Lelouch a de la suite dans les idées

Posté par vincy, le 16 octobre 2018

Claude Lelouch veut-il boucler sa boucle? Au Festival Lumière, le réalisateur a confirmé qu'il planchait sur une suite d'Itinéraire d’un enfant gâté, son troisième plus gros succès en France, sorti en 1988. Il reconstituerait le duo Jean-Paul Belmondo / Richard Anconina pour l'occasion. Le film était projeté à Lyon ce week-end.

Itinéraire d'un enfant gâté est l'histoire d'un ascension (Belmondo) et d'une transmission (à Anconina). Le film s'achève sur la "disparition" de Belmondo. Il est enterré par les siens, alors qu'il vit libéré, en pleine savane. Dans Le Parisien, le réalisateur affirme que le film s'intitulera Itinéraire de deux enfants gâtés. Lelouch explique que "C’est l’enthousiasme de Jean-Paul qui nous a donné envie de faire cette suite. Il veut faire un grand retour au cinéma."

On sait déjà que pour cette suite, "le jeune est devenu vieux et le vieux est devenu jeune". "Je vais faire le film d’un gamin, un film très optimiste qui donne envie aux gens d’apprécier le monde dans lequel ils vivent. C’est cette adolescence dans des corps fatigués qui va être passionnante à filmer" précise Claude Lelouch.

Il se tournerait en France, en Italie, en Espagne, et en Afrique. Atteint par un grave accident vasculaire cérébral il y a 17 ans, Belmondo n'a pas tourné de fiction depuis 2009 (Un homme et son chien). Il a un autre projet en cours, avec Fabien Oteniente à la réalisation.

Le réalisateur vient de terminer l'épilogue de sa trilogie Un homme et une femme (1966), Palme d'or et plus gros succès populaire de sa filmographie. Il en avait déjà fait une suite, Un homme et une femme: 20 ans déjà, en 1986, gros échec au box office. Il a réussit à recréer le duo Anouk Aimée / Jean-Louis Trintignant, alors que ce dernier avait assuré en avoir terminé avec le cinéma à cause de son cancer de la prostate.

Tourné en partie à Deauville, le scénario est secret. On imagine aisément une projection spéciale à Cannes, 52 ans après la Palme.

Lumière 2018 – Vincent Lindon « crève d’envie de mettre en scène un film »

Posté par Morgane, le 16 octobre 2018

© ecran noir

Festival Lumière, Lyon. Lundi 15 octobre, 10h, le soleil brille et la file d'attente est déjà longue devant les portes de la Comédie Odéon. Tous attendent impatiemment l'arrivée de Vincent Lindon pour cette "masterclass part 3". En effet il avait déjà fait une masterclass lors d'une précédente édition du festival, puis l'avait prolongée en revenant à l'Institut Lumière quelques mois plus tard pour la continuer aujourd'hui même lors de cette 10e édition. Car Vincent Lindon a pu être classé comme un acteur timide et peu loquace mais c'est en réalité tout l'inverse. Il ne s'arrête plus, a des tonnes d'anecdotes à raconter et semble pouvoir parler de son métier d'acteur des heures durant. La preuve en est encore aujourd'hui avec ces 2h30 de masterclass qui, selon Thierry Frémaux, devraient se poursuivre avec une nouvelle rencontre à l'institut Lumière dans les mois à venir.

10h30, les portes s'ouvrent, le public s'installe. 10h45 Thierry Frémaux et Vincent Lindon prennent place sur la scène, éclairage rouge et très en forme à la sortie d'un mâchon matinal, tradition lyonnaise consistant à remplacer le petit déjeuner classique par de la cochonnaille, des tripes et du vin rouge principalement. Comme le dit Thierry Frémaux, "on en sort en léger état d'ébriété avec un grand sentiment de supériorité".

Les sujets sont nombreux et très éclectiques. Vincent Lindon passe de la question du numérique à son métier d'acteur. Concernant le numérique, les portables, les selfies etc. il dit qu'avec tout cela on a le sentiment de vivre les choses par procuration et non en direct. "Il faut arrêter avec ces machines, c'est comme si vous n'aviez plus de cœur ni de tête." (notons quand même que le comédien "facetime" de temps en temps place Saint-Sulpice à Paris).

Il bascule alors sur le Cinéma: "je ne dis pas que c'était mieux avant internet, mais je dis qu'il faut quand même connaître les metteurs en scène qui nous ont précédé pour pouvoir faire des films magnifiques!" Et il trouve alors formidable ce festival car les salles sont pleines pour voir des films restaurés de 1930, des Chaplin, des Keaton etc. "c'est incroyable!"

