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STATEMPTATION





Belle gueule, même si elle semble passe-partout ; vedette, sans être star ; comédien charismatique et casse-cou, sans être vraiment reconnu. Il ne joue pas dans le genre de films qui pourrait lui valoir un Oscar, ni même des cachets dignes d’un Robert Downey Jr. Jason Statham, pas encore la quarantaine, pas encore casé, pas encore au niveau d’un Schwarzzy dans les années 80, est pourtant solide dans son domaine : le film d’action, tendance thriller, cascades et arts martiaux. Des films où la vedette est interchangeable (il y eut Seagal, Van Damme, Norris, Jet Li, …) mais où le nom est une marque : quand on mate une série B avec Statham, on ne s’attend pas à un film noir culte, on profite juste d’un divertissement décérébré et défoulant. Statham c’est l’image même du gars du peuple pas trop vaniteux, bonne tronche pour séduire les nanas, et souvent du bon côté. Plus protagoniste qu’antagoniste.

De la botanique
Statham, d’un point de vue cinématographique, compte sur sa fidélité. Il enchaîne les suites – le transporteur, Hyper-Tension, Braquage à l’italienne – et a tourné trois fois avec son Gepetto, Guy Ritchie.
Avant que l’ex-mari de Madonna ne l’enrôle pour Aranaques, crimes et botanique, le londonnien a enchaîné les petits jobs et les gros coups. Fils d’artistes d’arrière zone (bars, rues…), il commença par le sport. Ce qui aide pour les personnages physiques qu’il interprète, faisant lui-même ses cascades, doués en arts martiaux. Comme tout anglais, il joue au foot, mais c’est en plongée qu’il brille, arrivant 12e aux Championnats du monde. On le sait la natation sculpte les corps comme des Apollons grecs. Il étend son savoir faire avec le tennis, le squash, le trempoline. Il devient mannequin et, comme son père, arrondit ses fins de mois en vendant des babioles – parfums, bijoux - au marché au noir. C’est avec la pub pour la marque French Connection (un Zara branchouille) quil se fait remarquer par Ritchie : l’aventure du cinoche peut débuter. Il a 26 ans.

De la baston
C’est pourtant Luc Besson, producteur, qui lui donne accès à la célébrité mondiale. Ritchie en avait fait un loubard classe dans ses films frénétiques, Besson le transforme en Frank Martin, personnage d’une franchise rentable snas trop dépenser. Bien sûr, nous pourrions nous extasier sur ses coups de savates partagés avec Jet Li (deux fois), ses participations cinéphiliques chez John Carpenter ou Michael Mann, ou encore son audace immense d’avoir été au générique d’une comédie (La panthère rose, remake raté), sans être crédité. Mais, reconnaissons que les 130 millions de $ des deux premiers épisodes du Transporteur pèsent plus que toutes ces figurations. A Hollywood, il n’est qu’un second rôle crédible, en Europe, il est une tête d’affiche pour un public générationnel. Son plus gros hit reste Braquage à l’italienne, dans l’équipe de Mark Wahlberg. Sinon ses scores au Box Office restent assez tièdes si l’on prend les critères américains. « Je ne suis certainement pas Tom Cruise ou Brad Pitt » confessait-il lucidement il y a quelques années.
Aucun de ces films, qui se louent davantage qu’ils ne rapportent en salles, n’est parvenu à être un succès mondial réel. S’il n’y avait pas eu le marché du DVD, Le Transporteur n’aura pas connu de suites… Cependant, les choses changent. Le transporteur 3 est désormais vendu comme une suite d’une série notoire. La suite de Braquage à l’italienne (Braquage à la brésilienne) devrait être un des événements de l’été 2011. Hyper-tension aura le droit à sa suite. Et il a été choisi pour le remake américain de 13 Tzameti, avec Mickey Rourke, Ray Liotta et 50 Cent. Réunion de bad guys du cinéma.

Du butin
Son image se nuance. Il est passé de gros bras sachant castagner et tenir un flingue à un choix de films plus varié. La meilleure preuve est bien sûr Braquage à l’anglaise (rien à voir avec la méthode italienne ou brésilienne), adaptation d’une histoire vraie, où son rôle est un peu plus cérébral. Certes, il joue toujours les « tough guys ». Du style racaille prolo qu’on verrait bien dans un Sur le quais façon Loach. De sa calvitie précoce, il a rasé le crane pour être plus dur à cuir, barbe de trois jours pour être davantage sexy. Il a toujours ce côté « top modèle » (pour Audi dans Le Transporteur).
Cependant, avec Braquage à l’anglaise, il met le pieds dans des films plus « respectés » par la critique, où l’action ne prime ne prime pas. Bien sûr, il ne sourit toujours pas. Il n’est pas engagé par Scorsese. Statham mise sur son allure de sex symbol, en se foutant à poil, en protégeant les plus faibles. Il est à l’aise dans ces films noirs, âpres, violents. De quoi lui payer une Ferrari (il en est fan).
Mais il aspire à plus de variétés. Même s’il ne se plaint d’avoir un agenda chargé, voyageant entre la Californie, qu’il adore, et les Canaries, où son père chante, il espère que son jeu instinctif, sans méthode, le conduira quand même à élargir ses possibilités. Tout en étant un grand amdirateur de Edward Norton et Robert de Niro, deux acteurs typique de l’Actor’s Studio…

vincy


 
 
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