Nicole Courcel (1931-2016), une femme française disparaît

Posté par vincy, le 27 juin 2016

La comédienne française Nicole Courcel, née le 21 octobre 1931, est morte le 25 juin à l'âge de 85 ans. Incarnant la jeunesse française à la Libération, elle a commencé sa carrière après la guerre enchaînant les films d'Henri Decoin (Les amoureux sont seuls au monde), Jean Delannoy (Aux yeux du souvenir), Jacques Becker (Rendez-vous de juillet, après lui avoir fait faire des essais pour Antoine et Antoinette) et Marcel Carné (La Marie du port, une adaptation de Simenon avec Jean Gabin). Dès les années 1950, elle s'impose dans plusieurs succès, devenant une vedette de l'époque. On la voit ainsi dans Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry, plusieurs films de Jean-Paul Le Chanois et surtout dans Le Testament d'Orphée de Jacques Cocteau.

Sans jamais avoir été une star, elle a, malgré tout, réussit à séduire des cinéastes de tous horizons. Dans les années 1960, Nicole Courcel tourne avec Paul Vecchiali (Les petits drames, Les ruses du diable), Yves Allégret (Kong Yo), Claude Autant-Lara (Vive Henri IV... vive l'amour), André Cayatte (Le passage du Rhin), Agnès Varda (Les créatures). Au cinéma, elle achèvera sa carrière dans les années 1970 avec Claude Lelouch (L'aventure c'est l'aventure), Claude Pinoteau (La gifle) et en 1979 Jean-Pierre Blanc (L'esprit de famille). Elle est de tous les festivals, de l'URSS à l'Amérique du sud, ambassadrice affranchie du cinéma national.

Sa carrière s'oriente alors cers la télévision. Après avoir incarné Emma Bovary en 1974, on la voit dans des téléfilms comme Credo, de Jacques Deray ou Milady, de Josée Dayan. Elle participe à des séries telles La vallée des peupliers ou Les Thibault.

Elle était aussi présente sur les planches durant plusieurs décennies, passant d'Arthur Miller (Les Sorcières de Salem, avec Signoret et Montand) à Racine, de la comédie de boulevard à Françoise Sagan, de Jean Poiret à Jean-Claude Carrière, travaillant avec des metteurs en scènes aussi différents que Pierre Dux, Félicien Marceau, Pierre Mondy, François Périer, Claude Régy...

Cela faisait douze ans qu'elle avait arrêté le métier. De son vrai nom Nicole Andrieu, elle était à la ville la mère de la journaliste, animatrice de télévision et chroniqueuse culinaire Julie Andrieu. Mère à 42 ans, elle mit alors sa carrière entre parenthèses pour s'occuper de sa fille, qu'elle éleva seule. En 1980, elle lui avait consacré un livre de souvenirs émouvant Julie tempête paru chez Robert Laffont. Elle souffrait d'une maladie cérébrale depuis plusieurs années.

Kinepolis s’étend en région parisienne et près de Toulouse

Posté par vincy, le 26 juin 2016

Kinépolis continue de s'étendre en France. Jusque là, la chaîne de multiplexes était surtout présente au Nord et à l'Est avec des cinémas parmi les plus importants du pays à Mulhouse, Nancy, Thionville, Julien-lès-Metz, Lomme, et Longwy (après l'acquisition de l'Utopolis en 2015). Progressivement, la conquête s'est élargie à l'Ouest (Rouen, où Kinépolis a repris l'exploitation du cinéma Saint-Sever en janvier) et au Sud (Bourgoin-Jallieu et Nîmes).

Le groupe va ajouter deux multiplexes dans deux zones géographiques nouvelles: celui de Brétigny-sur-Orge dans le sud de l'Ile-de-France (10 salles, 1530 fauteuils), dans une zone où il y a surtout des salles indépendantes, hormis le Mega CGR d'Evry et le future multiplexe de Massy. La construction de ce pôle loisirs et commerce vient de commencer et l'établissement vise 500000 spectateurs. L'ouverture est prévue dans un an.

