Guillaume Canet ne savait rien du scénario et a du improviser durant six jours pour interpréter le rôle d'un père devenu fou pour retrouver son Garçon. Après le succès correct de Rock n'Roll, le cinéaste retrouve ainsi le plaisir de jouer: on l'attend chez Gilles Lellouche, Cédric Anger et Olivier Assayas.



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Fille de genre





Qui se souvient d’une charmante jeune fille, brune et fraiche, courtisée et séduisanten dans Beaucoup de bruit pour rien, la comédie shakespearienne filmée par Kenneth Branagh ? Pourtant, Kate Beckinsale, devenue habituée des films de genre, s’est révélée ainsi sur grand écran.
La jeune britannique, de parents comédiens, deux fois gagnante d’un prix de poésie pour jeunes, a connu une adolescence difficile. Anorexie, rébellion, … elle en profite pour étudier la littérature française et la russe à Oxford. Sans aller jusqu’au diplôme. C’est durant son année universitaire que Branagh l’engage, avant de finir ses études à Paris. Très vite, elle abandonne les costumes élisabéthains pour des films beaucoup moins courtois. Hantise la propulse dans l’horreur. Sur le petit écran, elle défend des personnages plus subtils au milieu de castings bien plus respectables.
En 2001, sa carrière change de nature. Michael Bay en fait son héroïne d’un autre temps dans Pearl Harbor. La dulcinée du héros dans le plus gros succès de l’année. Elle deviendra elle-même héroïne dans Underworld, qui la confirme dans les films horrifiques et d’action. Reine des Vampires attirée par un humain (l’inverse de Twilight finalement), elle fait mouche au box office malgré une critique désastreuse et un personnage manquant de profondeur. Ça n’empêche pas le film d’être un succès et d’entraîner une suite et un prequel. Beckinsale s’avère plus convaincante dans The Aviator de Martin Scorsese où elle a l’immense défi d’incarner Ava Gardner. Loin de la beauté féline de la star, elle « rame pour incarner le charme vénéneux » d’Ava, comme nous l’écrivions à l’époque. Si ses prestations au cinéma ne lui permettent pas de confirmer un quelconque statut de vedette hollywoodienne. Pas faute d’avoir diversifier les rôles. Mais les films sont souvent des flops, comme Les derniers jours du disco, comédie sarcastique et dramatique avec Chloë Sevigny, La coupe d’or, de James Ivory, plombé par un manque d’inspiration, Snow Angels, drame avec Sam Rockwell, ou encore Tiny Tiptoes, romance oubliée malgré Gary Oldman et Matthew McConaughey.
Bien sûr il y a aussi eu Un amour à new York, comédie romantique avec John Cusack et Laurel Canyon, avec Christian Bale, qui lui valent un accueil plus chaleureux. Pourtant elle y semble coincée.
Elle fait tout juste acte de présence dans Everybody's Fine, face à son père, unDe Niro qui n'en fait qu'une bouchée. Ce manque d'intensité et ne retrouve pas forcément l'énergie qu'elle dégageait dans le rôle d'une journaliste dans Nothing but the Truth. Certes, quand un monstre la menace, elle sait crier. Mais dès qu'il s'agit de composition intérieure, plus rien ne transparaît.

Mais en replongeant dans le fantastique (Van Helsing), le thriller (Whiteout) ou l’horreur (Vacancy), elle brouille trop les cartes et apparaît comme une actrice de séries B, vouée à être dans des films loués le samedi soir.
Malchance, elle est choisie dans une des plus mauvaises comédies d’Adam Sandler, Click. Mais conforte son cachet grâce au box office du film. Mais, liée à trop de fiascos financiers et sans projet personnel ambitieux, Beckinsale n’a pas d’image ou de d’attrait, comparée à une Jennifer Connelly ou Keira Knightley. Sauvée par sa beauté plastique, un public adolescent qui l’apprécie, Beckinsale vaut finalement un peu plus que les rôles qu’elle obtient. Du théâtre à ses débuts (Coward, Shakespeare, Tchékhov) à la publicité ces dernières années (Gap, Coca, Absolut), Beckinsale n’a pas mauvais genre, mais à force de gaspiller son talent et de ne pas avoir trouver un rôle bluffant, elle est une actrice parmi d’autres, plus connue pour ses photos dans les magazines people, les féminins et les masculins, que pour avoir marqué l’esprit des cinéphiles.

vincy


 
 
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