Isabelle Huppert n'en finit plus de jouer les femmes maléfiques, veuves ou seules, perverses ou simplement manipulatrices. Si on peut se lasser de ces rôles répétitifs au cinéma, elle sait aussi créer l'admiration avec ses performances au théâtre (en ce moment mise en scène par Bob Wilson dans Mary said what she said). A l'écran, on la reverra dans La Daronne de Jean-Paul Salomé, une comédie policière, et Luz de Flora Lau.



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Le macho dans toute sa splendeur d'après les apparences. Poilu, cheveux noir geais, gueule carrée, espagnol dans le sang. Le mec.
Pourtant Banderas, le genre de star qui fait bander Madonna, est du style à refuser les avances faciles, dont celles de Madonna.
Homme complexe, acteur doué et prolifique (déjà 50 films), il est aussi sensible qu'héroïque. Ne pas se fier aux apparences: le masque ne fait pas le Zorro.
En effet, Antonio a réussit un parcours incroyable de Madrid à Hollywood. Du jamais vu pour un acteur espagnol. Désormais suivi par Penelope Cruz, Javier Bardem, ...
Jouant tous les registres chez les plus grands de son pays (Saura, Aranda...), c'est un certain Pedro Almodovar qui le révéla lui faisant jouer des rôles aussi singuliers que fortement sexuels (homos, obsédés ou névrosés).
10 ans après ses débuts au cinéma, il s'engouffre dans le rêve américain avec The Mambo Kings (où il jouait phonétiquement, ne connaissant rien à l'anglais). Puis il accepte une série de petits rôles dans de grands films.Evita marque un tournant : sa nomination aux Golden Globes l'intègre dans le système US en manque de latinos (public en forte hausse), il se sépare de sa femme Anita pour épouser la fille de Tippi Hedren (Mélanie Griffith). Les projets s'accumulent.
Principalement des films d'action. Et ce sera le premier hispanique à incarner le mythique Zorro. Un hit mondial qui attend sa suite.
Mais là encore Banderas brouille les cartes, en passant la même année, derrière la caméra. Crazy in Alabama sera à Venise, ne se fera pas descendre par la critique.
Il deviendra tour à tour héros de séries B survitaminée aux dollars (chez les Vikings), boxeur (rôle obligé chez les acteurs, comme prostituée pour les actrices), papa espion dans une comédie familiale de Rodriguez (et un de ses plus gros succès aux USA)... Sans oublier, chez le même Rodriguez, son personnage tragique et héroïque de western baroque, un Desperado à la Leone.
Bref on est loin de ses rôles espagnols, profonds et charmeurs. Mis à part Evita et Zorro, on ne peut pas dire que Banderas soit excellent dans ses choix. Il y a même queqlues navets évitables. Et chez De Palma, il n'a pas laissé de traces.
Maintenant on peut espérer, il fut très bien aux côtés de Salma Hayek en Frida Kahlo (encore un rôle longtemps convoité par Madonna). Il a une seule scène. Ou alors en voix animée d'un chat botté fiéleux et craquant dans Shrek 2. Ne soyons pas méchants!
On regrette juste un peu ses personnages Almodovariens. Un projet entre eux est à l'étude. Banderas nous refera-t-il bander, enfin?

vincy


 
 
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