Deauville 2017: Hommages à Laura Dern, Jeff Goldblum et Michelle Rodriguez

Posté par vincy, le 25 juillet 2017

Le 43e Festival International du Cinéma Américain de Deauville (1er-10 septembre) rendra hommage à Laura Dern, Jeff Goldblum et Michelle Rodriguez, en leurs présences.

Ce sont donc trois comédien(ne)s très différents qui seront honorés sur les planches normandes. Laura Dern et Jeff Glodblum ont joué ensemble dans Jurassic Park en 1993. Mais leurs itinéraires sont très différents.

Laura Dern est avant tout une actrice lynchéenne: Blue Velvet, Sailor et Lula, Inland Empire et la nouvelle saison de Twin Peaks. On l'a aussi vue dans Un monde parfait de Clint Eatswood, Citizen Ruth d'Alexander Payne, Docteur T et les femmes de Robert Altman, The Master de Paul Thomas Anderson, et dans le récent Nos étoiles contraires. Elle sera également Vice Amiral dans le prochain Star Wars! Elle a été citée deux fois aux Oscars.

Jeff Goldblum est plus populaire. Sa longue carri!re l'a amené à tourné pour Robert Altman (Nashville, The Player), Woody Allen (Annie Hall), Philip Kaufman (L'invasion des profanateurs, L'étoffe des héros), Lawrence Kasdan (Les copains d'abord, Silverado). Mais c'est avec La mouche de David Cronenberg qu'il deviendra une tête d'affiche. De là on le verra dans tous les Jurassic Park, Independance Day et sa suite, Neuf mois aussi, ... Il a aussi tourné pour Wes Anderson (La vie aquatique, The Grand Budapest Hotel), Roger Mitchell (Morning Glory), Paul Schrader (Adam Resurrected). En attendant de le voir dans Thor: Ragnarok cet automne.

Quant à Michelle Rodriguez, révélée par Girlfight en 2000, elle est l'une des vedettes récurrentes de la franchise Fast and Furious, et une adepte des Resident Evil. Evidemment on se souvient aussi d'elle dans Avatar de James Cameron, Machete de Robert Rodriguez et le récent Revenger de Walter Hill. Elle sera à l'affiche du prochain film de Steve McQueen, avec Viola Davis et Elisabeth Debicki, Widows.

Dome Karukoski: de Tom of Finland à Tolkien

Posté par vincy, le 25 juillet 2017

D'un biopic à l'autre. Alors que son Tom of Finland est actuellement en salles en France, le réalisateur finlandais Dome Karukoski va réaliser le biopic sur J.R.R. Tolkien, l'auteur du Hobbit et du Seigneur des anneaux.

Le film a été écrit par David Gleeson (réalisateur et scénariste de Cowboys & Angels) et Stephen Beresford (à qui l'on doit le scénario de Pride). L'histoire se concentrera sur les années de formation de l'auteur, orphelin, quand il découvre l'amitié, l'amour et l'inspiration artistique au sein d'un groupe de mauvais garçons à l'école, si l'on s'en réfère à Deadline, mais aussi la vie de l'écrivain pendant la Première guerre mondiale.

Nicholas Hoult devrait incarner Tolkien durant sa jeunesse.

Ce projet défendu par Fox Searchlight et Chernin Entertainment, qui y travaillent depuis 2013, devrait affronter un autre biopic, annoncé en novembre dernier: celui de James Strong, scénarisé par Augus Fletcher (qui y travaille depuis six ans), et serait centré sur sa relation avec Edith Bratt, sa future épouse.

Venise 2017: les jurys au complet

Posté par vincy, le 24 juillet 2017

La 74e Mostra de Venise (30 août - 9 septembre) révèlera sa sélection jeudi. En attendant, le Festival a dévoilé l'intégralité de ses quatre jurys.

Compétition officielle
Présidente: Annette Bening
Michel Franco (réalisateur, Mexique), Edgar Wright (réalisateur, Royaume Uni), Ildikó Enyedi (réalisatrice, Hongrie), Yonfan (réalisateur, Taïwan), Rebecca Hall (actrice, Royaume Uni), Anna Mouglalis (actrice, France), Jasmine Trinca (actrice, Italie), David Stratton (critique, Australie).

Section Orrizonti
Président: Gianni Amelio
Rakhshan Banietemad (réalisateur, Iran), Ami Canaan Mann (réalisatrice, Etats-Unis), Mark Cousins (réalisateur, Irlande), Fien Troch (réalisatrice, Belgique), Rebecca Zlotowski (réalisatrice, France), Andres Duprat (scénariste, Argentine).

