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Benicio del Toro chez Oliver Stone

Posté par vincy, le 19 août 2018

Benicio del Toro sera la tête d'affiche du prochain film d'Oliver Stone, White Lies. Ce drame new yorkais sera une production modeste et apolitique, qui marque un virage dans la filmographie du cinéaste.

L'histoire couvrira trois générations d'une famille. Jack, incarné par Del Toro répète les erreurs de ses parents divorcés dans son propre mariage et avec son fils. Se sentant piégé, il se décide à prendre le large pour se libérer de ses démons. De plus en plus perdu, il rencontre une femme est exactement à l'opposé de la sienne. Ce sera le début de sa renaissance.

Le tournage est prévu pour le printemps prochain. Del Toro a déjà tourné avec Stone, dans Savages (2012). Il était récemment à l'affiche de Avengers: Infinity War, Star Wars: The Last Jedi et Sicario 2 et est attendu dans la série de Ben Stiller pour Showtome, Escape At Dannemora cet automne.

Matthias et Maxime : Pier-Luc Funk sera dans le prochain film de Xavier Dolan

Posté par wyzman, le 18 août 2018

Si l'on en croit les informations de La Presse, l'acteur de 24 ans devrait vraisemblablement figurer au casting du 8e long métrage de Xavier Dolan.

Un secret de Polichinelle

Comme c'est de plus en plus le cas en ce qui concerne les films de Xavier Dolan, tout le monde connaît désormais les dates de début de tournage. Et Matthias et Maxime, le prochain bébé du réalisateur québécois ne déroge pas à la règle. Mais si l'on vous parle aujourd'hui du film, c'est parce que le comédien Pier-Luc Funk y a plus ou moins confirmé sa participation.

En effet, lors de l'émission Nouvelle vague, diffusée sur ICI Radio-Canada Première, il n'a pas nié la possibilité d'en être. Interrogé mercredi, jour du début du tournage de Matthias et Maxime, par l'animateur Stéphane Leclair, Pier-Luc Funk a simplement répondu : "Peut-être, ça se peut, il y a une légende qui court !" Etant donné les liens d'amitié qu'ont les deux comédiens, il ne fait aucun doute que la présence de celui que l'on a vu dans Les Parent et Mémoire vive est des plus plausibles.

Pour rappel, Matthias et Maxime, parfois appelé Matt & Max, traiterait de l'amitié que partage un groupe de six hommes. Cette amitié va être mise à rude épreuve lorsque deux d'entre eux vont se rapprocher de manière significative. Il se murmure que Xavier Dolan incarnera Maxime mais aucun nom n'a été avancé pour le personnage de Matthias.

Notez également qu'aucune date de sortie n'a été annoncée pour le moment. Etant donné que le nouveau film de Xavier Dolan, The Death and Life of John F. Donovan doit être présenté en avant-première mondiale à Toronto le mois prochain, il ne fait aucun doute que Matthias et Maxime ne sortira pas avant fin 2019 - voire en 2020.

Ryan Reynolds et Mélanie Laurent chez Michael Bay

Posté par vincy, le 18 août 2018

Mélanie Laurent et Payman Maadi rejoignent Ryan Reynolds dans le prochain film de Michael Bay, 6 Underground, dont le tournage vient de débuter. Ce sera le plus gros budget jamais diffusé sur Netflix, qui prévoit une mise en ligne en 2019.

La star de Deadpool sera en terrain conquis puisque ce sont les scénaristes de son héros "Comics" qui sont à l'écriture, Rhett Reese et Paul Wernick, sans qu'on connaisse les détails du synopsis.

Dave Franco, Corey Hawkins, Adria Ariona, Manuel Garcia-Ruffo, Ben Hardy, Lior Raz sont aussi au générique.

Mélanie Laurent, qui va présenter sa dernière réalisation (et première réalisation anglo-saxonne) Galveston (avec Elle Fanning et Ben Foster), à Toronto en septembre, sera à l'affiche cet automne de Operation Finale, thriller historique de Chris Weitz, avec Oscar Isaac, et du mélodrame familial Mia et le lion blanc de Gilles de Maistre. Aux Etats-Unis, elle est principalement connue pour avoir tourné avec Tarantino (Inglourious Basterds) et Villeneuve (Enemy).

L'Iranien Payman Maadi a déjà tourné avec Michael Bay (13 Hours). Le public international le connaît surtout pour son rôle de mari en instance de divorce dans Une séparation d'Asghar Farhadi.

Michael Bay, réputé pour sa franchise Transformers, avait par ailleurs annoncé un autre projet, Robopocalypse, adapté du roman SF de Daniel H. Wilson, où une intelligence artificielle a décidé d'éradiquer l'humanité. Initialement, le film devait être réalisé par Steven Spielberg.

