BAFTA 2019: Roma et La Favorite plébiscités par les professionnels britanniques

Posté par vincy, le 10 février 2019

La cérémonie des BAFTA, les Oscars britanniques, célébrait avec sa 72e édition le dimanche 10 janvier, le meilleur du cinéma anglais.

Enfin presque puisque le prix du meilleur film britannique a désigné un film très britannique dans son ADN mais réalisé par un cinéaste grec. Les prix des meilleurs documentaire et film d'animation ont sacré des films américains. Et le prix du meilleur film et du meilleur réalisateur ont récompensé un film mexicain. Autant dire que les professionnels britanniques doivent l'avoir mauvaise en ne recevant qu'une dizaine de prix sur l'ensemble du palmarès (merci aux trois actrices primées d'avoir sauver l'honneur du cinéma anglais).

Cette allégeance au cinéma américain ne grandit pas cette cérémonie, qui fait figure d'apéritif aux Oscars. Cependant, on peut au moins reconnaître aux BAFTA d'avoir eu très bon goût cette année avec 7 prix pour La Favorite et 4 pour Roma.

Bafta d'honneur
Thelma Schoonmaker

Meilleur film
Alfonso Cuarón et Gabriela Rodríguez pour Roma
Meilleur film britannique
La favorite de Yorgos Lanthimos
Meilleur film non anglophone
Alfonso Cuarón et Gabriela Rodríguez pour Roma
Meilleur documentaire
Elizabeth Chai Vasarhelyi, Jimmy Chin, Shannon Dill et Evan Hayes pour Free Solo
Meilleur film d'animation
Bob Persichetti, Peter Ramsey, Rodney Rothman et Phil Lord pour Spider-Man : New Generation

Meilleur réalisateur
Alfonso Cuarón pour Roma
Révélation scénariste, réalisateur et producteur
Michael Pearce (scénariste et réalisateur) et Lauren Dark (productrice) pour Beast
Meilleur scénario original
Deborah Davis et Tony McNamara pour La favorite
Meilleur scénario (adaptation)
Spike Lee, David Rabinowitz, Charlie Wachtel et Kevin Willmott pour BlackKklansman

Meilleure actrice
Olivia Colman pour La favorite
Meilleur acteur
Rami Malek pour Bohemian Rhapsody
Meilleur second-rôle féminin
Rachel Weisz pour La favorite
Meilleur second-rôle masculin
Mahershala Ali pour Green Book - Sur les routes du Sud
Meilleur espoir (choisi par le public)
Letitia Wright

Meilleure musique originale
Bradley Cooper, Lady Gaga et Lukas Nelson pour A Star is Born
Meilleure photo
Alfonso Cuarón pour Roma
Meilleur montage
Hank Corwin pour Vice
Meilleurs décors
Fiona Crombie et Alice Felton pour La favorite
Meilleurs costumes
Sandy Powell pour La favorite
Meilleurs maquillage et coiffure
Nadia Stacey pour La favorite
Meilleur son
John Casali, Tim Cavagin, Nina Hartstone, Paul Massey et John Warhurst pour Bohemian Rhapsody
Meilleurs effets spéciaux
Geoffrey Baumann, Jesse James Chisholm, Craig Hammack et Dan Sudick pour Black Panther

Court métrage d'animation britannique
Roughhouse de Jonathan Hodgson et Richard Van Den Boom
Court métrage britannique
73 Cows d'Alex Lockwood

Vesoul 2019 : Le président du jury Eric Khoo ramène ses Saveurs (asiatiques)

Posté par kristofy, le 9 février 2019

Cette année du 25ème anniversaire Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul, le président du jury international est le réalisateur de Singapour Eric Khoo. Il est entouré de trois autres cinéastes: le sud-coréen Bae Chang-ho (wem>Jeong), le palestinien Rashid Masharawi (L'Anniversaire de Leila) et le kazakh Darezhan Omirbaev (Kairat).

Le cinéma de Singapour n'a pas de meilleur ambassadeur à l'international que Eric Khoo. Dès son premier film en 1995, il a étét le premier réalisateur singapourien a être sélectionné dans différents festivals. Au Festival de Cannes il a ouvert en 2005 La Quinzaine des Réalisateurs avec Be with me, puis en compétition dans la sélection officielle en 2008 avec My Magic, et enfin, toujours en sélection officiel dans la section Un Certain Regard en 2011 avec Tatsumi, film d'animation.

