Il est à l'affiche de Never Grow Old, mais aussi de Once Upon a Time in Hollywood: Emile Hirsch semble remonter la pente. Révélé avec Into the Wild en 2007, enchaînant les Wachowski, Van Sant, Ang Lee, Friedkin et Oliver Stone, il a, depuis six ans, été un peu perdu de vue. Il vient de terminer un thriller d'Alessio Jim Della Valle avec Jonathan Rhys Meyers, et un film d'action avec De Niro, Tommy Lee Jones, et Morgan Freeman. Il tourne actuellement le nouveau Mel Gibson réalisé par Michael Polish, Force of Nature.



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ON THE WILD SIDE





Deviendrait-il incontournable, à même pas 25 ans ? Emile Hirsch, avec ses faux airs de Johnny Depp, a commencé jeune (8 ans), dans des téléfilms ou des séries. A 17 ans, ce fan de Brando fait déjà ses premiers pas au cinéma. « James Dean m’a appris à accélérer, River Phoenix m’a appris à ralentir, Brando m’a appris à ralentir mon appétit pour les Cheeseburers. » Cela peut expliquer le parcours accéléré du jeune homme. Pensionnaire (catholique) du succès indépendant The Dangerous Lives of Aller boys, il intègre les prépas la même année dans Le Club des Empereurs (avec déjà Paul Dano). Les ados le remarquent plutôt avec la comédie ciblée pour mineur, The Girl Next Door. Le voici bourreau des cœurs, boulot éphémère puisque chaque année, les filles changent de goût. Les producteurs de films grand public ne s’intéressent pas à lui. En choisissant des films comme The Mudge Boy ou Imaginary Heroes, il sacrifie le box office pour des films qui reçoivent de très bonnes critiques mais sortent dans peu de salles. « Je veux juste ne pas faire de mauvais films ».

En 2005, il célèbre ses 20 ans, quand il obtient son premier rôle important et exigeant. Lords of Dogtown, avec le regretté Heath Ledger, deviendra culte. Sans doute à cause de son sujet, les skaters des années 70. Bermuda, torse nu, chevelu, il se transforme, apprend le skate façon Actor’s Studio. Il frappe les esprits. Il continue dans le registre dramatique en incarnant un célèbre dealer de drogue, Jesse James Hollywood, dans Alpha Dog, à l’ombre de Justin Timberlake. Pourtant il capte bien mieux la lumière. Le défi est immense pour lui. Bien né, bien éduqué, le voici qui doit cracher des dialogues crus et des insanités…
Le comédien est un de ces nombreux talents à Hollywood, qui, en pleine jeunesse, peuvent s’envoler vers les sommets ou être foudroyés sur place. Son physique n’est pas trop « californien », sa sensibilité respire à fleur de peau. Il peut jouer des hommes névrosés ou des âmes torturées. On a du mal à le croire accro au karaoke.

Sean Penn le prend pour être Christopher McCandless dans Into the Wild, encore une histoire vraie. Ce succès imprévu (en France) est aussi un fiasco public ailleurs. Cependant, une fois de plus, les critiques sont élogieuses. Et là, tout le monde ne voit que lui : une « performance » comme les Américains les chérissent tant. Un défi corporel, un don de soi au métier. 20 kilos en moins, la reconnaissance de ses pairs.
Désormais, avec ce personnage en errance, intellectuel et naturaliste, sensoriel et nihiliste, il est de ceux qui comptent.

L’ironie veut qu’il soit tête d’affiche d’un énorme blockbuster cette même année 2008. Speed Racer. Manque de chance, le film des frères Wachowski est un flop phénoménal. Personne n’en tiendra rigueur aux acteurs, noyés dans la débauche colorée de technologie.
En fait, il semble que le destin de Hirsch soit dans le cinéma indépendant, et même engagé. Les quatre films qui ont jalonné positivement sa carrière sont tous adaptés d’une histoire vraie. Le quatrième, en l’occurrence, est Harvey Milk. Il est méconnaissable avec ses cheveux frisés, son regard halluciné et ses grosses lunettes de l’époque. En assistant maladroit et peu charismatique, mais plus qu’impliqué politiquement, il donne la réplique à son ancien réalisateur, Sean Penn. Hasard ? Gus Van Sant, en tout cas, n’a choisit que la fine fleur du jeune cinéma hollywoodien, et il en a fait partie.

Très à l’aise dans les films se déroulant dans les années 70, il prolonge l’aventure en remontant un peu le temps avec Taking Woodstock, avec, entre autres, Paul Dano. Autre grand cinéaste à l’engager : Ang Lee, qui rappelons-le à fait tourner Tobey Maguire et Elijah Wood avant qu’ils n’explosent les box offices. Le voici « flower power » et montant les marches du Festival de Cannes. Définitivement vintage, il va lui falloir montrer qu’il est moderne, et pas seulement à la mode.

vincy


 
 
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