Lion du future (Prix Luigi De Laurentiis)
Président: Benoît Jacquot
Geoff Andrew (auteur, enseignant, Royaume Uni), Albert Lee (producteur, Hong Kong), Greta Scarano (actrice, Italie), Yorgos Zois (réalisateur, Grèce)

Venice Virtual Reality
Président: John Landis
Céline Sciamma (actrice, France), Ricky Tognazzi (réalisateur, Italie)

Disparition de la monteuse Marie-Josèphe Yoyotte, trois fois césarisée

Posté par vincy, le 23 juillet 2017

Marie-Josèphe Yoyotte, l'une des grandes monteuses du cinéma français, est morte le 17 juillet dernier, dans l'indifférence générale. Née le 5 novembre 1929, cette antillaise de mère bretonne fut la première monteuse noire du cinéma français.

Elle aura cependant attendu 1981 pour découvrir la Martinique de son père, à l'occasion des repérages du film Rue Case-Nègre d'Euzhan Palcy (César du meilleur premier film, quatre fois primé à Venise). Marie-Josèphe Yoyotte a été l'une des techniciennes les plus récompensées aux César. Elle obtiendra le trophée pour Police Python 357 en 197, pour Microcosmos en 1997 et pour Le peuple migrateur en 2002. Elle avait aussi été nommée pour Le sauvage en 1976 et pour Tous les matins du monde en 1992.

Son œuvre est éclectique. Outre des documentaires environnementaux somptueux et les fresques historiques télévisées de Josée Dayan (Les liaisons dangereuses, Les misérables, Le Comte de Monte Cristo et Balzac), elle a monté des comédies comme des polars, des films à grand spectacle comme des drames.

Les 400 coups, Diva, La Boum ...

Parmi sa riche filmographie, travaillant régulièrement avec Alain Corneau, Jean-Paul Rappeneau et Claude Pinoteau, on lui doit les montages de Je vous trouve très beau, Laisse tes mains sur mes hanches, Le prince du Pacifique, Himalaya - l'enfance d'un chef, Les palmes de M. Schutz, Siméon, Génial, mes parents divorcent!, L'étudiante, L'été en pente douce, La Boum et La boum 2, Tout feu, tout flamme, Diva, Le grand escogriffe, La gifle, Le distrait, La guerre des boutons et Les quatre cents coups.

Elle avait pris sa retraite il y a 10 ans, après un ultime coup de ciseau au Deuxième souffle d'Alain Corneau.

La francisation de Nicky Larson, franchement?

Posté par vincy, le 23 juillet 2017

Après l'Américanisation de Ghost in the Shell, voici la francisation de Nicky Larson. Avant de hurler, rappelons quelques faits. Ce n'est pas la première fois qu'un manga culte est transposé en France (Quartier lointain, 2010). Ce n'est même pas la première adaptation des aventures du policier: un film japonais en 1989 (City Hunter : Amour, Destin et un Magnum 357), trois téléfilms nippons entre 1995 et 1999, une version hong-kongaise (Mr Mumble) de Jun-Man Yuen et Michael Chow et bien sûr Nicki Larson (City Hunter), avec Jackie Chan, réalisé par Wong Jing en 1993.

On le sait, Nicky Larson ne craint personne ! De là à confier à Philippe Lacheau (Babysitting 1 et 2, Alibi.com) le personnage culte, il fallait oser. Après Franck Gastambide reprenant le volant de Taxi, c'est donc "Fifi" (avec sa bande) qui s'attaque au manga/anime culte.

Le communiqué officiel est un texte Instagram.

"Les amis, je suis très fier de vous annoncer mon prochain film ! (avec les copains bien sûr) Joie immense d'adapter et réaliser au cinéma le dessin animé de mon enfance Nicky Larson ! C'est un rêve de gosse qui se réalise. Nous allons tout faire pour ne pas décevoir toute la génération Club Dorothée qui ont connu [sic] Nicky Larson et faire découvrir aux autres générations ce détective hors du commun, à la fois drôle et brillant. Nous sommes en pleine écriture, tournage l'année prochaine #hatehatehate"

Les mauvaises langues ont lu "hate" comme le mot "haine" en anglais. Les réseaux sont impitoyables.

Ceci dit on s'interroge. Si Philippe Lacheau a incontestablement donné un coup d'air frais à la comédie française, et est l'un des rares comiques à attirer les masses en salles, on le voit mal hyper-violent et obsédé-séducteur. Il affirme à Allociné qu'il veut rester le plus fidèle possible au manga. Cependant, il doute que Laura donne des coups de marteau au détective quand celui-ci la harcèle sexuellement (running gag de la série, aussi indispensable que le martini de James Bond).