Son dernier film La saveur des ramen est sorti en octobre dernier en France. A Vesoul, Eric Khoo a accompagné une nouvelle projection du film. En précisant cette info pour les gourmets : le DVD à venir devrait être accompagné d'un petit livre de recettes !

Pardon et réconciliation

«Quand on mange un plat particulier son goût ramène des souvenirs, j’ai voulu transmettre ça. La nourriture rassemble les gens en France comme dans plusieurs pays d’Asie, le repas du dimanche est souvent un plat particulier. Ici le personnage principal renoue avec ses origines, avec le souvenirs de ses parents disparus et sa grand-mère qu'il ne le connaissait pas. La nourriture c’est aussi parfois un moyen de guérison, et dans ce film il s'agit d'un moyen vers une réconciliation avec sa grand-mère. Elle est de Singapour et n'a pas pu supporté que sa fille épouse un japonais» explique-t-il.

Il précise que «La saveur des ramen est sorti dans une trentaine de pays et en dernier sorti au Japon. Le film est particulièrement sensible pour le public japonais car, si tout le monde sait qu'à un moment de l’Histoire le Japon a occupé la Chine, beaucoup de la génération actuelle ne savent pas vraiment que durant la seconde guerre mondiale le Japon avait occupé Singapour avec autant d'atrocités. Certains japonais se sont excusés pour leurs ainés. Dans le scénario le personnage allait dans le musée consacré à la guerre, l’acteur lui-même a été très touché et ému par ce qu’il y a découvert. La saveur des ramen est un message d'amour, de pardon, et de réconciliation entre les deux peuples du Singapour et du Japon»

Albert Finney (1936-2019), acteur prodigieux et carrière prestigieuse

Posté par vincy, le 8 février 2019

L'acteur britannique Albert Finney est mort aujourd'hui à l'âge de 92 ans. Son élégance naturelle alliée à un corps robuste et un regard malicieux restent inoubliables. Fils de bookmaker, il a parfois pris des risques. Il avait refusé le rôle de Lawrence d'Arabie. Ce qui ne l'a pas empêché au fil des décennies d'obtenu cinq nominations aux Oscars, de gagner trois Golden Globes (en plus de six nominations), de remporter un BAFTA (et 8 autres nominations) et de tourner durant 50 ans au Royaume Uni comme aux Etats-Unis. Il a notamment été marié avec Jane Wenham, puis Anouk Aimée et enfin Pene Delmage.

En 2000, Steven Soderbergh le remet sur le devant de la scène en lui offrant le rôle masculin principal d'Erin Brokovich, où il joue un avocat-mentor de Julia Robert dans une "class-action" écologique. Soderbergh le réembauche pour Traffic et surtout pour Ocean's Twelve, pour une apparition dans l'épilogue, en père voleur de Catherine Zeta-Jones. Albert Finney jouera ainsi les valeurs ajoutées dans plusieurs productions hollywoodiennes: Une grande année de Ridley Scott, La Vengeance dans la peau de Paul Greengrass (en affreux Dr Hirsh) ou Skyfall de Sam Mendes (en garde-chasse de la propriété familiale de James Bond). Le 007 sera son dernier film de cinéma, il y a 7 ans.

Tim Burton lui offre aussi le rôle de Ed Bloom âgé (jeune, il est incarné par Ewan McGregor) dans Big Fish (et il fera une voix dans Les noces funèbres). Il faut dire que Finney est entouré d'un culte pour les cinéastes de cette génération.

Débutant d'abord au théâtre, aux côtés d'Alan Bates et Peter O'Tool, il joue Shakespeare durant les années 1950. On le considéra souvent comme l'héritier de Laurence Olivier. Il débute sur le grand écran en 1960, dans Samedi soir et dimanche matin de Karel Reisz. Tout au long de sa vie, épris de sa liberté, il refuse des gros cachets ou des responsabilités. L'argent ne l'intéresse pas. En 1962, il est Tom Jones dans le film éponyme de Tony Richardson. Albert Finney est l'acteur emblématique de ce Free Cinema britannique qui s'impose dans le Swinging London. Bad boy sympathique dans ce film culte, il envoute la critique qui le propulse dans le star-système. Avec Tony Richardson, il connaît aussi son plus grand succès théâtral dans les années 1960 en incarnant Martin Luther King dans Luther.

Cette liberté artistique le pousse à n'en faire qu'à sa tête. Il réalise ainsi Charlie Bubbles, autoportrait parodique où l'on croise une jeune Liza Minelli. Il fonde la société de production Memorial Enterprises, qui remporte la Palme d'or avec If..., et lance Stephen Frears avec Gumshoe (avec Finney en acteur), Mike Leigh avec Bleak moments et Tony Scott avec Loving Memory.

