Berlin 2016
18 films en compétition pour le jury de Meryl Streep. Le grand chelem des festivals est lancé pour la saison 2016, avec, au programme Denis Côté, Jeff Nichols, André Téchiné et Mia Hansen-Love. seks shop seks shop seks shop seks shop seks shop seks shop seks shop vibratör vibratör vibratör vibratör vibratör vibratör erotik shop sex toys izmir taksim escort sex shop izmir sex shop izmir sex shop sex shop izmir sex shop izmir izmir sex shop ataşehir sex shop sex toys istanbul şişli sex shop bebek sex shop kadıköy sex shop bakırköy sex shop sex shop antalya


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Site officiel du Festival

ACTUALITÉS EN DIRECT DINARD AU JOUR LE JOUR

Présentation de la 23e édition

Jury
Président : Patrick Bruel.
Gurinder Chadha ; Cyril Colbeau-Justin ; Catherine Corsini ; Josée Dayan ; Stephen Dillane ; Celia Imrie ; Raza Jaffrey ; Maria de Medeiros ; Marjane Satrapi

Compétition
- The Comedian de Tom Shkolnik
- Good Vibrations de Lisa Barros D’Sa & Glenn Leyburn
- Ill Manors de Ben Drew
- Live East, Die Young de Laura Hypponen
- Shadow Dancer de James Marsh

Séances spéciales
- Hunky Dory d'Evans Marc (ouverture)
- Britain in a Day de Matthews Morgan (clôture)
- Astérix et Obélix, au service de Sa Majesté (avant-première)<

Hommages
John Schlesinger, Charles Dickens et Tom Courtenay
Les 50 ans de James Bond

- Wasteland d'Athale Rowan



DINARD, VOUS AVEZ DIT DINARD? *





Le Festival du film britannique de Dinard célèbre sa 23e édition quand James Bond fête ses 50 ans. Trois semaines avant la sortie du nouveau film avec 007, Skyfall, emblème d'un cinéma anglais passé sous l'influence hollywoodienne, tout un symbole, Dinard tentera de faire le lien entre le passé (hommages) et un présent aussi varié que méconnu. Les grands festivals ont révélé peu de grands noms ces dernières années, toujours à se focaliser sur Leigh, Frears, Loach... Tout juste a-t-on vu Andrea Arnold, Sam Mendes, Peter Mullan, Lynne Ramsay, Sally Potter, Joe Wright, Mike Newell,, Paul Greengrass, Michael Winterbottom primés ici et là, et connaître les faveurs de distributions assez larges pour leurs films.

Pourtant, de Ridley Scott à Kenneth Branagh, de Danny Boyle à Terry Gilliam, de Guy Ritchie à Christopher Nolan, le cinéma anglais est toujours vaillant. Mais il s'est délocalisé essentiellement aux USA. Faiseurs de blockbusters, ils signent quelques uns des plus gros succès mondiaux chaque année. A l'inverse, Hollywood traite l'Angleterre en pays colonisé : des productions en costumes pour un cinéma art et essai relativement formaté s'y tournent, mélangeant acteurs américains et fine fleur britannique. Et les studios de Londres font le plein avec des tournages de mastodontes financiers.
Deuxième marché européen, après la France, le Royaume Uni (170 millions de spectateurs par an) est un partenaire privilégié d'Hollywood. Certes, la part de marché des films nationaux est trompeuse : un spectateur sur trois ou quatre, selon les années, iraient voir un film anglais. La proportion est bien moindre si l'on retire les coproductions américaines.

Un cinéma sous influence?

Le Festival de Dinard est là pour rappeler qu'il existe un cinéma indépendant de cette influence. Proprement anglais. Aidé par une langue facilement sous-titrée ou traduite, ce cinéma s'exporte facilement. En 2012, Johnny English et Le discours d'un roi ont ainsi triomphé partout. Deux films typiquement anglais. Et on ne parle pas d'Harry Potter, bien plus britannique qu'américain. Le Royaume Uni a aussi séduit son public avec the Inbetweeners, La Taupe, Un jour...

Certes le cinéma local a besoin, plus que le cinéma français, des capitaux étrangers pour se financer. D'autant qu'avec l'arrivée des conservateurs au pouvoir, le UK Film Council a été fermé en 2011. UKFC avait pourtant réussi à investir dans des films très rentables (Le discours d'un roi par exemple lui avait coûté 1,3 millions d'euros et lui a rapporté 34% des 235 millions de $ de recettes du film!).
Le premier ministre a tout concentré sur le British Film Institute, cassant ainsi une formidable mécanique pour faire vivre un cinéma qui produit des premiers films, des comédies, des drames sociaux, et toute une industrie. La vision du PM David Cameron est différente. Un film doit être populaire et rentable. On a déjà entendu ça chez d'autres gouvernants européens. Oubliant au passage que c'est le volume de films qui fait tourner la machine, dont les recettes ne sont jamais prévisibles. Plus d'un milliard de livres sterling sont dépensés par le secteur chaque année.

Des festivals comme Dinard, et les distributeurs audacieux qui cherchent à faire voir la plus large palette de films venus d'Outre-Manche, participent à contredire la vision purement mercantile de David Cameron et de son gouvernement. Car le cinéma britannique, comme sa musique et sa littérature, restent l'un des plus vivants et les plus passionnants du monde, grâce à un savoir-faire indéniable, porté par l'excellence du jeu des comédiens et la qualité de la narration.

* "Bizarre, vous avez dit bizarre", dialogue extrait de Drôle de drame de Marcel Carné (scénario Jacques Prévert), dont l'intrigue se déroule à Londres.



vincy