Sortie en 2019

Casse-gueule quand même. D'autant que le sujet des histoires de Nicky Larson sont assez loin de l'univers de "La bande à Fifi". Attendons de voir. Le tournage est prévu en 2018 et le film sera sur les écrans le 6 février 2019.

Nicky Larson, City Hunter en anglais, est un manga en 35 tomes écrit et dessiné par Tsukasa Hojo entre 1985 et 1991. La série télévisée animée comporte 140 épisodes, qui ont été diffusés à l'origine entre 1987 et 1991.

Il s'agit de l'histoire d'un détective privé bien foutu et bien armé, Nicky Larson donc, et de la sœur d'un client, hélas mort dans sales circonstances, Laura, qui deviendra son assistante. Les deux sont secrètement amoureux l'un de l'autre, mais Nicky, dragueur irrécupérable, la rend folle de jalousie.

Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio refont équipe

Posté par vincy, le 22 juillet 2017

martin scorsese leonardo dicaprioMartin Scorsese et Leonardo DiCaprio s'unissent une fois de plus en développant ensemble l'adaptation du polar Killers of the Flower Moon: The Osage Murders and the Birth of the FBI, livre signé David Grann (La cité perdue de Z), qui vient d'être publié dans les pays anglo-saxons en avril. Les droits avaient été acquis avant parution.

C'est assez inattendu de la part du duo, puisque DiCaprio avait d'abord proposé à Scorsese la réalisation de The Devil in the White City (Le diable dans la ville blanche), adaptation du roman d'Erik Larson, en gestation depuis plusieurs années.

Scorsese s'attaquera au projet une fois terminé The Irishman pour Netflix (avec Al Pacino, Robert De Niro, Joe Pesci, Ray Romano et Harvey Keitel). La production aura lieu en septembre et la diffusion est prévue en 2018.

Killers of the Flower Moon devrait être tourné au printemps prochain, à partir du scénario d'Eric Roth (Forrest Gump, Benjamin Button). Les décors seront assurés par l'immense Dante Ferretti.

Le tournage se déroulera en Oklahoma, sur les lieux même de l'affaire.

L'histoire se passe dans les années 1920. Alors que l'on découvre du pétrole dans le sol de l'Oklahoma, des membres de la nation Osage, une tribu amérindienne affiliée aux Sioux, sont mystérieusement tués. Ce sera l'une des premières grandes enquêtes du FBI.

Claude Rich (1929-2017), de la race des Seigneurs

Posté par vincy, le 21 juillet 2017

Claude Rich est mort à l'âge de 88 ans, des suites d'un cancer, a annoncé sa fille Delphine ce vendredi 21 juillet. Sa carrière, très riche si l'on osait le jeu de mot, a été saluée par un César du meilleur acteur, un César d'honneur, un prix d'interprétation à San Sebastian et 5 nominations aux Molières.

Né le 8 février 1929 à Strasbourg, il a très vite su qu'il deviendrait comédien, s'inscrivant au Conservatoire juste après la fin de ses études secondaires où il avait découvert sa passion pour le théâtre. Jouant sans relâche depuis le milieu des années 1950, il a imposé une sorte d'élégance, voire de dandysme, aidé par un timbre de voix où la diction parfaite et nuancée se mélangeait avec un débit qui pouvait être impressionnant. Il y avait une forme de malice et un dédain pour la vulgarité, même dans les situations les plus grossières. Du coin de l'œil, il se régalait de manipuler les mots, les savourant comme pour mieux surprendre le partenaire et asséner la parole qui sonne juste. S'il était indéniablement populaire, grâce à des films à succès ou des pièces qui ont triomphé, il n'a pas bénéficié de l'empathie de ses amis Marielle, Rochefort ou même Belmondo, ses "potes" de conservatoire avec Bruno Crémer et Annie Girardot. Fervent chrétien, catholique pratiquant, presque traditionnaliste, il avait cette image de notable de droite qui pouvait ne pas coller aux évolutions de la société ces trois dernières décennies. Pourtant, il aimait incarner des anti-conformistes, des avant-gardistes, des humanistes progressistes... Il aimait être dans la peau d'un autre.

Claude Rich a laissé son empreinte dans le cinéma à travers de grands films ou même des comédies cultes, avec des personnages de jeunes premiers, d'homosexuels assumés, de figures de l'aitorité ou encore de druide et d'aristocrates. Car il savait s'amuser, y compris de lui-même, le comédien pouvait ainsi passer des Tontons flingueurs de Georges Lautner au Crabe-tambour de Pierre Schoendoerffer, d'Oscar d'Edouard Molinaro à Stavisky d'Alain Resnais (avec qui il a tourné aussi Je t'aime, je t'aime et Cœurs), de Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre d'Alain Chabat à Capitaine Conan de Bertrand Tavernier (qui l'avait filmé également dans La fille de d'Artagnan), de L'Accompagnatrice de Claude Miller à Maria Chapdelaine de Gilles Carle.