Il revient ensuite sur la violence de sa profession, sur sa vie quotidienne "d'un banal déconcertant" et sur le métier d'acteur qui ne peut être bien fait que si l'on "parle avec les gens, que si l'on échange. Il ne faut pas s'enfermer. Moins on vit, moins on va dans la rue, moins on parle aux autres, plus on a de filtres et plus on se perd et moins on a de talent."

"J'aimerais que des jeunes se battent pour être à ma table!"

Il parle du milieu bourgeois dans lequel il a grandi, de ce monde où "quand y'a plus y'a encore". Il raconte cette fausse solitude qu'il chérit c'est-à-dire "être seul avec plein de gens au bout du fil". Cette envie étant acteur depuis 30 ans que son nom reste un tout petit peu. "Je voudrais passer deux ans de ma vie avant de mourir à ce qu'on ne me fasse que des honneurs. Comme ce que vit actuellement Belmondo au festival! J'aimerais que des jeunes se battent pour être à ma table!" Ce besoin d'être regardé tout en étant conscient que "c'est le regard sur l'homme qui me plait plus que le regard sur l'acteur". Souhaitant cette reconnaissance il dit en même temps ne pas avoir conscience de la place qu'il pourrait occuper dans le Cinéma français. "Je n'en reviens pas à chaque fois qu'on prononce mon nom. Je pense que c'est ma force à moi de penser que je suis indispensable et en même temps un encombrement. Je ne peux pas imaginer un jour qu'il y ait un hommage pour moi ou que je me retrouve dans un livre sur l'histoire du cinéma."

Il en est ensuite venu sur sa façon de préparer ses rôles. "Je fais un travail inconscient énorme. Je sais mon texte à la perfection, c'est le stade après le par cœur. Et pour moi le naturel passe par un excès de travail."

"Je pense qu'au cinéma l'habit fait le moine." Très intéressé par le rendu, il précise: "quand je joue un rôle j'ai besoin d'être au plus près du fantasme que je me fais de moi dans ce personnage." C'est pourquoi dans le film Casanova (qui sortira en salles au mois de mars 2019) il a beaucoup de grosses bagues mais sur ses mains bien à lui, c'est-à-dire avec les ongles rongés et ses mains de "pseudo-paysan".

Il avoue qu'il "crève d'envie de mettre en scène un film" mais qu'il aurait trop peur que des acteurs lui piquent des rôles pendant qu'il le préparera. "Alors quand je serai vraiment chauve j'attaque ma première mise en scène!"

Belmondo et Delon

Concernant le théâtre il dit que ce n'est pas pour lui car on joue le soir, pile à l'heure de l'apéro et du dîner. Non plus sérieusement pour le théâtre: "J'ai peur d'aimer le théâtre à en mourir! Du coup si j'aime trop j'ai peur de ne vouloir faire que du théâtre et du coup de lâcher le cinéma. Je suis comme un gamin qui aurait peur de lâcher une rive pour aller sur une autre. Du coup je ne vais pas y aller comme ça je suis peinard." En tout cas la pièce qu'il rêverait de jouer est celle du Misanthrope avec le rôle d'Alceste.

Il revient sur ses quelques films clef (37,2° le matin, L'étudiante, La crise, Fred, Welcome et La loi du marché), insiste sur le fait qu'il aime ceux qui travaillent dur et déteste les flemmards, ceux qui font les choses à moitié. Et de conclure avec en vrac son amour pour Gabin, son admiration pour Delon. "Belmondo c'est joyeux, c'est le soleil, tout est gai. Je ne crois pas avoir jamais entendu quelqu'un dire de Belmondo, aujourd'hui ça ne va pas très fort. Delon c'est le contraire, c'est l'ombre. Et je ne crois pas que quelqu'un ait dit de Delon, aujourd'hui il est très en forme. Mais les deux me fascinent."

Anecdotes, humour, histoires de cinéma, histoires d'acteur, moments de l'enfance... C'était un beau moment de partage que nous a proposé Vincent Lindon. Mais maintenant il est temps de quitter les lieux, Javier Bardem va venir prendre sa suite dans la salle. C'est ça la magie du Festival Lumière!

Pablo Larrain, Lucia Puenzo et Daniela Vega réunis pour une série

Posté par vincy, le 15 octobre 2018

La série, nouvel eldorado des cinéastes? Le chilien Pablo Larrain s'y met à son tour en produisant La Jauria (La meute en français), qui se tournera dès janvier prochain. Producteur d'Une femme fantastique, Oscar du meilleur film en langue étrangère cette année, et Gloria (dont le remake américain sort cette année), le réalisateur est connu pour ses films politiques tels Santiago 73, post mortem, No, El Club, Neruda et Jackie.