The Aeronauts : Amazon Studios réunit Eddie Redmayne et Felicity Jones

Posté par wyzman, le 17 août 2018

Le géant du streaming vient de dévoiler un premier aperçu du nouveau drame dans lequel joueront les stars d'Une merveilleuse histoire du temps, Eddie Redmayne et Felicity Jones.

Une histoire gonflée

The Aeronauts raconte comment en 1862, la riche veuve Amelia Wren (Felicity Jones) et l'ambitieux scientifique James Glaisher (Eddie Redmayne) montent une expédition en montgolfière pour voler plus haut que quiconque dans l’histoire. Seul bémol : à l'époque, leurs chances de survie sont parrticulièrement minces.

Le film est réalisé par Tom Harper (War & Peace) tandis que le scénario est écrit par Jack Thorne, l'homme à qui l'on doit la pièce de théâtre Harry Potter et l'enfant maudit. Ravi de produire The Aeronauts, Todd Lieberman de Mandeville Films s'est déjà exprimé à propos du film dont le tournage a débuté cette semaine au Royaume-Uni.

"L’authenticité est une priorité pour nous sur The Aeronauts. Dans cette optique, nous avons l’intention de filmer autant de ballons dans le ciel que le temps le permettra. Cette image a été prise après que nous ayons lancé Felicity et Eddie à 2 000 pieds dans les airs, exécutant leur scène scénarisée, alors qu'un hélicoptère filmait tout. Nous sommes chanceux que Felicity et Eddie aient le culot de faire eux-mêmes ces cascades en authentifiant toute notre approche" a-t-il déclaré.

Bien qu'aucune date de sortie n'a été annoncée pour le moment, nous savons déjà que Tom Courtenay, Anne Reid, Rebecca Front, Vincent Perez, Tim McInnery, Phoebe Fox et Himesh Patel ont rejoint la distribution. Les décors seront l'oeuvre de David Hindle (Une merveilleuse histoire du temps) et Christian Huband (Les Animaux fantastiques). De son côté, Louis Morin (Premier contact) supervisera les effets spéciaux.

Les rencontres animées de l’été (5/6) : Boris Labbé, réalisateur de La chute

Posté par MpM, le 17 août 2018

A l'occasion de cette pause estivale, Ecran Noir part à la rencontre du cinéma d'animation. Six réalisatrices et réalisateurs de courts métrages parlent de leur travail, de leurs influences et du cinéma en général.


Pour ce cinquième épisode, nous avons posé nos questions à Boris Labbé, artiste et réalisateur français révélé en 2012 avec Kyrielle, notamment récompensé par une mention spéciale du jury au festival d'Annecy. Ses oeuvres suivantes (Danse macabre, Rhizome, Orogenesis...) ont fait le tour des festivals internationaux.

En mai dernier, son dernier court métrage La chute était présenté en séance spéciale à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes, puis à AnimaFest à Zagreb (où il a remporté le Grand Prix), à Annecy (Prix Fipresci) et Vila do Conde (Grand Prix). Le film est une oeuvre foisonnante et singulière qui prolonge le travail du réalisateur autour des motifs de la boucle et de la métamorphose.

Inspiré de Dante, dont il est une évocation hypnotique et puissante, il montre un ordre du monde bouleversé par la rencontre entre les habitants du ciel et ceux de la terre. Se mêlent alors des images en perpétuel mouvement et une musique envoûtante et intense qui transforment le film en expérience sensorielle unique.

Ecran Noir : Comment est né le film ?

Boris Labbé : L'idée du film est née pendant que je travaillais sur mon précédent projet Rhizome, alors que je me décidais à plonger pour la première fois dans la lecture de Dante. Cette lecture a vraiment été révélatrice pour moi, c'est évidemment un texte majeur, mais d'un point de vue plus personnel je sentais que mon travail d’animation pouvait avoir quelque chose à faire avec cette oeuvre. L'obsession de faire quelque chose sur L'Enfer est née. Après mûre réflexion, je décidais de ne pas en faire une adaptation directe, il me fallait faire comme un "pas de côté" nécessaire à sa digestion. Cette attitude m'a permis de me libérer de la référence.

EN : Il y a dans le film de nombreuses références picturales et artistiques qui semblent convoquer toute l'histoire de l'Humanité. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

BL : Si je reprends le texte de Dante, son périple se déroule dans une sorte de "structure topographique" renfermant les âmes des hommes ayant vécus dans le passé, classées en fonction de leurs actions sur terre. Chez Dante, toute l'histoire de l’Humanité est convoquée grâce à sa rencontre avec de nombreux personnages célèbres. Dans mon film, je ne m’intéresse pas à l'individu mais plutôt aux mouvements de masse, parsemés de détails évocateurs qui viennent frapper notre mémoire. On n'est pas loin de l'art de la mémoire, cette discipline inventée par les Grecs puis reprise et transformée jusqu'à la Renaissance, fondée sur des "images" et des "lieux".
Pour construire mon film j'ai en effet utilisé de nombreuses références venant de l'histoire de l'art européen. Parmi les artistes clairement cités, je peux nommer Bosch, Bruegel, Botticelli, Goya et Henry Darger.

