2013 octobre » Le Blog d'Ecran Noir

Daniel Radcliffe dans la peau du champion olympique Sebastian Coe

Posté par vincy, le 31 octobre 2013

Daniel Radcliffe va incarner Sebastian Coe au cinéma, d'après une information révélée par Variety. L'athlète britannique, double champion olympique et recordman du monde du 1500m, a brillé lors des JO de Moscou et Los Angeles au début des années 80, avant de devenir député (conservateur) puis de prendre la tête du comité de candidature des JO de Londres 2012 en 2005.

Le film, intitulé Gold, se concentrera sur sa rivalité avec Steve Ovett. Aux JO de 1980, au 800m, Ovett avait été médaillé d'or tandis que Coe fut médaillé d'argent ; au 1500m, Coe obtint la médaille d'or et Ovett celle de bronze.

Le film sera réalisé par James Watkins, à qui l'on doit Eden Lake et La dame en noir (déjà avec Radcliffe). Le scénario est signé de Simon Beaufoy (Slumdog Millionaire) et William Davies (Johnny English), à partir du livre de Pat Butcher, The Perfect Distance - Ovett and Coe: The Record-Breaking Rivalry.

Le tournage, entre le Royaume Uni et la Russie, devrait débuter en avril 2014.

Radcliffe, 24 ans, sera, d'ici là, à l'affiche de Kill Your Darlings, Horns, The F Word, et s'apprête à être Igor dans Frankenstein.

Sylvain Chomet voulait voir Bernadette Lafont « partir en vrille » (interview)

Posté par vincy, le 30 octobre 2013

bernadette lafont dans attila marcelDans un entretien que Sylvain Chomet nous a accordé au Festival des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz, où son dernier film Attila Marcel était présenté en avant-première, le réalisateur des Triplettes de Belleville et de L'illusionniste n'a pas manqué d'évoquer l'actrice Bernadette Lafont, pétillante et épatante en tante cruelle. Le cinéaste, fracassé par la mort de la comédienne cet été, revient longuement sur le travail de la comédienne dans l'interview. Mais avant tout, il explique comment et pourquoi il a souhaité lui rendre un hommage particulier, à la fin de son film.

"Une semaine avant la production, je réécrivais encore mon scénario. Quand j’ai su que j’avais Hélène Vincent et Bernadette Lafont, j’ai voulu écrire de nouvelles scènes pour les voir partir en vrille. C’est de là qu’a émergé la scène de la plage, où elles se gavent de cerises à l’eau de vie en tenant des propos ignobles et même un peu racistes. C’est le tournage de cette scène qui se trouve après du générique de fin, pour rendre hommage à Bernadette. Et d’ailleurs, elle est vraiment tombée, tout en sauvant les cerises à l’eau de vie. Enfin vraiment tombée. Je lui ai quand même demandé et elle m’a avoué : « j’ai senti que je tombais, mais je ne me suis pas rattrapée. » Elle l’a fait exprès. Cette scène je m’en rappellerai toujours. Il y avait beaucoup de vent, et il y avait beaucoup de rires sur le tournage. Je leur avait dit de se lâcher. C’était le plus bel hommage que je pouvais rendre à cette comédienne parce que ça lui ressemblait."

L'idée du film remonte au début des années 2000 : "Attila Marcel est né des Triplettes de Belleville. C’était à Montréal, je revenais du studio où je travaillais sur les Triplettes et j’ai entendu « Attila Marcel » dans ma tête. Et c’est devenu comme une conviction. De là est née la chanson, qu’on a utilisé pour les Triplettes, même si on l’entend très peu, et le personnage du catcheur. Après il y a douze ans de gestation du film."

Attila Marcel sort aujourd'hui en France, dans environ 150 salles.

Mon premier festival 2013 : Un petit coin de nature, douceur et fantaisie pour les tout-petits

Posté par MpM, le 29 octobre 2013

mon premier festivalAffluence de poussettes au forum des images pour le ciné-concert Un petit coin de nature proposé dans le cadre de "Mon premier festival" qui s'achève ce 29 octobre.

