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UN HOMME SIMPLE





Une photo en couverture de Life Magazine a engendré un cliché médiatique indélébile. Tom Hanks, symbole d'une nouvelle génération hollywoodienne d'acteurs, était à côté de James Stewart, légende de l'âge d'or de la Babel du cinéma. Depuis, les comparaisons fleurissent. Spielberg qui voit justement le même mélange d'intégrité, de sincérité, d'innocence, et de doutes. Et jusqu'à Nora Ephron qui lui propose à 60 ans d'intervalle le même rôle dans You've got mail, remake de The shop around the corner.
Pourtant, Tom Hanks, sous ses airs d'homme simple, presque banal, avec une trade mark en deux syllabes, est plus complexe.
Il a débuté avec des comédies plus ou moins insignifiantes, des séries TV et des Saturday Night Live. Splash le révèle au grand public, naïf et touchant, jeune maladroit. Une image qui lui collera longtemps à la peau. Les producteurs hollywoodiens manquant d'imagination, et le public ne le suivant pas lorsqu'il s'égare en dehors de la comédie (Punchline). Dès 87, Tom Hanks devient hot, avec Dragnet, mais surtout en 88 avec Big. Enorme hit surprise, reposant sur ses épaules, cet enfant-adulte devient son premier personnage de composition, son premier grand rôle.
Mais il n'arrivera pas à choisir les bons scripts à la suite de ce succès. Jusqu'au désastre du Bûcher des vanités, où il s'essaie à jouer un homme cynique et arrogant, vaniteux et lâche. Le film est boudé. Hanks se détourne des plateaux.
Pour mieux y revenir. D'abord avec un second-rôle culte (Une équipe hors du commun et son pipi le plus long), puis coup sur coup 3 méga hits (dont Forrest Gump et les chocolats), 2 Oscars (dont Forrest Gump et les effets spéciaux) et des personnages aussi différents qu'un avocat homo et sidéen, un veuf en quête de la femme idéale, ou un faible d'esprit génial. Hanks devient avec Cruise et Ford, L'une des 3 plus grandes stars de la planète. Il n'hésite pas à en faire des tonnes pour des rôles de composition, des transformations dramatiques qui lui permettent de quitter le registre de la comédie pour varier les genres.
Il confirme son statut avec des grosses productions à risques (Apollo 13, Saving Private Ryan) ou des personnages moins gentils mais prêts à la rédemption (You've got mail, Road to Perdition), et à chaque fois le succès. Qu'il tue ou qu'il rêve, Hanks a un capital sympathie intouchable. Certes, il représente une Amérique presque trop politiquement correcte. A la Stewart. Cette lissitude l'empêche de prendre du relief. Dans Ladykillers, pur salaud, il n'est pas convainquant, devenant trop burlesque.
Mais il est aussi cet homme qui doute, qui se remet en question, ce sensible désillusionné. Il n'est bon que dans les contradictions, bien plus que dans les nuances. Le justicier qui admire le voleur, le gangster qui veut offrir une autre vie à son fils, le cadre pressé qui apprend à profiter du temps, le soldat qui préfère être prof...
Après Mendès, les Coen, il sera chez Romanek. On le retrouve régulièrement chez Howard, Spielberg ou Zemeckis. Il incarne le héros de Da Vinci code, après les tièdes Terminal et Polar express, aventures de fidélité, avec trop d'effets, ou trop peu. On le préfère en chasseur obstiné, dans Catch me if you can. L'homme n'est peut-être pas si simple, mais c'est une valeur sûre. 15 ans que ça dure... Il est même entré au Guiness Book.Faisant déjà parti des rares acteurs à avoir empoché deux Oscars (avec Nicholson, Hoffman, Spencer Tracy et Marlon Brando), il est surtout celui qui a cumulé le plus de films ayant passé le cap des 100 millions de $, soit la star la plus populaire de lère des blockbusters, un cran au dessus d'Harrison Ford. De Saving Private Ryan en 1998 à son autre Spielberg, Catch me if you can en 2002, il aligné 7 hits consécutifs. 14 de ses films ont franchit la barre mythique. Et en décryptant le succès et la popularité de Tom, on arrive toujours à la même conclusion : les gens l'adorent, tout simplement.

vincy


 
 
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