EN : Pouvez-vous nous parler également de vos choix esthétiques ? Comment se sont-ils faits ?

BL : J'ai choisi de travailler à l'encre de Chine sur papier. Cette technique me permet un travail de matière unique, que l'ordinateur ne pourrait rendre. Mes images sont principalement en noir et blanc avec des niveaux de gris subtils sur fond noir. Je cherchais un rendu lumineux pour les personnages et les décors, pour les rendre électriques et vivants. Le fond noir évoque le vide, la nuit et il donne une sensation proche du cauchemar. Des touches de couleurs vives parsèment l'écran. La couleur sur fond de noir et blanc attire le regard et ponctue l'espace visuel. L’utilisation du rouge vif évoque la vie, les organes, le sang, et donc aussi la mort.
Le style d'animation développé dans le film est assez particulier : à la fois en métamorphose perpétuelle tout en conservant un ordre par répétition. Cela évoque la création, la vie et engage un rapport hypnotique aux images. Le chaos se glisse parfois dans ces paysages animés, créant différentes ruptures dans le film. Ce film est probablement plus cinématographique que mes précédents, pour son travail du rythme, des cadrages, bien qu'on soit loin d'un montage "classique". Pour la musique, j'ai laissé mon ami compositeur Daniele Ghisi donner le meilleur de lui-même. Il a travaillé sa composition musicale à partir d'une base de données existante d’enregistrements de quatuors à cordes, transformés et agencés électroniquement. Le parti pris est fort et rebute parfois certaines personnes, mais nous assumons nos choix, le spectateur n'est pas pris avec des pincettes.

EN : Quel a été le principal challenge au moment de la réalisation ?

BL : Pendant la presque totalité du processus de fabrication du projet, je n'étais pas sûr d'aimer mon film, c'était les montagnes russes émotionnelles. J'ai souvent cru que j'étais en train de rater quelque chose, de passer à côté du projet... C'était difficile de travailler et donner 100% de mon énergie dans quelque chose d'inconnu, je partais vers une exploration qui était nouvelle pour moi et pour laquelle il n'y avait pas vraiment de précédent.
Ensuite, il y avait évidemment des challenges techniques, le travail manuel, le travail d'ordinateur, la gestion de l'équipe, les deadlines... mais heureusement j'étais très bien entouré, l'équipe de production, mes animateurs, stagiaires et techniciens étaient tous supers !

EN : Quel genre de cinéphile êtes-vous ?

BL : Je pense que j'ai une culture du cinéma en général assez moyenne. Il y a beaucoup de classiques que je n'ai pas encore vus, mais je rattrape cette lacune quand je peux. En fait, je ne suis pas un grand "consommateur" de films. Aujourd’hui, le cinéma est lié à la consommation de masse et même si je ne fais pas exception, je prends un peu de distance avec cette tendance. Par contre, lors de moments de recherches personnelles, je peux passer des jours à chercher des petites pépites filmiques que je n'aurais pas encore découvertes. Mes recherches m'amènent souvent vers le cinéma d'avant-garde, cinéma expérimental, art vidéo, mais bien sûr des courts et longs métrages plus "classiques". Donc ma culture cinématographique est assez incomplète et très ciblée je pense. Et malheureusement, je vois beaucoup de choses sur internet en mauvaise qualité... Là où je me rattrape, c'est lors de mes voyages en festivals, je vois beaucoup de films produits chaque année, surtout des courts métrages et surtout de l’animation.

EN : De quel réalisateur, qu’il soit ou non une référence pour votre travail, admirez-vous les films ?

BL : Il y a beaucoup de réalisateurs que j’admire, alors c'est difficile de faire un choix. Mais je vais profiter de la question pour donner un nom presque inconnu en France : José Val del Omar. C'est un réalisateur d'avant-garde espagnol (1904-1992), aussi inventeur de dispositifs radio, dispositifs de projection, de son, et de techniques de filmage. Il a été oublié pendant presque 20 ans. Les jeunes cinéastes espagnols ainsi que de grandes institutions telles que le Musée Reina Sofia de Madrid ont participé à sa redécouverte récemment. Il s’intéressait au cinéma comme forme poétique, proche du documentaire, du film d'avant-garde et des tentatives du "cinéma augmenté". Son travail cinématographique le plus abouti est le "Tríptico Elemental de España", mais il a aussi anticipé les dispositifs d'installation vidéo alors qu'à l’époque peu d'artistes travaillaient dans ce sens. Malheureusement, beaucoup de ses travaux sont inachevés, voire détruits, mais j'admire la démarche de l'artiste pour ces films, pour son rapport complexe au médium cinéma et pour la générosité de sa recherche.

