Deauville Asia couronne “Judge” dans une sélection en demi-teinte

Posté par MpM, le 16 mars 2010

Liu JieLe jury du Festival du film asiatique de Deauville présidé par Pascal Bonitzer a logiquement décerné (à l’unanimité) le Lotus du meilleur film à Judge de Liu Jie (photo de gauche), une œuvre exigeante explorant le système judiciaire chinois, et principalement son rapport à la peine de mort, au travers du destin de trois personnages symboliques : un condamné à mort, le juge qui a prononcé la sentence et un P-DG gravement malade en attente d’une greffe de rein.

En plus de souligner la difficulté de rendre objectivement la justice et les absurdités de loi chinoise qui, jusqu’en 1997, permettait d’exécuter un homme pour vol de voiture, le film aborde la délicate question des prélèvements d’organe sur le corps des condamnés. Liu Jie, que l’on avait découvert avec Le dernier voyage du juge Feng, était largement favori dans sa catégorie, en raison non seulement du sujet traité, mais également de son évidente supériorité sur le reste de la compétition.

On est en effet bien moins convaincu par le prix du jury ex-aequo attribué à Au revoir Taipei d’Arvin Chen et Paju de Park Chan-ok. Le premier est une comédie romantique gentillette, placée sous le parrainage de Wim Wenders (producteur exécutif), dont le principal attrait est de montrer les différents visages de la capitale taïwanaise. Léger, mais parfois poussif, et franchement pas novateur. Le second est encore moins réussi : à mi-chemin entre la comédie de mœurs et le mélodrame social, Paju décrit les relations particulièrement embrouillées entre une jeune fille et son beau-frère. La profusion de flash-back et surtout le fait que la révélation la plus intéressante intervienne à la moitié du film sans être réellement exploitée par la suite font peu à peu perdre tout intérêt pour les personnages.

Le jury composé de journalistes internationaux (dont l’identité ne semble pas Charlotte Lim Lay Kuenconnue) a quant à lui récompensé le film probablement le plus aride de la compétition, My daughter de la Malaisienne Charlotte Lim Lay Kuen (photo de droite), qui a fait fuir les festivaliers avec son absence de narration, ses plans fixes plus symboliques que signifiants et sa manière d’ériger le non-dit au rang d’art. Relativement ennuyeux en dépit de sa courte durée, le film est une succession de bribes de scènes quotidiennes d’où il ressort que les relations entre la fille et sa mère irresponsable sont plutôt houleuses…

Les autres films en compétition

Même si l’on ne peut pas parler de grands oubliés du palmarès, aucun des cinq autres films en compétition n’étant des chefs d’œuvres absolus, certains présentaient malgré tout un intérêt suffisant pour mériter d’être distingué. On pense notamment à Symbol, œuvre certes foutraque mais particulièrement réjouissante du Japonais Hitoshi Matsumoto où un homme enfermé dans une pièce sans porte ni fenêtre fait apparaître des objets hétéroclites en appuyant sur des pénis d’angelots ( !) dépassants des murs…  Derrière la farce (pas toujours subtile, mais franchement délirante) se faufile une réflexion philosophico-mystique sur la création, la divinité et le duo cause-conséquence. Indiscutablement atypique !

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Le dessin animé français se met à la 3D… Il était temps.

Posté par vincy, le 15 mars 2010

lemagasin des suicidesLa 3D devient tendance, même en France. StudioCanal a signé à Berlin un accord avec le spécialiste du format en Imax et réalisateur de Fly me To The Moon 3D, le belge Ben Stassen. Ils sortiront Les aventures de Samy (Around the World in 50 Years 3D) dès cet été. Avant cela, Sylvain Chomet (Les triplettes de Belleville) avait présenté à la Berlinale L’illusionniste, son hommage à Jacques Tati. A l’origine prévu pour avril, il pourrait être décalé à juin.

Mais désormais, tout le monde s’y met. Patrice Leconte réalise actuellement Le Magasin des suicides, adaptation du roman de Jean Teulé, en version animée ET musicale. Attendu pour la fin de l’année, il co-réalisera ce premier film d’animation avec Arthur Qwak (Chasseurs de Dragons). Il en a écrit le scénario, et ancien dessinateur, a imaginé les personnages.