Cette série en 8 épisodes mettra en vedette Daniela Vega, l'actrice principale d'Une femme fantastique, et Antonia Zegers, une fidèle des films de Larrain. C'est la cinéaste et écrivain argentine Lucia Puenzo (XXY, qui a reçu le Grand prix de la Semaine de la Critique à Cannes, Le Médecin de famille) qui pilotera l'écriture de ce projet.

Cette série policière en espagnol a pour cadre une école privée catholique où des étudiants en prennent le contrôle en signe de protestation contre l’agression sexuelle présumée d’un etudiant par un enseignant. Celle qui prend le leadership de cette protestation disparaît soudainement. Une vidéo apparaît où on la voit se faire violer par un groupe d'hommes non identifiables. Deux policières de la criminelle se mettent à la recherche de la jeune fille...

Dans la mouvance du phénomène #MeToo (#NiUnaMenos en Amérique latine) lancé l'an dernier, cette série s'inspire aussi d'un fait divers réel qui s'est déroulé en Espagne (l'affaire La Manada où une adolescente de 18 ans a été violée par un "gang" durant le Festival de Pampelune en 2016).

Associés à Fremantle, les frères Larrain assurent que cette série sur la révolution féministe sera majoritairement faite par des femmes.

C'est le premier projet pour Daniela Vega depuis Une femme fantastique. A l'écriture de la série actuellement, Lucia Puenzo, qui devrait filmer quelques épisodes, a récemment écrit et réalisé la série Cromo et scénarisé le film Los ultimos. D'autres épisodes seront réalisés par Marialy Rivas (Prix du scénario à Sundance en 2012) et Sergio Castro San Martin (La Mujer de Barro, sélectionné à Berlin).

Le Festival Lumière souffle ses 10 bougies

Posté par Morgane, le 15 octobre 2018

Le mois d'octobre est arrivé à Lyon et avec lui son désormais traditionnel Festival Lumière qui, pendant 10 jours, dans de très nombreuses salles de Lyon et de la Métropole, va ravir les très nombreux cinéphiles fidèles au rendez-vous.

Car en 10 ans, après seulement trois jours de festival, nous pouvons déjà constater que l'amour que le public lui porte ne s'essouffle pas, bien au contraire: il ne fait que grandir.

Les séances, toujours aussi nombreuses, font quasiment toutes salles combles que ce soit pour l'avant-première du dernier film d'Alfonso Cuaron, Roma (Lion d'Or à Venise), pour un film d' Alfred Hitchcock de 1956, Le faux coupable (projeté en 35mm avec trois ruptures de pellicule en une séance) ou encore le documentaire Hollywood 1982, un été magique au cinéma. La Comédie Odéon affichait également complet pour la rencontre avec Vincent Lindon ce matin et les places pour la masterclass avec Javier Bardem se sont envolées en quelques minutes.

On peut dire qu'un véritable vent de cinéphilie souffle sur Lyon en ce moment, et que cela va durer jusqu'à dimanche prochain!

L'ouverture a donc eu lieu samedi à la Halle Tony Garnier. Comme pour les éditions précédentes 5000 personnes étaient présentes au rendez-vous. Plusieurs noms du 7e Art étaient elles aussi au rendez-vous. Jerry Schatzberg, Elsa Zylberstein, Monica Bellucci, Guillermo Del Toro, Jean Dujardin, Vincent Lindon et bien d'autres... Javier Bardem, invité d'honneur cette année avec Liv Ullmann, a fait son entrée sous un tonnerre d'applaudissements! Claude Lelouch, qui revient pour présenter le film d'ouverture Itinéraire d'un enfant gâté, est accompagné par le duo du film, Richard Anconina et le rare Jean-Paul Belmondo. Celui-ci, à qui le festival avait rendu hommage en 2013, soulève le deuxième tonnerre d'applaudissements de la soirée. C'est toujours très émouvant de voir ce grand nom du Cinéma français ovationné par 5000 personnes faisant son entrée les larmes aux yeux...

Thierry Frémaux et Bertrand Tavernier, respectivement directeur et président de l'Institut Lumière, sont montés sur scène. Le film des 10 ans a été projeté, le film de cette édition également ainsi que les traditionnels films des Frères Lumière. Renzo Piano était également dans l'assistance disant quelques mots sur cette "Cité Lumière" qui permettra de donner un nouveau visage à cette institution qu'est l'Institut Lumière et qui pour le moment en est à la phase de projet.