EN : Quel film (d’animation ou non) auriez-vous aimé réaliser ?

BL : J'ai beaucoup de mal à répondre à cette question, car je suis impressionné par beaucoup de films que j'admire mais que je ne me verrais pas réaliser moi-même ! Mais peut-être que je peux citer Canon de Norman McLaren. Il comprend tout ce que j'aime chez ce réalisateur, une certaine simplicité, une vraie sensibilité et un travail théorique sous-jacent. C'est un travail certainement fondateur pour ma pratique.

EN : Comment vous êtes-vous tourné vers le cinéma d’animation ?

BL : A la base, je viens du dessin et des arts plastiques, grâce à une formation aux Beaux Arts. A cette époque, le cinéma ne m’intéressait pas spécialement, en tout cas ça n'était pas une obsession comme aujourd'hui.
Encore aux Beaux Arts, je sentais le besoin d'aller chercher dans de nouvelles directions et je pensais que mon travail pouvait avoir quelque chose à faire avec l'animation. Mon idée était de devenir plutôt vidéaste, je visais plus la salle d’exposition et les installations que la salle de cinéma.
Je suis finalement entré dans une école de cinéma d'animation, dans laquelle j'ai développé des projets hybrides, entre cinéma expérimental et installation.
Ensuite c'est le succès d'un de mes films étudiant en festival qui m'a poussé vers le cinéma : ce film (Kyrielle) m'a permis de rencontrer mon producteur chez Sacrebleu.
Le chemin de mon travail vers le cinéma a donc pris plusieurs années. Aujourd'hui, je me sens plus cinéaste que plasticien, mais l'envie de revenir vers des explorations plus liées à l'espace d'exposition revient régulièrement.

EN : Comment vous situez-vous par rapport au long métrage ? Est-ce un format qui vous fait envie ou qui vous semble accessible ?

BL : Le long métrage n'est clairement pas ma priorité. Mais c'est aussi vrai que cela m’intéresserait de chercher une idée pour faire un film expérimental qui tiendrait sur la longueur, un jour. D'un autre côté, je ne pense pas que cela soit inaccessible. Dans mon cas, il faudrait savoir travailler avec des budgets restreints, ce qui permettrait de garder une liberté artistique et ne pas basculer vers la course aux remboursements du film. Cela dit, je pense que ce genre de projet reste très périlleux et difficile à tenir.

EN : Comment voyez-vous l’avenir du cinéma d’animation ?

BL : Le cinéma d'animation est de plus en plus reconnu, la production et l'industrie augmentant chaque année, ça parait un bon espoir pour l'avenir. Il est clair que nous n'avons pas la même reconnaissance que la prise de vue réelle et je pense que cela va durer encore longtemps malheureusement. De mon côté, je n'aime pas trop faire de pronostics, mon économie personnelle ne me projetant pas plus loin qu'à un an ou deux dans l'avenir... Je suis aussi loin d'être clairvoyant sur l'état de l'industrie du cinéma d'animation pour pouvoir me prononcer. J'espère juste que la production de film d’animation continuera à être florissante, et surtout j'espère qu'il restera encore des libertés aux cinéastes du futur. Parfois, le travers d'une industrie trop productive et trop bien réglée, c'est qu'elle risque de se tourner vers la facilité et le stéréotype. Selon moi, il faudrait ne pas oublier que tout art a besoin de laboratoires et d'espaces de liberté nécessaires au renouvellement. De la formation en école d'art jusqu'à la vie professionnelle, laissons des espaces aux artistes pour la recherche et l'innovation dans leurs domaines respectifs, autant du point de vue technique et conceptuel qu'esthétique.

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Aretha Franklin (1942-2018): Little Prayer & Big Respect

Posté par vincy, le 16 août 2018

C'était, sans aucun doute, l'une des plus belles et des plus grandes voix de la soul, la pionnière, bien avant Whitney, Beyoncé et Rihanna. Lauréate de 11 Grammy Awards en tant qu'interprète R&B, Lady Soul, ou The Queen of Soul, etait une légende avec 75 millions d'albims vendus et des tubes comme Respect, A Natural Woman, Chain of Fools, Spanish Harlem, Think, I say a little prayer, Jump to hit, A Rose is still a Rose, I Never Loved a Man the Way I Love You...  Aucune autre chanteuse n'a eu autant de singles classé dans le Top 100 américain. Elle aura été la première femme élue au Rock'n'Roll Hall of Fame, le panthéon américain du rock et de la musique populaire.

Aretha est morte ce 16 août 2018, à l'âge de 76 ans, d'un cancer du pancréas, après nous avoir enchantés pendant 61 ans de carrière. Femme engagée, diva respectée, monstre sacré, elle n'a fait que deux apparitions au cinéma, dont cette fameuse séquence dans The Blues Brothers, où elle reprend Think. Elle reprendra son rôle de gérante du Soul Food Café dans la suite, Blues Brothers 2000.