A Angoulême, en janvier, Ari Folman (Valse avec Bashir) a annoncé qu’il réalisera son prochain film en France, avec les studios de la capitale de la BD, le pôle Magelis, et avec Les Armateurs (Kirikou). The Congress (Le congrès) est l’adaptation du best-seller de science-fiction (1971) de Stanislas Lem (Solaris). Le film, un mélange de documentaire et d’animation, devrait être prêt en 2012.

La plus importante production sera sans doute Le Petit Prince. La mise sur orbite est plus lointaine - 2013 - mais les héritiers de Saint-Exupéry ont enfin accepté de céder les droits d’un des romans pour la jeunesse les plus vendus dans le monde. Le relief va d’ailleurs donner une dimension internationale au projet, tout comme le casting vocal plus hollywoodien que français (sans doute révélé à Cannes en mai). 45 millions d’euros de budget pour Onyx (Les enfants de Timpelbach, Renaissance), en plus d’une série TV animée, et un jeu développé avec MKO (filiale de MK2).

D’autres projets en 3D ont été présentés au récent Cartoon Movie de Lyon comme Approved for Adoption, Flying bazar, Hard Rock sur Harcouët. Les sujets sont de plus en plus variés et aborde des thèmes plus politiques ou sociologiques. de même les genres se diversifient avec d’avantage d’action et d’aventures. Cartoon Movie surfe d’ailleurs sur l’engouement pour l’animation avec, pour sa dernière édition qui s’est tenue du 3 au 5 mars, une fréquentation en hausse de 20%, 635 professionnels accrédités et 90 distributeurs présents.

James Cameron veut profiter de ses succès

Posté par vincy, le 14 mars 2010

Il ne fait pas beaucoup de films. Mais comme James Cameron en fait des triomphes planétaires, il ne manque pas d’idées pour les ressortir.

Dès cet été, Avatar, reviendrait sur les écrans équipés en 3D (80% de son box office américain a été réalisé dans ces salles), avec une extension de 10 minutes. Des scènes coupées au montage vont être ajoutées pour cette version “Director’s Cut”. Selon The Hollywood Reporter, elles concernent une séquence d’épreuve pour l’avatar de Jake Sully et une fête des Na’vis. Le film ferait alors 170 minutes, la durée maximale autorisée pour les cinémas Imax. Pourtant, selon plusieurs sources, il y a 40 minutes de films qui n’ont pas été montées.

Ensuite, James Cameron a confirmé dans une entrevue “business” dans USA Today sur l’avenir du cinéma et de la télévision 3D, que Titanic sortirait en 3D au printemps 2012 pour le 100e anniversaire de la croisière fatidique. Il travaille déjà dessus, considérant que pour transformer un film 2D en 3D, cela nécessite du temps (au minimum 6 mois, voire un an).

Lou Ye, cinéaste témoin de son époque célébré à Deauville

Posté par kristofy, le 13 mars 2010

Lou YeLe Festival asiatique de Deauville a rendu hommage à Lou Ye, cinéaste chinois dont les films sont beaucoup plus applaudis en Europe que dans son propre pays, où ils ne sont pas autorisés. On l’avait ainsi découvert en 2000 avec Suzhou River, film qui lui avait valu une interdiction de tourner de deux ans.

Il a ensuite filmé Zhang Ziyi séduite par un japonais pendant l’occupation ennemie dans Purple Butterfly, présenté à Cannes en 2003. Ses films suivants ont également été sélectionnés au Festival de Cannes : Une jeunesse chinoise (deux étudiants amoureux lors des évènements de la place Tian An Men) et Nuits d’ivresse printanière (deux trios amoureux sur fond d’homosexualité) qui lui a rapporté un prix du scénario en 2009.

C’est le réalisateur Pascal Bonitzer, président du jury des films en compétitions, qui lui a remis le lotus d’honneur de Deauville après un petit discours. Il a notamment évoqué l’idée selon laquelle on croyait tout connaître ou presque de la jeunesse chinoise d’ il y a plusieurs décennies mais en fait pas grand-chose de la jeunesse actuelle. Il a souligné que la détermination de Lou Ye a faire des films malgré la censure chinoise et ses interdictions de travailler devrait être une source d’inspiration pour les cinéastes du monde entier.

