Gaspard Ulliel, on l'a quitté en révolutionnaire dans un peuple et son roi. Après l'avoir vu dans 9 doigts et Eva cette année, le voici dans un 4e film, Les confins du monde. Son César en 2017 l'a conduit à être très sollicité. Si il ajoute Jacquot, Schoeller et Nicloux à son tableau de chasse, il continue surtout à choisir des projets exigeants. Il sera à l'affiche du prochain film de Justine Triet, avec Exarchopolous, Schneider et Efira!



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LA BEAUTE EN ACTION





D’origine chinoise mais malaysienne, Michelle Yeoh est souvent considérée comme l’une des actrices les plus performantes dans le cinéma d’action. Et surtout l’actrice asiatique la mieux payée au monde depuis une dizaine d’années.

Sa féminité et sa beauté lui donnent, en bonus, l’allure d’une héroïne romanesque. A cet alliage rare, l’improbable « sagesse » d’une femme émancipée et lucide s’y ajoute. Connue des magazines de mode pour sa plastique - elle fut même Miss Malaisie -, des magazines people grâce à sa relation avec l’ancien patron de Ferrari, Jean Todt, Michelle Yeoh a surtout engrangé des fans grâce à sa technique de jambe en l’air (qui castagne) et d’agilité voltigeuse dans des combats de kung fu.

Elle a commencé sa carrière dans les années 80, la petite vingtaine, face à Jackie Chan. Il y a pire pour apprendre à faire ses cascades soi-même. Sa rigueur acquise de sa carrière de danseuse l’aide à apprendre les arts martiaux. Avec une autre star montante, Chow Yun-Fat, elle signe un contrat exclusif la liant à D&B Groupe, dirigée par son futur mari. Elle est vite repérée puisque les Hong Kong Awards la nomme comme Meilleur espoir dans In the Line of Duty en 1986. Dès la nuit de noces, elle s’arrête de tourner durant cinq ans.

Elle revient avec Police Story 3, en directrice d’Interpol, appuyant Jackie Chan. Maggie Cheung est aussi de l’aventure. Elles se retrouveront plusieurs fois au cours de leur carrière (Eastern Three Heroes, de Johnnie To). Elle joue rapidement les têtes d’affiche et enrichit sa carrière de deux à trois films par an made in Hong Kong. Et quand elle partage le générique c’est avec une star de la trempe de Jet Li.

En 1997, elle donne un nouvel angle à sa filmographie. D’une part en jouant, avec Maggie Cheung et Vivian Wu, Les sœurs Soong, un drame romanesque multinommé aux Oscars locaux. D’autre part en s’exportant en territoire hollywoodien. Elle devient la James Bond Girl des temps modernes dans Demain ne meurt jamais. A la foix sexy et crédible dans les scènes d’action, femme mature et indépendante, Yeoh change l’image de la jeune femme en détresse murmurant des mots doux sur l’oreiller. L’actrice impose un rôle d’égal à égal, volant parfois la vedette au héros.

Forte de sa notoriété mondiale, elle va là encore faire une pause plutôt que de se précipiter. Ang Lee lui repose le rôle de sa vie. Entre action et drame, romance et spiritualité, un film qui revendique le mot art dans les duels martiaux. Déjà vétéran du film d’acction, la presque quadra joue les vénérables guerrières. Le succès mondial, la pluie de citations qu’elle reçoit, son jeu intense et sa beauté irradiante permettent à Yeoh de se donner une stature. Le film croise toutes ses croyances, bouddhistes et humanistes. Ne parlant pas le mandarin, elle le joue en apprenant les phrases phonétiquement.

Prenant de l’assurance, elle produit The Touch, film d’aventures entre coups de savates et trésor religieux intouchable. Divertissant. Hollywood l’a réemploie dans le très ambitieux Memoires d’une Geisha. Elle joue les mères maquerelles, et de nouveau Zhjang Ziyi va venir embêter sa tranquillité. C’est aussi pour elle l’occasion de croiser Gong Li et, une fois de plus, de parfaire son image de dame raisonnable mais pas dupe.

Sa cote monte et elle s’autorise désormais à jouer les guest stars dans des productions importantes, mais pas forcément marquantes. Sans doute plus occupée par sa longue liste d’actions caritatives, elle essaie de choisir des rôles qui lui correspondent humainement. Souvent gentille, toujours prête à se sacrifier, Yeoh apporte un brin de suavité et de zen dans des films de science fiction où l’histoire improbable est compensée par les effets spéciaux ou sportifs. Ainsi elle tourne chez Danny Boyle (Sunshine) ou Mathieu Kassovitz (Babylon AD).Ou alors, affrontant Jet Li (encore), elle saccage les rêves d’éternité de l’empereur Dragon dans La Momie 3, pour assurer la crédibilité de cette production à moitié chinoise.
Cela ne l’empêche pas de participer à des drames romantiques (Far North) ou historiques (Purple Mountain) ; d’autant que des projets se montent sur son seul nom. Même si on a du mal à être surpris par ses films, même si, hormis trois rôles, son jeu n’a jamais atteint la subtilité de Maggie Cheung ou Gong Li, faute de scénario le lui permettant, Yeoh a quand même su, sur la durée, s’imposer comme LA femme capable d’être l’égale des héros mâles et combattifs. Elle ne le fut pas sur un film ou avec un cinéaste, contrairement à beaucoup de ses consoeurs. L’actrice a toujours su en faire une marque de fabrique populaire.
Avec le temps, elle a contrait scénaristes, producteurs, réalisateurs de lui écrire des scènes où ses personnages ne seraient pas que violents et forts. Ainsi, Yeoh insuffle, même dans les navets, une part de paix et d’humanité, quitte à devenir l’un de ces super-héros contemporains, subissant leur don de manière tragique, prêts à mourir pour le bien des autres.

vincy


 
 
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