Le 21 juin, Kinepolis a annoncé qu'elle allait s'installer dans nord de l'agglomération de Toulouse, à Fenouillet, dans une immense zone commerciale. Les 10 salles (1100 sièges) espèrent accueillir 400000 personnes. L'ouverture du cinéma est prévue fin 2016. "Ce nouveau multiplexe répond à une demande forte, vu qu'il y avait un manque de multiplexes et d'une offre culturelle variée dans la région. En plus, l'agglomération du Nord de Toulouse connaît un essor démographique important" explique Eddy Duquenne, Pdg de Kinepolis Group. Pourtant Toulouse ne manque pas de cinémas ni de multiplexes (Gaumont, UGC, Mega CGR, Utopia, etc...). Le Mega CGR de Blagnac, d'ailleurs, se trouve à moins dix kilomètres.

Cela faisait onze ans que Kinepolis n'avait construit de nouveaux cinémas en France.

#Brexit: 15 célébrités britanniques sur lesquelles nous pouvons toujours fantasmer

Posté par cynthia, le 25 juin 2016


Brexit...tout le monde ne parle que de ça: sur Twitter, sur Facebook, au bureau, dans le métro, chez le boulanger bref...on est tous un peu anglais cette semaine. Mais alors que certains s'inquiètent du sort de l'UE et du Royaume-Uni, d'autres se demandent s'ils peuvent toujours regarder un James Bond ou s'ils peuvent encore envisager d'épouser le Prince Harry (véridique le hastag Prince Harry a dominé la toile). Cela méritait bien un petit top (oui on adore les tops) subjectif des célébrités britanniques sur lesquelles nous pouvons fantasmer malgré le Brexit.

1) Dan Stevens

Du haut de ses 33 ans, ce sosie britannique de Ryan Gosling (vous ne me croyez pas? Regarder le film The Guest d'Adam Wingard) a fendu le cœur des demoiselles dans la série Downton Abbey et va continuer de nous faire rêver aux côtés d'Emma Watson dans le live de La Belle et la Bête (la bêbête poilue c'est lui).

2) Emilia Clarke

Surnommée la mère des dragons (Game of thrones), cette brunette incendiaire ferait tourner la tête d'un prêtre sicilien. Actuellement à l'affiche du film Avant Toi, elle a été élue la femme la plus sexy du monde l'année dernière...rien que ça!

3) Colin Firth

Comment évoquer le charme à l'anglaise sans prononcer le nom Colin Firth. Le Mr Darcy par excellence nous ferait aimer l'Angleterre sous la pluie, la gelée de fruit et même le Haggis (plat provenant d'Ecosse et constitué de panse de brebis farci avec un hachis de cœur de tripes et de foie d'agneau, avec de l'orge et des oignons). Nous pourrons, d'ailleurs, nous délecter de son joli minois dans le prochain Bridget Jones.

4) Keira Knightley

Keira est au cinéma ce qu'est Kate Moss à la mode: un emblème britannique. Avec ses faux airs à la Natalie Portman (c'est d'ailleurs pour cela qu'elle incarne sa doublure dans Star Wars I: La menace Fantôme), Keira Knightley a su conquérir le pays de l'Oncle Sam ainsi que nos cœurs en quelques battements de cils.

5) Tom Hiddleston

Le Brexit, il nous en a donné un aperçu lorsqu'il s'est entiché de Taylor Swift (on ne parle que de ça dans les médias à croire que leur relation amoureuse est un coup de pub). Véritable coup de massue, on a eu l'impression d'avoir été largué: un sentiment de divorce avant le Brexit.

6) Emma Watson

Belle, engagée, intelligente, drôle et stylée, Emma Watson est un peu comme la fille du lycée qui t'exaspère par sa perfection mais que tu ne peux pas détester car elle est gentille. Elle est la future Belle, et pourrait alors devenir la grande star britannique des prochaines années. Quand on vous disait qu'Hermione était la meilleure...