Après 2h30 de cérémonie, il est désormais temps de laisser place à la magie du Cinéma! Les lumières s'éteignent, le silence se fait et la musique entêtante de Francis Lai joue ses premières notes... Silence, on tourne...

Début de tournage pour le 4e film de Céline Sciamma

Posté par vincy, le 14 octobre 2018

La réalisatrice Céline Sciamma reprend le chemin des plateaux le 15 octobre avec Portrait de la jeune fille en feu, quatre ans après Bandes de filles, projet annoncé à la fin du printemps.

La réalisatrice retrouve Adèle Haenel, 11 ans après Naissance des pieuvres, premier long métrage de la réalisatrice et deuxième de l'actrice. L'actrice césarisée y joue Héloïse, jeune fille bretonne à marier qui doit envoyer un portrait à son futur époux, résidant à Milan en Italie. Noémie Merlant (Les héritiers, Le retour du héros) incarne Marianne, la peintre choisie par la mère d'Héloïse, une comtesse, qui est interprétée par Valeria Golino. A ces trois femmes s'ajoutent Luàna Bajrami, dont c'est le troisième film après L'heure de la sortie et Joyeux anniversaire, et qui endosse le rôle de la servante.

Dans cette fresque des sentiments et du désir, Céline Sciamma veut "raconter le présent d’un amour vécu mais aussi sa longue résonance en nous, qui console de l’avoir perdu".

A lire le récit et à voir le casting, Céline Sciamma semble amorcer un nouveau virage. Un film historique (l'histoire se déroule au XVIIIe siècle), des personnages plus adultes, le thème de la création artistique... Mais on peut aussi remarquer qu'elle s'interroge toujours sur l'identité et sur la féminité.

Le tournage s'achèvera vers le 10 décembre. Pyramide distribuera le film.

Adèle Haenel est toujours à l'affiche d'Un peuple et son roi. En liberté!, de Pierre Salvadori, sera dans les salles le 31 octobre.

Céline Sciamma a réalisé Naissance des pieuvres (Prix Louis-Delluc du premier long métrage), Tomboy (Teddy Award) et Bande de filles, en compétition à Cannes. Elle a aussi été coscénariste de Ma vie de Courgette (César de la meilleure adaptation) et Quand on a 17 ans, en compétition à Berlin.

Black Panther 2 : Ryan Coogler de retour à l’écriture et à la réalisation

Posté par wyzman, le 12 octobre 2018

La nouvelle est tombée il y a quelques heures : Ryan Coogler écrira bien le scénario du deuxième volet de Black Panther. Mais ce n'est pas tout ! L'homme à qui l'on doit Creed sera également chargé de réaliser les prochaines aventures du roi du Wakanda.

Une confirmation attendue

Comment aurait-il pu en être différemment ? Telle est la question que les amoureux de T'Challa se demandent depuis que The Hollywood Reporter a annoncé l'excellente nouvelle. En effet, dire que Black Panther était l'un des événements de ce début (voire de toute cette année) serait un euphémisme. Introduit dans Captain America: Civil War, le personnage campé par Chadwick Boseman a plus que marqué les fans des Marvel en apportant une dimension politique et culturelle unique au MCU.

Produit pour un peu plus de 200 millions de dollars, Black Panther a rapporté pas moins de 700 millions de dollars aux Etats-Unis, devenant le plus gros carton de Marvel sur le sol américain. Du côté du box-office mondial, le troisième long-métrage de Ryan Coogler a amassé plus de 1,3 milliard de dollars, se plaçant à la 4e place du MCU, se plaçant derrière Avengers : Age Of Ultron mais devant Iron Man 3.

Un programme chargé

Si l'on en croit le Hollywood Reporter, à l'inverse des réalisateurs estimés par la firme américaine, c'est bien Ryan Coogler qui a fait ralentir les négociations. Le réalisateur de seulement 32 ans aurait préféré prendre le temps de voir l'impact que le film pouvait avoir dans le paysage cinématographique mondial avant de signer un nouveau contrat. Et il semble qu'il ait eu raison puisque Black Panther est depuis sa sortie en février dernier pressenti pour les Oscars 2019. D'ores et déjà gagnant incontestable de la catégorie meilleur film populaire (si celle-ci avait été gardée pour la prochaine édition), Black Panther pourrait bien rafler des prix qui n'auront rien de technique.

Bien que rien ne soit encore officiel, Ryan Coogler devrait néanmoins débuter l'écriture de la suite de Black Panther début de 2019 et si tout se passe comme prévu, le tournage débuterait en fin d'année. En attendant, il continue de plancher sur son projet de drame Wrong Answer aux côtés de Michael B. Jordan, le héros de Fruitvale Station, Creed et Creed 2 (que Ryan Coogler a produit et qui sort le 9 janvier 2019).