Crédit photo : Christophe  Maulavé

Le cinéma français connaît la crise

Posté par vincy, le 12 mars 2010

Le Centre national de la Cinématographie a publié les chiffres 2009 de la production française. Un bilan qui traduit l’impact de la crise financière qui touche les producteurs, alors que la fréquentation a connu une hausse historique (voir l’article sur le cinéma français en berne cet hiver). Selon le CNC, le secteur a bien résisté. Même du côté de la vidéo, qui a vu, grâce au Blu-Ray, ses ventes augmenter (+9,7%) ainsi que son chiffre d’affaires (+0,5%). Cependant, les films français ont, en vidéo, connu une baisse de 2,4% de leur chiffre d’affaires. preuve là encore d’une santé très fragile.

Au total, 230 films ont été agréés en 2009, dont 182 d’initiative française, pour un montant de 1,01 milliard d’euros, soit un budget moyen de 4,23 millions d’euros par films.

Cela faisait cinq ans que l’investissement n’avait pas été aussi bas. Les devis sont en baisse, notamment parce que les producteurs croient moins dans des super-productions. Si la tendance générale des dernières années continuent d’être à la hausse, on note malgré tout que la prise de risque est plus contrôlée, en misant sur des films à budgets moyens.  Les co-productions avec 34 pays étrangers et les premiers et deuxièmes films n’ont pas soufferts de ce coup de blues.

Ce n’est pas le cas des comédiens français.  La rémunération des interprètes n’a représenté que 11,4% des coûts de production, soit le plus bas niveau en sept ans. Les stars ont même vu baisser leur cachet de 19,1% (soit malgré tout 59% des dépenses totales pour les comédiens). Si elles ont toutes faits des concessins, c’est aussi en échange d’aménagement contractuels. Leur cachet est moindre, dépassant rarement le million d’euros, mais elles choisissent aussi des films plus intimes et négocient de meilleurs intéressements aux recettes (10% si le film dépasse un million d’entrées, par exemple). Cela ne concerne que 50 acteurs et actrices. Le reste a, lui, subit une sérieuse baisse des rémunérations.

L’avenir n’est pas certain, mais il y a des rayons de soleil, malgré un hiver déprimant pour le cinéma français. Le crédit d’impôt international a permis à six productions américaines d’importance de faire travailler des techniciens (et quelques comédiens français. Clint Eastwood, Christopher Nolan, Woody Allen, Christopher Renaud, Raoul Ruiz, Kenneth Branagh, Len Wiseman, Robert Luketic, Jeremy Webb, Hideki Rakeuchi et Harley Cokeliss en ont profité pour tourner en France.

Rien qu’à Paris, en 2009, 90 longs métrages ont été filmés, soit 925 jours de tournage. Mais là aussi c’est en baisse de 10%. 14 d’entre eux étaient étrangers.

Ceci dit, le phénomène n’est pas que français. Aux USA, alors que le box office est aussi en pleine forme (+10% en 2009), le nombre de films sortis a diminué de 11,% (558 contre 633 en 2008), touchant principalement le cinéma indépendant et étranger. On constate aussi une frte hausse du ticket d’entrée (+32%).

La classe internationale du Master Kitano

Posté par Claire, le 12 mars 2010

takeshi kitano fondation cartierLa présence de Takeshi Kitano a créé un véritable tsunami lors de la master class qui lui a été consacrée hier. L’attente fut longue, l’anticipation immense, et la grande salle du Centre Pompidou semblait bien petite pour accueillir ses nombreux fans visiblement venus du  mode entier. “Beat” Takeshi Kitano est multitâche :  comique, présentateur à la télévision, peintre, romancier, éditorialiste mais surtout (et c’était l’objet de cette master class) réalisateur et acteur.

Pour animer la séance, un cinéaste ami (qui l’a dirigé dans Tokyo Eyes) , Jean - Pierre Limosin. Et surtout des extraits de films, bien choisis et hétéroclites: Violent cop où il est acteur et pour la première fois réalisateur, nous le montre sous un jour très violent. Jugatsu /Boiling Point (acteur/réalisateur), où il joue un yakusa déjanté muni d’un bouquet de Strelitzia. Une scène de A Scene at the sea (réalisateur), où deux jeunes sourds-muets sont sur une plage …  Sonatine, mélodie mortelle, avec un extrait délirant où des yakusas  jouent aux sumos de papier…Et enfin Une belle journée, court-métrage de  trois minutes réalisé pour le  festival de Cannes dans le cadre d’un collectif Chacun son cinéma ayant pour thème de la salle de cinéma.  Kitano joue un projectionniste qui n’arrive à projeter que deux secondes du début et deux secondes du générique de fin de Kids return . De toute façon,  il n’y a qu’un spectateur dans cette salle au milieu de nulle part, un paysan qui se fiche du film …Une façon de désacraliser  le cinéma et de moquer un peu de lui -même  voire  de son œuvre? En tout cas, une scène pleine d’humour et de folie douce.