Audrey Hepburn et Hercule Poirot

Cela ne l'empêche pas de céder à certaines sirènes. dans les années, 1960, il tourne Voyage à deux, de Stanley Donen, périple ensoleillé et cruel avec Audrey Hepburn (avec qui il a eu une liaison) autour d'un couple. Film de guerre, thriller, comédie, il ne cherche pas à s'installer dans un genre. Il excelle en misanthrope dans le film familial Scrooge. Il campe un légendaire Hercule Poirot dans Le crime de l'Orient-Express de Sidney Lumet (qui le retrouvera pour son ultime film en 2007, le très noir 7h58 ce samedi-là, en doyen familial). Les années 1970 ne sont finalement pas moins riches, même s'il se fait rare, contrairement à Sean Connery ou Michael Caine. Admirable Fouché dans Les Duellistes de Ridley Scott (où il fut payé par une caisse de champagne), il enchaîne des films comme Looker film de SF de Michael Crichton, L'usure du temps d'Alan Parker ou L'habilleur de Peter Yates. On notera surtout sa participation aux œuvres de John Huston, la comédie musicale Annie, et le drame Au-dessous du volcan, où il transcende son personnage de consul solitaire et dépressif.

Les années 1990 peuvent être perçues comme sa traversée du désert au cinéma. Ce serait oublié son passage chez les Coen, en parrain de la mafia irlandaise dans Miller's crossing et surtout deux rôles importants chez Mike Figgis dans The Browning Version en prof homosexuel amer et chez Suri Krishnamma dans Un homme sans importance en chauffeur de bus homosexuel toujours dans "le placard".

les critiques des films d'Albert Finney

Finney tournera un tiers de sa filmographie entre 2000 et 2012, passant de Agnieszka Holland à Michael Apted, en passant par Alan Rudolph. Il a eu pour partenaire Diane Keaton, Jill Clayburgh, Jacqueline Bisset, Julia Roberts. Sur le petit écran il a incarné le pape Jean-Paul II et Winston Churchill. Il a été soldat, docteur, juge, écrivain.

A ne jamais faire trop de concession, à conserver son talent toujours intact, même pour un petit rôle, Albert Finney est resté l'un des acteurs les plus respectés. Son charme et son charisme, son refus d'être acheté par le système et son aspiration à s'en affranchir en ont fait une figure à part dans le cinéma anglo-saxon. Il savait être drôle ou inquiétant, séduisant ou antipathique, sensuel ou monumental. Mais c'est bien son esprit rebelle qui restera : il a refusé tout anoblissement et honneur royal au cours de sa vie, rejetant ainsi le titre de Sir. Pourtant, il a donné de beaux titres de noblesse au métier d'acteur.

Du rififi autour du film sur Bowie

Posté par vincy, le 7 février 2019

Stardust, film sur David Bowie, a trouvé son acteur avec Johnny Flynn. Le film devrait se concentrer sur le premier passage de la star aux USA en 1971, avant l'envol de "Ziggy Stardust". Cette traversée de l'Atlantique bouleversera sa vie personnelle, mais aussi sa carrière. Jena Malone incarnera sa première femme, Angie Barnett, qui a fortement contribué à l'image de "Ziggy". Le couple a eu un fils, le scénariste et réalisateur Duncan Jones.

Le scénario écrit par Christopher Bell sera réalisé par Gabriel Range (I Am Slave, Death of A President) et le tournage est prévu pour cet été.

Avec le succès de films récents comme Bohemian Rhapsody, Straight Outta Compton et I Can Only Imagine, le biopic musical redevient tendance.

Pourtant ça ne va pas être simple pour celui-ci. Duncan Jones explique sur twitter: "Je ne dis pas que le film ne se fera pas. Honnêtement, je n’en sais rien. En l’état des choses, je dis juste que le film n’aura aucune des chansons de mon père et je ne pense pas que cela changera. Si vous voulez voir un biopic sans sa musique ou l’aval de sa famille, c’est votre choix".

Pour les producteurs, il ne s'agit pas d'un biopic. Le film se focalise sur le moment où la vie de David Bowie a basculé dans la célébrité mondiale, et ça n'aurait rien à voir avec sa musique. Ils prennent en référence Nowhere Boy de Sam Taylor-Johnson (2009), chronique sur les premières années de John Lennon, ou Control d'Anton Corbijn (2007), portrait de Ian Curtis du groupe Joy Division. Ils assurent qu'ils ne reprendront pas les chansons originales de Bowie, optant plutôt sur les reprises qu'il a enregistré au fil des ans de chansons de cette époque. Il faut dire que si le film se déroule en 1971, il n'y aurait que deux tubes à placer (Space Oddity et The Laughing Gnome).