Les bambins, dont certains sont âgés de dix-huit mois à peine, sont tout excités d'aller au cinéma. Surtout que pour un nombre important d'être eux, c'est la première fois.

Dans la salle, la présentatrice de la séance canalise énergie et impatience. Sur un ton détendu mais pédagogique, elle prépare les petits spectateurs à ce qui les attend : la lumière qui s'éteint, les images animées sur l'écran.

Elle en profite pour présenter le groupe La Féline qui va interpréter la bande-son des cinq courts métrages constituant le programme. Et c'est parti.

Le noir se fait dans la salle,  le silence aussi. Après une bande-annonce efficacement assurée par les irrésistibles Wallace et Gromit, le premier film commence.

Dans une animation très stylisée et colorée, Les Belles Plumesdeux oiseaux paradent et jouent avec leurs plumes. La mélodie entraînante de la Féline donne envie de danser, mais les jeunes festivaliers restent coi. Les plus petits semblent hypnotisés.

Les courts métrages se succèdent, mettant en scène un oisillon qui souffre d'un handicap physique, une grand-mère chat qui recueille généreusement un bébé pingouin, une mare où se croisent toutes sortes de personnages...

un petit coin de nature Les histoires sont simples et courtes, adaptées aux capacités d'attention du public. L'habillage musical aide à rendre l'ensemble ludique et même drôle. Les enfants applaudissent chaudement entre chaque film et battent des mains pendant les chansons. On les sent conquis.

Lorsque la lumière se rallume, certains petits spectateurs essayent de prolonger la magie en restant accrochés à leur fauteuil. "Encore, encore".

A défaut d'un autre film, un goûter leur est offert. L'occasion de s'assoir en famille pour échanger sur l'expérience vécue. Pas facile pour les très petits de mettre des mots sur leurs émotions, mais l'essentiel est d'essayer. Car c'est comme cela que se forment le regard et l'esprit critique des futurs cinéphiles.

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A noter que le Forum des images propose toute l'année une programmation destinée aux plus jeunes : les après-midis des enfants se déroulent chaque samedi et mercredi à 15h, pour un public âgé de 18 mois à 11 ans. Au Printemps, le festival "Tout-petits Cinéma" s'adresse quant à lui aux spectateur de 18 mois à 4 ans.

Informations et programmes sur le site du Forum des images

L’instant court : Broken, réalisé par Mathieu Turi

Posté par kristofy, le 29 octobre 2013

BrokenComme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après le court-métrage Léo réalisé par Estelle Dumas, voici l’instant Court n° 119.

Sur grand écran, Alfonso Cuaron triomphe avec Gravity, non seulement dans l’espace personne ne vous entendra crier, mais personne ne vous verra pleurer non plus…

A l’inverse du vaste espace infini, un petit espace confiné comme un ascenseur bloqué peut aussi provoquer une perte de repères…

Voici donc le court-métrage Broken, avec Ivan Gonzalez et Isabel Jeannin, réalisé par Mathieu Turi :

Américain et sans attache, Michael ne connaît pas un mot de la langue de Molière.

Française et mère d'un nourrisson, Julie ignore tout de celle de Shakespeare.

Mais lorsqu'une panne d'ascenseur survient, les barrières de la langue et de l'indifférence tombent...

Ecran Noir : Après plusieurs courts-métrages qui se passaient en extérieur, quelles autres contraintes de tournage le huis-clos dans un ascenseur fait-il surgir ?
Mathieu Turi :
C'est vrai que mon court précédent fut tourné dans les montagnes et les vallées du sud de la France. Là, avec Broken, on peut dire qu'on a fait l'opposé ! Mais je savais dès le début qu'il faudrait tourner en studio, car je tenais à faire de l'ascenseur un personnage à part entière, et pour cela, je devais pouvoir imposer ma vision à la base. De même que je ne voulais pas être bloqué dans ma mise en scène par le peu d'espace que représente un ascenseur. Je voulais mettre ma caméra partout !

