait pas encore pénétré en France. Je tenais absolument à l’utiliser pour le mixage de Tess. Montage et mixage tournèrent au cauchemar. A cause de notre date limite, nous étions contraints de faire des tas de choses à la fois. Pour cette course contre la montre, j’utilisai simultanément et continuellement cinq salles de montage. Je savais que le film marchait. Je ne considérais pas sa longueur comme un défaut, elle conférait à Tess une qualité assez spéciale.

La première allemande de Tess fut désastreuse. Les critiques versèrent dans le sarcasme. Ils regrettèrent unanimement que je ne m’en fusse pas tenu à ce que je faisais de mieux : les films d’horreur. La sortie parisienne suscita de bonnes critiques et beaucoup de publicité. Tess durait presque trois heures, cela signifiait trois séances par jour au lieu des quatre habituelles et la recette était diminuée d’autant. Aucune offre américaine ne se profilait à l’horizon. Aussi coupable que je puisse me sentir de la faillite qui menaçait Claude Berri, je ne pouvais lui permettre de projeter au public une version abrégée de Tess et, en tout cas, pas sans m’être battu. Et d’ailleurs le film marchait bien en France. Nous n’avions toujours pas d’offre ferme d’un grand distributeur américain. Francis Ford Coppola était décidé à ce que sa boite Zoetrope distribue le film mais à la condition qu’un nouveau travail soit effectué sur le montage. Nous nous penchâmes au dessus d’une table de montage et examinâmes Tess ensemble. Nous n’étions manifestement pas sur la même longueur d’onde. On n’entendit plus parler de la solution Coppola. Enfin, plus d’un an après sa sortie européenne, Columbia manifesta un peu d’intérêt pour le film. Le raisonnement des pontes de Columbia était que, sans faire un sous, Tess avait en revanche des chances d’être sélectionné pour les Oscars. Grâce aux bonnes critiques tardives et au bouche à oreille, il devint quand même un succès commercial. Tess fut sélectionné pour six Oscars. Le film me valut trois Césars en France et les meilleures critiques de ma carrière aux Etats-Unis. Les journalistes cinéma de Los Angeles m’élurent meilleur metteur en scène de l’année.

Je ne voulais plus jamais faire de film.

Cette confirmation de mes thèses par le public arrivait trop tard. Quand la première tendance, si désastreuse, s’inversa j’étais blindé et, je ne sais comment indifférent. Les neufs mois d’enchantement qu’avaient été le tournage et les deux années de malheur qui avaient suivi me laissaient tout à fait désabusé : je ne voulais plus jamais faire de film. »

Le film attira presque 2 millions de spectateurs dans les salles. Il rapporta 20 millions de $ aux USA, soit à peu près autant que Fame, Raging Bull et American Gigolo.

L'histoire se situe dans l’Angleterre du 19ème siècle. Un paysan du Dorset, John Durbeyfield, découvre par hasard qu’il est le dernier descendant d’une grande famille d’aristocrates. Motivé par le profit qu’il pourrait tirer de cette noblesse perdue, Durbeyfield envoie sa fille aînée, Tess, se réclamer de cette parenté chez la riche famille des d’Urberville. Le jeune Alec d’Urberville, charmé par la beauté de sa « délicieuse cousine », accepte de l’employer et met tout en oeuvre pour la séduire. Tess finit par céder aux avances d’Alec et, enceinte, retourne chez ses parents où elle donne naissance à un enfant qui meurt peu de temps après. Fuyant son destin, Tess s’enfuit de son village et trouve un emploi dans une ferme où personne ne connaît son malheur. Elle y rencontre son véritable amour : un fils de pasteur nommé Angel Clare. Ce dernier, croyant que Tess est une jeune paysanne innocente, tombe éperdument amoureux d’elle et, malgré l’abîme social qui les sépare, la demande en mariage. Mais lors de la nuit de noces, Tess confie à Angel son lourd secret. Accablé, incapable de lui pardonner, Angel quitte Tess et part pour le Brésil. Pendant de longs mois, Tess attend désespérément le retour de son mari en travaillant dur pour sa survie et celle de sa famille, jusqu’à ce que le destin ramène Alec d’Urberville dans sa vie.

