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GENERATION X-TREME





Son premier contact avec la scène remonte à ses 5 ans, lorsqu'il a vu sa "nounou" joué dans "If I were a Princess". À partir de ce moment là, il ne sèche aucun de ses cours de théâtre durant toute son enfance. À Yale, il montera quelques productions avec la troupe de l'université. Il n'y étudie pas les Arts, mais en ressort avec un diplôme en Histoire. Son bilinguisme en japonais lui permet de séjourner quelques mois en Extrême Orient. Finalement, il revient s'installer à New-York. Commence alors sa véritable carrière d'acteur.

Il débute dans des pièces off-off Broadway comme celle de Brain Friel, "Lovers", ou encore celle de John Patrick Shanley, "Italian American Reconciliation". Dès 1994, la très célèbre New-York's Signature Theater Company le remarque et depuis le compte parmi ses membres. Deux ans après, l'appel du cinéma se fait sentir. Di Caprio ayant refusé le rôle de Aaron dans Primal fear, les directeurs de casting commencent l'audition de 2100 candidats. Arrivé au casting, Norton prétend être issu du Kentucky, comme le meurtrier, le tout avec l'accent, évidement. Mensonge convaincant puisque Norton fera face à Richard Gere. Ce dernier n'hésite pas à mettre en valeur le jeune premier: "le film n'a pas marché, mais Edward était tout simplement merveilleux".

Julie Taylor (directrice de casting de Woody Allen), à son tour charmée par la prestation de Norton, s'empresse de le recommander pour Everyone Says I Love You. Il pousse, donc, la chansonnette aux côtés de Drew Barrymore, dans le rôle cul cul du cocu. La même année, il saute à pieds joints dans le sulfureux The People vs. Larry Flint. Tour à tour prisonnier, romantique, ou avocat cynique, EN tire toutes les bonnes cartes et devient la révélation 97, un chouchou des critiques et un favori des palmarès. Nomination à l'Oscar. Déjà. Le souffre et la provoc, ça marche toujours.
Toput s'enchaîne. L'acteur joue le meilleur ami, canard noir, de Matt Damon dans Rounders. Il aime les personnages peu évidents, ambigus, jamais nets. Voire les salauds en quête de rédemption, ou les gentils qui expriment avec violence leur frustration. Chétif et gringalet, il n'hésite à prendre 15 kilos de muscles pour rentrer dans la peau d'un extrémiste nazi. Incarnant Derek, Edward dévoile une musculature impressionnante et une croix gamée sur la poitrine, mais surtout un réel talent d'acteur. À l'image d'un De Niro, Norton, à la méthode de l'Actor's Studio, change de chemise comme de peau. Une prestation qui lui vaut d'être nominé, une fois de plus, aux Oscars. Pour le film, il discutera sur Internet, notamment avec des membres de la Nation Aryenne afin d'essayer de comprendre leurs motivations profondes!
Mais c'est surtout en employé soumis, tyran inassouvi, résistant au crédit, dans The Fight Club, en 1999, qu'il explose. Il joue le double de Brad Pitt, l'étrange amoureux maladroit de Bonham Carter. Il incarne le mal et la frustration, le mâle fantasmant sur des icônes toutes faites. En 3 ans, il a donné une image de lui ni angélique, ni foncièrement violente. Ce névrosé aime les tourmentés. Musclés.

Finalement, à 30 ans, l'acteur ajoutera deux cordes à son arc; Celles de réalisateur et producteur pour une comédie romantique, Keeping the faith. Jouant un Prêtre face à un Rabbin (Ben Stiller) tous les deux amoureux d'une même femme... La religion agit là comme un bouclier et surtout un habit lourd à porter. Le film est plutôt bien reçu.
Choisissant des films controversés ou exigeant un travail d'acteur important (The Fight Club est à ce titre là typique de sa prise de risque), Norton aime l'audace. Il était logique qu'il se retrouve face à Brando et surtout De Niro, dont il s'inspire film après film. Dans The Score, il joue un cambrioleur de génie dans une sorte de double rôle. Mais à génie, génie et demi. De Niro lui règle son compte. The Score devient vite l'un des plus gross succès de la jeune carrière de Norton, et son film le plus "grand public", le moins ambitieux.
Il en a profité pour jouer dnas le film tant désiré par sa copine, la comédienne mexicaine Salma Hayek, sur la vie de Frida Kahlo. Caméo en Rockfeller. Il enchaîne avec le meilleur Spike Lee depuis des lustres, pas le moins controversé, évidemment. Puis il assure le minimum dans une prequel à succès (Red Dragon où il s'offre un personnage démesuré. Bref, il gâche son talent dans des projets qui ne sont pas à sa hauteur. Jusqu'à faire un second rôle, de méchant, comme un vulgaire Malkovich, dans le plutôt bon Italian Job. Il reconnaît qu'il l'a fait un peu contraint et forcé...
Il ne lui reste plus qu'à trouver son Scorsese, et de séduire le grand public avec ses allures romantiques, ses biceps surdimensionnés, ou son talent de transformateur. Polymorphe et proteiforme, Norton marche sur les pas des Bob et autres Al, Dustin et anciens Gene. Mais à part chez Fincher, qui lui a permis de trouver sa place dans le système? Les performances ne font pas tout à Hollywood. Ca se saurait si le talent était le seul critère de succès. Mais il y a pires débuts. Et, au moins, le Norton ne choisit pas des oeuvres consensuelles...

alix, vincy


 
 
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