L’ homme a un grain de folie, surprend parfois par ses réponses. Quand on lui demande quelles sont ses relations avec les réalisateurs, il répond qu’il joue les bons acteurs pour que les réalisateurs lui disent “OK!“  plus rapidement. Tout jeune réalisateur, pour se faire respecter,  il a revêtu un masque de kendo et  pris un  sabre en bois  et est allé voir  les techniciens : “Maintenant, vous allez faire ce que je dis !“.

Aujourd’hui, c’est un demi-dieu au Japon et personne ne pensera à le contredire.  Autre anecdote , quand on lui demande ce qu’il pense de la France, pays  où on l’adore, il répond d’abord de façon classique que Paris le faisait rêver en tant que jeune artiste mais aussi, malicieux, qu’il aimera le pays qui l’aime, et qu’il est prêt à aller en Irak ou en Afghanistan si on apprécie ces films là - bas ! “Kitano, c’est l’anti-Pialat” me  chuchote mon voisin.

Ce qui est surprenant , c’est qu’après avoir assisté à la master class, après avoir écouté les réponses aux questions des animateurs et de quelques happy  few, le mystère Kitano reste entier. L’homme est imprévisible, et difficile à analyser. On nous dit qu’il est pressé, qu’il doit retourner au Japon ? Lui dit qu’il restera la  nuit entière avec ses fans ! Et qu’il reviendra peut-être pendant la rétrospective… On aurait voulu rester plus longtemps et en apprendre  plus sur ces films.

Vous qui n’avez pu voir  Takeshi Kitano en vrai, consolez- vous et rattrapez-vous avec son œuvre, riche et variée, qui lui confère le don d’ubiquité.

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Rétrospective du 11 mars jusqu’au 26 juin. Tout sur Kitano, le cinéaste et l’acteur. Site du Centre Pompidou
Actuellement au cinéma : Achille et la tortue
A la Fondation Cartier, son exposition Gosse de peintre

Deauville versant asiatique : Brillante Mendoza, Lou Ye et la Chine à l’honneur

Posté par MpM, le 11 mars 2010

Brillante MendozaPour sa 12e édition, le festival du film asiatique de Deauville poursuit son oeuvre de diffusion du cinéma asiatique avec une programmation classiquement articulée autour de deux compétitions (une sélection généraliste et une autre tournée vers le film d’action), un panorama de films contemporains et plusieurs rétrospectives.

Sont cette année mis à l’honneur le réalisateur philippin Brillante Mendoza (notre photo, lors de la cérémonie d’ouverture), auteur atypique dont le sens aigu de la mise en scène a été couronné à Cannes en mai dernier (Kinatay) et les chinois Lu Chuan (The missing gun, City of life and death) et Lou Ye, lui aussi sélectionné à Cannes en 2009 avec Nuits d’ivresse printanière, dont la nouvelle version est présentée ici en avant-première. Enfin, dans le cadre de cet hommage rendu à la Chine, trois longs métrages produits à la demande des dignitaires du parti communiste chinois seront projetés.

Fidèle à sa réputation, Deauville propose donc une sélection équilibrée mettant l’accent sur les cinématographies asiatiques les plus  diffusées (Japon, Taïwan, Hong Kong…) tout en s’ouvrant timidement à de nouvelles contrées telles que la Malaisie et l’Asie centrale (Tadjikistan).De quoi avoir en seulement 4 jours un bon aperçu de la production actuelle… et peut-être même faire de vraies découvertes !

Crédit photo : Christophe Maulavé

Vincent Cassel : de Dominik Moll à David Cronenberg

Posté par vincy, le 11 mars 2010

vincent casselOn devrait le voir à Cannes avec le prochain film de Darren Aronofksy, Le Cygne noir, un thriller avec Natalie Portman.