Ecran Noir : Quelles sont les différentes étapes de l’élaboration du décor ?
MT: Le décor de l'ascenseur fut construit par Marc Pacon dans un "studio" : en réalité une salle de répétition pour des groupes de musiciens. Marc m'a fait une maquette, ce qui nous a permis de choisir la taille, la forme, etc. tout cela en lien étroit avec le script et les personnages. De la même façon, le choix des matières a eu un rôle important : je voulais représenter l'opposition et l'isolement des personnages en utilisant une matière chaude (l'acajou) et une matière froide (l'acier brossé), créant ainsi deux espaces bien distincts. La lumière de mon chef opérateur Olivier Tresson est allée naturellement dans ce sens, avec une séparation des espaces et des univers, opposant des teintes bleues/vertes avec celles plus chaudes de la lumière venant du bas de l'ascenseur.

Ecran Noir : Comment avez-vous connu les comédiens Isabel Jeannin  et Ivan Gonzalez ?
Mathieu : Alors encore en phase de réécriture, et avant même de commencer à penser à un casting, j'ai cherché quelques bandes démo de comédiennes sur le net, juste pour voir. Je suis alors tombé sur celle d'Isabel, qui contenait notamment une scène où elle jouait tout en finesse, tout en retenue. J'ai tout de suite voulu travailler avec elle, et je n'ai pas été déçu, elle a littéralement donné vie au personnage ! En ce qui concerne Ivan, un ami commun nous a fait nous rencontrer, et nous avons accroché tout de suite ! Nous sommes tous les deux des geeks passionnés (mais je suis très loin d'avoir sa culture dans ce domaine !). C'est un immense acteur, qui cherche toujours à rendre son personnage meilleur, à lui créer une vie en dehors du scénario pour mieux se fondre dans son rôle. Ce fut un formidable travail de collaboration, j'ai hâte de recommencer !

Ecran Noir : Les dialogues jouent avec des jeux de mots en phonétique entre anglais et français : c’est un pari sur le niveau d’anglais suffisant des spectateurs ?
Mathieu : L'idée, c'était clairement d'avoir plusieurs niveaux de lecture selon la capacité du spectateur à comprendre l'anglais. Si vous comprenez parfaitement cette langue, vous suivez l'histoire en comprenant tout, et vous êtes plutôt du côté de Michael. Si votre anglais n'est pas parfait, vous vous retrouvez alors comme Julie, un peu perdu, et du coup, même si on perd quelques blagues et quelques nuances de dialogues, l'immersion et l'identification au personnage n'en est que plus forte. C'était le but dès le départ, et je suis ravi d'entendre quelque chose comme "Je n'ai pas tout compris, mais j'étais vraiment ému à la fin !"

Ecran Noir : Broken a été financé avec la plateforme Ulule, que penser-vous du crowfunding ?
Mathieu : On ne peut pas vraiment dire que le film fut financé par Ulule. Le budget total est de 15 000 euros, et Ulule nous a, au final, permis d'avoir moins de 3000 euros. Ce qui, certes, n'est pas rien, mais comme d'habitude avec ce genre de choses, ce sont surtout les amis, la famille, etc. qui financent. Je ne vois pas forcément un avenir là-dedans pour les courts-métrages... En ce qui concerne les récents longs-métrages faisant appel au crowfunding comme le film Veronica Mars ou le prochain film de Spike Lee, les sommes sont bien entendu bien plus importantes, mais je ne crois pas que ce soit aux fans de payer les films, surtout qu'ils paieront aussi leur billet pour aller voir le film qu'ils ont financé !