7) Henri Cavill

Henri Cavill c'est comme le chocolat... tout le monde aime le chocolat! Avec sa belle gueule et son corps à faire démissionner une bonne sœur, Henry a su s'imposer comme étant le fantasme par excellence de tout le monde! Nous n'avons pas attendu Superman pour baver sur cet Apollon puisque l'acteur avait déjà montré ses capacités de beauté dans la série The Tudors... on y voit d'ailleurs ses superbes fesses!

8 ) Idris Elba

Il suffit de dire son nom pour que le mot sexuel vous vienne à l'esprit. Ce n'est donc pas une surprise que l'on évoque ce beau mâle talentueux pour le prochain James Bond.

9) Gemma Arterton

Il n'est pas étonnant que Fabrice Lucchini ait craqué sur cette magnificence dans son film Gemma Bovary. Avec ses courbes généreuses et son regard de braise, Gemma éblouit tout sur son passage, de James Bond à Ryan Reynolds. Une bombe sexuelle en soi.

10) Emily Blunt

Prochainement à l'affiche dans La Fille du train, cette rousse flamboyante n'est plus à présenter: on l'aime tous d'amour! Parce que son charme singulier supplante les beautés calibrées et son sourire nous plante un couteau droit dans le coeur.

11) Le Prince Harry

Certes il n'est pas acteur mais il est beau, intelligent, généreux et c'est un Prince: gros lot/maxi lot! Connasse, barre-toi, il est pour moi!

12) Audrey Hepburn

Audrey est universelle, elle traverse l'espace-temps sans prendre une ride et en gardant sa première place d'icône. C'est l'anglaise parfaite. La plus européenne de toutes. Le chic naturel, l'élégance atemporelle, une icône qui ne prend pas une ride. Comme Sean Connery du côté masculin. Mais bon Connery est écossais, on ne va pas le mettre dans cette liste, ça l'offenserait.

13) Hayley Atwell

La petite copine de Captain America mérite sa place dans ce classement. Belle et talentueuse, elle a su donner vie au personnage d'Agent Carter avec une classe que peu de personnes ont.

14) Taron Egerton

Découvert dans Kingsman: The secret Service, Taron Egerton émoustille telle une coupe de champagne après 6 ans d’abstinence. Sa petite bouille angélique a su conquérir la planète et ce n'est pas prêt de s'arrêter!

15) Daniel Craig

Avant on aimait bien James Bond puis Daniel Craig est arrivé... et on a toutes essayé de passer le casting pour être une James Bond girl afin d'avoir la chance de le tripoter un peu. Craig c'est God(e) Save the Queen puissance 7. Et il a fait très fort avec son t-shirt à la veille du vote sur le Brexit: viral et britannique jusqu'au bout.

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#Brexit: les célébrités sont tristes, choquées, dégoûtées

Posté par cynthia, le 24 juin 2016

L'inimaginable, l'impensable, le redoutable est arrivé: l'Angleterre quitte l'Union Européenne. Si vous aussi vous êtes réduits à regarder l'intégrale de la série Dontown Abbey en dégustant des shortbreads et du thé Earl Grey tout en vous essuyant vos yeux rouges et votre nez qui coule, sachez que les stars aussi en ont gros sur le cœur.

Si la réaction fut lente ou inexistante pour certaines célébrités, d'autres (la jeunesse de la TV et du grand écran) ont été plus réactifs sur les réseaux sociaux.

Top des tweets qui fallait retenir sur le #Brexit.

1) J.K Rowling: "Je ne pense pas avoir autant souhaité que la magie soit réelle!" On ne peut pas être plus explicite que cela. L'écrivaine de la saga à succès Harry Potter, en est à souhaiter que Hermione Granger arrive et nous sort un "oubliettes" (sort d'effacement de la mémoire pour les Incultes) afin de vite se réveiller de ce cauchemar. L'artiste s'est empressée de retweeter également des phrases pertinentes et les statistiques des villes anglaises qui ont voté le début de l'apocalypse.