Toujours pour le cinéma, elle reprend la chanson des Rolling Stones Jumpin' Jack Flash, utilisée dans la BOF du film avec Whoopi Goldberg. On l'entendra dans un autre film avec Goldberg , Sister Act 2 avec A deeper Love.

Ses tubes sont si indémodables qu'ils ont souvent été utilisés pour le cinéma.

Dans Recherche Susan Désespérément, avec Madonna, qui fête ses 60 ans aujourd'hui, on peut ainsi entendre Respect, tandis que dans Les Affranchis, de Martin Scorsese, c'est Baby I Love You qui est utilisée. Scorsese se servira de Do Right Woman, Do Right Man dans Les nerfs à vif.

Celle qui effectuera une tournée avec Martin Luther King, puis chantera lors de ses funérailles en 1968, sera dans la BOF de Malcom X, avec Someday We'll All Be Free. Dans Ali, c'est la chanson Ain't No Way qui est choisie. Sans oublier dans l'oscarisé Moonlight, où l'on a droit à One Step Ahead.

Respect, on l'entend dans Forrest Gump et Le journal de Bridget Jones, tandis qu  Chain of Fools passe dans Les experts (Sneakers), Michael et L'Affaire Pélican, avec Julia Roberts.

Et justement, si on doit en retenir une seule c'est plutôt l'hommage déridant à son répertoire lors d'une scène de restaurant cocasse, avec la même Julia et des homards, dans Le mariage de mon meilleur ami. Say a little prayer for you Lady.

Just Kids : Kacey Mottet Klein tourne pour Christophe Blanc

Posté par wyzman, le 14 août 2018

Si l'on en croit les informations de nos confrères du Film français, l'acteur de 19 ans vient d'entamer le tournage de Just Kids, le nouveau film de Christophe Blanc.

Drame adolescent

Après avoir perdu leurs deux parents, Jack (19 ans), Lisa (17 ans) et Mathis (10 ans), vont devoir se débrouiller seuls. Voilà pour le moment le pitch de Just Kids. Troisième long-métrage de Christophe Blanc, le tournage de Just Kids a vraisemblablement débuté le 6 août dernier. Il passera par Grenoble, Marseille, Toulon et l'Espagne.

Produit par Bertrand Gore de Blue Monday Production, Just Kids est d'ores et déjà annoncé chez Rezo Films au moment de sa sortie. Le scénario a été co-écrit par Christophe Blanc et Béryl Peillard, la femme à qui l'on doit Animal Serenade. Dans ce drame, Kacey Mottet Klein, Andrea Magguilli, Anamaria Vartolomei et Angelina Woreth se partagent les rôles principaux.

Doté d'un budget de 2,2M€, Just Kids peut compter sur le soutien de PS Productions (Suisse), de la RTS, de Ciné+, des sofica Cinémage, Cine Cap et Indéfilms, des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que du CNC. Just Kids devrait sortir fin 2019.

Un acteur à suivre de (très) près

Révélé par Ursula Meier dans L'Enfant d'en haut en 2013, le Suisse Kacey Mottet-Klein crevait l'écran en 2015 dans Keeper de Guillaume Senez. Dans ce drame, il jouait Maxime, un ado de 15 ans qui tombe amoureux, rêve de devenir footballeur professionnel mais voit ses plans partir en fumée lorsque sa petite amie Mélanie tombe enceinte.

L'année suivante, il a pris tout le monde de court en acceptant le rôle de Damien, un ado de 17 ans persécuté et attiré en même temps par Tom, son bourreau au lycée. Sa performance dans Quand on a 17 ans d'André Téchiné lui a valu une nomination aux César 2017 dans la catégorie meilleur espoir masculin. Depuis, on a pu le voir L'Echange des princesses de Marc Dugain, Vent du Nord de Walid Mattar et Comme des rois de Xabi Molia.

Les rencontres animées de l’été (4/6) : Justine Vuylsteker, réalisatrice d’Etreintes

Posté par MpM, le 10 août 2018

A l'occasion de cette pause estivale, Ecran Noir part à la rencontre du cinéma d'animation. Six réalisatrices et réalisateurs de courts métrages parlent de leur travail, de leurs influences et du cinéma en général.


Pour ce quatrième épisode, nous avons posé nos questions à Justine Vuylsteker, cinéaste d'animation française révélée en 2015 avec Paris, l'un des films de la collection « En sortant de l’école » consacrée à Robert Desnos, qui mêlait papier, sable et végétaux.

