Gaspard Ulliel, on l'a quitté en révolutionnaire dans un peuple et son roi. Après l'avoir vu dans 9 doigts et Eva cette année, le voici dans un 4e film, Les confins du monde. Son César en 2017 l'a conduit à être très sollicité. Si il ajoute Jacquot, Schoeller et Nicloux à son tableau de chasse, il continue surtout à choisir des projets exigeants. Il sera à l'affiche du prochain film de Justine Triet, avec Exarchopolous, Schneider et Efira!



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Clavier fut au début du Splendid, le plus banal. Physique normal (beau mais moins que Lhermitte), répliques moins connues (malgré des personnages plus gonflés).... Son interprétation -incroyable- de Katia dans Le Père Noël se perçoit comme un second rôle. Pourtant parfait. L'anti-thèse de son Bronzé de dragueur prétentieux et vaniteux, version Club Med.
Mais une fois le Splendid séparé, Clavier va orienter sa carrière de manière différente: il ne réalisera pas, et restera dans le registre de la comédie. Scénariste avant tout, et comédien comique assumé. Plus proche de De Funès que de Coluche.
Il est le seul à n'avoir jamais vraiment toucher au drame, excepté dans le sous-estimé (comme par hasard) Mes Meilleurs Copains. On sent bien que cette reconnaissance de ses pairs lui manquent. Grâce à Depardieu, il incarenra l'immonde Thénardier dans le hit fleuve télévisuel, Les Misérables. Il s'imposera dans Napoléon deux ans plus tard. La télé sera-t-elle son véritable virage ? Certainement. C'est là que sa dimension populaire, ses choix dramatiques font le mieux sens. Même si on regrette le formatage prévisible de ces péripéties au service de son immense popularité dans les cours d'écoles et au coeur de TF1land.

Sa réussite, son destin, c'est d'avoir filialisé le réalisateur du Père Noël va devenir son complice, tant dans l'histoire de ses films, que dans la fabrication.
Il vont tenter de réoxygéner un genre: la comédie de boulevard au cinéma. Sans De Funès, ni Bourvil, ni un Gérard Oury épuisé (Clavier l'a sans doute croisé trop tard), le genre s'était essoufflé.
Au fur et à mesure des films, les castings se réduisent, les personnages se solidifient, les histoires deviennent de plus en plus imaginaires. Une dose d'aventure, un zest d'effets spéciaux, un montage rythmé...et des dialogues chocs. Mais qu'est ce que c'est que ce binz?
La formule est risquée, mais populaire. Opération Corned Beef (marrant), Les Visiteurs (phénomène incompréhensible), et Les Anges Gardiens (raté) ont attiré 25 millions de spectateurs dans les salles françaises.
Les Visiteurs ont eu le droit à une suite et à un remake (désastreux) américain, réalisé par Poiré et avec Clavier. De quoi ruiner la Gaumont.
Clavier est devenu le roi du rire, celui qui se retrouve en caleçon à pois sur scène, ou qui interprète des bourgeois laches et même un peu arrogants.

Personne ne semblait le détroner. Il a même assuré son très gros cachet avec uen nouvelle série de films, les Astérix. 23 millions de spectateurs dans le monde pour le premier. Le second, réalisé par Chabat (ils se sont croisés dans Les Nuls L'émission), garantit Clavier dans son rôle de leader populo du cinéma franchouillard. Il incarne le mythe du héros gaulois. Celui qui résiste à l'empire romain, mais aussi aux bonnes âmes intellectuelles qui méprisent son cinéma. De cette médisance perpétuelle, il tire sa détermination à exister à travers des onomotapées, des mimiques, des grimaces et quelques gros mots. Bref il a la gaule.
Manque de bol, il se fait piquer la vedette par Numérobis, en clair Djamel, nouveau pharaon du rire. Astérix 2 rapporte à Chabat (Les Nuls étant les héritiers du Splendid) et Djamel (une France qui n'a rien à voir avec celle de Clavier).
Le coup est plus rude qu'on ne le croit. Clavier enchaîne les fours monumentaux, des navets périssables en un mercredi.
Il essaie alors de recomposer une formule avec Jean Réno et une suite aux Bronzés. C'est dans les vieux pots...
Sinon il lui faudra se contenter du petit écran, apparemment. Katia continue d'y faire un malheur, tous les ans.

vincy


 
 
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