2) Jojo Moyes. Encore une écrivaine à succès ici qui se lamente sur Twitter. Celle qui a écrit le doux Avant Toi (actuellement en salles) se sent comme une étrangère dans son pays: "Je me sens comme si je m'étais réveillé dans le pays de quelqu'un d'autre!"

3) Will Poulter, le méchant de la saga Le Labyrinthe et petit prodigue de The Revenant, a tweeté son désarroi quatre fois d'affiler...c'est ce qui s'appelle être motivé  à montrer sa rage.

  • "Vraiment dégoûté d'entendre ce résultat pour le Referendum. Je ne peux pas croire que l’Angleterre quitte l'Union Européenne. C'est tellement faux!"
  • "C'est triste mais ce départ de l'UE est probablement explicable par division massive. On a été laissé!"
  • "En tant que jeune si je dois retenir une leçon de cela c'est l'importance d'aller voter! Nous devons être actifs!" (Un petit conseil que l'on doit retenir pour les prochaines élections!)

Puis l'acteur termine par tweeter les statistiques de  l'âge des votants.

4) Richard Armitage, que l'on a pu voir dernièrement dans la saga The Hobbit, a retweeté le tweet du New York Times intitulé: "Marine Le Pen, leader du groupe d'extrême droite Français, a applaudi le résultat de vote" en ajoutant une légende au-delà de la perfection "Applaudit par Donald Trump et Marine Le Pen (émoticône caca)"

5) Sam Heughan; (pourtant écossais) le sexy, magnifique et humidifiant à culotte de la série Outlander a joué dans la simplicité en tweetant: "Vider. Insensé". Bref il en a perdu ses mots le pauvre...(je l'inviterais bien à ma soirée deuil de l'Angleterre tiens!).

6) Caitriona Balfe, sa collègue de la série Outlander et récemment à l'affiche de Money Monster aux côtés de Julia Roberts et Georges Clooney, a montré sa profonde tristesse. "Tellement triste. Je ne peux pas croire ce résultat!" N.B: Faire une soirée dans les locaux d'Ecran Noir sur le thème "so british en deuil" et inviter tout le monde!

7) Douglas Booth, le joli cœur terriblement sexy de The Riot Club est littéralement perdu... "Je suis profondément, profondément triste. Je me sens complètement en désaccord avec mon pays. Complètement perdu." (S'il ne retrouve pas son chemin, je veux bien lui filer mon adresse...bah quoi l'hospitalité à la Française vous ne connaissez pas?)

8) La meilleure réaction pour la fin, celle de John Boyega, le héros du dernier Star Wars: "-_-" Aussi simple que ça...ou comment un émoticône résume parfaitement le sentiment de tout le monde!

Edito: La saison de l’amour et de l’amitié est ouverte

Posté par redaction, le 23 juin 2016

Le carton nord-américain du Monde de Dory n'est pas un épiphénomène. Plus fort démarrage pour un film d'animation (en recettes), le nouveau Pixar s'inscrit dans une tendance qui risque de servir de modèles si les sequels et spin-offs de S.O.S. Fantômes et Independence Day séduisent les masses de spectateurs. Car si on regarde bien, hormis les films à base de héros de Comics, cette année, les suites se sont bien plantées, avec parfois de gros coups de mou (Divergente, Alice, Tortues Ninjas...). Ce qui attire les spectateurs ce sont les bons vieux films remis au goût du jour: Le livre de la jungle, d'une certaine manière, mais surtout Star Wars ou Jurassic World.

Jusque là, une suite limitait la casse même si elle ne rapportait pas autant. Aujourd'hui, sans les marchés étrangers, elle afficherait de lourdes pertes dans les bilans financiers des studios. Les spectateurs préfèrent de la bonne vieille marque, celle de leur enfance ou celle de leurs parents, du vintage "update". Cette nostalgie agit comme une Madeleine de Proust. Même James Bond ou Ethan Hunt, et sûrement Jason Bourne dans quelques semaines, en ont profité. En revanche le Chasseur de Blanche Neige, les X-Men, le Panda as du Kung-fu, La chute de Londres ou le mariage grec, les Neighbors ou les magiciens de Now You See Me ont tous souffert d'un manque de désir, d'attachement, et donc d'affection.

