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Mais qui est cette petite rousse à peine sortie de l’enfance, à la moue souvent boudeuse et au regard empli de défi, qui n’aurait pu être qu’une silhouette de plus dans le paysage cinématographique français, si elle n’avait ce petit quelque chose de félin et d’insaisissable qui la propulse à grande vitesse sur le devant de la scène ?

Solène Rigot, actrice multi facettes, a seulement commencé sa carrière au début de la décennie, mais a déjà à son actif une bonne demi-douzaine de films variés et audacieux où elle crève, à chaque fois, l’écran.

Tout commence pour elle à l’école nationale des arts du cirque où elle est remarquée par la directrice de casting de La permission de minuit de Delphine Gleize (2011). D’abord refusée (en raison de son jeune âge), elle finira par obtenir le rôle de Noémie, la petite amie du personnage principal interprété par Quentin Challal.

Elle enchaîne assez rapidement avec 17 filles de Muriel et Delphine Coulin (elle y est l’une des lycéennes qui décident de toutes tomber enceinte en même temps pour élever leurs enfants ensemble) et avec la série télévisée Xanadu qui se déroule dans l’univers du porno. L’année suivante, elle tourne Renoir de Gilles Bourdos, où, malgré un rôle peu important, elle impressionne par sa fraîcheur et sa justesse.

Continuant sur sa lancée d’adolescente troublante et lumineuse, Solène Rigot est celle par qui la tentation arrive, la belle fille qui montre au personnage masculin le chemin vers son propre destin, dans La belle vie de Jean Denizot, présenté à Venise en 2013 (et en salles le 9 avril 2014), ou encore la fille un peu rebelle de Karin Viard dans Lulu femme nue de Solveig Anspach. Là encore, la jeune actrice a beau n’avoir qu’un rôle secondaire, elle emporte chaque scène, en ado déchirée qui essaye de faire face à la fugue amoureuse de sa mère. Les cheveux perpétuellement relevés sur le haut de la tête (comme une marque de fabrique capillaire), le regard étonnamment perçant, elle passe par toutes les émotions avec une spontanéité confondante.

Dans un registre plus violent, on la découvre en adolescente en pleine initiation sensuelle et sexuelle dans Puppy love de Delphine Lehericey, présenté en avant-première à San Sebastien (2013). Le temps joue pour elle, et elle parvient peu à peu à s’extraire de son image un peu lisse de jeune fille en fleur pour aller vers des expériences plus radicales, ou tout simplement plus matures.

Guillaume Brac lui offre ainsi le premier vrai rôle de femme de sa toute jeune carrière. Dans Tonnerre (en salles le 29 janvier 2014), elle est Mélodie, une jeune journaliste qui hésite entre un footballeur professionnel et un rocker fatigué. On est surpris de la voir aussi volontaire et presque dominatrice face à un Vincent Macaigne plus rêveur et romantique. Mais ce qui est le plus intéressant, c’est que derrière ce déroutant portrait de femme, on devine tout le potentiel à la fois dramatique et comique de la jeune actrice, qui semble aussi à l’aise dans les séquences "décalées" du film, que dans ses parties les plus sombres. Pas besoin d’en voir plus pour prendre un pari sur l’avenir, et se dire que le cinéma français aurait bien tort de se priver des talents en devenir de Solène Rigot.

MpM


 
 
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