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ACCRO MAIS PAS TROP





   Qu'il est loin le temps où le beau Jared jouait de sa mèche folle et de son regard mystérieux auprès des adolescentes en socquettes dans la série "Angela, 15 ans", gentiment rebelle au volant de son bolide rouge et criant sa flamme pour Claire Danes au son de sa guitare électrique.
Le jeune homme a mûri, s'est libéré de son carcan de séducteur pour jouvencelle et s'adonne aujourd'hui avec sérieux à une carrière d'acteur des plus prolifiques. Et la petitesse de ses rôles n'a d'égal que la grandeur des films auxquels il s'est joint (par exemple Fight Club ou La Ligne Rouge). Longtemps remisé à l'arrière-plan, Jared Leto vient néanmoins de trouver la rédemption à travers la descente aux enfers que lui a proposée Darren Aronofsky et son Requiem for a dream. Un vrai "dream" qui n'a riend e funèbre. Le réalisateur de PI vient d'offrir à l'acteur la chance d'exploiter toutes les facettes de son talent comme jamais il n'avait pu le faire auparavant à Hollywood. Depuis, les scénarios s'amassent devant la porte de Jared, incarne un malfrat dans The Panic Room, une fois de plus signé David Fincher. Après, il a fait "Pause". Pendant deux ans, le bellâtre a disparu des écrans narcissiques et d'argent.

Jared voit le jour en 1971, dans un coin reculé de Louisiane qui ne laisse guère d'autres choix pour un jeune homme ambitieux que de déguerpir au plus vite. Il part donc à 16 ans pour la grande ville de Philadelphie avec l'espoir secret de devenir peintre ou sculpteur. Néanmoins, pour pouvoir étudier à l'Université des Arts de Philadelphie le jour, Jared doit se trouver un job de portier le soir, ce qui ne laisse pas beaucoup de temps au jeune homme pour travailler ses nus et se pencher sur les oeuvres des grands maîtres.
Rapidement lassé par de bien mauvais résultats, Jared se réoriente un peu par hasard dans la section réalisation de l'Ecole des Arts Visuels de New York.
En apprenant les rouages d'un tournage, le placement des éclairages et le fonctionnement d'une caméra, le beau ténébreux se dit qu'il s'y verrait bien devant, la caméra, et sous les projecteurs.
Sans y réfléchir à deux fois, il quitte la grosse pomme pour s'installer dans une chambre de bonne à Los Angeles. Avec quelques dollars en poche, il se fait tirer le portrait pour disposer d'un book qu'il présentera à toutes les agences de casting de la ville. Impressionnée par sa belle gueule et son air décidé, la production de la série qui révèlera également Claire Danes lui signe son premier contrat dans Angela, 15 ans. Jared devient Jordan Cataleno, le rocker à l'âme sombre qui envoûte le coeur des jeunes filles dans une série adolescente comme il y en a tant d'autres. Menacé de rester cloisonné dans ce genre de personnage limité, Jared redouble d'efforts pour trouver "le" rôle qui lui ouvrira les portes du cinéma. Après quelques déboires, la participation à des téléfilms et autres feuilletons alimentaires (La famille Torkelson), le comédien décroche enfin un "vrai" rôle dans Le Patchwork de la vie, aux côtés de Winona Ryder et Ellen Burstyn (sa mère dans Requiem...). mlais comment se distinguer parmi les Josh Hartnett, heath Ledger et autres beaux mecs à belles gueules?

Il enchaîne rapidement sur d'autres projets plus ou moins réussis, tels que Last of the High Kings de David Keating, Prefontaine de Steve James, qui lui vaut le rôle principal en la personne de ce célèbre coureur olympique, ou encore Basil de Rhada Bharadwaj, aux côtés de Christian Slater et Claire Forlani. Oubliés de tous sauf des loueurs vidéos, éventuellement. Puis il tourne pour des films à plus gros budgets, même si pour certains il doit se contenter de petites apparitions. On a donc eu l'occasion de le voir dans Urban Legend, de Jamie Blank, Black and White de James Toback, et de l'apercevoir en "angel face" dans Fight Club de David Fincher. Pour enfin entrer dans la cour des grands du côté de La ligne rouge de Terrence Malick. Il enchaîne avec Une vie volée de James Mangold ou encore American Psycho de Marry Harron. Productions de catégorie B, mais pas inintéressnates sur le fond : folie des hommes, aliénation du système.

Bien que sans cesse en tournage, le pauvre Jared Leto ne trouvait pas la reconnaissance tant espérée, et avouons que bien peu de spectateurs peuvent mettre un nom sur son visage.
Mais comme après toute ligne droite, il y a un virage. Et ce virage, plutôt serré, s'appelle Requiem of a dream, futur film culte s'il en est, qui va donner raison à la persévérance du comédien.
D'ailleurs, la reconnaissance à travers ce film, Jared Leto la mérite bien puisque jamais auparavant il ne s'était investi à ce point dans l'identification à un personnage. Pour préparer le tournage, l'acteur s'est délesté au passage de douze kilos, s'évanouissait de faim, a fait un séjour dans la rue auprès de toxicomanes, et a failli devenir fou (il a notamment arrêté le sexe pendant deux mois). Rien que ça. Même les mebres de la Star Ac n'en sont pas capables!
Aujourd'hui encore, il a bien du mal à se débarrasser de cet accent new-yorkais qu'il avait dû adopter pour le film et se remet difficilement des tensions inexplicables avec les autres comédiens et de l'état de dépendance constant dans lequel il devait "vivre" à travers son personnage durant le tournage.
À l'instar d'un Johnny Depp ou d'un Brad Pitt, Jared Leto aime prendre des risques et ne semble pas vouloir tirer profit de sa belle gueule pour satisfaire les minettes dans des productions qui le mettraient plus à son avantage.
Aussi accepte-t-il sans hésitation le rôle de l'amant pédé dans Alexander. Sexualité sage mais sans équivoque. Il s'attire les regards du public européen, qui le trouve très à son goût...
Après Oliver Stone, c'est Andrew Niccol qui l'enrôle entre Cage et Hawke. Progressivement, il monte les marhces, s'intègre dans des productions plus ambitieuses, avec des rôles plus que variés. Jamais consensuels. Il continue à jouer de la zique, à faire ses sports de glisse, et à peindre.
Le vent vient de tourner, lui souffle dans le dos et dirige le jeune comédien vers une autre direction : le succès.

romain, vincy


 
 
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