Dinard 2012 : aujourd’hui c’est la Journée mondiale de James Bond

Posté par geoffroy, le 5 octobre 2012

A Dinard, on entend l'hymne de 007 partout : sur la plage, dans le blind test, à la cérémonie d'ouverture. C'est logique. Le Festival du film britannique célèbre comme il se doit le plus célèbre héros du cinéma "british", le plus profitable aussi. Une série d'événements dans le monde accompagne ses 50 ans de cinéma. C'est aujourd'hui.

James Bond, alias 007, célèbre agent secret au service de sa Majesté créé par l’écrivain Ian Fleming, voit officiellement le jour en 1953 suite à la publication du roman Espions, faites vos jeux (Casino Royal). Neuf ans plus tard, le cinéma s’empare du personnage et sort sur les écrans du monde entier James Bond contre Dr No avec Sean Connery dans le rôle-titre. Nous sommes le 5 octobre 1962. Le succès, immédiat, scelle le destin du personnage en l’inscrivant dans le cadre d’une franchise aussi lucrative qu'indémodable avec pas moins de 23 longs-métrages produits en 50 ans (en prenant en compte le dernier opus à sortir, Skyfall). Un record de longévité.

Afin de célébrer comme il se doit la date anniversaire des 50 ans d’une saga mythique qui aura vu se succéder au fil des ans six acteurs différents (Sean Connery, George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et Daniel Craig), des James Bond Girls de tous les continents aux charmes redoutables, des génériques inventifs et des méchants plus mégalos les uns que les autres, les producteurs, dont les studios historiques EON Production et MGM, ont proclamé le vendredi 5 octobre 2012 « Journée Mondiale de James Bond ».

Outre la sortie en France depuis le 26 septembre d’un coffret collector baptisé Bond 50 réunissant pour la première fois les 22 longs-métrages de la saga sur support Blu-ray avec près de 130h de bonus, une enquête est en cours pour déterminer le film de James Bond préféré dans chaque pays. Alors que la maison anglaise Christie’s organise du 28 septembre au 8 octobre 2012 une vente aux enchères en ligne d’objets issus de la saga (les bénéfices de cette vente seront reversés à 12 organisations de bienfaisances), une exposition d’objets cultes « Designing 007, 50 years of James Bond Style » ouvrira à la fin du mois à Toronto après être passée à Londres au centre Barbican.

Surtout, un documentaire, réalisé par Steven Riley, Everything or Nothing : the Untold Story of 007, sera diffusé lors de cette journée et racontera les coulisses de la franchise depuis 1962 jusqu’à nos jours à travers le pari de trois hommes (les producteurs Albert R. Broccoli et Harry Saltzman, l’écrivain Ian Fleming). Il est projeté à Dinard en début de soirée.

Au centre de maints événements depuis le début de l’année, cette date anniversaire servira, à n’en pas douter, de rampe de lancement au 23ème opus de la franchise, Skyfall, réalisé par Sam Mendès et incarné par le toujours fringuant Daniel Craig. Porté par la chanson éponyme Skyfall interprétée par la voix chaude de l’anglaise Adele, le film sortira chez nous le vendredi 26 octobre (et non comme habituellement un mercredi) et un peu partout dans le monde jusqu’au 9 novembre, date de sortie aux USA.

James Bond, 50 ans de cinéma en 2012 : un 23e film, deux expos, un coffret Blu-ray et d’autres cadeaux

Posté par vincy, le 18 juin 2012

Immuable, l'Aston Martin qui s'affiche devant la première photo officielle du prochain James Bond, Skyfall, le 23e officiellement produit par Broccoli et fille, a la même plaque d'immatriculation depuis 50 ans au cinéma : BMT 216A. Voilà un signe qui ne change pas. Le héros de Ian Fleming a été incarné par 7 acteurs différents. Pour la troisième fois, 007aura les traits et la silhouette deDaniel Craig dans ce film "anniversaire".

Ce qu'on sait déjà de Skyfall, dont le tournage vient de s'achever (voir notre actualité sur le lancement du tournage pour des informations complémentaires) : Javier Bardem interprète Silva, le méchant très méchant. Dans le pitch officiel, le MI6 où travaille Bond, est menacé directement, a priori par ce Silva, qui cible M (la toujours excellente Lady Judy Dench, dont c'est le 7e Bond et qui a déjà été kidnappée dans Le monde ne suffit pas). Les producteurs sous-entendent qu'il y a un lourd contentieux entre les deux et que M aurait caché une partie de son passé mais, également, que Bond a une relation spéciale avec lui.