Johnny Flynn est sur scène actuellement à Londres face à Kit Harrington dans la pièce de Sam Shepherd, True West et a été vu dans la série de la BBC, Les Misérables dans le rôle de Felix Tholomyes. Il a aussi joué dans les séries Vanity Fair, Genius et Lovesick. L'acteur de 36 ans est également apparu deux fois chez Olivier Assayas (Sils Maria, Après mai). On le verra en avril dans Beast, de Michael Pearce. Il a également enregistré plusieurs disques depuis 10 ans.

Erza Miller pleurera les morts dans The Mourner

Posté par vincy, le 6 février 2019

Ezra Miller sera la star du thriller The Mourner. D'après un scénario de Robin Sushan, le film sera réalisé par Kazuaki "Casper" Kiriya (Casshern, Last Knights). Il s'agit de l'adaptation du roman japonais d'Arata Tendo. Le tournage devrait commencer cet été.

The Mourner a été traduit en France sous le titre L'homme qui pleurait les morts, publié il y a 5 ans. C'est l'histoire de Shizuto, un jeune homme mystérieux qui parcourt le Japon pour pleurer les morts, la fin de vie de sa mère, Junko, atteinte d'un cancer en phase terminale, et l'errance de Yukiyo, qui a assassiné son mari. Il fuit le monde pour aider les autres. Sur son chemin, il croise une détective blasée et aigrie qui traque des trafiquants sexuels meurtriers. Elle découvre une nouveau sens à sa vie quand elle rencontre ce jeune homme mystique...

Le polar a reçu plusieurs prix littéraires au Japon, dont le Grand prix des libraires et le Prix Naoki.

Vedette des franchises DC Comics (Suicide Squad, Justice League), Erza Miller sera prochainement la star de The Flash, spin-off autour de son personnage, prévu pour 2020. Il a été récemment vu dans Les Animaux fantastiques: les crimes de Grindelwal, dont la suite est annoncée pour 2020, et est annoncé dans le biopic Dali Land, où il incarnera Salvador Dali jeune.

Les Frères Sisters grand vainqueur des Prix Lumières 2019

Posté par vincy, le 5 février 2019

Les Frères Sisters de Jacques Audiard a remporté trois prix  lors de la 24e cérémonie des Lumières de la presse internationale, qui s’est déroulée lundi soir, 4 février 2019, à l’Institut du monde arabe à Paris. Le premier film en anglais du cinéaste, prix de la mise en scène à Venise et parmi les favoris aux César, est reparti avec les trophées du meilleur film, de la meilleure mise en scène, pour Jacques Audiard, et de la meilleure image, pour Benoît Debie.

Guy écrit, réalisé et interprété par Alex Lutz a été distingué par deux prix: meilleur acteur et meilleure musique pour Vincent Blanchard et Romain Greffe.

72 correspondants de la presse internationale ont aussi distingué Élodie Bouchez comme actrice pour Pupille, Ophélie Bau, comme révélation féminine dans Mektoub My Love, Félix Maritaud, comme révélation masculine pour Sauvage, et Pierre Salvadori, Benoît Graffin et Benjamin Charbit pour le scénario de En liberté !.

Les prix Lumières ont par ailleurs récompensé Samouni Road, de Stefano Savona (documentaire), Dilili à Paris de Michel Ocelot (animation), Jusqu’à la garde, de Xavier Legrand (premier long métrage), et Girl, de Lukas Dhont (film des pays francophones).

Enfin, l’Académie des Lumières, a rendu hommage à l’actrice Jane Birkin et au film Un homme et une femme, en présence de Anouk Aimée et Claude Lelouch, pour leur contribution au rayonnement mondial du cinéma français.

Vincent Dedienne tourne avec Emmanuelle Béart

Posté par vincy, le 4 février 2019

Après deux seconds-rôles dans des comédies, Premières vacances et La fête des mères, Vincent Dedienne va jouer les têtes d'affiche, aux côtés d'Emmanuelle Béart dans un premier film de Ludovic Bergery. Eva Ionesco, dont la dernière réalisation, Une jeunesse dorée, est sortie en salles le 16 janvier, est aussi du casting.