Pas étonnant ceci dit: dans une époque agressive et violente, où le dialogue semble impossible, où l'on parle plus de fracture irréconciliable ou de divorce fatal, où les uns s'opposent aux autres sans jamais pouvoir trouver une entente commune (suffit de regarder Captain America), on cherche du réconfort. Des gentils poissons, d'adorables Minions, des mammifères en folie, ou une Jungle solidaire, un super-héros coule même s'il est défiguré, l'orphelin Courgette, doublement primé à Annecy, et actuellement en France, une quadra qui retourne chez sa mère. C'est symptomatique. Après les Tuche, la valeur sûre semble être la famille. Dernière zone de réconfort, dernier refuge de résistance à ce monde de brutes. Pixar l'a bien compris avec sa suite du Monde de Nemo: Le Monde de Dory est une ode à toutes les familles et réveille en nous des souvenirs de plus de treize ans. S'il n'y a plus d'utopie, il reste de l'amour et de l'amitié. Lire du Jane Austen ou retrouver son âme d'enfant avec un dessin animé. Ce n'est ni "in", ni "out". C'est juste atemporel.

Le festival Différent ! rend hommage à Ricardo Darin

Posté par MpM, le 22 juin 2016

L'acteur argentin Ricardo Darin (Les nouveaux sauvages, Dans ses yeux, Les neuf reines...) a enflammé le festival Différent ! lors de l'hommage qui lui était consacré lundi 20 juin dans un Majestic Passy plein à craquer. Il était de passage à Paris pour présenter son nouveau film Truman, grand succès du cinéma espagnol 2015, en présence du réalisateur Cesc Gay et de son partenaire à l'écran Javier Camara.

L'acteur, visiblement ému par le très joli discours de Laura del Sol, la présidente d'Espagnolas en Paris, l'association qui organise l'événement, a confirmé sa réputation de modestie et de simplicité en déclarant qu'il ne méritait pas la distinction offerte par le festival. Il s'est ensuite rapidement effacé au profit de  Cesc Gay et Javier Camara afin de ne pas voler la vedette au film dont il a précisé qu'il avait été fait "avec beaucoup d'amour" mais que cet amour leur avait été rendu "au centuple".

"Faire des films, c'est un peu comme avoir des enfants qui partent de la maison et qu'on ne voit pas pendant un certain temps", a confié Cesc Gay. "Là c'est un peu comme si je me retrouvais avec mon fils, ce soir ! Ceux qui ont des enfants me comprendront..."

Javier Camara a quant à lui séduit l'assistance en s'exprimant en français. Il a souligné à quel point Truman est un film intime et a avoué que son rôle s'était résumé à regarder Ricardo Darin jouer. "J'ai fait un travail très simple parce que lui a fait tout le travail" a-t-il conclu avec humour.

Truman (qui a reçu cinq Goyas, les équivalents des César) raconte la visite que rend Tomas (Camara) à son ami Julian (Darin), atteint d'un cancer. Entre complicité et désarroi, humour et nostalgie, les deux hommes échangent sur la vie et la mort et retissent avec simplicité des liens qui s'étaient un peu relâchés.

Oscillant entre situations cocasses et passages plus dramatiques, le film joue à fond la carte du Buddy movie et offre une partition de choix à son duo d'acteurs. Ricardo Darin est impeccable en personnage manipulateur et cabotin qui n’a plus rien à perdre tandis que Javier Camara joue avec gourmandise les faire-valoirs un peu dépassés. A découvrir sur les écrans français à partir du 6 juillet.

Crédit photo : Espagnolas en Paris

Psiconautas d’Alberto Vazquez et Pedro Rivero secoue le festival Différent !