Bond voyagera en Ecosse (du whisky dans le Martini? Craig en kilt?), au Japon (déjà visité sous l'ère Connery) avec la fameuse l'île abandonnée de Gunkanjima, à Shanghai et Macau (casino oblige) et en Turquie (Le monde ne suffit pas, again). Bref rien de vraiment exotique. L'Inde avait été envisagée mais il semblerait que les conditions de tournage se soient heurtées aux exigences du gouvernement... La production a migré les scènes indiennes en Turquie. On nous promet déjà une course-poursuite, une explosion et un déraillement de train dans le métro londonien (rappel sans doute des faits réels de 2005). Sam Mendes est derrière la caméra. Un choix qui montre l'exigence des producteurs puisque le cinéaste oscarisé est connu pour ses drames psychologique (American Beauty, Les Sentiers de la perdition, Jarhead : La Fin de l'innocence, Les Noces rebelles et Away We Go).

La grande force de Skyfall sera son casting : Ralph Fiennes (un représentant du gouvernement qui a sous sa responsabilité le MI6), Albert Finney, Ben Wishaw (en Q), et trois James Bond Girls : Naomie Harris (en agent du MI6 nommée Eve), la française Bérénice Marlhoe (choisie sur l'IMDB, nommée Séverine, énigmatique et pas forcément dans le bon camp), et l'actrice/top model grecque Tonia Sotiropoulou.

50 ans ça se fêtera également en Blu-ray, avec un coffret tout neuf compilant tous les films de la série, et deux expositions : "Designing 007: 50 Years of Bond Style" du 6 juillet au 5 septembre au Barbican Centre à Londres et "Bond in Motion" au National Motor Museum de Beaulieu.

Sans oublier un nouveau roman écrit par William Boyd à paraître fin 2013 (60 ans après la publication du premier, Casino Royale et deux ans après Carte Blanche de Jeffrey Deaver) et un biopic sur le créateur de l'espion au service secret de sa majesté, Ian Fleming (voir actualité du 19 mai dernier).

Bilan 2011 : un marché vidéo qui a le blues mais qui croit au miracle du Blu-ray

Posté par vincy, le 1 février 2012

Le marché de la vidéo en France, a reculé de -2,7% en 2011, soit 1,49 milliard d'euros contre 1,53 milliard en 2010. La Vidéo à la demande freine la lourde chute des supports physiques (DVD et Blu-Ray), en baisse de 9% (pour s'établir à 1,25 milliard d'euros). La baisse du prix moyen du DVD explique en partie cette diminution du chiffre d'affaires.

Selon les éditeurs vidéo membres du SEVN (Syndicat de l'Edition Vidéo Numérique) et l'institut GFK, le Blu-Ray s'en tire largement mieux avec 10 millions d'unités vendues et une progression de 20%. Il représente désormais 16% du chiffre d'affaires du marché des supports physiques (contre 12% en 2010). Cela ne suffit pas, pour l'instant, à compenser la dégringolade du DVD.

De quoi espérer un avenir plus radieux. D'autant que la Vidéo à la demande, elle même, est en forte croissance. Avec une hausse de 50% par rapport à 2010, dépassant les attentes les plus optimistes, la VàD a encaissé 230 millions d'euros de revenus.

Ces deux outils devraient devenir les axes de développement des éditeurs en 2012.

Pour cela, il faut que l'offre se diversifie davantage. Si les éditeurs blâment le piratage, le véritable problème est ailleurs : prix  toujours trop élevés des supports physiques et sites de VOD mal conçus pour les oeuvres plus anciennes, entre autres. Il faudra surtout que les consommateurs s'équipent en lecteurs blu-ray, TV haut définition... Or , selon une autre étude de GFK, les biens techniques devraient continuer de baisser en France. En 2011, le marché de l'électronique de loisirs s'est réduit. 2012 devrait accentuer la tendance, sauf pour les ordinateurs portables, les tablettes et les smartphones.

Avec une fréquentation des salles de cinéma en hausse, les éditeurs espèrent aussi en profiter lors de la sortie des films à succès en DVD et Blu-Ray, notamment Intouchables, Tintin et Twilight 4, 1ere partie.