Le Film français annonce que L'étreinte est en tournage depuis deux semaines, alors que le comédien est tous les soirs sur la scène du Théâtre du Rond-Point avec Ervart - Ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche, où il incarne un mari dévoré par la jalousie, jusqu'à la folie la plus absurde. La pièce est écrite par texte Hervé Blutsch et mise en scène par Laurent Fréchuret.

Produit par Moby Dick Films et Les Films Pelléas, le film raconte l'histoire est de Margaux, une femme d’une cinquantaine d’années, qui a perdu son mari et recommence une nouvelle vie. Elle s’installe chez sa sœur et décide de reprendre des études. Mais, appelée par d'autres envies, au fil des rencontres, elle va partir en quête d’amour et se perdre…

Ludovic Bergery est scénariste et acteur. On l'a notamment vu dans Le Père de mes enfants de Mia Hansen-Løve et Pas de scandale de Benoît Jacquot. Il a coécrit son premier long avec Julien Boivent, qui a scénarisé 3 coeurs de Benoît Jacquot et Entre ses mains d'Anne Fontaine, parmi d'autres.

Absente des grands écrans français depuis 2014 (Les yeux jaunes des crocodiles), puisque nous n'avons jamais pu voir l'inédit Beyond the Known World de Pan Nalin en 2017, Emmanuelle Béart (8 fois nommée aux César, une seule fois gagnante, en 1987), a traversé un long désert cinématographique depuis 2003. L'actrice est annoncée dans le premier film de la comédienne Jeanne Balibar, Merveilles à Montfermeil.

Prix Magritte 2019 : deux films cannois récoltent 9 prix!

Posté par kristofy, le 2 février 2019

En France la cérémonie des César aura lieu le 22 février, chez nos voisins belges (côté francophones) la cérémonie des Magritte est déjà bouclée : le grand gagnant est Nos Batailles de Guillaume Senez qui remporte 5 prix dans les catégories principales : meilleur film, meilleure réalisation, meilleure actrice dans un second rôle, meilleur espoir féminin et meilleur montage. Le film, présenté à la Semaine de la critique l'an dernier à Cannes,  est aussi nommé aux César, notamment dans la catégorie film étranger et acteur (Romain Duris).

L'autre grand gagnant avec 4 prix c'est Girl de Lukas Dhont : meilleur film flamand, meilleur scénario, meilleur acteur, meilleur acteur dans un second rôle. Girl, lui aussi nommé au César du meilleur film étranger, avait remporté la Caméra d'or (meilleur premier film du festival), un prix d'interprétation à Cannes dans la sélection Un certain regard (Victor Polster) et la Queer Palm.

En meilleure actrice, repartie sans récompense, il y avait aussi Cécile de France pour Mademoiselle de Joncquière qui sera dans la même catégorie aux César, Ni juge ni soumise qui a reçu le Magritte du meilleur documentaire est aussi en lice pour le César équivalent.

Outre Nos Batailles et Girl, les autres favoris - avec plusieurs nominations - étaient TueursLaissez bronzer les cadavres, Mon ket, et Une part d'ombre. Si Laissez bronzer les cadavres est distingué par trois prix techniques, Tueurs n'a reçu qu'un prix, pour Lubna Azabal en meilleure actrice, et Mon Ket et Une part d'ombre repartent complètement bredouilles.

Palmarès :
Meilleur film : Nos Batailles de Guillaume Senez
Meilleur premier film : Bitter Flowers d'Olivier Meys
Meilleure réalisation : Guillaume Senez pour Nos Batailles
Meilleur film flamand : Girl de Lukas Dhont
Meilleur film étranger en coproduction : L'homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam
Meilleur scénario original ou adaptation : Lukas Dhont et Angelo Tijssens pour Girl
Meilleure actrice : Lubna Azabal dans Tueurs
Meilleur acteur : Victor Polster dans Girl
Meilleure actrice dans un second rôle : Lucie Debay dans Nos Batailles
Meilleur acteur dans un second rôle : Arieh Worthalter dans Girl
Meilleur espoir féminin : Lena Girard Voss dans Nos batailles
Meilleur espoir masculin : Thomas Mustin dans L'échange des princesses
Meilleure image : Manu Dacosse pour Laissez bronzer les cadavres
Meilleur son : Yves Bemelmans, Benoît Biral, Dan Bruylandt et Olivier Thys pour Laissez bronzer les cadavres
Meilleurs décors : Alina Santos pour Laissez bronzer les cadavres
Meilleurs costumes : Nathalie Leborgne pour Bye Bye Germany
Meilleure musique originale : Simon Fransquet pour Au temps où les Arabes dansaient
Meilleur montage : Julie Brenta pour Nos Batailles
Meilleur court métrage d'animation : La bague au doigt de Gerlando Infuso
Meilleur court métrage de fiction : Icare de Nicolas Boucart
Meilleur documentaire : Ni juge ni soumise de Jean Libon et Yves Hinant