Ecran Noir : Vous travaillez aussi comme assistant-réalisateur sur des films américains dont une partie du tournage a lieu en France (Inglorious Basterds de Quentin Tarantino, Hereafter de Clint Eastwood, Sherlock Holmes A Game Of Shadow de Guy Ritchie…) : comment ça se passe ?
Mathieu :
Mis à part le fait qu'il faut parler en anglais, et du coup, s'habituer à un vocabulaire technique nouveau, ce n'est pas forcément très différent. On ne raconte pas les mêmes histoires, et pas de la même façon, mais l'organisation du tournage est assez similaire. Ensuite, les techniciens des parties françaises de ces films sont souvent presque tous français ! Mis à part les plus importants chefs de postes, on travaille souvent avec les mêmes personnes.

Ecran Noir : Que pouvez-vous dire des tournages des prochains films de Woody Allen (avec Emma Stone et Colin Firth) ou de Luc Besson (avec Scarlett Johansson et Morgan Freeman) sans dévoiler de secret ?
Mathieu : Absolument rien, juste que j'ai signé plusieurs clauses de confidentialité.

8 films sélectionnés pour le Prix Louis Delluc 2013

Posté par vincy, le 28 octobre 2013

abdellatif kechiche adele exarchopoulos lea seydoux

Qui pour succéder aux Adieux à la Reine de Benoît Jacquot? 8 films sont en lice pour le prix Louis Delluc 2013. Le lauréat sera connu le 17 décembre prochain.

A priori, l'Abdellatif Kechiche semble incontournable. Mais peu de réalisateurs ont obtenu plusieurs fois le Delluc hormis Alain Resnais (trois fois), Michel Deville, Louis Malle et Claude Sautet (deux fois chacun). Kechiche a déjà reçu ce prix en 2007 pour La Graine et le mulet. Autre sélectionné cette année, Desplechin l'a également obtenu pour Rois et reine en 2004.

Finalement, le favori pourrait être L'inconnu du lac, couronnant ainsi la jeune oeuvre audacieuse d'Alain Guiraudie. A moins que le jury ne préfère guérir Dupeyron des plaies laissées par la difficulté à financer son film ou Dumont pour l'ensemble de sa carrière.

Très éclectique, le Delluc a sélectionné 8 films très différents dans la forme comme dans le fond, incluant la comédie féroce d'Albert Dupontel, succès populaire. On peut regretter l'avantage donné à des "habitués" des palmarès malgré des oeuvres plus mineures, au détriment de jeunes cinéastes plus ambitieux. Mais cela reste un joli panorama du cinéma d'auteur français, et de son ouverture sur le monde : un réalisateur iranien, un film tourné aux Etats-Unis, une comédie, un drame historique, une production très indépendante, une Palme d'or, un film ouvertement gay et un road-movie grave et lumineux...

Prémices aux Césars, cette liste du Delluc laisse présager que la course aux statuettes, même si elle est largement et logiquement dominée par La Vie d'Adèle, sera très ouverte.

Elle s'en va d'Emmanuelle Bercot, en compétition à Berlin
Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des Plaines) d'Arnaud Desplechin, en compétition à Cannes
Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont, en compétition à Berlin
Mon âme par toi guérie de François Dupeyron, en compétition à San Sebastian
9 mois ferme d'Albert Dupontel
Le Passé d'Asghar Farhadi, prix d'interprétation féminine à Cannes
L'inconnu du lac d'Alain Guiraudie, Prix de la mise en scène Un certain regard et Queer Palm à Cannes
La vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche, Palme d'or à Cannes

Unperfect Day pour Lou Reed (1942-2013)

Posté par vincy, le 28 octobre 2013

lou reed dans brooklyn boogie de paul auster

Il y a des week-ends comme ça. Soudainement, on apprend la mort d'un artiste. Lou Reed, 71 ans, disparaît. Pilier du Velvet Underground, inventeur d'un rock décadent, provocateur médiatique, il aura souffert d'avoir écrit des textes trop sombres pour que ses chansons deviennent aussi populaires que celles de son ami David Bowie. Il n'empêche, en 50 ans, le new yorkais, proche d'Andy Wahrol, est devenu une icône d'un rock sublime, laissant plusieurs chansons intemporelles, souvent réutilisées dans les bandes originales de film. Ainsi on entend du Lou Reed dans des films aussi différents que Men in Black III, Juno, Le scaphandre et le papillon, La science des rêves, Last Days, La famille Tenenbaum, Hedwig and the Angry Inch, Lost Highway , Trainspotting, Les Doors, Soleil de nuit... Les chansons Venus in Furs, Perfect Day, Walk on the Wild Side, Sweet Jane, Satellite of Love, I'm Sticking With You, entre autres, sont à jamais liées à des images de films en tous genres.

