Amat Escalante cumule les prix de la mise en scène. Après celui à Cannes pour Heli, il a obtenu, de manière toute aussi méritée ce prix à Venise pour La région sauvage. L'ancien assistant de Reygadas a su imposer son style et ses récits originaux. Cette fois-ci, entre sexe et fantastique, psychodrame et allégorie, le cinéaste réussit une fois de plus à nous fasciner.



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BABY BLOOM





La presse anglo-saxonne le hisse au rang des acteurs les plus en vogue du moment. Une déferlante médiatique qui, sans doute, ne tardera pas à gagner la France.
Orlando Bloom s’est révélé l’an dernier dans le premier opus du Seigneur des Anneaux. Il était Legolas, elfe combatif au coeur tendre et visage angélique. Son personnage de Prince l’a rattrapé. Bloom alias Legolas ou Legolas alias Bloom ? Très vite, en Grande-Bretagne et outre-Atlantique, on a voulu savoir qui se cachait derrière le personnage. Tournée des talk-shows britanniques, engouement boulimique de ses fans, partout désormais on se l’arrache. La BBC organisait même, en début d’année, une évaluation hebdomadaire de son sex-appeal ! C’est dire à quel point le tsunami n’a épargné personne. A la fois surpris et comblé par tant d’égards, Orlando Bloom joue désormais sur son image. Il apparaît tel un poetic lover attendrissant, passionné dans l’extrême. Sa présence volontaire l’emmène partout où il veut. Non pas par caprices ; mais parce que son mot d’ordre est d’aller jusqu’au bout des choses, d’une manière incroyablement pensée et raisonnable.

Orlando Bloom dirige sa vie sous l’influence perpétuelle du personnage qu’était son père, le romancier Harry Bloom, décédé lorsqu’il avait 4 ans. Une figure légendaire de la lutte contre l’apartheid qui a travaillé aux côtés de Nelson Mandella. Le jeune acteur manifeste une fascination des plus absolues pour ce père qui, après avoir été emprisonné pour ses croyances, sa mission achevé, s’en est allé. Orlando Bloom croit au destin. Il a grandit dans cette conviction qui, ajoutée à son perfectionnisme, le porte aujourd’hui aux devants de la scène.

Adolescent, Bloom se passionne pour les grands personnages héroïques du théâtre et du cinéma, développant ainsi une grande vivacité d’imagination. Lorsqu’il prend conscience que Superman n’est autre que l’acteur Christopher Reeves, il a le déclic de la comédie. Pourquoi n’incarnerait-il pas lui aussi un super héros, un indien ou un bandit ? A 16 ans, il arrive à Londres, et s’inscrit au National Youth Theatre. Il obtient ensuite une bourse pour intégrer la célèbre British American Drama Academy. Deux ans d’études, durant lesquelles il fait de brèves apparitions dans des séries télé. Son cursus est couronné par un premier rôle décroché au théâtre dans A walk in the Vienna woods. Aussitôt, un agent le remarque : Bloom intègre le casting du film Wilde (Brian Gilbert, 1998). Dès lors, les propositions de tournage affluent. Mais Bloom, animé d’un perpétuel souci d’exactitude, les refuse. Il va se donner tout le temps et les moyens de parfaire sa formation. Il entre alors à la prestigieuse Guildhall Music and Drama School. Trois années, dans cette école, où il fait brillamment ses armes, progressant dans pas moins de treize pièces différentes. De l’épopée classique (Antigone, Peer Gynt, d'Henrik Ibsen, La nuit des rois, de Shakespeare), au théâtre moderne et contemporain de Tchékhov dans La Mouette, Trois Soeurs, Oncle Vania ou encore d’Harold Pinter, avec A Night Out, il fait preuve d’une aisance sans faille. Ainsi, deux jours seulement après l’obtention de son diplôme à la Guildhall, Peter Jackson le choisi pour incarner Legolas dans la trilogie du Seigneur des anneaux.
Le voilà qui s’envole pour 18 mois de tournage en Nouvelle Zélande. Il avait auditionné pour le rôle de Faramir, un personnage intervenant seulement à partir du second volet de la trilogie. Sa prestation l’a propulsé au rang des neuf acteurs principaux qui incarnent la communauté de l’anneau. Toute l’aventure va bouleverser sa vie : l’envergure du projet, la force des liens noués avec l’équipe technique et artistique, l’intimité qu’il entretient avec son personnage le marquent à jamais. Depuis longtemps, l’histoire du Seigneur des anneaux est mythique dans tous les pays anglo-saxons. Adolescent, Orlando Bloom avait déjà entrepris la lecture des Ïuvres originales. Dix ans plus tard, le voilà dans la peau d’un de ces héros légendaires dont il rêvait. Ce rôle, il va donc le préparer dans le plus grand soin : il ressort les livres de Tolkien, s’immerge de leur esprit, étudie tous les mythes évoquant le dialogue entre l’homme et la nature. Il explore la personnalité de Legolas dans ses moindres détails, son principal souci visant à révéler l’élégance et la finesse de cet être immortel. A côté d’un investissement physique intensif, en équitation, tir à l’arc et maniement des lames, il place la barre très haut pour donner tout son naturel au personnage, crédibiliser son aura magique.

Aujourd’hui, Orlando Bloom voit, en cette aventure, la plus belle expérience de toute sa vie. Lui qui, en 1999, suite à un accident, se voyait dire qu’il resterait paralysé, sait profiter au maximum de tout ce qui lui est offert. Bien conscient de sa chance, il tient chaque expérience comme un véritable cadeau et se dit toujours très touché par la l’attention qui lui est porté. Véritable passionné, il a déjà du mal à imaginer qu’on le rémunère pour ne faire que ce qu’il aime. Pour lui, cette toute nouvelle popularité est assez surréaliste. Un certain temps de réaction qui, sans doute, prendra fin en 2003. Après La chute du faucon noir, de Ridley Scott, sorti l’hiver dernier, il sera à l’affiche de six nouveaux films dont le plus que populaire Pirates des Caraïbles, face à Johnny Depp. De l’action, à l’aventure, en passant par le drame : il y en aura pour tous les goûts. Sans parler du fantastique, avec les suites, très attendues, de la trilogie LOTR : Les Deux Tours, et Le Retour du Roi, épilogue de ce voyage merveilleux ultra-oscarisé.
Orlando Bloom n’en est qu’à ses débuts et le voilà déjà qui s’envole, en réalisant tous ses rêves d’enfant. Il incarnera le beau Paris dans le megahit Troy. Fort d’un sens de l’humour bien aiguisé, il s’aventurerait aujourd’hui volontiers sur le chemin de la comédie. Le jeune acteur est donc loin d’avoir livré tous ses secrets. Affaire à suivre.

sabrina


 
 
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