Il était avant tout éclectique dans ses choix et fidèles à plusieurs réalisateurs: René Clair lui a offert son premier rôle dans Les grandes manœuvres avant de lui proposer six ans plus tard Tout l'or du monde. Dans des comédies ou des polars, des films historiques ou des drames, Claude Rich a aussi été dirigé une ou deux fois par Yves Robert, Jean Renoir, Michel Deville, Julien Duviver, Claude Chabrol, René Clément, Jean-Pierre Mocky, François Truffaut (La mariée était en noir), Michel Audiard, Pierre Granier-Deferre, Jean-Charles Tacchella, Didier Kamika, Yves Angelo, Alexandre Arcady, Valérie Lemercier, Danièle Thompson, Bertrand Blier, Ettore Scola, Bruno Podalydès, Phillippe Le Gay, Pascal Rhomas, François Dupeyron ou Pascal Bonitzer. Son seul regret est d'avoir refusé le rôle obtenu par Delon dans La Piscine, par pudeur (il ne s'imaginait pas en maillot de bain).

Cette filmographie impressionnante, composée de grands rôles ou de seconds-rôles, de personnages ambivalents ou de personnages charismatiques, extraverti ou introverti, historiques (Léon Blum, Mazarin, Voltaire, le général Leclerc ou encore Althusser) ou banals, ne serait pas complète si on ne mentionnait pas Le Souper d'Edouard Molinaro (1992), où il incarne fabuleusement Talleyrand. Césarisé en 1993 pour sa prestation, il avait été nommé au Molière du meilleur acteur pour ce même rôle au théâtre en 1990.

Sur les planches aussi il aura tout joué, de Shakespeare à Frédéric Dard, de Barillet et Grédy à Pinter, de Guitry à De Musset. Il aura quasiment joué sans interruption de 1951 à 1991 sur une scène parisienne. "J'ai eu la chance à mes débuts de ne pas être engagé par la Comédie-Française mais sur les Boulevards. J'y jouais trois pièces par an et, pour se faire connaître des critiques, c'est bien mieux que de jouer une seule pièce qui reste trois ans à l'affiche !" disait-il. Ses dernières pièces étaient écrites par Antoine Rault (l'ultime fut L'intrus en 2011/2012). Il avait lui-même été l'auteur de quelques pièces (Le zouave, Un habit pour l'hiver, Une chambre sur la Dordogne).

Il avouait: "J'ai la chance de jouer sans me fatiguer et celle, surtout, de continuer à m'amuser." Le jeu aura été sa vie.

Le prochain Guillermo del Toro calé au 17 janvier 2018

Posté par vincy, le 21 juillet 2017

The Shape of Water, le prochain film de Guillermo del Toro, est fortement pressenti pour faire son avant-première mondiale au prochain Festival de Venise. Prévu dans les salles américaines à temps pour les Oscars, le 8 décembre, sa sortie française a été retardée d'une semaine et est désormais calée au 17 janvier 2018. Une avant-première au Festival Lumière à Lyon est au programme.

Il faudra donc être patient. Et regarder la bande annonce, opportunément mise en ligne ces jours-ci, en attendant.

Le film mélange onirisme et politique,comme souvent chez le cinéaste mexicain. Alors que la guerre froide est à son paroxysme, en 1963, la solitaire Lisa, incarnée par la fabuleuse Sally Hawkins, vit une vie de silence, isolée dans un laboratoire cachée et ultra-sécurisé du gouvernement. Sa vie va changer quand, avec sa collègue Zelda (Octavia Spencer, souvent formidable), elles vont découvrir une expérience classée secret-défence.

On se doute que quelques monstres vont apparaître à la vue des premières images. Michael Shannon, Richard Jenkins, Michael Stuhlbarg et Doug Jones sont aussi au générique.

Edito: Combat épique

Posté par redaction, le 20 juillet 2017

C'est finalement le grand conflit de l'année: Netflix face au cinéma. Christopher Nolan, dont le film Dunkerque semble être un chant du cygne pour le 70mm, a donné son avis sur le sujet lors d'une interview à Indiewire.