Entre temps, Vincent Cassel va commencer à tourner, à la mi-avril et pour 3 mois, Moine, l’adaptation du roman gothique de Matthew Lewis. Dominik Moll (Intimité, Harry, un ami qui vous veut du bien, Lemming), qui n’a rien tourné depuis 2005, sera derrière la caméra.

Dans cette tragédie, Vincent Cassel interprétera le frère capucin Ambrosio, aux cotés de  Deborah François, Géraldine Chaplin et Sergi López. Produit par Diaphana pour 11-12 millions d’euros, le film se déroule à Madrid en plein âge d’or espagnol, au début du XVIIe siècle. La musique est signée Alberto Iglesias et la direction artistique Antxon Gomez, qui ont travaillé tous deux pour le Che de Soderbergh et Etreintes brisées d’Almodovar.

Plus hypothétique, il semblerait que le trio David Cronenberg - Viggo Mortensen - Vincent Cassel (Les promesses de l’ombre) se reforme pour un nouveau projet. Il s’agirait d’un film autour de Sigmund Freud, le créateur de la psychanalyse, intitulé The Talking Cure. On y met du conditionnel puisque ce projet devait être dédié à Christoph Waltz, récent Oscar du meilleur second rôle masculin pour son personnage jouissif d’Inglourious Basterds, mais son emploi du temps se surcharge (trois films à venir). Mortensen reprendrait le rôle. Le casting serait complété par Michael Fassbender (en Carl Jung) et Keira Knightley (en patiente et amante). Tournage prévu à partir de mai.

Cassel aura le temps d’aller à Cannes?

Oscars : la soirée de la femme

Posté par vincy, le 8 mars 2010

demineurs

Un palmarès déminé, dominé par le film de Kathryn Bigelow. Peu de surprises finalement durant cette loooooooooongue cérémonie, malgré quelques “premières” dans l’histoire des Oscars, à commencer par le prix de la meilleure réalisation qui revient (enfin) à une femme, Kathryn Bigelow.

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- Démineurs notre critique

Félicitations au producteur Nicolas Schmerkin et au collectif H5, les réalisateurs Ludovic Houplain, Hervé de Crécy et François Alaux, (Logorama) pour leur Oscar du meilleur court métrage animé, seuls français vainqueur de la soirée. (voir le film sur Vimeo).

Razzie Awards : Transformers 2, pire film de l’année

Posté par vincy, le 7 mars 2010

razzie awards framboises dLes Razzie Awards (voir toutes les nominations) ont sacré Transformers 2 pire film de l’année, mais aussi son réalisateur Michael Bay et ses scénaristes. Trois prix bien mérités pour ce blockbuster “hyper lourd, hyper long, et immensément stupide“.

Autre grande “gagnante”, Sandra Bullock, Razzie de la pire actrice (All about Steve) et du pire couple (avec Bradley Cooper). L’actrice est pourtant favorite à l’Oscar de la meilleure actrice. Un doublé unique si elle emporte dans le même week-end l’Oscar et le Razzie, mais pas pour les mêmes films. Bullock, comme Halle Berry en 2005, est venue elle-même chercher son trophée. Elle a quand même déclaré avec une pointe d’ironie : “Je reviendrai l’an prochain si vous me promettez de voir le film et de vous demander si c’était vraiment la pire interprétation de l’année. Si ce n’est pas le cas, je rendrai mon Razzie.” Ayant interrompu un dîner de charité avec Jeffrey Katzenberg (patron de DreamWorks Animations) pour assister à cette farce rituelle hollywoodienne, elle a conclu : “Maintenant, il faut que j’y retourne car vous comprenez, c’est Jeffrey Katzenberg et clairement, il peut me griller à vie“. Un Razzie n’a jamais grillé qui que ce soit.

Dommage car les Jonas Brothers, pires acteurs, ne trouveraient plus de boulot au cinéma. Ce qui serait réjouissant pour tout le monde.

Pour le 30e anniversaire des récompenses, les Razzie ont ont aussi décerné des prix aux multinominés représentant le pire de la décennie. Et finalement voilà le résultat : Le navet de la décennie est Battlefield Earth, Terre champ de bataille, hymne déguisé à la scientologie avec l’un de ses adeptes John Travolta. Eddie Murphy et Paris Hilton ont été reconnus pour leur immense talent à être les pires comédiens de cette décennie.