Après s'être familiarisée avec la technique spécifique de l'écran d’épingles lors d'un atelier donné par la réalisatrice Michèle Lemieux à Annecy, elle a réalisé son premier court métrage professionnel avec cet objet unique et singulier qui permet de travailler directement la matière et de littéralement sculpter les ombres. Le film, bien nommé Etreintes, a fait sa première mondiale à Annecy en juin dernier. Il s'agit d'une oeuvre à l'extrême délicatesse, qui revisite dans un jeu intime et sensuel de noirs, de blancs et de gris, le motif universel du désir et des élans amoureux.

Ecran Noir : Comment est né le film ?

Justine Vuylsteker : Ce film est né d’avoir pu travailler avec un outil comme l’écran d’épingles. C’est en ayant été confrontée à cet instrument, ses possibilités plastiques et son histoire, que la première étincelle, qui a donné ensuite Etreintes, a pu jaillir. On pourrait presque dire que le film est la mise en forme des sensations que j’ai ressenties en travaillant avec l’Epinette, l’extrême sensualité de sa matière, l’ambiguïté de sa force et de sa fragilité simultanées et le sentiment de m’engouffrer dans une temporalité où présent et passé se confondent.

EN : Justement, Etreintes est le premier film réalisé en France avec un écran d'épingles, depuis la disparition de ses créateurs Alexandre Alexeïeff et Claire Parker au début des années 80. Pouvez-vous nous dire quelques mots de cette technique singulière ?

JV : Les écrans d’épingles sont effectivement des instruments rares, fruits de la rencontre d’Alexandre Alexeieff et Claire Parker, qui ensemble, ont passé leurs vies à inventer et perfectionner cette technique si singulière : utiliser des épingles pour pouvoir sculpter leurs ombres, et réussir à animer des blancs, gris, noirs, d’une extrême richesse. Après la mort du couple, il n’est longtemps resté qu’un seul écran en activité, celui qu’ils avaient confié à l’Office national du Film du Canada. C’est grâce à l’initiative du Centre national de la Cinématographie et à l’effort conjugué de Jacques Drouin et Michèle Lemieux, les cinéastes de l’écran montréalais, qu’un autre écran Alexeieff-Parker a pu refaire son entrée dans le paysage de la production d’animation. C’est seulement en 2015, après plusieurs années de restauration, que l’Epinette, dernier écran construit par le couple en 1977, a pu être remis entre les mains de réalisateurs.

EN : L'écran d'épingles impose des contraintes spécifiques. Dans quelle mesure a-t-il influé sur les choix esthétiques et le résultat final ?

JV : Certaines de ces contraintes sont d’ordre pratique, comme le temps de chauffe avant l’utilisation, ou l’ergonomie de travail, éprouvante pour les épaules et le dos, ce qui impose des journées de six heures de manipulation, maximum, sous peine de blessures sur le long terme. Je dirais que les contraintes esthétiques sont plus cachées ; on ne les rencontre qu’en travaillant. J’ai par exemple eu l’effrayante surprise de découvrir au tournage l’impossibilité de réaliser des parfaites verticales, alors que l’un de mes motifs principaux, à l’écriture, était le cadre d’une fenêtre… Mais l’écran ne nous laisse jamais sans solution lorsqu’il nous confronte à l’impossibilité de sculpter ce à quoi l’on avait pensé… alors le cadre rigide est devenu un rideau souple, et le tournage a pu aller de l’avant.

A vrai dire tout est dans ce bout de phrase : « ce à quoi l’on avait pensé ». Les contraintes que l’on dit rencontrer face à l’écran d’épingles, sont bien souvent des contraintes que l’on se crée de toutes pièces, parce qu’on a, en amont, trop projeté en perdant de vue sa matière. Ce sont toutes les choses que j’avais pensées en dehors de l’écran d’épingles qui se sont ensuite révélées infaisables, ou peu intéressantes. L’écran d’épingles a ça de fantastique : on doit construire le film avec et pour lui, sinon c’est implacable, ça ne fonctionne pas. Là où une autre matière courberait l’échine. C’est une très belle leçon que d’avoir dû rester à l’écoute de l’instrument, sans plaquer sur lui des choses qui ne lui correspondent pas.

EN : Quel a été le principal challenge au moment de la réalisation ?

JV : Certainement de travailler avec une structure mouvante, jusqu’à la fin de la fabrication. L’écran d’épingles, par la configuration singulière de tournage qu’il impose, un tête-à-tête réalisateur-matière, a permis de défendre l’idée de ne pas figer le film sous la forme d’un story-board ou d’une animatique, avant même que le dialogue avec l’instrument n’ait commencé. Et même si le travail d’écriture avait été important, et mené dans cette perspective d’improvisation à venir, avancer avec une structure en constante recomposition a été un challenge de tous les jours.

EN : Quel genre de cinéphile êtes-vous ?

JV : Très infidèle au cinéma. Je suis spontanément bien plus attirée par la littérature, la danse, la poésie ou les arts plastiques… alors pourtant que le cinéma est mon médium d’expression. Lorsque ponctuellement je reviens vers les films, c’est souvent très intense, pour ne pas dire boulimique. Je peux ne faire que ça pendant des jours, pour ensuite ne rien vouloir voir pendant des mois. Beaucoup d’inconstances donc, et très peu de mesure !

