Oscar Isaac est guatémaltèque. Mais surtout l'un des héros de la nouvelle trilogie Star Wars. De quoi le rendre très populaire. Beaucoup plus qu'avec La Promesse et Bienvenue à Suburbicon, deux films toujours à l'affiche en France. Et ce n'est pas terminé. Il a achevé Anhihilation de Alex Garland, Life itself de Dan Fogelman et tourne Operation Finale de Chris Weitz avec Mélanie Laurent et At Eternity's Gate de Julian Schnabel avec Niels Arestrup.



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PIX / ART





La cinquantaine passée, John Lasseter, dessinateur dans l’âme, peut se féliciter de son parcours. Non content de vivre de son art (et de sa passion), il a co-crée le studio d’animation le plus emblématique de ces vingt cinq dernières années, Pixar, et est devenu le chef d’orchestre de l’empire du genre, Walt Disney. Lasseter reçoit désormais les honneurs les plus prestigieux, accumule les statuettes, peut oublier de compter sa fortune en dollars. Né à Hollywood, formé chez Disney et Lucas, camarade de classe de Brad Bird, Tim Burton et John Musker, l’homme n’a sans doute pas rêvé d’un tel destin, même s’il s’est obstiné à vouloir faire des films, contre l’avis de ses employeurs…

Depuis l’enfance il dessine. Même durant les offices à l’église… Il porte un regard très critique sur ses références. Quand il entre chez Disney, il considère que le studio est déjà en déclin. Quand il arrive chez Lucas, il comprend vite que la stratégie du patron n’est pas adaptée à la créativité. C’est en voyant les séquences d’un futur film, Tron, qu’il comprend le potentiel de l’image de synthèse. L’ordinateur sera son salut. Paradoxalement, ni Lucas ni Dinsey ne saisiront l’intérêt de ces images générées par de l’informatique. Ses premiers projets portent déjà sa touche. Il souhaite adapter The Brave Little Toaster, un livre avec un grille-pain en héros, qui marque déjà son intérêt pour les machines… Ses storyboards seront utilisés pour le film, réalisé en 87. Il travaille aussi sur l’adaptation de Where the Wild Things Are, plus tard réalisé par Spike Jonze, mais Disney rejette le projet.

Il quitte le légendaire studio, à la ramasse, pour se frotter à l’industrie informatique avec Lucasfilm. Il y rencontre deux barbus, le timide Edwin Catmull, aujourd’hui président de Walt Disney Animation et de Pixar. Le binôme joue une partition bicéphale : la création artistique pour l’un, le développement informatique pour l’autre. A eux, s’ajoutera l’ex hippie Alvy Ray Smith ; ingénieur et pionnier de l’imagerie de synthèse. Les deux avaient besoin d’un créateur pour concrétiser leur envie de cinéma… Ce sera Lasseter. De là se dessine le premier film de Pixar, Les aventures d‘André et Wally B., déjà délicieusement ironique et décalé du ton Disney.
Première expérimentation qui prendra dix ans avant de conduire au premier long métrage. Il collaborera aussi à Young Sherlock Holmes en participant à une séquence entièrement réalisé en images de synthèses.

Entre temps, George Lucas, qui a besoin de trésorerie, revend Lucasfim Computer Graphics, qui lui semble peu pertinent, malgré les brevets, à un certain Steve Jobs. Le créateur d’Apple est surtout intéressé par la partie technologique. Les trois compères, Lasseter en tête, ne vont jamais cédé : c’est par le contenu qu’ils vont convaincre Jobs que la richesse est ailleurs, et l’ordinateur qu’un outil.
D’autres courts métrages vont faire accroître la notoriété de cette petite entreprise qui cherche à accomplir son rêve de cinéma. Officiellement, il s’agit de prouver ce dont est capable un ordinateur, montrer les progrès accomplis. Les histoires sont déjà un savant mélange de désenchantement, pour ne pas dire de déprime, et d’humour, de déshumanisation et d’espérance dans la vie.
En 1986, il obtient sa première nomination aux Oscars avec Luxo Jr, une histoire de lampe de chevets (déjà l’homme n’est plus indispensable pour créer l’émotion). Cet objet deviendra le symbole et logo de Pixar. Le clown de Red’s Dream suit, avant de découvrir l’ancêtre de Toy Story, avec le jouet de Tin Toy, puis le bonhomme de neige de Knick Knack. Tin Toy leur offre le premier Oscar, celui du court métrage animé.

vincy


 
 
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