Lou Reed fut de temps en temps acteur. Aux côtés de Paul Simon dans One Trick Pony en 1980, chez Paul Auster dans Brooklyn Boogie en 1995 (photo) et Lulu on the Bridge en 1998, dans Prozac Nation, avec Christina Ricci et Jonathan Rhys Meyers en 2001, chez Luc Besson où il fut la voix de l'empereur Maltazard dans la franchise Arthur et les Minimoys en version anglophone. On l'aperçoit chez Wim Wenders dans son propre rôle dans Si loin, si proche! en 1993 et dans Palermo Shooting en 2008.

Mais peut-être que le plus beau personnage de Lou Reed au cinéma fut sans Lou Reed. En 1998, Todd Haynes réinterpréta les origines du glam rock, ce genre porté à son paroxysme par David Bowie, et des racines du punk, dont Reed mais aussi Brian Eno furent les démiurges. Le titre même du film - Velvet Goldmine - est une référence à sa Vénus en fourrure. Surtout, le personnage d'Ewan McGregor, Curt Wild, est un mélange assumé de Bowie, d'Iggy Pop et Lou Reed.

A 17 ans, Lou Reed avait subit un traitement par électrochocs, proposées à ses parents par un psychiatre, afin de le « guérir » de ses tendances homosexuelles. Expérience traumatisante qui l'entraîna à consommer des médicaments de façon dépendante et lui fit écrire des textes crus et choquants où la violence, la provocation, la dureté de la vie, la marginalité des homos, bi et autres trans étaient évoqués. Sébastien Lifshitz (Les Invisibles), qui avait donné le titre Wild Side à l'un de ses films en hommage à la chanson la plus célèbre du musicien, avait le projet de réaliser un documentaire sur cette partie de sa personnalité. Le cinéaste français espérait le tourner une fois que Reed se soit remis de sa greffe du foie, qui, hélas, lui fut fatale.

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Lire aussi : Berlin critique du documentaire sur le concert de Lou Reed réalisé par Julian Schnabel

Travis Fimmel : des slips Calvin Klein à Warcraft

Posté par vincy, le 27 octobre 2013

Travis Fimmel calvin kleinIl y eu le plus connu d'entre tous, Mark Wahlberg, mais aussi Antonio Sabato et Michael Bergin, et depuis jeudi Jamie Dornan qui sera Christian Grey dans Cinquante nuances de Grey. Il faut croire que poser en slip ou boxer Calvin Klein ouvre la voie pour séduire les studios puisque samedi 26 octobre c'est au tour d'un autre de ces mannequins pour sous-vêtements "CK" qui a été choisi pour être de l'adaptation au cinéma du jeu vidéo Warcraft.

Variety a annoncé la nouvelle : Legendary Entertainment va enrôler Travis Fimmel pour incarner l'un des quatre rôles principaux du film. L'Australien de 34 ans a été révélé il y a dix ans dans la série TV Tarzan. Au cinéma, aucun rôle marquant ni aucun film notable ne sont à signaler dans son CV. C'est sur le petit écran qu'il fait ses armes avec les séries The Beast et surtout Vikings, qui amorce sa deuxième saison.

Comme annoncé au début de l'année, Duncan Jones (Moon, Source Code) réalisera le film, prévu dans les salles pour décembre 2015. Le projet traîne depuis quelques années. A l'origine, il devait sortir en 2011, réalisé par Sam Raimi (lire notre actualité). Le réalisateur de Spider-Man a lâché l'affaire début 2012.

Le tournage ne commencera pas avant début 2014.