"Netflix a une étrange répugnance à soutenir la sortie de films au cinéma. Ils ont cette politique insensée de rendre tout simultanément disponible en ligne lors de la sortie, ce qui est un modèle évidemment intenable pour des sorties au cinéma. Du coup, ils ne sont même pas dans le jeu, et je pense qu’ils ratent une énorme opportunité." Il prend l'exemple d'Amazon: "On peut remarquer qu’Amazon est très satisfait de ne pas faire la même erreur:lLes cinémas ont une fenêtre de tir de 90 jours avant de passer en streaming . C'est un modèle parfaitement viable." Pour lui, "l'investissement que Netflix met dans des réalisateurs et des projets intéressants serait plus admirable si ce n'était pas utilisé comme un étrange moyen d'influence pour écarter les salles de cinéma. C'est vain."

Pourtant Netflix continue de grandir avec son modèle. Le cap des 100 millions d'abonnés dans le monde a été dépassé. Martin Scorsese est l'une de leurs dernières grosses prises, avec The Irishman qui réunit Al Pacino, Robert de Niro, Harvey Keitel et Joe Pesci. Dernière gros coup qui date d'hier: Sandra Bullock avec son projet Bird Box, réalisé par Susanne Bier. Deux projets auxquels s'ajoutent Bright avec Will Smith, Outlaw King avec Chris Pine et le prochain Dan Gilroy avec Jake Gyllenhaal.

La technique de carnet de chèque semble fonctionner. Même sans l'attrait des salles de cinéma (et donc des Oscars, du box office, etc...).

En France, face à un Canal + affaiblit, Orange a décidé de passer à la vitesse supérieure. En créant la semaine dernière Orange Content, qui rassemble Orange Studio et les chaînes OCS, le groupe cherche à investir davantage dans le cinéma et les séries (100 millions d'euros sur 5 ans pour les séries tout de même), que ce soit en coproduisant ou en acquérant les droits de distribution. Pour ça Orange va renforcer son partenariat avec Canal +, mais aussi signer un accord exclusif avec UGC Images. Par ailleurs, Orange Studio ouvrira à la rentrée 2017 un nouveau département de ventes internationales et UGC Images lui confiera la commercialisation internationale de l’ensemble de ses films dès l’an prochain.

Cela suffira-t-il? Tout est question d'offre. Si les films et les séries sont à la hauteur, le consommateur aura le choix entre une offre européenne et la plateforme Netflix plutôt américaine. Netflix a juste une longueur d'avance (mais un cash-flow en berne). Et avec tous ces concurrents, le téléspectateurs s'y perd (et ne peut pas forcément payer plusieurs abonnements). Ce qui séduit chez Netflix, malgré son obsession de l'exclusivité qui sort les films du circuit classique, c'est bien de choisir les plus grands auteurs, les plus grandes stars. Et ça fonctionne: Netflix comme l'un de ses films, Okja, étaient parmi les 10 films et sujets les plus mentionnés sur les réseaux sociaux durant le Festival de Cannes.

Arielle Dombasle récidive derrière la caméra

Posté par vincy, le 20 juillet 2017

Un coup de chaud? L'envie de se distraire? Et soudainement cet été on vous parle d'Arielle Dombasle. Rassurez-vous, le fait qu'elle soit dans Danse avec les Stars nous indiffère complètement. C'est plus grave.

A 64 ans (bien sûr elle n'en paraît que 44), l'artiste franco-américaine veut refaire un film en tant que réalisatrice. Muse de Rohmer, actrice chez Ruiz, Varda, Schroeter et Fontaine, entre autres, elle a deux documentaires et trois longs métrages à son actif.

Evidemment, ce ne sont pas des chef d'œuvre en puissance: Chassé-croisé (1982), "l'ovniesque" Les Pyramides bleues avec Omar Sharif (1988) et Opium, inspiré d'une œuvre de Jean Cocteau (2013) n'ont pas laissé un souvenir impérissable. Tous des flops, moqués par la critique.

Dombasle va donc réaliser un nouveau film dont le titre comme le casting appellent au plus grand sérieux: Alien Cristal Palace, une "tragédie musicale" comme elle le définit à l'AFP. Le film est scénarisé par chanteur Nicolas Ker (avec elle en photo), Jacques Fieschi, et Florian Bernas.

Nicolas Ker aura aussi le premier rôle, aux côtés de Joséphine de La Beaume, Zoë Le Ber, vidéaste et photographe ,Théo Hakola, le leader de Passion Fodder, un groupe de rock des années 80, Christian Louboutin, le créateur de chaussures de luxe à semelles rouges, et le galeriste Thaddaeus Ropac.

Le tournage aura lieu dès le mois d'août au Havre, à Paris et à Venise. Pendant ce temps, tant de bons ou prometteurs cinéastes cherchent en vain des financements pour leur film...