Pour rappel, avant de découvrir Black Panther 2, les fans du MCU pourront profiter dans les salles obscures de Captain Marvel (6 mars 2019), Avengers 4 (24 avril 2019) et Spider-Man : Far From Home (10 juillet 2019).

Juliette Binoche sur Le quai de Ouistreham

Posté par vincy, le 9 octobre 2018

L'écrivain et cinéaste Emmanuel Carrère va adapter le best-seller de Florence Aubenas, Le quai de Ouistreham. Cet essai paru en 2010, et qui a reçu plusieurs prix littéraires, est un témoignage de la reporter qui s'est faite employer comme femme de ménage, cumulant les contrats précaires, tout en découvrant un univers où le travail et la solidarité sont rares. Le livre s'est vendu à 400000 exemplaires.

Juliette Binoche a confirmé qu'elle incarnerait la journaliste, lors de son passage au Festival de San Sebastian où elle présentait deux films, High Life de Claire Denis et Voyage à Yoshino de Naomi Kawase, qui sortiront tous deux en novembre en France, avant Celle que vous croyez de Safy Nebbou, adaptation du roman de Camille Laurens. Elle s'apprête à tourner La vérité, de Hirokazu Kore-eda, avec Catherine Deneuve. Elle doit également être face à Alain Delon dans le prochain film de Patrice Leconte.

Le tournage du Quai de Ouistreham devrait débuter cet hiver. Pour Emmanuel Carrère, c'est sa troisième fois derrière la caméra après le documentaire Retour à Kotelnitch (2004) et l'adaptation de son roman La moustache (2005). Il avait aussi signé le scénario de L'adversaire, d'après son propre roman éponyme, pour Nicole Garcia, et La classe de neige pour Claude Miller. L'écrivain a reçu au cours de sa carrière le Prix Femina et le prix Renaudot.

Avengers 4 : Chris Evans fait ses adieux à Captain America

Posté par wyzman, le 6 octobre 2018

A l'heure où le public se remet à peine des morts et des disparitions d'Avengers : Infinity War (oups spoiler !), Chris Evans a officiellement dit au revoir au personnage qu'il campe sur grand écran depuis 2011.

Un message qui en dit long

Jeudi soir, l'acteur de 37 ans s'est tourné vers le seul réseau social qu'il utilise assidûment (Twitter) pour annoncer à ses 9,74 millions de followers que l'aventure Marvel est erminée en ce qui le concerne. "Officiellement terminé [le tournage, NDLR] d'Avengers 4. C’était pour le moins une journée chargée d’émotions. Jouer ce rôle au cours des 8 dernières années a été un honneur. À tous ceux qui sont devant la caméra, derrière la caméra et dans le public, merci pour les souvenirs ! Je suis éternellement reconnaissant." a-t-il tweeté.

Bien évidemment, pour les fans de l'univers développé par Disney/Marvel, ce tweet a un goût amer. Sans doute parce que, sans le faire exprès, Chris Evans vient de confirmer ce que de nombreux fans redoutaient : Captain America devrait périr dans le dernier volet des Avengers tels qu'on les connaît et qui est toujours prévu pour le 24 avril 2019. Après avoir teasé le sort de Captain America de manière régulière au cours des deux dernières années, Chris Evans avait dit les choses assez clairement en mars derniers dans les colonnes du New York Times : "Vous voulez sortir du train avant qu'ils ne vous poussent."

Quelle suite pour les Avengers ?

Bien évidemment, les fans de Marvel tentent depuis avril dernier d'anticiper la suite des péripéties de Captain America et toute la bande. Et si de nombreuses théories et hypothèses ont émergé et nous ont plu, l'une d'entre elles ne cesse de revenir. Les personnages qui se sont désintégrés dans Avengers : Infinity War seront ramenés à la vie une fois que Doctor Strange (ou Captain Marvel) aura remis (ou mis) la main sur la Pierre du Temps. Un petit retour dans le temps permettrait de ramener Black Panther, Spider-Man, Doctor Strange, Bucky, Falcon, Scarlet Witch, Star-Lord, Groot, Drax, Mantis, Nick Fury et Mariah Hill.

Et le message de Chris Evans pourrait bien aller dans ce sens : si les personnes désintégrées réapparaissent, il y a de fortes chances pour que cela se fasse au prix de quelques vies. Et force est de reconnaître qu'à l'heure où les frères Russo ont reconnu qu'Avengers 4 marque la fin de la Phase 3 du MCU, de nombreux personnages "historiques" sont encore en vie à la fin d'Avengers : Infinity War. A savoir Captain American, Iron Man, Thor, Black Widow, Hulk, War Machine, Rocket, Nebula, Okoye et M'Baku.