Pour le studio Blizzard Entertainment, le projet devient urgent afin de redynamiser la franchise Warcraft, en perte de vitesse depuis deux ans. Cela reste encore le jeu de rôle en ligne multijoueur le plus populaire de la planète.

La cinéaste Antonia Bird disparaît (1959-2013)

Posté par vincy, le 26 octobre 2013

antonia birdAntonia Bird est décédée des suites d'une longue maladie, jeudi dernier à Londres. Elle avait 54 ans.

La réalisatrice britannique avait réalisé quelques uns des meilleurs films anglais des années 90, à commencer par Prêtre (Priest) en 1995. Le film, qui choqua l'église catholique, avait reçu de nombreux prix : le Teddy Award à Berlin et le prix du public à Toronto notamment.

On lui doit également Face, De l'amour à la folie (Mad Love), et le film d'horreur Vorace (Ravenous) en 1999, son dernier long métrage de cinéma. Ses films parfois dérangeants s'attaquaient aux tabous de notre société, de la folie à la désintégration sociale, avec une esthétique réaliste et une certaine violence psychologique.

Antonia Bird était aussi productrice - avec l'acteur Robert Carlyle, qui jouait dans tous ses films, Mark Cousins et Irvine Welsh, ils avaient créé 4-Way Films. Elle avait surtout travaillé pour le petit écran tout au long de sa carrière.

Elle préparait depuis trois ans son retour au cinéma avec Cross My Mind, histoire érotique et passionnelle. Olivia Williams et Peter Mullan devaient être au générique.

L’auberge espagnole, Les poupées russes et Casse-tête chinois : trois affiches dans la même lignée

Posté par antoine, le 26 octobre 2013

casse tete chinois duris reilly tautou de france

l'auberge espagnoleLa génération Auberge Espagnole sera-t-elle séduite par le Casse-tête chinois? Pour cela rien ne vaut une affiche qui ne perturbe pas les fidèles et autres fans. L’affiche de Casse-tête Chinois vient d’être dévoilée sur la page Facebook. Tout comme les deux précédentes affiches de la série - L’Auberge Espagnole et Les Poupées Russes - sa composition est basée sur la fragmentation.

Dans le premier film de la trilogie, L'auberge espagnole, cela correspond à ce que voulait faire passer le film, la composition européenne du groupe : « Je suis Français, Espagnol, Anglais, Danois. J’suis pas un, mais plusieurs. J’suis comme l'Europe, j’suis tout ça. J’suis un vrai bordel. »

L’affiche est certes éclatée, mais une unité est tout de même présente. On y voir en effet le personnage de Xavier (Romain Duris) avec tous ces camarades de son auberge espagnole, copine et maitresse inclues, telle une photo de famille. Il s'agit d'un photomontage de plusieurs photos qui permet de créer un aspect mosaïque.

les poupées russesPour Les Poupées Russes, l’effet est similaire. Cependant nous ne sommes plus face à une photo de famille. L’effet cubique-mosaïque est toujours présent, mais il s’agit là de différents portraits bien détachés les uns des autres. On y voit celui de Xavier au centre de l’affiche, entouré par sept portraits de femmes uniquement. Cinq d’entre elles sont ses conquêtes sexuelles et amoureuses, et les deux autres femmes ont une importance dans l’histoire de Xavier (Isabelle sa copine lesbienne, interprétée par Cécile de France, et Natacha, l’épouse russe de William). Ici cette fragmentation peut également rappeler le « Je ne suis pas un mais plusieurs », mais il s’agit aussi de faire un lien avec le film, son titre, et son message qui se résume à travers la métaphore finale énoncée par Xavier, et que nous entendons en voix off : « J’ai repensé à toutes les filles que j’avais connu, avec qui j’avais couché, ou même que j’avais seulement désiré. Je me suis dit qu’elles étaient comme des poupées russes. On passe sa vie entière à jouer à ce jeu là, on est curieux de savoir qui sera la dernière, la toute petite qui était cachée depuis le début dans toutes les autres. »