Posté par MpM, le 21 juin 2016

psiconautas

On aurait pu craindre qu'avec les années (c'est déjà la 9e édition), le festival Différent ! délaisse un peu sa quête de cet "autre cinéma espagnol" méconnu en France pour se tourner vers des films et des auteurs plus installés. Il n'en est pourtant rien, tant cette fenêtre ouverte sur la production ibérique continue année après année de proposer avant tout des œuvres fortes, qu'elles soient confidentielles ou plus incontournables dans le panorama cinématographique contemporain.

C'est pourquoi le festival 2016 ne pouvait faire l'impasse sur Psiconautas d'Alberto Vazquez et Pedro Rivero, long métrage d'animation envoûtant et puissant qui a fait sa première française au Festival d'Annecy la semaine passée, et avait auparavant conquis San Sebastian (Prix Greenpeace) et Stuttgart (Grand prix). Version plus longue et complexe du court métrage Birdboy (Goya du meilleur court métrage en 2012 et présélectionné pour les Oscar), lui-même adapté d'une bande-dessinée d'Alberto Vazquez, il met en scène les destins croisés de plusieurs enfants vivant sur une île isolée ravagée par un terrible désastre écologique.

Graphisme riche et virtuose

Adoptant un ton résolument sombre, voire tragique, Psiconautas dépeint une société coercitive et artificielle où les seuls échappatoires sont la drogue, la mort ou la folie. Les personnages adolescents tentent de s'abstraire de la réalité en poursuivant le rêve chimérique d'un départ sans retour pour un ailleurs sublimé. Mais l'île, personnage à part entière de l'intrigue, ne semble pas décidée à laisser partir qui que ce soit.

Le graphisme, riche et virtuose, combine différentes techniques en fonction de la tonalité des scènes. Les flash-backs adoptent ainsi des couleurs pastels et douces tandis que les passages les plus dramatiques s'accompagnent d'un trait plus dur et d'un camaïeu de gris et de noirs. Quelques explosions de couleurs, tantôt violentes et criardes, tantôt chaudes et naturelles, permettent par ailleurs d'exprimer les différentes émotions traversées par les personnages tandis que chaque lieu (la décharge publique, la forêt, le sanctuaire verdoyant...) a une identité visuelle très marquée.

Malgré les thématiques abordées (la destruction de la nature, le gaspillage matériel, l'absence d'entraide et de compassion...), Psiconautas n'a pourtant rien du film plombant ou didactique. Ce n'est certes pas un conte de fées avec happy end intégré, mais il s'attache à laisser planer une certaine forme d'espoir, et surtout à prendre systématiquement le spectateur à contre pied avec un humour (noir) ravageur.

Décor artificiel

Critique au vitriol d'une société qui a perdu le sens des réalités, le film présente par exemple une famille complètement dysfonctionnelle où le chien de la maison, considéré comme le fils prodige, est mieux traité que sa "sœur", et où les adultes aspirent seulement à mener une "vie normale" à grands renforts de "pilules du bonheur". Les forces de l'ordre s'acharnent quant à elles à détruire le peu de faune et de flore qui restent tandis que la religion semble n'être qu'une des multiples drogues mises à disposition des habitants. Finalement, les objets, dotés de parole et de conscience, semblent avoir plus d'âme (et de raison) que leurs possesseurs.

Le monde apparaît alors comme un décor insipide et artificiel derrière lequel se dissimulent les horreurs d'une réalité sans fard. Entre la béate ignorance des adultes qui ne semblent pas s'en apercevoir et la révolte impuissante des adolescents qui cherchent à s'en extraire, on ne sait pas trop ce qui est le plus terrible. Immanquablement, on pense au dernier court métrage en date d'Alberto Vazquez, Decorado, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs lors du dernier festival de Cannes, et dans lequel le personnage principal s'aperçoit qu'il vit dans un monde de carton-pâte dont il ne parvient pas à s'échapper.

Génération perdue

Différent 9Difficile de ne pas voir également des échos entre le constat du film et les difficultés rencontrées par l'Espagne ces trente dernières années. "Nous parlons d'une certaine génération perdue et de la réalité sociale des années 80", reconnaît le co-réalisateur Pedro Rivero, qui a échangé avec le public à l'issue de la projection. "Il y a ensuite eu une prise de conscience, notamment dans le domaine de l'écologie, suite aux catastrophes qui se sont produites, par exemple en Galice [comme le naufrage du Prestige en 2002, dont le fioul avait atteint les côtes]."