Spider-Man: le film sur le vampire Morbius se précise

Posté par vincy, le 1 février 2019

L'univers de Spider-Man s'étend encore. Après le carton de Venom (855M$ dans le monde), Sony développe un film autour d'un super-vilain, Morbius. Le film est calé pour le 31 juillet 2020. La production a officiellement commencé en décembre. Le projet s'annonce assez violent.

Jared Leto a été choisi pour incarné ce Prix Nobel de chimie quidécouvre qu'il est atteint d'une maladie du sang rare et incurable. Il réussit à se guérir en combinant l'utilisation de chauves-souris à celle d'électrochocs mais se transforme alors en vampire. Et comme tous les vampires, il ne supporte plus la lumière du Soleil et est continuellement assoiffé de sang humain. Morbius est déchiré entre un dégoût de lui-même et son désir de vivre. Maîtrisant de mieux en mieux ses pulsions, il prend l'habitude de se nourrir du sang des sans-abris ou des criminels qui hantent les rues.

Matt Smith (The Crown) devrait rejoindre le casting de ce film qui sera réalisé par Daniel Espinosa (Sécurité rapprochée, Enfant 44, Life: Origine inconnue) a et écrit par Matt Sazama et Burk Sharpless (la série Lost in Space sur Netflix, c'est eux). Adria Arjona (Pacific Rim: Uprising, True Detective saison 2) est aussi annoncée au générique.

Morbius, créé en 1971 dans The Amazing Spider-Man, a eu le droit à sa propre série de comics (32 épisodes) entre 1992 et 1995. Il avait aussi eu les honneurs d'une série animée dans les années 1990.

Sony multiplie les films autour de Spider-Man

Matt Smith sera à l'affiche cette année du biopic Mapplethorpe de Ondi Timoner et des thrillers His House de Remi Weekes et Official Secrets de Gavin Hood.

Jared Leto est pressenti pour être aussi dans Tron 3 et pour reprendre son rôle du Joker (du rival DC Comics) dans Ares, un film sur le personnage de l'univers Batman, le spin-off sur Harley Quinn et la suite de Suicide Squad. Il n'a rien tourné depuis Blade Runner 2049 et The Outsider, sorti en VàD il y a un peu moins d'un an.

Sony mise de plus en plus sur son super-héros Marvel. Outre les projets animés suite au succès de Spider-Man : New Generation, favori pour l'Oscar du film d'animation cette année, le studio va sortir Spider-Man: Far from Home (suite de Spider-Man: Homecoming) le 3 juillet (deux suites sont déjà prévues) et a programmé pour octobre 2020 un autre film, qui devrait être Venom 2.

Elsa Zylberstein incarnera Simone Veil pour Olivier Dahan

Posté par vincy, le 31 janvier 2019

Un projet sur Simone Veil, entrée au Panthéon l'été dernier et décédée en 2017, est mis en route. Elsa Zylberstein interprètera la femme politique. Cette femme rescapée de la Shoah a marqué la vie politique française, notamment pour avoir fait adopter la loi dépénalisant l'interruption volontaire de grossesse et pour avoir été la première présidente du Parlement européen.

Selon l'AFP, Olivier Dahan s'attaquera à cette figure emblématique de la deuxième moitié du XXe siècle. Il a déjà filmé Marion Cotillard en Edith Piaf dans La Môme et Nicole Kidman en Grace Kelly dans Grace de Monaco, son dernier film en date (2014). Ces dernières années, il s'est lancé dans plusieurs projets - Un sac de billes, Charlotte, d'après la biographie de David Foenkinos - avant de les abandonner.

Cette fois-ci le film semble mieux parti. Il sera coscénarisé par la journaliste et écrivaine Vanessa Schneider.

Simone Veil a fait l'objet de nombreux documentaire, dont le récent Auschwitz Projekt d'Emil Weiss. Elle a aussi été incarnée par Emmanuelle Devos dans le téléfilm La Loi, réalisé en 2014 par Christian Faure, et par Marina Foïs dans le court métrage Les Hommes s'en souviendront réalisé par Valérie Müller en 2006.