EN : De quel réalisateur, qu’il soit ou non une référence pour votre travail, admirez-vous les films ?

JV : Michelangelo Antonioni. Et plus que les films, je dirais que c’est la recherche, qui traverse tout son travail et qui se prolonge toujours un peu plus d’un film à l’autre, sans changer d’essence, et sans pour autant se répéter, que j’admire profondément. Il y a d’ailleurs une phrase de lui que je me répétais systématiquement, pendant la fabrication d’Etreintes : "Je déteste ce que je ne comprends pas. S’il y a quelque chose d’énigmatique dans ce que je fais, c’est moi qui me trompe. Le problème est que mes erreurs sont peut-être ce qu’il y a de plus personnel dans mes films." L’erreur comme gage d’honnêteté, alors que la tendance va à l’ultra-perfection, c’est particulièrement inspirant, et émouvant, à lire.

EN : Quel film (d’animation ou non) auriez-vous aimé réaliser ?

JV : Summertime de David Lean.

EN : Comment vous êtes-vous tournée vers le cinéma d’animation ?

JV : Le cinéma d’animation donne la possibilité du travail solitaire. Ce n’est pas une obligation, ni nécessairement une norme, mais c’est une possibilité. On peut faire (les images d’) un film, seul. Et il y a quelque chose là-dedans qui m’attire beaucoup, ou peut-être qui m’est nécessaire. Le silence et la solitude, pour créer. Il y a aussi que le travail de la matière m’est particulièrement cher, et l’animation, c’est exactement ça, de la matière qui s’exprime par le mouvement.
Alors comment j’en suis arrivée au cinéma d’animation ? Par hasard, après avoir vu des oeuvres qui m’ont fait me dire : je veux faire ça ! C’est seulement une fois que j’ai commencé que j'ai réalisé à quel point c’est l’art qui me donne les moyens de mettre le plus justement en forme mon imagination.

EN : Comment vous situez-vous par rapport au long métrage ? Est-ce un format qui vous fait envie ou qui vous semble accessible ?

JV : Pour qui utilise le cinéma comme moyen d’expression, le long métrage, tout ce temps, c’est forcément quelque chose qu’il est difficile de ne pas avoir envie de s’approprier. Mais c’est aussi une énorme responsabilité, que de vouloir remplir tout cet espace, devoir en créer sa densité, sa profondeur, sa structure. Il me semble factice d’envisager le long métrage, pour faire un long métrage. C’est si un projet se forme, qui a besoin de ce temps-là pour respirer et résonner à sa pleine puissance, que la question a seulement raison de se poser.

EN : Comment voyez-vous l’avenir du cinéma d’animation ?

JV : Je crois qu’il y a beaucoup d’avenirs possibles pour le cinéma d’animation. Si aux yeux du grand public, et de la critique, nous sommes longtemps restés dans l’ombre du cinéma de prises de vues continues - en partie à cause de l’étiquette pour enfant posée par l’hégémonie Disneyenne - il y a comme une prise de conscience qui est en train d’opérer, sur ce qu’est, et pourrait être, le cinéma d’animation. Prise de conscience qui peut nous faire espérer l'entrée dans une nouvelle ère, plus adulte, pour cette forme de cinéma. C’est le long-métrage qui porte ici tout l’enjeu de cette métamorphose, puisque le court-métrage est depuis longtemps déjà un formidable lieu de maturité et d’expérimentations. Tous les espoirs sont donc permis, pour le long métrage, et la série d’ailleurs, pour peu que les instances de financements et de diffusion réussissent à s’engager et prendre les « risques » nécessaires pour accompagner cette dynamique vertueuse. Je reste néanmoins sur mes gardes, et ne crierais pas victoire trop vite, parce qu’une telle croissance est évidemment fragile. Il me semble nécessaire d’être vigilant à ce que, dans un tel moment, les exigences artistiques et poétiques réussissent à primer sur les considérations marchandes et financières, si l’on veut véritablement pouvoir dire que le cinéma d’animation est en train de grandir.

Ben Affleck et Matt Damon se retrouvent pour une arnaque au Monopoly de McDonald’s

Posté par wyzman, le 7 août 2018

La nouvelle est tombée il y a quelques jours sur le site Deadline. Ben Affleck réalisera prochainement un film sur une arnaque plutôt comique au début qui a défrayé la chronique aux Etats-Unis par la suite.

Happy Meal et happy end ?

