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Jennifer Lawrence a encore peu tourné, et pourtant son nom est déjà bien gravé dans les esprits. Sûrement parce que ses choix, audacieux, se sont souvent avérés excellents. C'est en effet en 2008 que l'on a découvert cette jeune fille blonde au caractère bien trempé dans le premier film de Guillermo Arriaga, Loin de la terre brûlée. C'est son premier rôle au cinéma, et on ne voit qu'elle, adolescente révoltée qui prend son destin en mains pour ne pas finir comme les adultes résignés qui l'entourent. A Venise, où le film est présenté, elle reçoit le Prix Marcello Mastroianni du meilleur jeune espoir. Amplement mérité.

Si avant ce film, elle était apparue dans divers séries (The Bill Engvall Show, Cold case, Medium…), après, elle prend son temps pour rebondir et se concentre presque exclusivement sur deux films : The beaver (Le complexe du castor) de Jodie Foster, aux côtés de Mel Gibson, et Winter's bone de Debra Granick. Le premier a mis presque deux ans à sortir, à cause des dérapages de Mel Gibson, et arrive à Cannes à la fois précédé par ce parfum de scandale extra-cinématographique, et auréolé d'une excellente réputation scénaristique. Elle y incarne une fille un peu paumée dans une famille un peu tarée.

Le second a fait sensation fin 2010 aux Etats-Unis et a offert à Jennifer Lawrence une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice, à 21 ans! Oscar qui lui a échappé au profit de Natalie Portman, mais qu'elle méritait probablement autant, tant elle est envoûtante et magnétique dans le rôle de cette adolescente obstinée qui est prête à tout, y compris à flirter avec sa propre mort, pour retrouver son père et sauver sa famille. Sous la caméra de Debra Granick, elle semble un ange miséricordieux qui prend des coups sans les rendre, mais sans jamais renoncer non plus. Une prestation comme on rencontre moins d'une douzaine par an. Protectrice et sacrificielle, survivante et inconsciente.

Et dire que la jeune femme n'a jamais pris de cours de théâtre… Si elle en est là aujourd'hui, c'est uniquement grâce à son instinct (elle a décidé de devenir actrice à l'âge de 14 ans) et à sa force de persuasion (ses parents ont accepté de déménager à New York pour lui permettre de tenter sa chance). Aujourd'hui, tout semble donc possible pour elle. On la reverra dès le 1er juin dans le prequel d'X-men (Le commencement), où elle interprète la fameuse Mystique, capable de prendre toutes les apparences possibles, et prochainement dans la comédie romantique Like Crazy de Drake Doremus où elle tient un rôle secondaire aux côtés de Felicity Jones.

A l'affiche de films aussi divers que le drame indépendant House at the End of the Street de Mark Tonderai, un thriller de série B, Devil You Know de James Oakley, où elle n'aura qu'un rôle secondaire ou l'adaptation d'un best-seller, Serena, de l'Oscarisée Susanne Bier, avec Bradley Cooper : en tête d'affiche, elle peut de nouveau viser une nomination à l'Oscar avec ce film se déroulant en pleine crise des années 30 dans le Sud profond américain.

Mais son statut a radicalement changer avec Hunger Games, le film tiré de la trilogie littéraire phénoménale de Suzanne Collins. Héroïne de la saga, a encaissé des centaines de millions de $ au box office, Lawrence joue les battantes dans un film d'action. De quoi lui assurer éventuellement une popularité hors normes, et donc de se distinguer dans le flot de nouveaux visages hollywoodiens.

Elle refuse ainsi de se laisser enfermer dans un genre, continue d'explorer différents styles à travers des films qui consolident sa réputation de bonne actrice, tout en essayant de séduire le grand public avec des blockbuster où elle ne joue pas les potiches. Ce qui lui permet d'une part de négocier un cachet à la hausse pour les suites de Hunger Games d'autre part de s'inviter dans projets plus "risqués" comme Happiness Therapy qui lui permet d'empocher, en plus d'un joli succès au box office avec une comédie dramatique, un Golden Globe de la meilleure actrice. Elle se révèle parfaite en jeune veuve névrosée, franche et lucide, manquant de confiance et un zeste bipolaire... Entre Serena pour Susanne Bier, avec, de nouveau, Bradley Cooper, et X-Men : Days of Future Past où elle incarnera Mystique, elle semble prendre goût à ces grands écarts...

Un talent comme le sien, il ne faudrait pas le gâcher.

MpM


 
 
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