Par rapport à la bande-dessinée, le duo de cinéastes a par ailleurs étoffé l'intrigue. "Dans la BD, Birdboy ne faisait que se droguer et se plaindre", explique Pedro Rivero. "L'adolescence était vraiment au cœur du récit. Nous avons essayé d'en faire quelque chose de plus vaste en amplifiant les péripéties, les trames secondaires, le cycle animiste de la vie..." La fin a même été remaniée pour offrir au spectateur un "petit quota d'espoir".

Même si cela ne suffit pas à faire de Psiconautas une comédie légère, il ne faudrait surtout pas prendre cela comme prétexte pour faire l'impasse sur cette magistrale démonstration de ce que peut être le cinéma d'animation, et surtout le cinéma tout court. De son propre aveu, Pedro Rivero "n'attend rien du public espagnol", peu enclin à s'enthousiasmer pour ce type de film. La surprise pourrait alors venir de France où il sortira à l'automne 2016, et où il doit absolument être accompagné, soutenu et surtout montré au plus grand nombre. Mais on en reparle très vite.

La suite de Prometheus en tournage, avec Noomi Rapace

Posté par vincy, le 21 juin 2016

Finalement, elle en serait. Noomi Rapace avait régulièrement dit qu'elle ne reprendrait pas son personnage d'Elizabeth Shaw. Pourtant, alors que le tournage vient de commencer en Australie, plusieurs sources ont confirmé qu'elle était bien sur les plateaux de la suite de Prometheus, Alien: Covenant. La Fox n'a fait aucun communiqué officiel pour l'annoncer au casting de la production. Elle n'est même pas encore enregistrée sur l'IMDB.

Michael Fassbender, Katherine Waterston (Steve Jobs, Les Animaux fantastiques), Demian Bichir (Les Huit Salopards), Billy Crudup (Spotlight), Danny McBride, Carmen Ejogo et Jussie Smollett sont bien de cette nouvelle aventure, toujours filmée par Ridley Scott. On ne sait rien de l'histoire si ce n'est qu'on avait laissé Elizabeth Shaw seule sur une planète hostile.

Prometheus et Alien: Covenant seront normalement suivis d'un troisième épisode qui devra rejoindre chronologiquement le premier Alien, réalisé par Ridley Scott en 1979. Prometheus se déroule environ 30 ans avant Alien. Le film avait rapporté 400 millions de $ dans le monde.

Alien: Covenant est prévu dans les salles en août 2017, un an avant la sortie d'Alien 5 réalisé par Neil Blomkamp.

Noomi Rapace, qui n'a pas été à l'affiche d'un film depuis Enfant 44, n'a pas chômé en tournant successivement Rupture (thriller SF de Steven Shainberg), Unlocked (thriller d'action de Michael Apted) et What Happened to Monday? (autre thriller SF de Tommy Wirkola). Elle est en discussions pour être aux côtés de Will Smith dans Bright et doit incarner Maria Callas dans Callas, biopic de Niki Caro (lire notre actualité du 6 novembre 2015).

Armando Iannucci, Jeffrey Tambor et Rupert Friend tournent The Death of Stalin

Posté par wyzman, le 20 juin 2016

C'est parti ! Le tournage de The Death of Stalin, le nouveau film d'Armando Iannucci (Au Cœur de l'action, Veep) vient de débuter. Produit par Gaumont, Quad, Main Journey et Free Range Films, The Death of Stalin est inspiré du roman éponyme de Fabien Nury et Thierry Robin. Tourné en Angleterre et en Ukraine, le scénario est l'œuvre de Armando Iannucci, David Schneider (Mr. Bean) et Ian Martin (Veep).