Selon les informations du média américain, Fox est sur le point d'acquérir les droits d'un récit tiré de faits réels écrit par Jeff Maysh. Cet écrivain a récemment publié sur le site de The Daily Beast l'article "How An Ex-Cop Rigged McDonald’s Monopoly Game And Stole Millions" qui revient les péripéties d'un ex-policier qui aurait volé plus de 24 millions de dollars grâce à une arnaque bien huilée. L'histoire débute en 2001 à Rhode Island alors qu'un chèque d’un million de dollars est remis à un homme qui déclare avoir remporté le grand prix après avoir collecté des pièces de Monopoly attachées à des produits de McDonald's.

Une équipe de tournage se rend chez l’homme qui a gagné pour écouter son histoire. Mais il s'agit d'agents du FBI qui ne mettent pas longtemps à comprendre que quelque chose dans cette histoire cloche. l'homme qui n'avait qu'une chance sur 250 millions de remporter le grand prix enchaîne les mensonges et fait mention d'un certain "oncle Jerry" qui vendait de fameuses pièces de jeu volées. Par la suite, ils découvrent qu'un certain Jerry Jacobson, responsable de la sécurité dans une société de Los Angeles fait partie d'une conspiration faisant intervenir gangsters, trafiquants de drogue, propriétaires de clubs de strip-tease ainsi qu'une famille mormonne qui assure avoir gagné 24 millions de dollars grâce au fameux jeu.

Un pitch très apprécié

Très intéressés par cette histoire, les différents studios en concurrence auraient accepté de mettre une option de 350.000 dollars sur le projet et d'ajouter 1 million si le celui-ci finit par devenir un film. Payés bien plus que cela, Ben Affleck et Matt Damon ont trouvé dans ce pitch l'occasion de se retrouver devant la caméra. D'après les informations recueillies par Deadline, Ben Affleck filmera son ami avec lequel il a remporté un Golden Globe et un Oscar du meilleur scénario original pour Will Hunting à la fin des années 1990.

Et les deux hommes devraient être particulièrement bien entourés. L'écriture du scénario aurait été confié à Paul Wernick et Rhett Reese, les scénaristes de Deadpool. Ben Affleck et Matt Damon produiront le film via leur société Pearl Street Films. Enfin déjà à l'oeuvre sur The Town, Matt Reilly jouera officiera comme producteur exécutif pour Fox.

La Revanche des crevettes pailletées : Geoffrey Couët annonce la fin du tournage

Posté par wyzman, le 6 août 2018

Il y a quelques heures, l'acteur révélé par le film d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau Théo et Hugo dans le même bateau a posté sur Facebook quelques photos de la fin du tournage pour fêter celui-ci

Un film dans l'ère du temps

A l'heure où les Gay Games viennent de débuter à Paris, le synopsis de La Revanche des crevettes pailletées est d'autant plus parlant. On y suit les péripéties de Matthias, un champion olympique en fin de carrière. Usé par des années d’effort, il est condamné après avoir tenu des propos homophobes, à coacher les Crevettes pailletées, une équipe amateur gay et légèrement foutraque de water-polo. Celle-ci n’a qu’une idée en tête : se qualifier pour les Gay Games à Budapest.

Réalisé par Cédric Le Gallo et Maxime Govare, La Revanche des crevettes pailletées est porté par une belle brochette d'acteurs. Outre Geoffrey Couët (au centre), on y retrouvera également Nicolas Gob (à gauche) que l'on a pu voir dans Camping 2 et La Belle et la Bête. Mais c'est bien dans des séries (Un village français, Chefs, Candice Renoir, L'Art du crime) que cet acteur belge de 35 ans s'épanouit le plus. A leurs côtés, impossible de ne pas évoquer Alban Lenoir (à droite). En 2015, il brillait déjà en skinhead repenti dans Un Français de Diastème.

Habitués des seconds rôles loufoques (20 Ans d'écart, Papa ou Maman 2), Michaël Abiteboul sera également de la partie. A l'instar de David Baiot (Libre et assoupi). Et pour grossir les rangs de ces crevettes pailletées, Cédric Le Gallo et Maxime Govare ont pu compter sur Romain Lancry (Taxi 5) et Roland Menou (Da Vinci Code).

Un tournage riche en émotions

Dans son message posté sur Facebook, Geoffrey Couët écrit avec mélancolie : "Après deux mois aussi intenses que réjouissants, il est temps de retirer nos maillots et bonnets de water-polo (...) Quel plaisir infini d’être de cette équipe folle et passionnée, exigeante et légère, sérieuse et amicale. Devant, autour et derrière la caméra, vous allez me manquer, notre groupe va me manquer !"

Si certaines scènes ont été tournées en Croatie, les réalisateurs ont posé leurs valises à Strasbourg et Mulhouse pendant près d'un mois. Les dernières prises de vue ont été réalisées à Paris, lors de la cérémonie d'ouverture des Gay Games. Pour rappel, le film est produit par Les Improductibles et Kaly Productions, avec le soutien à la production de la Région Grand Est (en partenariat avec le CNC).