Parmi ces derniers, certains sont essentiels aux intrigues leur saga respective (Rocket, Nebula, Okoye, M'Baku) tandis que d'autres ont peu de chance de mourir puisqu'ils pourraient être très utiles à la suite du MCU (Thor, Black Widow, Hulk). Le cas de War Machine est complexe mais ne mérite pas encore de développement. Ce qui nous laisse donc avec Captain America et Iron Man. Au moment de lancer la Phase 4, il ne fait aucun doute que Marvel va prendre des risques. Les faire raccrocher leurs crampons ? Peu crédible. Les faire mourir pour le symbole ? Carrément crédible !

Un titre déjà connu ?

Mais en attendant d'en savoir davantage, il se pourrait bien que le titre du volet soit Avengers : Annihilation. Le mois dernier, les frères Russo ont invité les fans de la saga à trouver le titre de leur prochain bébé. Comme nous, le geek de génie Jeremy Conrad est arrivé à la même conclusion, Avengers : Assemble ne pouvant pas être utilisé en raison du marketing du premier film au Royaume-Uni, le second "A" que l'on voit sur la photo doit certainement signifier Annihilation ! Affaire à suivre...

Pippo Delbono en rétrospective au Centre Pompidou

Posté par vincy, le 5 octobre 2018

Du 5 octobre au 5 novembre, les Cinémas du Centre Pompidou mettront en lumière l'œuvre de Pippo Delbono, à travers une installation ("L'esprit qui ment"), une rétrospective et des performances. Il s'agit de la première rétrospective intégrale en France pour le comédien, réalisateur et metteur en scène italien.

Artiste pluridisciplinaire, créateur de sa propre compagnie au milieu des années 1980, Pippo Delbono a commencé avec des captations au Centre Pompidou dans le cadre de la manifestation Vidéodanse. Depuis 2003, il réalise également des films, qui relèvent autant du journal filmé que de la fiction. Guerra, son premier long métrage, est sélectionné à la 60ème Mostra de Venise et reçoit le prix David di Donatello (César italien) du meilleur documentaire. En 2006, il signe un film biographique, Grido. En 2009, le festival de Locarno rend un hommage important à Pippo Delbono et présente tous ses films, dont La Paura, filmé avec un téléphone portable, et Questo buio feroce, réalisés la même année. Amore Carne, en 2011, sélectionné à la 68ème Mostra et au Festival de Nyon – Visions du réel, puis Sangue, en 2013, sélectionné à DocLisboa et primé à Locarno, poursuivent son introspection itinérante, entre fiction et journal personnel. Son dernier film, Vangelo, en 2016, a été présenté à Venise dans la sélection Venice Days.

Encore largement méconnu, le cinéma de Pippo est un cinéma indépendant, intime, humaniste, iconoclaste. Il a aussi été comédien pour Bernardo Bertolucci (Moi & Toi), Peter Greenaway (Goltzius et la Compagnie du Pélican<.a>), Valeria Bruni-Tedeschi (Un château en Italie) ou encore Yolande Moreau (Henri). En parallèle Pippo Delbono proposera d'ailleurs cinq performances autour du travail avec le texte, la voix, la musique et enfin le corps en étant rejoint par les acteurs qu’il aime et avec lesquels il travaille depuis de nombreuses années, mais aussi des invités inédits tels Valeria Bruni-Tedeschi, Yolande Moreau ou encore Sophie Calle.

On l'a aussi vu dans A Tramway in Jerusalem d'Amos Gitai, sélectionné à Venise cette année, Rendez-vous à Atlit de Shirel Amitay, United Passions de Frédéric Auburtin, et Amore de Luca Guadagnino.

C'est l'intégrale cinématographique qui sera présentée à Beaubourg. Et comme pour chaque rétrospective, Pippo Delbono a également réalisé un nouveau court métrage inédit dans la cadre de la série "Où en êtes-vous?".

https://www.youtube.com/embed/n4fjPTYt3Lw

Popstars au cinéma: bon plan ou fausse bonne idée ?

Posté par wyzman, le 4 octobre 2018

A l'occasion de la sortie d'A Star Is Born, le premier film de et avec Bradley Cooper et Lady Gaga, voici un petit retour sur les artistes qui sont parvenus à se faire une place sur le grand écran. Bonnes ou mauvaises, ces performances sont restées dans les annales.

