Isabelle Huppert n'en finit plus de jouer les femmes maléfiques, veuves ou seules, perverses ou simplement manipulatrices. Si on peut se lasser de ces rôles répétitifs au cinéma, elle sait aussi créer l'admiration avec ses performances au théâtre (en ce moment mise en scène par Bob Wilson dans Mary said what she said). A l'écran, on la reverra dans La Daronne de Jean-Paul Salomé, une comédie policière, et Luz de Flora Lau.



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LA NOUVELLE EVE





Sa carrière débute avec un refus.
Verhoeven ne veut pas d'elle et lui préfère Elizabeth Burkley pour jouer sa Showgirl. Un ange doit bien faire son travail au dessus de cette ex-top model, ex-danseuse de ballet (elle a fait se spointes sur Casse-noisettes et Le Lac du Cygne), avant de plonger à Hollywood, sans connaître qui que ce soit, et sans avoir jamais joué la comédie. Cette sirène sud-africaine, de l'autre bout du monde donc, a pourtant débarqué aux States comme une plouc arrive en ville. Même à Los Angeles, la naïve faisait provinciale. Elle eut la chance de rencontrer un agent réputé pour avoir fait la carrière de René Russo, deux semaines après son arrivée.
Elle se fait vite remarquée. Bien médiatisée, sexy en diable, l'itinéraire un peu singulier, son agent n'a pas trop de mal à convaincre les productions de la faire jouer des rôles mineurs en apparence. La bimbo de service, avec pathos dans le passif (sa mère a tié son brutal de père). C'est en épouse de Keanu Reeves qu'elle allumera les écrans, avec une scène plus qu'infernale dans L'Avocat du Diable.
Théron grimpe vite. Sans étincelle, mais avec foi. Engagée pour être top model dans un Woody Allen, elle tient son premier rôle dans une grosse production Disney, Mighty Joe Young, la même année. Elle joue sur du velours avec des personnages peu compliqués, des scripts très calibrés, et des films bien produits. Du cinéma familial au film art et essai, elle s'affranchit des frontières et des genres.
Après quelques cours de comédie, elle a appris à (bien) pleurer. Les magazines se penchent sur cette jeune bombe. Le besoin de chair fraîche sans doute... Et surtout, en une seule année, 1999, elle a 5 films à l'affiche, tous très différents: suspens, action, policier, et bientôt comédie musicale. Jusqu'à être la femme idéale dans un scénario du romancier John Irving . Elle ne aprvient toujours pas à nous éblouir. Au mieux, elle est un diamant éclatant dans un film noir (The Yards). Charlize doit absolument ne pas bugger. Et elle bugge de nombreuses fois, comme dans La Femme d'Astronaute. On la verrait bien propulsée parmi les étoiles. On la retrouve à terre.
Elle a beau rejouer avec Keanu ou tomber dans les bras de Ben, Johnny, Matt, Tobey, Kevin... Charlize joue souvent les faire-valoir. Elle a l'élégance et le racé d'une de ses femmes chics du passé. On la voit souvent en costume, chez Redford, Hanks ou Allen (qui la réemploie, chose rare). Il y a sans doute un mystère Theron. Ni populaire, ni reconnue, elle a quand même sa place dans cette indusrtie pourtant cynique.
De flops en fiascos, d'essais en tentatives, elle se banalise dans des films oubliables, malgré de gros castings. Elle vaut même pas le tiers des cachets de Julia ou Cameron.
Mais tout va changer. Coup sur coup, elle enchaîne son plus gros hit, un divertissement efficace et respectable (The Italian Job, avec pour la seconde foisWahlberg comme partenaire), et "the" film. Monster la transforme en serial killer amoureuse, en lesbienne mal dans sa peau, en corps difforme et en visage bouffi. La performance - elle est méconnaissable tant dans son jeu que physiquement - lui vaut un Oscar mérité, anticipé, médiatisé. Le premier Oscar africain depuis des lustres. Elle emporte la bataille face à la vétéran Diane Keaton et la plus que parfaite Naomi Watts.
Charlize Theron devient, le temps d'une soirée, avec un petit film indépendant (et un pari risqué), l'une des Reines d'Hollywood. Et convainc tout le monde de son talent, à moins que ce ne soit l'état de grâce éphémère, la rencontre unique entre un rôle et une actrice, l'alchimie aprfaite avec une cinéaste.
Mais après 8 ans de petits rôles, de grands réalisateurs, de conviction et de persévérance, cette girafe blonde a peut-être gagné en épaisseur. En épouse de Peter Sellers, elle apporte une jolie dimension à un personnage a priori fade face à un Geoffrey Rush fabuleux.
Ses choix ne devraient pas manquer de surprendre. Coquine et activiste, superficielle et dramatique, Theron va devoir éviter les pièges d'une Cameron Diaz "fonctionnarisée".

vincy


 
 
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