casse tete chinoisL’affiche de Casse-tête Chinois, qui a été révélée cette semaine, reproduit le même schéma, avec quelques variations.  En haut de l’affiche quatre portraits seulement, de tailles similaires, et alignés de manière horizontale : ceux des personnages de Wendy, Xavier, Martine, et Isabelle (respectivement Kelly Reilly, Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France, les piliers récurrents de la trilogie). Il s’agit donc toujours de Xavier, accompagné des trois femmes de sa vie : Martine (Tautou) son premier amour, Wendy son grand amour (avec qui il a eu des enfants comme nous l’indique la bande annonce) et Isabelle sa meilleure amie (et peut être son véritable amour, sans grand A). On peut donc imaginer que Casse-tête Chinois sera orienté principalement autour de ces femmes et de leur rôle dans la vie de Xavier aujourd’hui.

On notera au passage le choix de ne pas avoir mis les noms des acteurs dans le même ordre que les portraits, ce qui semble curieux.  Enfin, sur cette affiche, c’est le titre qui est mis en avant. Il est situé en plein milieu, et occupe presque la moitié de l’affiche. De plus les traits de trois lettres (T, E, N) sont prolongés jusqu’en dehors de l’affiche. TEN, soit dix en français : on peut ici y voir peut être une sorte de clin d’œil puisque L’Auberge Espagnole est sortie en 2002, et le tournage de Casse-tête Chinois a démarré fin 2012, soit dix ans après. Ce sera aussi probablement le temps écoulé dans le récit depuis le premier volet (Les Poupées Russes se déroule cinq ans après le récit de L’Auberge Espagnole). Quant au titre en lui même, comme pour les deux précédents films, il contient une marque d’une nationalité étrangère (espagnole, russe, chinois), rappelant encore une fois le « Je ne suis pas un mais plusieurs », et avant tout citoyen du monde. N'oublions pas que le film fait l'ode du métissage... Ici, la fragmentation de l’affiche rappelle évidemment un casse-tête chinois.

Casse-tête Chinois sortira dans les salles le 4 décembre prochain. Une avant-première est prévue le 10 novembre au Grand Rex, avec projection de toute la trilogie, et présence du réalisateur Cédric Klapisch, et des acteurs Audrey Tautou, et Romain Duris, qui étaient déjà à l'affiche de L'écume des jours en avril dernier.

Léa Seydoux s’aventure chez le réalisateur de Canine, Yorgos Lanthimos

Posté par vincy, le 25 octobre 2013

Loin de la polémique autour de La vie d'Adèle (qui sort ce week-end aux Etats-Unis dans 4 salles) et des menaces de procès du réalisateur Abdellatif Kechiche (lire sa tribune "fleuve" sur Rue 89), Léa Seydoux va rejoindre le casting de The Lobster, le nouveau film du cinéaste grec Yorgos Lanthimos. Sur le plateau de tournage, Seydoux côtoiera Ben Whishaw (Skyfall), Jason Clarke (Zero Dark Thirty), Olivia Coleman (Broadchurch) et Angeliki Papoulia, l'actrice fidèle du réalisateur.

The Lobster avait reçu le prix ARTE International en février dernier, qui distingue un projet (lire notre actualité). Le film, le premier en langue anglaise pour le cinéaste, prend place dans une dystopie (contre-utopie) où les hommes et les femmes sont obligés de vivre en couple et subissent un terrible châtiment s’ils désobéissent.

Le tournage débutera en mars prochain.

Lanthimos s'est fait remarqué avec ses deux derniers films, Canine (Prix Un Certain Regard au Festival de Cannes, une nomination à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère) et Alpes (grand prix du festival de Sydney et prix du scénario au Festival de Venise).

Léa Seydoux sera au générique de trois films en 2014 : Saint Laurent de Bertrand Bonello, qui pourrait ouvrir le Festival de Cannes, The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson, qui sortira en mars, et La belle & la bête de Christophe Gans, prévu en février.