Les bons plans

Britney Spears dans Crossroads (2002). Lorsque début 2001, l'interprète de "I'm a Slave 4 U" affirme être prête à faire ses débuts au cinéma, personne n'y croit vraiment. La jeune femme vend sans doute des millions de disques mais elle est loin d'être réputée pour ses talents d'actrice. Ce n'est pas un problème ! Elle se tourne vers Shonda Rhimes, la femme à qui l'on devra plus tard les hits Grey's Anatomy, Scandal et How to Get Away with Murder, afin d'écrire le scénario d'un film racontant le road trip de trois lycéennes. Le film se fait descendre par la critique à l'époque mais demeure aujourd'hui comme un monument de la pop culture qui a tout de même rapporté 61 millions de dollars dans le monde pour un budget 5 fois inférieur !

David Bowie dans Zoolander (2002). On l'oublie trop souvent mais l'interprète de "Space Oddity" a fait de nombreux passages au cinéma. L'un de ses plus mémorables est bien évidemment son cameo de juré dans le film de Ben Stiller qui se pose en satire maladroite et critiquable de l'industrie de la mode. David Bowie fait alors partie d'une longue liste de stars à apparaître dans le film (Lance Bass, Stephen Dorff, Gwen Stefani, Christian Slater, Lenny Kravitz, Heidi Klum, Karl Lagerfeld, Natalie Portman) mais il est le seul à décrocher une nomination aux MTV Movie Awards dans la catégorie meilleur caméo !

Elton John dans Kingsman : Le Cercle d'or (2017). A 70 ans, l'interprète de "I'm Still Standing" nous a prouvé qu'il en avait encore sous le capot. Eh oui, en interprétant son propre rôle et en se mettant au service de la comédie d'action de Matthew Vaughn, le Britannique a ébloui le public. Complètement décalé et affreusement vulgaire, son "personnage" était l'un des temps forts du second volet de la saga. A tel point que pour certains, il a carrément éclipsé ses co-stars Colin Firth, Julianne Moore, Taron Egerton, Mark Strong, Halle Berry ou encore Channing Tatum. Si vous l'avez manqué, une séance de rattrapage s'impose !

Eminem dans 8 Mile (2003). Voilà un film qui est sorti au bon moment ! Au sommet de sa carrière après les albums The Marshall Mathers LP (32 millions d'exemplaires vendus dans le monde) et The Eminem Show (27 millions), le rappeur aujourd'hui âgé de 45 ans enchaîne directement avec un film autobiographique. Sans surprise donc, celui-ci raconte l'incroyable ascension d'un rappeur blanc de Détroit dans un milieu presque entièrement noir. Plus vrai que nature, Eminem crève l'écran tandis que ses co-stars Mekhi Phifer, Brittany Murphy, Kim Basinger et Taryn Manning s'en sortent avec les honneurs. Le film fait un carton (242 millions de dollars de recettes dans le monde) et Eminem entre au panthéon des popstars qui ont réussi leur reconversion, aux côtés de Beyoncé (Austin Powers in Goldmember) et Whitney Houston (Bodyguard).

Madonna dans Evita (1997). Bien qu'il lui ait offert son meilleur rôle au cinéma, le film d'Alan Parker est loin d'être le premier projet de l'interprète de "Like A Virgin". Ici, elle incarne néanmoins Eva Duarte, une femme ambitieuse qui rêve de conquérir Buenos Aires. Après sa rencontre avec Juan Peron, elle devient la Première dame d'Argentine. Mais son mode de vie luxueux ne plaît pas à la population tandis que l'aristocratie en place ne supporte pas son ascension. Dans ce rôle taillé sur-mesure d'anti-héroïne, Madonna excelle. Aux côtés d'Antonio Banderas et Jonathan Pryce, elle décroche le golden Globe 1997 de la meilleure actrice dans un film musical ou une comédie tout en battant le record d'Elizabeth Taylor (Cléopâtre) du plus grand nombre de costumes changés dans un film (85) !

Michael Jackson dans This Is It (2009). Bien qu'il ne s'agisse pas d'un film de fiction, le documentaire de Kenny Ortega (Hocus Pocus, High School Musical) retraçant les semaines de préparation de la dernière série de concerts du King Of Pop a toute sa place dans cette liste. Minutieux et pragmatique, This Is It dévoile les coulisses des répétitions et permet au spectateur de découvrir une dernière fois une facette inédite de celui que l'on considère encore comme le plus grand artiste de tous les temps. Le film, qui n'a pas été soutenu par la famille du chanteur, a tout de même le mérite de rappeler que le plus grand rôle qu'ait eu l'interprète de "Bad" et "Billie Jean" est celui d'un perfectionniste qui a fait rêver des millions de personnes.