Pour rappel, le film suit les jours qui ont suivi la chute de Staline. Entre guerre de succession et envie de changement, les protagonistes tentent chacun à leur manière de survivre. Inspiré de faits réels, le film d'Armando Iannucci serait à mi-chemin entre tragédie et comédie, le tout saupoudré d'une lâcheté propre à l'homme.

The Death of Stalin réunit entre autres Steve Buscemi (The Big Lebowski), Simon Russell Beale (My Week with Marilyn), Paddy Considine (Macbeth), Rupert Friend (Les Poings contre les murs), Jason Isaacs (Fury), Olga Kurylenko (Quantum of Solace) et Jeffrey Tambor (Transparent). Petit bonus : Staline sera campé par Adrian McLoughlin (Plein Gaz). Avec un casting pareil et une distribution assurée par Gaumont, The Death of Stalin est assurément entre de bonnes mains.

Le Prix Lumière 2016 pour Catherine Deneuve

Posté par vincy, le 20 juin 2016

Le Prix Lumière 2016 sera remis à Catherine Deneuve le vendredi 14 octobre au Centre de Congrès de Lyon. La star française succède à Martin Scorsese est la première actrice à recevoir cet honneur mais aussi la première femme "lumiérisée"! Jusque là, le seul comédien qui avait été honoré à Lyon (en 2011) était Gérard Depardieu, parmi les autres primés, tous réalisateurs.

Le festival Lumière (8-16 octobre 2016) a voulu rendre hommage à la comédienne "pour ce qu’elle est, ce qu’elle fait, ce qu’elle dit, ce qu’elle joue, ce qu’elle chante et ce qu’elle enchante depuis toujours et pour toujours." A l'aube de ses 60 ans de carrière, le festival du patrimoine cinématographique mettra en lumière les cinéastes les plus prestigieux avec lesquels elle a tourné: Demy, Truffaut, Polanski, Bunuel, Varda, Téchiné, Corneau, Melville, Rappeneau, Jacquot, Oliveira, von Trier, Ozon, Wargnier, de Broca, Desplechin, Satrapi, Scott, Aldrich... La liste est longue.

Martin Scorsese dit à son propos que "C’est une déesse du cinéma." Deneuve "est une actrice exigeante et une star populaire, la muse de grands maîtres et l’accompagnatrice indéfectible des jeunes réalisateurs. Traversant le cinéma français et international avec élégance et intensité, avec une distinction qui n’appartient qu’à elle, dotée de cette voix lointaine si reconnaissable" rappelle le communiqué.

Le mythe garde pourtant la tête froide (et haute): "Je ne travaille pas à ma postérité. Je me sens comme une passagère." Ambassadrice à la préservation du patrimoine cinématographique pour l’Unesco, Palme d'or d'honneur et prix spécial d'interprétation à Cannes, prix d'interprétation à Venise et Berlin, prix David di Donatello de la meilleure actrice, nommée à l'Oscar de la meilleure actrice, deux fois césarisée et douze autres fois nommée, Marianne républicaine en 1985, muse de Yves-Saint-Laurent et égérie de Chanel, elle a reçu des prix pour l'ensemble de sa carrière à Bangkok, Berlin, Dubai, aux European Film Awards, à la Film Society du Lincoln Center, à Hambourg, Montréal, Moscou, Shanghai, Telluride, etc...

Citations
Arnaud Desplechin : « Elle voulait changer le cinéma et sa douce intransigeance a tout bouleversé. Elle a inventé une façon nouvelle de regarder un film et de l’aimer. »

Régis Wargnier : « Son visage est comme un écran qui révèle et qui cache. »

Roman Polanski : « Travailler avec elle est comme danser le tango avec une cavalière farouche. »

André Téchiné : « J’ai appris à voir le monde à la clarté d’une fin d’après-midi d’été, quand les choses prennent leur vraie valeur. Elle est l’émanation de la lumière du soir, de l’étendue et du silence. »

François Truffaut : « D’une apparence romantique et fragile et d’un visage sublime qui suggère une deuxième existence pleine de pensées secrètes, elle crée du rêve et invente du mystère. »