A 55 ans cette années, Benoit Poelvoorde continue de surprendre. Après Au poste! et Le Grand bain en 2018, le comédien ne va plus quitter les cinémas cette année. Cette semaine il est dans Deux fils, premier long de Felix Moati. Mais on l'attend aussi dans Raoul Taburin de Pierre Godeau, Adoration de Fabrice Du Welz et Venise n'est pas en Italie d'Ivan Calbérac.



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JENNIFER HEIGHTS





Madame Affleck? Miss Alias? Quand Jennifer Garner sera- t’elle reconnue comme un talent à part entière et non comme une célébrité mariée à une star ou une vedette de série TV ? A 35 ans, la réponse n’est pas encore d’actualité pour cette belle Texane. La parfaite bimbo américaine : jolie gueule, cheveux longs, seins bombés à l’hélium... Malgré des participations chez Woody Allen ou Agnieszka Holland à ses débuts, c’est le petit écran qui la rendra grande. Et notamment la série culte de Jeffrey Abrams, Alias. Agent de la CIA pour cinq saisons, elle encaissera 45 000$ par épisodes la première année pour finir avec un cachet de 150 000 $ à chaque unité tournée. On abrégera même la saison finale pour s’adapter à sa grossesse... Capable de se métamorphoser, elle s’amuse à nous faire perdre le fil avec ses multiples personnages. Quand la série démarre en 2001, elle voit, simultanément sa carrière décoller au cinéma : seconds rôles dans Pearl Harbor et Arrête-moi si tu peux, en pute remarquable. Elle enchaîne avec des produits très formatés (30 ans sinon rien, Catch and Release) ou des blockbusters insipides sur fond d’adaptation de Comics (Daredevil, assez nul, mais elle y croisera son futur mari, et sa spin-off Elektra, toute aussi mauvaise). Elle empoche 14 millions de $ durant cette période. Il serait cependant dommage de la cantonner à une figure caricaturale de vedette pétée de thune, sans talent et sans flair. Adorée du public américain, elle ne manque ni d’humour ni de compétences. Après des années d’apprentissage, elle a faillit être danseuse, maniant l’équilibre avec un certain don. Lorsqu’elle se prend les pieds dans la robe aux Oscars, elle manque de tomber, se rattrape et lance avec humour «Je fais mes propres cascades.» Elle a même l’audace de jouer Roxanne dans "Cyrano", au théâtre, à New York, avec Kevin Kline dans le rôle titre. De quoi avoir un peu le tract et anoblir un CV.

Tandis que son mari passe à la réalisation, elle signe pour deux productions antagonistes. Agent de la CIA en tee-shirt moulant kaki, sachant pointant son flingue tout en ayant un cas de conscience quand un enfant croise son viseur, elle tient le seul rôle féminin de The Kingdom. Le blockbuster se veut un peu cérébral sous son atmosphère pleine de testostérone. Pas totalement accompli, elle livre une prestation honnête. C’est surtout dans Juno qu’elle révèle ses nuances. En femme incapable d’avoir des enfants, bourgeoise maniaque, elle fait craquer toutes les apparences de l’épouse parfaite en affichant un caractère fragile et déterminé. Le film, par sa qualité, séduit le public et le conquiert. Si elle a touché un chèque de 7 millions de $ pour The Kingdom, elle a accepté d’être rémunérée au minimum syndical pour Juno, avec un pourcentage sur les bénéfices. Résultat elle devrait empocher près de 9 millions de $ pour un second rôle dans un film iindépendant ! Et si Garner avait plus de flair et de talent qu’on ne l’imaginait ? Car si Alias l’avait entraîné sur un registre de femme d’action, Hollywood semble plutôt l’orienter vers une carrière dans la comédie. Mais Jennifer Garner a le temps de changer. Elle qui faisait des pubs pour Gap préfère désormais utiliser son image pour défendre une action bonne pour l’environnement. En choisissant Cyrano et Juno, elle prouve bien sa passion pour interpréter des rôles forts. Son visage quasi sculptural, on la croirait sorti d’une BD, yeux en amande et joues creusées, en fait l’une des plus belles femmes du cinéma américain. Alias l’une des plus prometteuses sur ce marché si concurrentiel.



vincy


 
 
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