Prince dans Purple Rain (1985). Les films quasi-autobiographiques font un malheur. A l'image de cette adaptation particulièrement fidèle de la vie du chanteur décédé le 21 avril 2016 à l'âge de 57 ans. Dans le film d'Albert Magnoli, Prince incarne ainsi son propre rôle, celui d'un enfant particulièrement doué pour la musique mais issu d'une famille violente et abusive. Outre ses problèmes familiaux, il doit gérer une notoriété grandissante et un rival qui n'hésite pas à courir après celle qu'il aime. Malgré un budget modeste (7,2 millions de dollars), le film rapporte 11 fois plus dans le monde.

Les fausses bonnes idées

Mariah Carey dans Glitter (2002). Voilà ce que l'on appelle un naufrage. Cinq avant sa sortie française, Mariah Carey se met à plancher sur un projet de film dont elle veut gérer le scénario et la bande originale. Persuadée qu'elle est en mesure d'écrire une histoire intéressante en sélectionnant quelques éléments autobiographiques, l'interprète de "We Belong Together" doit tout de même faire face à des contretemps : son label veut qu'elle sorte une compilation à l'approche des fêtes de fin d'année puis qu'elle se concentre sur son prochain album, Rainbow. Résultat: le projet est décalé de plusieurs années et la scénariste Kate Lanier est engagée en urgence pour réécrire une bonne partie de l'histoire. Malheureusement, le film sort aux Etats-Unis une dizaine de jours après le 11 septembre et dire que le public américain s'en moque est un euphémisme. Malgré une promotion pleinement assurée et la présence de Terrence Howard au casting, le film fait un four phénoménal et ne rapporte que 5,2 millions de dollars dans le monde, soit 4 fois moins que son budget de production !

Beyoncé dans Dreamgirls (2007). Largement inspiré par le destin des Supremes, le film de Bill Condon raconte l'ascension d'un trio de chanteuses dans les années 1960 et 1970. Entre magouilles pour passer à la radio, lutte raciale et jalousie, le film amasse 154 millions de dollars de recettes dans le monde. Un score décevant lorsque l'on sait que Dreamgirls disposait d'un budget de 80 millions de dollars, faisant de lui l'un des films avec un casting majoritairement noir les plus chers de l'histoire. Et comme si cela ne suffisait pas, Beyoncé a beau être la star du film (désolé Jamie Foxx et Eddie Murphy), c'est finalement sur Jennifer Hudson que l'attention des médias s'est portée. La jeune femme qui avait débuté dans American Idol (l'équivalent de notre Nouvelle Star) a été récompensée d'un Oscar, d'un Golden Globe, d'un BAFTA et d'un BET Award de la meilleure actrice dans un second rôle !

Jennifer Lopez dans Coup de foudre à Manhattan (2003). Sur le papier, le film de Wayne Wang avait tout pour plaire. Prenez l'une des plus grandes popstars du moment, mettez-la dans une comédie romantique aux côtés d'un acteur aussi incontournable que Ralph Fiennes. Ajoutez-y d'excellentes cautions annexes (Stanley Tucci et Tyler Posey) et une sympathique bande originale (Paul Simon, Kelly Rowland, Norah Jones). Malheureusement, la sauce n'a pas particulièrement pris. Peut-être parce que le rôle de Jennifer Lopez était à l'origine destiné à Hilary Swank et que cette version moderne de Cendrillon avec une Hispanique en femme de chambre courant après un politicien blanc est loin d'avoir fait l'unanimité. Résultat : le film ne fait pas un flop (154 millions de dollars de recettes dans le monde) mais est descendu par la critique (Time, Empire et Variety en tête) ainsi que le public. Et malgré 5 nominations à des cérémonies différentes, Jennifer Lopez repart à chaque fois bredouille !

Rihanna dans Ocean's 8 (2018). Après l'avoir vue dans Battleship, This Is the End et En route !, nous nous demandions encore comment l'interprète de "Diamonds" pouvait nous surprendre. Cela n'a pas loupé avec le film "all-female" de Gary Ross (Hunger Games). Dans celui-ci, Rihanna incarne une talentueuse hackeuse qui va mettre ses talents au service de Sandra Bullock et Cate Blanchett. Malgré un joli score au box-office mondial (296 millions de dollars de recettes), le film est largement critiqué et perçu comme une simple copie de la saga introduite par Steven Soderbergh. Et malgré de nombreux plans sur la chanteuse, cette dernière manque cruellement de répliques mémorables et s'avère être simplement le meilleur argument marketing du film !